« Ici, Korin. Essaie ça aussi. C'est frais de nos fermes. »
« Monsieur Korin. Voulez-vous un peu de viande séchée ? »
« …Voilà. »
Le couple Lork sombra dans une profonde réflexion en observant leur fils qui leur rendait visite pour la première fois en deux ans.
Normalement, les gosses avaient tendance à filer direct dans leur chambre avec leurs amis dès qu'ils avaient salué leurs parents, pour jouer entre eux. Mais d'habitude, c'était seulement quand il s'agissait d'amis normaux. Les amis de Korin, d'après ce qu'on voyait, étaient très différents et c'étaient plutôt des filles qui exprimaient leur bienveillance de manière très évidente et explicite.
« Chéri. C'est… ça, non ? »
« Au moins ses trois camarades ont l'air de le voir sous cet angle. Je suppose… qu'on devrait être contents qu'il n'ait pas touché à cette jeune fille… »
« Patron… C'est quoi ça ? »
« Des fruits séchés. Tu en veux ? »
« Mmm… Aah~ »
La petite fille ouvrait la bouche pour qu'on lui donne les fruits séchés comme si c'était la chose la plus normale du monde. La petite blonde dit alors avec un air mature.
« Aujourd'hui c'est jour de paie, non ? Tu peux m'acheter des vêtements avec le salaire ? »
« Achète-les pas avec ton propre argent. Épargne-le. Je peux te les acheter à la place. »
« Quand est-ce qu'il a autant changé ? » se demanda le couple. Le fils dont ils se souvenaient n'était pas quelqu'un qui savait engager la conversation aussi naturellement avec des camarades de son âge, filles qui plus est. Ils ne pouvaient s'empêcher de le trouver légèrement étranger, à cause du décalage avec il y a deux ans.
« Sia va bien ? Elle bouffe toujours des bonbons bombe au miel ? J'espère qu'elle va pas perdre toutes ses dents. »
« Elle adore les salons de thé en ce moment », répondit Rudene.
« Ça va être dur avec son argent de poche. Ah oui, si elle se remet à courir après des acteurs bizarres, préviens-moi, je lui casse les deux jambes. »
Le couple se sentit plutôt soulagé en voyant que son attitude envers sa petite sœur était la même qu'avant. Ça leur rappelait qu'il était toujours le même fils, malgré ses relations compliquées avec les filles.
Dans le corps de Korin Lork résidait l'âme d'un Coréen de la Terre. Cela ne voulait pas dire pour autant que « Korin Lork » avait perdu toute sa personnalité d'origine. Les deux âmes cohabitaient d'une manière qui différait de Hua et Ran. En fait, il était plus juste de dire qu'elles avaient déjà fusionné.
Puisque Korin avait déjà terminé son introspection lors de l'itération précédente, il était capable de traiter le couple Lork normalement.
Au fil de la conversation, Rudene aborda prudemment le sujet.
« Kheum… ! Au fait, fiston. T'as… tu t'es fait une « petite amie » à l'Académie ? »
-Crac !
-Swish !
-Hatt !
-… !
Wow…
Les filles ne cherchaient même pas à le cacher, et ça incluait même la jeune gamine qui devait avoir une dizaine d'années…
Mon cher fils. Quelle vie as-tu menée ces deux dernières années ?
« Hahaha. Vous me connaissez. Je suis toujours célibataire. Je l'ai été toute ma vie. En ce moment… je suis un peu occupé et j'ai pas le temps pour ça. »
T'es sûr ? Heu… je crois en connaître six qui sont candidates, moi ?
Rudene pensait ça pour lui-même quand Suel enchaîna avec une autre question.
« T'as beaucoup d'amis ? »
« Ouais, j'en ai. Je vous l'ai écrit dans la lettre, non ? Lark, Jaeger… »
« C'est vrai, mais qu'est-ce qu'il en est des amies ? Tu n'aurais pas… par hasard… »
Encore ?
Suel Lork posa la question prudemment, en se disant qu'il ne pouvait pas y en avoir plus que ça. Mais malgré ses vœux, Korin se mit à parler de ses amis sans aucune conscience de la situation.
« Ah~ c'est vrai. J'ai une amie druide qui s'appelle Yuel, et une dame appelée Renya avec qui je me suis lié d'amitié au travail. Maître, Mademoiselle Lunia… Ah oui, la Sainte pourrait passer bientôt donc soyez pas trop surpris si elle débarque. »
« S, S, S, Sainte ?! »
« Vous voulez dire la 1re Princesse ?! »
« On est devenu… disons, amis. »
« Vous êtes « devenus » amis avec la Sainte ? Comment ?! »
« C'est une longue histoire. »
Son récit épique de sauvetage de la Sainte était une histoire assez héroïque, mais le fils vraiment filial, Korin, ne s'embêta pas à tout leur raconter vu que ça risquait de les inquiéter.
Les quatre filles savaient déjà qu'il s'était passé quelque chose entre lui et la Sainte. Poussant un soupir, elles regardaient toutes Korin comme des chiots sous la pluie mais…
« Aussi… »
« Y'en a encore ? »
Oblivieux à tout ça, Korin lâcha la vraie bombe.
« Bientôt je vais être ami avec Miruam, la 2e Princesse, aussi. »
***
Tout le monde resta coi devant sa déclaration confiante. Aucun d'eux ne savait en détail quels étaient ses plans, mais ils savaient une chose.
« Ton père… ! Ne t'a pas élevé comme ça, sale gamin !! »
« Hein ? Attendez quoi ?! »
« Fiston… Je suis déçu. C'est vraiment décevant. »
Ce qu'ils savaient, c'était qu'il allait draguer encore plus de filles.
………
……
…
Korin fut chassé de la maison par Rudene furieux. Une personne normale avec un balai n'était évidemment pas une vraie menace pour un chevalier, mais Korin quitta la maison avec l'excuse sage qu'il devait réparer le toit.
Il était dehors, ainsi que Ren qui était sorti avec lui, et il restait derrière trois filles pour un interrogatoire.
La première était Alicia Arden.
« M, je m'appelle Alicia Arden. »
« Mademoiselle Lunia était là plus tôt aujourd'hui… Vous êtes sa sœur ? »
« Ah, oui ! Elle était là aujourd'hui ? Elle a dit qu'elle voulait préparer des cadeaux. »
« J'ai entendu dire qu'elle était fiancée à Korin… »
« C'est vrai, il y a eu quelques circonstances mais Unni était sérieuse donc… Il y aura probablement des discussions là-dessus dans la famille. »
« C, comment ça s'est passé… ? »
« Ça veut dire que vous serez la belle-sœur de Korin, Mademoiselle Alicia ? » demanda Suel.
« Heu… je suppose ? C'est très probable que Monsieur Korin devienne mon beau-frère. »
Pour que ce soit le cas, le regard qu'elle posait sur Korin n'avait pas de sens. Cependant, après l'avoir entendu l'appeler « beau-frère », le couple décida qu'ils avaient dû imaginer des choses.
« Il sera beau-frère pour Unni aussi… »
« Hnn ? »
« Pardon, qu'est-ce que vous avez dit ? »
« Aht ! R, rien ! »
……
…
Hua Ran.
« Bonjour. Ravi de vous rencontrer. »
« Hmm ? »
« Vos yeux… »
Ses yeux rouge sinistre devinrent bleus comme l'océan, et son apathie oppressante fut remplacée par une disposition douce.
On avait l'impression qu'elle était une autre personne, et le couple ne put s'empêcher de se sentir décontenancé.
« C'est une longue histoire, mais… »
Contrairement à la brève Hua, Ran commença à raconter une version courte de son histoire avec douceur. Pendant ce temps, elle loua Korin encore plus pour plaire au couple.
« Hkk… ! Vous avez dû en baver ! »
« Korin… Il a fait du bon boulot. Je suis si fière de lui. »
Voyant les deux personnes absorbées par son histoire, Ran se mit à genoux et prit doucement leurs mains.
« Ma vie a été sauvée par Oppa, donc cela veut dire que vous êtes tous les deux mes sauveurs aussi. »
« Merci beaucoup d'aimer notre fils autant. »
« Ça a dû être si dur pour vous. Vous êtes une demoiselle très résiliente. »
Les deux compatirent à l'histoire de Ran et baissèrent immédiatement leur garde. Ils devinrent vite attachés à cette fille gentille et douce.
« Mais selon vous, ça veut pas dire que l'enfant appelée Hua a un esprit différent ? Et si elle ne l'aime pas ? »
« Ah, faut pas vous en faire pour ça. Parce qu'autant j'aime Oppa, Hua aussi— »
C'est à ce moment que son atmosphère amicale commença à basculer en un clin d'œil. Le changement démarra de ses cheveux jusqu'à ses yeux. Après ça, ses lèvres qui pointaient vers le haut redescendirent et devinrent raides.
« Ran ? »
« N… non. »
« Vous êtes… Hua ? »
Avec un regard rougissant mais indifférent, la fille aux yeux cramoisis répondit en fixant droit le couple.
« C, c'est… pas vrai. »
Après ça, elle fit demi-tour d'un geste sec et s'enfuit vite de la maison. Voyant ça, le couple fit chacun un commentaire.
« Quel fils pécheur on a. »
« …Ouais. »
Tous les deux avaient exactement la même pensée concernant leur fils.
……
…
Marie Dunareff.
« B, bonjour ! Père ! Mère ! »
« P, père ? »
« Kheum… Je crois que c'est un peu tôt. »
« Haht ! E, excusez-moi ! Vous voyez, je suis très nerveuse… !! »
C'était une fille très innocente et douce.
Cette fille, qui était d'un an au-dessus de Korin, avait aussi une histoire similaire à celle de Hua Ran. En écoutant tout ce qu'elle avait traversé, ils ne purent s'empêcher d'admettre que ça avait du sens qu'une fille de son âge tombe pour leur fils.
« Huu, donc Mademoiselle Marie. Vous avez des sentiments pour Korin aussi. C'est exact ? »
« Heu… C'est okay ? »
« Bien sûr. Comment pourrions-nous dire non à vos sentiments et vos émotions ? La seule inquiétude qu'on a, c'est pour Korin. Qu'est-ce qui s'est passé exactement, et pourquoi y a-t-il tant de merveilleuses dames qui… »
Y en avait trop.
Beaucoup trop de filles.
Bien que chacune ait ses raisons, c'était quand même évident qu'il y aurait beaucoup d'amours non partagés avec autant de femmes qui courent après un seul homme. Le couple Lork s'inquiétait pour les jeunes filles qui risquaient de se retrouver le cœur brisé.
« Ah, c'est okay. Le temps réglera le… »
« Hnn ? Le temps ? »
« R, rien. O, oh oui ! J'ai en fait des cadeaux ! »
Elle tendit alors tous les cadeaux qu'elle avait préparés à l'avance.
« Haha, vous n'aviez pas à en apporter autant… »
« Tout ça ce sont des récoltes et des fruits frais ? Merci beaucoup. »
« Y a même un esprit fait avec des pommes de terre ! Attendez, je me souviens qu'il y a un endroit au Sud qui fait des pommes de terre en… Hein ? »
« Nn ? »
Sud. Pommes de terre. Dunareff.
Cette combinaison de mots plutôt naturelle fit penser au couple au même mot.
« « Dunareff… Duché ? » »
« Oui. Mon père est le Duc de Dunareff. »
« Huhpp ! »
« Mon dieu ! »
Se levant de leurs chaises en catastrophe, le couple se mit immédiatement à genoux. Bien que les nobles modernes ne soient que des fonctionnaires et que les titres ne veuillent pas dire grand-chose hormis pour la famille royale, les Dunareff étaient une autre histoire.
C'étaient les seigneurs féodaux les plus conservateurs mais les plus puissants du Royaume. Même dans la Capitale Royale, d'innombrables marchands étaient des dérivés des Dunareff, et le couple Lork eux-mêmes faisaient partie des nombreuses personnes qui recevaient des pommes de terre et des récoltes Dunareff d'un fournisseur.
« P, s'il vous plaît ne faites pas ça… ! »
« P, pardonnez-nous pour notre inconduite ! »
« Parlez-nous normalement, Jeune Dame ! »
« Ahht, Père, Mère… Vous me rendez triste. Et je me sens désolée pour Korin aussi. »
« Mhmm… »
Marie les dissuada à plusieurs reprises et au final, tous les deux se redressèrent lentement. Leurs genoux, cependant, restaient au sol.
« Heu, i, c'est l'honneur de notre famille, que la Jeune Dame du duché… éprouve de tels sentiments… pour notre fils idiot… »
« Ughh, s'il vous plaît ne faites pas ça. Oh ! C'est vrai ! Vous tenez un resto, non ? Voici, c'est l'insigne de ma famille. Si vous allez chez les fournisseurs Dunareff, vous pourrez recevoir des fournitures gratuitement à partir de maintenant ! »
« D, des fournitures gratuites ? »
La plus grosse dépense dans les restos, c'était le coût des marchandises. Les bons plats nécessitaient de bons ingrédients et les bons ingrédients coûtaient cher.
En considérant la marge que les intermédiaires devaient se prendre pendant le trajet depuis la zone de production jusqu'à la Capitale Royale, ce n'était pas dur de deviner à quel point les bons ingrédients devaient être chers.
« C, comment pourrions-nous accepter un tel honneur !? On ne peut pas l'accepter ! »
Pourtant, ils ne pouvaient pas accepter facilement un tel cadeau énorme. Korin et Marie n'étaient même pas encore en couple, donc ils ne pouvaient pas se permettre de recevoir un tel cadeau.
« Ahh, désolée. J'essayais pas de me vanter ou quoi que ce soit pour un truc aussi petit. »
« P, petit ? »
Avec un regard sincèrement désolé, Marie sortit lentement un document. C'était le document du dépôt de pièces d'or, géré par l'Ordre de Zeon.
« C'est pas grand-chose, mais j'ai mis quelques pièces sur un nouveau compte pour Korin en secret. Je le lui cachais au cas où il le voudrait pas, mais s'il vous plaît utilisez-le pour vous et Korin. »
« N, nous… on ne peut pas le prendre. »
Rudene et Suel répondirent et essayèrent de refuser, mais Marie agrippa leurs mains et les supplia avec un visage au bord des larmes.
« J'ai… reçu bien trop de Korin. Je veux faire tout ce que je peux pour rembourser la dette… Est-ce que vous pouvez accepter ce petit cadeau ? »
« K, kheum… »
En effet, c'était indéniable que Korin lui avait rendu un immense service en lui sauvant la vie. Voyant son attitude humble et désespérée, le couple estima que c'était okay d'accepter le « petit cadeau ».
« Si vous tenez vraiment à le faire… alors on peut le garder et le donner à Korin. »
« Oui ! C'est super ! C'est vraiment rien alors ne vous en faites pas ! »
Oui. Entendre que c'était pas grand-chose rassura le couple. Ils ouvrirent prudemment le document et—
Destinataire : Korin Lork
Solde déposé : 140 000 pièces d'or.
— Ils s'évanouirent sur le champ.
***
Pendant ce temps, après avoir pratiquement fui la maison, Hua s'accroupit près du mur en briques, situé à côté de la maison de Korin.
『Pourquoi tu l'admets pas déjà, Hua ? Tu aimes Oppa aussi.』
« … »
『Combien de temps tu vas rester dans le déni ? Et si quelqu'un te le pique pendant ce temps ? »
« …Taisez-vous. »
C'était la même chose en boucle.
Hua n'était juste pas honnête. Même si elle était brutalement honnête sur la plupart des choses, elle n'admettait pas le fait le plus important.
Ran ne put s'empêcher de sentir de la frustration et soupira en voyant sa jeune sœur dans le déni mais décida quand même d'observer pour l'instant. Bien qu'elle ne soit pas aussi jeune que Hua, Ran était encore une jeune fille qui ne savait pas comment résoudre ce genre de problèmes.
« Ehng ? Qu'est-ce que vous faites là, Grande-sœur ? »
Hua Ran était toujours accroupie là quand une fille s'approcha d'elle.
C'était une fille avec une atmosphère sauvage et libre, qui avait attaché ses longs cheveux bleu-noir en queue de cheval. Elle lui semblait familière, mais avant que Hua Ran ne puisse la relier à qui que ce soit, la fille sortit un bonbon en un clin d'œil.
« C'est un bonbon bombe au miel. Tu en veux un ? »
« …Oui. »
Peut-être parce qu'elle lui rappelait quelqu'un, mais Hua accepta le bonbon de la fille sans se méfier de son identité.
La fille la regarda mâcher et sucer le bonbon et pouffa.
« Quoi… Pourquoi ? »
« Non, je pensais juste à quel point vous êtes mignonne, Grande-sœur. »
« …Vous me taquinez ? »
« Non ? Je suis juste honnête. Tu en veux un autre ? »
« …Oui. »
Bonbon bombe au miel. C'était un bonbon que Korin lui donnait souvent. Hua et Ran aimaient toutes les deux cette douceur engourdissante.
« Pourquoi vous êtes accroupie comme ça au milieu de nulle part ? Vous avez des soucis ? »
« … »
Tout comme elle l'avait pensé au début, elle lui rappelait quelqu'un. Grâce à ça, Hua ne se sentait pas très méfiante envers la fille, et après avoir été encouragée par Ran, qui lui parla des avantages d'une consultation objective, Hua se mit à expliquer sa situation.
« C'est de l'amour. »
『C'est ce que je disais !』
« Comment… pouvez-vous en être certaine ? »
Entendant toutes les deux mettre une étiquette aussi franche sur ses sentiments, Hua se sentit révoltée. Avec un regard plus dur, Hua dévisagea la fille, demandant des preuves.
« Grande-sœur, réfléchissez. Comment vous sentez-vous quand cette personne est avec une autre dame ? »
« C'est lourd… »
« Et s'il vous touche ? »
« Mon cœur… bat la chamade. »
« Et quand il vous prend dans ses bras ? »
« …C'est douillet. »
-Clap !
La fille fit un claquement de mains soudain pour changer d'ambiance, et une fois de plus posa l'étiquette avec un sourire irritant.
« Et ça, on appelle ça « l'amour ». »
« Uht… ! »
Hua ne put trouver de réplique mais hésita quand même, cherchant quelque chose à dire.
« Et si vous faisiez ça ? Allez l'inviter en rendez-vous. »
« Un rendez-vous ? »
« Déjà, vous pouvez essayer de sortir et de jouer avec cette personne. Essayez et si vous pensez pas que vous l'aimez, alors c'est fini. Mais si vous l'aimez… »
« Si je l'aime… ? »
« Faites-lui un gros bisou bien gras ! »
« …!! »
『C'est ça !』
C'était beaucoup trop rapide. Chercha désespérément une réplique.
« C, c'est trop… rapide. Clara… l'a dit. Les bisous et ce qui suit… faut le faire après avoir fait des enfants… »
『Oh ! C'est vrai ! Q, qu'est-ce qu'on fait… Hnn ? Attendez, on l'a pas déjà fait plusieurs fois ? »
« Ah… »
Elle avait raison. Même s'il n'y avait pas de cigognes qui vivaient dans le coin, elles avaient déjà essayé de faire des enfants, non ?
Est-ce que ça suffisait pour un bisou alors ? Quelle était la bonne chose à faire ? Ou étaient-elles censées recommencer à faire des bébés ?
Hua Ran essayait de démêler les choses toute seule dans la confusion pendant que la fille la regardait avec un sourire en coin. C'est à ce moment qu'un garçon s'approcha d'elles.
« Qu'est-ce que vous faites là dehors ? Hein ? Sia ? »
« Frère ? »
« Yo~. Ma chère sœur. Qu'est-ce que tu faisais là ? »
« Je donnais des conseils de vie à une sœur, mon cher frère. »
« ??? »
Hua devint encore plus confuse en regardant les deux partager intimement une conversation. Sia ? Sœur ?
« Laissez-moi vous présenter. Cette gamine c'est ma petite sœur, Sia Lork. Et Sia ? Cette fille c'est Hua Ran, c'est une de mes camarades à l'Académie. »
« Hoh~ Je voiiiis~~ »
Sia dit en se tournant vers Hua avec un sourire narquois. Après avoir réalisé la nature de leur relation, Hua comprit enfin ce qu'elle avait fait – elle venait de demander des conseils en amour à la petite sœur de la personne en question !
« Hohh~. T'es pas mal, toi, Oppa ? Tu te chopes une copine bientôt, hein ? »
« Qu'est-ce que tu— »
Poing !
C'est alors.
Hua attrapa soudain la manche de la chemise de Korin.
« Heu… Hua ? »
La tête baissée, Hua hésitait. Son esprit tournait en rond mais au milieu de sa confusion, ses pensées menèrent à une conclusion.
S'il allait le découvrir de toute façon…
« Toi… »
« Hnn ? »
« S, sors avec moi en rendez-vous. »