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I Killed the Player of the Academy

Chapitre 170

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Chapitre 170

Chapitre 170

Chapitre 170/21081%~18 min de lecture3 448 mots

L'été et les ennuis qui l'accompagnent (2)

La capitale était la ville la plus développée du royaume d'El Rath. Non seulement tous les bureaux administratifs y étaient situés aux côtés du palais, mais elle servait également de centre de transport relié à toutes les villes importantes.

Pourtant, malgré tout cela, c'était un endroit rarement visité dans le jeu. Aucun scénario ne s'y déroulait, sauf s'il s'agissait d'événements liés aux princesses, et le seul autre cas était lorsque le joueur devenait officiellement le Héros du Royaume.

C'était la même chose pour moi lors de l'itération précédente, donc je m'y suis rarement rendu.

« Haa~ »

« Qu'est-che qu'il y a ? »

Alicia marmonna avec un parfait dans la bouche.

« Tu vois, je n'ai pas de bons souvenirs de la capitale. »

-Gloup !

« Mais n'as-tu pas été élevé dans la capitale, M. Korin ? »

« C'est vrai, mais les nobles étaient pénibles et mon enfance n'a pas été des plus radieuses. »

« Ah~ les nobles. Je pense comprendre ce que tu veux dire. Leurs yeux sont comme... »

« Tu es déjà allée au palais ? »

« Seulement pour la cérémonie de majorité d'Unni. »

« Ça a dû être dur. »

J'imaginais comment ça s'était passé. Ils l'avaient probablement rabaissée, la qualifiant d'enfant illégitime et j'en passe.

De nos jours, la plupart des nobles de ce monde ne possédaient que des titres honorifiques sans territoires et passaient la majeure partie de leur temps au palais. En tant que tels, ils étaient devenus semblables à des forums de presse à scandale.

Ils n'avaient plus l'autorité influente d'antan et n'étaient plus que des gens louches qui médisaient sur le dos des autres.

« Mais comment sais-tu ça, M. Korin ? Tu n'as pas dit que tu'étais un civil normal ? »

« J'étais le consort de la prin- je veux dire, j'ai eu quelques occasions de les croiser. »

« Heiin ? »

« Boss. »

C'est à ce moment-là que Ren m'appela en tirant ma manche. Contrairement à Ron, qui semblait maintenant un collégien, Ren avait toujours l'air d'une enfant.

« Boss. Celui-là. Je veux essayer. »

Elle était fascinée par les rues sophistiquées et ornées de la capitale.

« Je vais te donner de l'argent, tu pourras t'en acheter un. »

« Toi aussi t'en as, Boss. »

« D'accord. »

Ce que Ren voulait, c'était un chich kebab vendu de l'autre côté de la large rue. Ce n'était certainement pas de la plus haute qualité, mais la nourriture de rue avait ses avantages.

« Koriin~ ! »

Alicia et Hua Ran, qui étaient derrière moi, mangeaient aussi une brochette chacune avec Ren et moi. C'est alors que Marie cria en courant vers nous de loin.

« Désolée pour l'attente ! J'avais un truc à récupérer ! »

« La succursale de la capitale t'a fait quelques cadeaux ? »

« Non non ! Y'avait aussi un truc que j'ai commandé par eux ! »

Marie portait une sacré cargaison, depuis des cartons jusqu'à des sacs de courses.

« Donne-les-moi. On ne peut pas faire sortir Doggo, après tout. »

« Ah, merci. »

Je lui pris les cartons des bras. Ils étaient assez lourds, de quoi me demander ce qu'il y avait dedans.

« Senior Marie. C'est quoi tout ça ? »

« Héhé. On va voir tes parents, non ? J'ai préparé des cadeaux pour eux. »

« Tu n'avais pas besoin de... »

Attends... c'est un truc dont je suis maintenant expérimenté.

Marie Dunareff — propriétaire de 25 titres de pairesse et maîtresse de plusieurs villes du Sud. Une nana ultra riche qui imprimait du pognon en boucle !

Y a-t-il la moindre chance que ses cadeaux soient normaux ?

« T'as pas mis... des bijoux ou des bourses de pièces d'or, dedans ? »

« Heu... Je crois que tu as une sacrée fausse idée sur mon compte, Korin. »

« Je me trompe ? »

« Si ! C'est que de la bouffe. Des fruits secs et des récoltes ! »

« Oh... Désolé pour ça. »

Je l'ai mal comprise tout ce temps ? Je suppose que même les riches ne passent pas leurs journées à siroter du vin avec des ailerons de requin.

Elles font probablement aussi des trucs normaux, comme tout le monde.

« M. Korin. J'ai aussi des cadeaux pour tes parents. »

« Vous n'aviez vraiment pas besoin de... »

Alicia montra une boîte cadeau enveloppée dans une belle mousseline. Elle a dû l'avoir quand elle est passée par le Dojo Arden de la capitale.

« Ça a dû vous prendre vachement de temps alors que c'était pas nécessaire. Au fait, c'est quoi dedans ? »

« Du jerky de cheval de l'Est. Unni m'a dit d'en prendre. »

« Hoh~ »

Là, c'était un truc que j'aurais bien goûté au moins une fois.

« ... »

Toutes les deux présentaient leurs cadeaux pour la visite, pendant que Hua Ran restait sur le côté, à regarder autour d'elle en hésitant, avec de froides perles de sueur sur le front.

« M, moi... je vais... acheter... »

« C'est bon. C'est l'intention qui compte. »

Qu'elle est mignonne.

Rien d'étonnant, vu son expérience limitée en matière sociale.

« ... Désolée. »

« Y a pas de quoi. »

C'était quand même impressionnant, que Hua, qui était la personne la plus égocentrique et égocentrée du monde, soit maintenant assez sociable pour se soucier des autres.

Je lui caressai la tête, mais elle repoussa vite mon bras.

« Touche pas à mes cheveux... »

« D'accord d'accord. »

« Et fais pas ce sourire. »

« Okay okay. »

Elle boude ? Ses lèvres étaient pincées, mais même ça avait l'air vachement mignon. Quand je traite avec Ran, qui dégage un charme mature et envoûtant, il m'arrive de regretter la Hua mignonne et boudeuse.

Ran m'aime tellement que ça me fait battre le cœur.

« Au fait, Korin. Tes parents, c'est quel genre de gens ? »

« Ils sont normaux. Ils tiennent un resto et ma petite sœur est étudiante à l'Académie Royale. »

« Wah~. Un resto ? C'est génial~ »

Quand je suis arrivé dans ce monde pour la première fois, le mot « foyer » signifiait la même chose que « malaise ». J'ai toujours eu l'impression d'être un étranger de la Terre qui avait pris les souvenirs et l'enveloppe charnelle de Korin Lork.

Bon, c'est ce que n'importe qui traverserait. Park Sihu a rejeté cette idée jusqu'au bout, mais moi je l'ai acceptée et admise comme un fait.

Tout ça s'est passé lors de la dernière itération, et j'ai commencé à croire simplement que j'étais Korin Lork.

Je suis moi.

J'ai tous les souvenirs, donc bien sûr que je suis la même personne !

Il y a peut-être des arguments contre cette ligne de pensée, mais j'ai juste décidé de l'accepter comme un fait.

« Huu~. Ça fait si longtemps que je les ai pas vus que je me sens un peu coupable et nerveux. »

La dernière fois que je les ai vus, c'était avant la bataille contre les Géants de Glace lors de la dernière itération, donc... ça faisait super longtemps. En plus, j'étais un peu hors de moi à ce moment-là...

***

Les parents de Korin, Rudene Lork et Suel Lork, étaient en état d'urgence à cause de la visite soudaine d'un invité inattendu.

« J'espère que je ne dérange pas. Haha... »

« P, pas du tout. C'est un honneur pour nous. »

La dame aux cheveux argentés, d'une beauté irréaliste, qui les faisait se demander si une personne pouvait être si belle, se présenta comme la Présidente de l'Académie de Merkarva.

Si ce n'avait été qu'elle, ils se seraient demandés comment quelqu'un d'aussi jeune pouvait être présidente d'une académie, car la seule autre présidente qu'ils connaissaient était le vieux gras et léthargique qu'ils avaient vu à l'académie de leur fille.

Cependant, une autre beauté qui se tenait à ses côtés comme une secrétaire dissipa immédiatement tout doute dans leur esprit.

« J, Josephine Clara ? »

Le couple Lork était aussi allé à l'académie pendant leur jeunesse parce que les frais de scolarité du royaume d'El Rath étaient abordables pour tout le monde, sauf s'ils venaient d'une famille très pauvre.

Grâce à ça, ils reconnurent immédiatement Josephine Clara, la protagoniste de la Révolution des Sorcières, qu'ils avaient vue en photo dans les livres d'histoire.

Contrairement à Tates Valtazar et Erin qui cachaient leurs visages derrière un masque, Josephine était celle qui menait la danse sous les projecteurs en tant qu'ancienne victime de la Chasse aux Sorcières, et était donc une célébrité que tout le monde sur le continent pouvait reconnaître.

« Heu... Par Merkarva... vous voulez dire celle où mon fils... »

« Si tu parles de Korin, c'est un élève merveilleux. Il est le major des étudiants de 2e année, après tout. »

« V, vraiment ? »

Ce n'était pas quelque chose qui était mentionné dans les lettres qu'ils recevaient de leur fils. Ce foutu gamin ne parlait pas vraiment de lui, donc ils n'avaient aucune idée.

« Et je suis aussi personnellement liée à Korin en tant que maître et disciple. »

« M, maître et disciple ? »

« J'enseigne personnellement la lance à cet enfant, et Korin est un chevalier extrêmement fabuleux. »

« J, je vois. »

« Au fait... Puis-je demander ce qui vous amène dans un endroit aussi humble que le nôtre, Présidente ? »

« Ah... ! »

Erin frappa dans ses mains comme si elle se souvenait enfin de la raison de sa visite.

« Mon plan initial était de vous saluer aux côtés de Korin, mais... »

Saluer ? Mais pourquoi donc ?

Les deux n'osèrent pas poser une telle question.

« J'ai des affaires urgentes à régler au palais, donc j'ai dû organiser une visite plus tôt. Clara ? »

Dès qu'elle prononça son nom, Josephine agita doucement son bâton et créa une fissure dimensionnelle dans l'air qui commença à révéler divers objets.

« Je ne pouvais pas venir les mains vides pour la visite, donc j'ai préparé quelques cadeaux. Ce n'est pas grand-chose, cependant. »

« Heu, vous voulez dire tout ça ? »

Le couple en resta bouche bée après avoir vu tous les objets et ne put cacher son choc.

« Ceci est une armoire aux ornements de perles et un bureau en marbre faits par un ami à moi nommé Luchtaine,

« Et celui-là est un coffre au trésor qu'un ami nommé Credne a fabriqué.

« Aussi, ceci est une brochette en acier magique que j'ai reçue de Goibniu. Apparemment, toute viande piquée par cette brochette devient très efficace pour donner de l'énergie aux hommes. »

Chacun de ces objets qu'Erin partageait étaient des trésors avec plus de mille ans d'histoire.

Bien que les deux fussent oblivieux à la longue histoire incrustée dans ces objets, les cadeaux faits par les dieux à leur plus jeune déesse brillaient tous d'un éclat radiant, ce qui leur permettait d'imaginer à quel point ces trésors devaient être incroyables.

« C, c'est bien trop précieux pour... »

Ils ne pouvaient pas accepter un tel cadeau. Tous étaient des artefacts inestimables. En plus... pourquoi la Présidente d'une académie leur faisait-elle ces cadeaux ?

« N, nous ne pouvons pas... »

Juste au moment où Rudene allait refuser l'offre, Erin enroula ses mains autour des siennes ainsi que celles de Suel, avant de leur parler d'une voix bienveillante.

« C'est bon. Vous deux avez un fils merveilleux. Tout ce que Korin a fait pour moi vaut bien plus que tout ça. »

Pour une raison quelconque, même si la beauté devant leurs yeux paraissait avoir 20 ans de moins qu'eux... elle avait une attitude bienveillante et aimante qu'ils ressentiraient habituellement de la part de personnes bien plus âgées qu'eux.

« Hoho. On dirait que Korin, ce p'tit gars, fait du bon boulot à l'Académie. »

« Bien sûr. Vous n'avez aucune idée à quel point mon Korin est gentil et doux. »

« Hein ? »

« Mon Korin ? »

Ils furent légèrement perplexes face à ce choix de mots plutôt étrange, mais ils observèrent en silence Erin, qui continua sur sa lancée avec un sourire bienveillant.

« Il en apprend deux quand t'en enseignes un, il essuie la sueur de sa maître quand elle transpire un peu~, et il est aussi un cuistot incroyable. La dernière fois, il a fait une soupe au poulet. Ah, mais je suis terrible avec les trucs chauds et tu sais ce qu'il a fait ? Il a soufflé doucement dessus quelques fois et a porté la cuillère à ma bouche. Je me demande comment il peut être si beau et si gentil~ »

« ... »

« ... »

« Et la façon dont il essaie de protéger sa maître alors qu'il est le disciple est si fiable ! Chaque fois qu'il me rassure, en disant que tout ira bien, c'est juste si touchant... C'est un adulte fantastique. Oh tiens. Korin a dit que tous ceux qui ont plus de 20 ans sont amis. Vous pensez pareil ? »

« D, il a dit ça ? »

« Bien sûr. C'est pour ça que j'essaie de mon mieux d'être comme des amis. Ah~. C'est une citation incroyable, non ? Tous ceux qui ont plus de 20 ans sont amis... Hein, Clara ? »

« Certainement. »

« Et il a aussi dit que j'étais jeune et jolie ! Que peu importe mon âge. Vous pensez pareil, non ? Votre âge n'a pas d'importance quand vous êtes jeune de cœur, non ? »

Elle... sonnait de plus en plus bête au fil du temps.

Même s'ils étaient ses parents, Erin sonnait de plus en plus comme un parent aimant qui se vante de son fils préféré au fil du temps. En fait...

« C'est... ça, non ? »

« J... crois bien ? »

Le couple se sentit très confus.

« Merci infiniment de nous avoir donné un fils aussi merveilleux. »

« Ah, oui... Heu, merci. »

« "Donné"... ? »

« Ah, il est temps d'y aller. Y a une réunion au palais, tu vois. »

Erin et Clara partirent sans attendre que les deux puissent dire quoi que ce soit. Tout en étant raccompagnées par le couple Lork, les deux chuchotèrent l'une à l'autre d'une voix qu'ils ne pourraient pas capter.

« Heu... J'ai sonné bête ? »

« Vachement. »

« T'as trouvé ça aussi, Clara ?! »

« Qu'est-ce que tu... veux dire par là ? »

« "..." »

Le couple regarda les deux s'éloigner, hébété. Après un moment, Rudene'ouvrit prudemment la bouche.

« Heu... Je pense qu'une femme un peu plus âgée irait bien pour notre fils. »

« Mais ce serait pas un peu bizarre que notre belle-fille soit plus âgée que nous ? »

Contrairement à leur fils, le couple savait lire l'ambiance comme des gens normaux. Pendant qu'ils rangeaient les cadeaux qu'Erin avait apportés en piles qui... pourraient bien être une dot, un autre invité frappa à leur porte.

« C'est bien la maison de la famille Lork ? »

« Heu, oui ! C'est bien ça ! Qui est... Huhp ! »

« Chéri ? Qu'est-ce qui... Huhp ! »

Celui qui les fit réagir de la même manière tous les deux, c'était le gardien le plus célèbre du Royaume.

« Je m'appelle Lunia Arden. Vous êtes les parents de Korin Lork ? »

Lunia Arden. C'était l'une des meilleures chevalières de l'époque contemporaine qui apparaissait plusieurs fois dans les magazines des gardiens. Pas un seul citoyen du Royaume ne connaissait la petite-fille de l'Empereur de l'Épée Garrand Arden, qui régnait en maître sur l'ère il y a 30 ans !

« P, puis-je demander ce qui amène Dame Lunia jusqu'ici ? »

« Hein ? Ah, je suppose que vous ne l'avez pas encore entendu. Père. »

« Ehk ? »

« "Père" ? »

Lunia entra dans la maison à grandes enjambées et fit une profonde révérence au couple. Pourquoi une célébrité du Royaume était-elle si respectueuse envers de simples tenanciers de resto ? Et qu'est-ce qu'elle voulait dire par « Père » ?? !

« Bien que non officiel, je suis Lunia Arden, qui a été fiancée à votre fils. »

« H, h, hein ?! »

« F, f, fiancés ?? ! »

On aurait dit qu'ils venaient de se prendre un éclair sans prévenir. Fiancés ? Qui ? Avec qui ? Mon gosse ? Avec Lunia Arden ?

« J'avais une commission au palais et j'ai pensé passer pour une présentation officielle en chemin. Jennie. »

Dès qu'elle appela son nom, Jennie, l'une des Cinq Épées de la Première Escouade d'Épée, s'avança comme une servante avec une longue boîte en main.

Elle tendit la boîte recouverte de soie fine à Lunia, qui la donna au couple.

« S'il vous plaît. C'est l'Épée de Dispersion, qui chasse les mauvais esprits. Vous pouvez la laisser en décoration et elle créera une barrière qui inhibe l'approche des esprits démoniaques. Si vous avez un sens spirituel exceptionnel, vous pourriez l'utiliser personnellement pour trancher les mauvais esprits. »

Ça voulait dire que c'était un artefact magique — un objet précieux qu'on ne pouvait même pas acheter avec de l'argent.

« M, mais, pourquoi vous... »

« Je ne peux pas permettre aux choses viles d'approcher les parents de mon fiancé, après tout. Je vous prie de ne pas refuser cette modeste offrande de cette Lunia Arden. »

« Ah, ah oui... M, merci beaucoup. »

« Parlez-moi naturellement. Vous êtes le père de Korin, et ça fera de vous mon père aussi. Ce ne serait pas le cas ? »

« C, c'est ça ? Donc vous êtes... notre belle-fille ? »

Bam !

C'est à ce moment-là que Rudene Lork se fit piquer le côté par sa femme. En regardant les deux, Lunia dit avec un faible sourire.

« Il semble que la jeune demoiselle ne soit pas là. J'ai entendu qu'elle est étudiante à l'Académie Royale, donc j'ai apporté des couteaux de lancer qui peuvent être accrochés à son sac comme accessoires. Ce n'est pas grand-chose, mais s'il vous plaît, acceptez. »

« H, h, hein ? »

Tous les deux, qui tenaient à peu près le cadeau de force, ne savaient même pas quoi dire face à cette réalité irréaliste alors qu'ils la raccompagnaient avec un regard vide.

« ... Chéri. »

« Oui. »

« Est-ce que Korin, ce p'tit gars, a mentionné ça dans ses lettres ? »

« ... Pas du tout. »

« Ce gamin. Qu'est-ce qu'il a bien pu... On l'a envoyé à l'académie pour devenir chevalier mais il n'a fait que draguer des filles ou quoi ! »

« M, mais... Il a des goûts solides. On dirait qu'il est fan des filles plus âgées... comme toi. »

« K, kheum... ! »

Le couple rangea la maison après la tempête en essayant de se calmer du mieux qu'ils pouvaient.

La Présidente de l'Académie de Merkarva et la future cheffe de la Maison Arden de l'Est. L'une ou l'autre était sacrément lourde à avoir comme belle-fille.

« Prenons la journée de congé aujourd'hui. »

« Bonne idée. Ehew, combien tout ça vaut ? Mon cœur bat la chamade à cause de tout ce qui s'est passé. »

Dans l'après-midi, ils entendirent enfin leur fils tant attendu frapper au portail principal de la maison.

« Korin doit être là ! »

« Kheum... ! Laisse-moi vite aller lui demander. Comment il peut être infidèle... ? Infidèle ! »

Rudene Lork et Suel Lork se précipitèrent au portail pour accueillir leur fils qui rentrait pour la première fois depuis un an et demi. Comme ça, ils ouvrirent la porte et...

« Bonjour. Je m'appelle Marie Dunareff. »

« M, je m'appelle Alicia Arden. Amie de M. Korin... »

« ... Bonjour. »

« Je m'appelle Ren, et je suis sous la garde de Boss... je veux dire, d'oraboni. »

Il y avait toutes sortes de belles filles à côté de leur fils, qui étaient toutes incroyablement nerveuses comme si elles rencontraient leurs beaux-parents pour la première fois.

« MON PAPA ! MA MAMAN ! Votre fils est de retour ! »

« ... »

« ... »

C'est pas possible, hein ?

Y a pas moyen que ce p'tit bâtard soit allé à l'académie pour draguer des filles toute la journée, non ?

Leur suspicion n'était pas loin de la vérité.

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