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I Killed the Player of the Academy

Chapitre 108

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Chapitre 108

Chapitre 108

Chapitre 108/21051%~15 min de lecture2 907 mots

Quand je me réveillai le lendemain matin, la première chose que je vis fut Hua Ran fixant l'extérieur par la fenêtre.

« Ran… non, c'est Hua hein. Qu'est-ce que tu fais ? »

« …Pas venir. »

« Quoi ? »

« La cigogne… ne vient pas. »

Hua Ran marmonna des trucs qui n'avaient pas beaucoup de sens pour moi. Peut-être qu'il existait une légende à l'est sur des cigognes qui volaient le matin ou quelque chose comme ça.

« Arrête de regarder par la fenêtre. Lave-toi et on va manger. J'ai aussi quelque chose à te dire. »

« … »

Je ne savais pas ce qui lui passait par la tête, mais en tout cas je me levai du lit pour aller vers la grande salle de bain.

« Tu n'y vas pas ? »

« …Peut-être qu'elle a été mangée. »

« Laquelle ? Tu veux dire la cigogne ? »

« …Nn. »

« Tu ne verras aucune cigogne par ici. Elles sont plus au nord. Je crois avoir entendu qu'il y avait des habitats de cigognes près du Royaume du Nord. »

« …!! »

Hua Ran parut très choquée, comme si c'était quelque chose qu'elle n'avait pas prévu. Je me demandais pourquoi elle voulait les voir en premier lieu.

« Peu importe. Allons manger. »

J'entrainai la déçue Hua Ran jusqu'à la salle de bain.

………

……

« De fausses fiançailles ? »

« Chut. C'est un secret, alors assure-toi de ne le dire à personne. »

« …D'accord. »

Ce matin-là, j'expliquai la situation à Hua Ran après qu'elle eut fini de se laver.

« C'était juste pour taquiner un peu, mais c'était très inconsidéré de ma part. Peux-tu le dire à Ran ? »

« … »

« J'aurais dû être plus attentif à ses sentiments. Je suis désolé de vous avoir rendus tristes. »

Sans rien dire, Hua Ran me regarda et leva le poing.

– Bam !

« Ugyak… ! Ça fait mal ! »

« … »

Moi, j'avais fait quelque chose qui méritait une raclée, mais ça ne semblait pas être la seule raison !

« Mange. »

Après avoir dit ce seul mot, elle se mit à fixer les baguettes posées à côté du maquereau frit. Puis elle regarda alternativement le maquereau frit et moi.

« … »

« … »

« ……… »

« ………D'accord, j'enlève les arêtes pour toi. »

Après un long silence, je commençai à désarêter le poisson pour elle.

– Nom nom.

Comme un chat qui croque du poisson, Hua Ran se délecta de son repas. Vers la fin, elle ouvrit la bouche.

« Toi… Tu es tout le temps occupé. »

« Hein ? Ah, ouais, c'est vrai. »

« Si ça se reproduit… viens avec moi. »

« Hein ? Bien sûr. Ce serait super. »

« …Super ? »

Bien sûr que c'en était un. Vu sa force, c'était une offre que j'accueillais à bras grands ouverts.

« Ouais. Merci. »

Je lui caressai la tête. Au léger changement de son expression, je pus dire qu'elle allait mieux.

****

Il me fallait trouver Marie.

Même après avoir interrogé les servantes et les majordomes de la famille Arden, ils n'avaient aucune idée, donc le suivant sur qui je devais compter était…

« Ouaf ! »

Il était dans la cour arrière du quartier général des Arden.

Portant un t-shirt Montijo valant 2 pièces d'or et un pantalon à 5 pièces d'or, Doggo avait enfilé une veste en cuir et une paire de lunettes de soleil, les jambes croisées, et m'accueillit avec arrogance.

« Ouaf ouaf ! »

« Ouais… Je comprends que tu sois occupé mais… »

Lui, le fruit du sang de Marie et du mien, avait appelé toutes les chiennes du quartier et les faisait s'allonger sur un canapé abandonné et sur ses genoux.

Pourquoi ce type était-il si populaire ?

« Tu sais où maman est partie ? »

« Ouaf ! »

« Hein ? Petit morveux ! Qui t'a permis d'utiliser un tel langage avec ton papa ? »

« Ouaf ouaf ! »

« Mais je… je n'avais pas l'intention… de faire pleurer maman mais… N, non. Ce ne serait qu'une autre excuse. Désolé. C'est la faute de ton papa. »

Je m'assis à côté de lui sur le canapé. Les yeux désespérés des chiennes fixant Doggo étaient extrêmement pesants, mais je parvins d'une façon ou d'une autre à les faire baisser.

– Nghhh nghhh (Monsieur Doggo… Tu n'as plus besoin de moi ?)

……

Est-ce que j'avais un problème aux oreilles ? Pourquoi avais-je l'impression d'entendre ce que ces chiennes gémissantes essayaient de dire ?

« Bref, Doggo. Ton papa a quelque chose à discuter avec maman. Tu peux me dire où elle est ? »

« Ouaf ! »

Merde, ça ne marchait pas.

Ce type… il allait m'insulter quand il serait grand à ce rythme ! Pas étonnant qu'on dise qu'élever un enfant ne rapporte rien ! Il ne prend que le parti de maman !!

« Une vache. »

« …Ouaf ? »

« Quand on rentrera… je te ferai livrer direct l'une des meilleures vaches noires du sud, crue. »

« Ouaf ouaf ouaf…!! »

Le gars se mit soudain à rire. Qu'est-ce qui se passait ? Les vaches noires du sud étaient son type de viande préféré. Il n'y avait aucune chance qu'il—

『Relevé de Stockage : Doggo (Garanti par Dunareff) 』 Argent restant : 2 956 pièces d'or.

Merci d'avoir utilisé le stockage en pièces d'or de la Grande Chapelle de Zéon.

…Le stockage en pièces d'or de la Nouvelle Foi était comme la banque de ce monde. Il n'y avait rien de mal à ça mais…

Pourquoi ce gosse était-il plus riche que moi ?

Attendez une seconde. Comment Doggo avait-il assez d'argent pour se moquer des frais d'hôtel que j'avais essayé de protéger de toutes mes forces l'an dernier ?

« F, fiston… ? Tu peux donner de l'argent de poche à ton papa… ? »

« Kukwekwekwekwek…! »

****

Malgré les moqueries et le mépris à outrance, au final Doggo me dit où était Marie.

« Senior. »

« … »

Elle était dans l'une des chambres d'hôtes situées dans un coin de la demeure des Arden. Comme elle était censée être habitée, même les fenêtres étaient fermées et la seule source de lumière dans la pièce où se trouvait Marie provenait de la porte que j'entrouvris.

« Tu es là », dit-elle.

« Qu'est-ce que tu fais ici ? »

« Rien de spécial. »

« Genre, pour l'histoire d'hier… »

Ce fut à ce moment. Marie fit de grands pas vers moi avant de relever la tête.

« Senior ? »

Ses yeux rouges brillaient d'un éclat acéré. Rien qu'en les regardant, je compris qu'elle avait soif et elle se jeta sur moi avant que je ne puisse faire quoi que ce soit.

Pakk ! Ses crocs s'enfoncèrent profondément dans ma clavicule. Elle l'avait fait si souvent qu'il n'aurait pas été étrange que j'aie une cicatrice là, mais il n'y avait aucun problème grâce à ma capacité de régénération.

– Glou… !

Dans des moments comme ça, Marie était presque comme un bébé. Désespérément, elle s'accrochait à mon cou, refusant de décrocher ses lèvres. Bien que je la soutenais par le dos pour qu'elle ne tombe pas en arrière, elle était si absorbée à sucer mon sang qu'elle n'avait même pas besoin de ce soutien supplémentaire.

« Haa… Haa… »

Après avoir bu mon sang sans répit, elle se mit à haleter. Elle avait tendance à être trop excitée dans ces moments-là, alors je la calmai en lui tapotant le dos.

« Prends ton temps. Je ne vais nulle part. »

« …Un. »

Je reculai et m'allongei sur le lit derrière moi tandis que Marie commença à m'écraser par-dessus. C'était une posture similaire à ce qui s'était passé avec Ran hier mais… la densité et la lourdeur de l'air dans la pièce étaient incomparablement différentes.

« Délicieux. »

Elle s'enfonça de plus en plus en moi. Nos cœurs s'alignèrent alors que le son de ses battements atteignait mes oreilles.

Après avoir convoité le sang pendant on ne sait combien de temps, elle retira ses crocs et lécha mon cou pour nettoyer le sang avant de relever la tête.

Ses cheveux glissèrent et chatouillèrent mes lèvres.

« Korin. Je peux en avoir un peu plus ? J'avais… faim depuis longtemps. »

Ça faisait environ un mois. Depuis notre séparation, Marie a dû se contenter de poches de sang, et comme c'était rare de la voir aussi dépendante, je ne pouvais pas la refuser.

Compte tenu de toute l'aide qu'elle m'avait apportée, la refuser n'était pas une option.

« Bien sûr. »

Comme un bébé, elle se replongea dans ma poitrine. Ses crocs acérés percèrent à nouveau ma peau, ne laissant pas le temps à la régénération.

………

……

À cause de sa longue privation, elle finit par boire trop de son sang. Une myriade d'émotions traversa son visage alors qu'elle contemplait Korin endormi sur le lit, nauséeux.

Son sang qu'elle goûta enfin après une longue séparation était doux et captivant.

Ses larges épaules et ses muscles résistants ; clavicules saillantes, traps solides, et pectoraux. Le sang savoureux qui coulait dans sa gorge par-dessus sa langue ainsi que le reste près de ses clavicules…

Tout. Tout ; chaque chose est à moi. Ce sont les miens et les miens seuls et personne d'autre ne pourra les atteindre.

La simple idée de les voir volés par quelqu'un d'autre la rendit furieuse. La princesse Dunareff, plus gentille et plus douce que quiconque, ne put empêcher son intention de tuer de monter.

Le fait que Korin ne l'ait pas choisie était un événement très déprimant et triste, mais elle devait quand même souhaiter leur bonheur.

Après tout, elle voulait qu'il soit heureux. Elle voulait qu'il ait une fin heureuse après avoir vécu une vie joyeuse avec ses proches.

« Tu vois, Korin… je peux attendre. »

100 ans.

Ce n'allait pas être si long pour elle désormais. Tant qu'elle pouvait obtenir tout ce qui lui appartenait après avoir attendu si longtemps…

« Ce sera ma victoire. »

Qu'importait si son précieux trésor était touché par quelqu'un d'autre ? Après un court laps de temps, il lui serait renvoyé, ne quittant plus jamais le trésor.

C'est pour ça que tout allait bien. Elle pouvait attendre, mais… Et pourtant…

« Uhk… Huhuk… ! »

Même ainsi, elle n'aimait pas ça. Elle haïssait l'idée de le voir volé ne serait-ce qu'une seconde. Elle devint avide, espérant qu'il resterait avec elle du début à la fin.

« Il est à moi… il est à moi… »

Pourquoi devais-je le regarder créer un lien avec quelqu'un d'autre ? Comment j'étais censée attendre 100 ans toute seule ?

La jeune fille eut les larmes aux yeux. Elle ne put empêcher ses larmes de couler sur ses joues.

La première défaite de sa vie était extrêmement amère et piquante.

« …Senior ? »

Ce fut à ce moment que de gros doigts passèrent devant ses yeux.

« Pourquoi… tu pleures ? »

Comme s'il était encore à moitié endormi, Korin ne put continuer ses mots correctement, mais Marie put dire qu'il était très inquiet pour elle.

« Viens ici et allonge-toi. »

Tap tap.

Korin l'invita à descendre en tapotant sur le lit. Ses gestes avaient un charme magique ou quelque chose comme ça ; comme absorbée dans le lit, elle s'allongea et posa sa tête sur son bras.

« Ça va maintenant ? »

« Un… Désolée. »

« Qui a fait pleurer ma petite Senior ? »

C'est à cause de toi ; tu me fais mal comme ça – Marie ne put pas le lui dire en face.

Elle trouvait ça honteux de dépendre autant de quelqu'un qui allait bientôt se fiancer.

Korin avait un air troublé, voyant que Marie avait toujours l'air extrêmement abattue, et décida de partager ses pensées honnêtes malgré la gêne qu'elles lui causaient.

« Je te l'ai dit, non ? Tu es une bonne personne, Senior. Et je veux que tu sois heureuse. »

« …Pourquoi ? »

« Mes bras sont courts et je ne peux atteindre que ceux devant mes yeux mais… au minimum, je veux que tous ceux à ma portée soient heureux. Parce qu'ils en ont tous le droit. »

« Tout le monde… »

C'était la répétition de ce qu'elle avait entendu quand elle lui avait demandé pourquoi il l'avait sauvée, mais ça sonnait légèrement différemment cette fois.

Elle remarqua qu'elle… n'était qu'une personne parmi « tout le monde » pour le héros, Korin Lork.

« Moi… »

Je veux être ta seule personne spéciale, et pas juste une partie de tout le monde…

Parce qu'il était une personne bienveillante qui pouvait empathiser, être attentionné, protéger et aider les autres, Marie Dunareff l'aimait.

Elle l'aimait, l'adorait et l'aimerait, même si cet amour restait à sens unique.

Cependant, elle ne put empêcher ses larmes de couler. Sa tristesse et son abattement essayaient constamment de déborder.

« Korinnn… »

À la fin, une vague de chagrin quitta sa gorge et commença à tourbillonner.

« Ehew… Ne pleure pas. Tu gâches ta beauté. »

« Huguk… ! Arrête… de me traiter… comme une gamine… »

« Je ne le fais pas. Sérieusement… si tu es comme ça, comment tu vas me féliciter pendant ma cérémonie de fiançailles ? »

Pourquoi je le ferais !? Pourquoi je ferais ça !? Je ne le ferai jamais !

C'était au moment où Marie s'apprêtait à déverser ses émotions sur ce garçon inconscient.

« Eh bien, ce sont de fausses fiançailles quand même. »

« Hunng ? »

Ses larmes s'arrêtèrent net alors qu'elle demandait avec doute dans les yeux.

« Fausses… fiançailles ? »

« Oui. J'ai fait un accord avec Mademoiselle Lunia. »

Comme si elle avait été frappée par un bloc de glace de 100 mètres, son visage changea radicalement.

« Aiya~. Mais sérieusement, dès qu'elle m'a vu à l'est, elle m'a soudain demandé si je voulais me marier. Des histoires de famille, je suppose. »

Maintenant qu'elle semblait enfin d'humeur à discuter, Korin se mit à raconter tout et n'importe quoi.

Et plus elle écoutait ses mots, plus ses oreilles rougissaient. Ses joues, mouillées par ses larmes, devinrent rouges et brûlantes.

Tout avait été faux, et tout était une blague.

« J, je vois ! C'était donc ça… ! »

En y repensant, c'était vraiment étrange. Cela ne faisait qu'un mois que Korin était venu à l'est. Comment avaient-ils pu tomber amoureux et parler de fiançailles en juste un mois ?

Même si c'était possible, Korin était une personne très occupée. Il avait parlé à Marie de ses ennemis qui tramaient des plans partout dans le monde, peu importe l'heure.

Marie s'était même personnellement portée volontaire pour rejoindre sa guilde des gardiens pour être sa partenaire, non ?

Alors comment un homme aussi occupé que Korin Lork aurait-il pu s'attacher volontairement au côté est du continent ? Un tout petit peu de réflexion lui aurait permis de remarquer toutes les contradictions.

« U, uiikk… Uuiik… ! »

Ses poings tremblèrent alors que son esprit ramenait toutes les illusions et les plans vils qu'elle avait eus.

Attendre 100 ans ? Ne pas vouloir qu'on le lui vole ?

« UGIYAAAKK… ! »

Marie agita ses jambes et ses bras sur le lit.

« Tiens, une couverture. Fais une sieste ; tu dois être rassasiée. »

« Iik… Iiiiik…!! »

Elle se débattit en haletant tandis que Korin la surveillait comme un adulte regarde un enfant adorable. Après environ 10 à 20 minutes, elle finit par se calmer, alors il lui demanda en lui tapotant le dos.

« Alors… Pourquoi tu étais si triste ? »

« C'est… rien ! »

« Eh bien… d'accord. Disons que c'est ça. »

Avec un mélange de gêne et de colère, Marie lui pinça les joues tout en restant allongée sur le côté.

« Ayayaya… »

« Korin », dit-elle.

« Oui ? »

« S'il te plait… ne me mens pas. »

« … »

Korin lui rendit un regard sérieux qui contenait un peu de culpabilité, des excuses et… une ferme détermination.

« D'accord. Je ne le ferai pas. »

« Je… je crois tout ce que tu dis, Korin. Je ne doute de rien. Même si tu dis que tu vas multiplier les pièces d'or par trois, je te ferai confiance et je n'en douterai pas même si tu me dis qu'il y aura une chute de météorite demain. Alors… »

Révélant une pointe de ses émotions complexes, Marie dit les yeux humides.

« Alors s'il te plait, ne me mens jamais, Korin. »

« D'accord. Je ne te mentirai pas, même pour plaisanter. »

« Nn. Je te fais confiance. »

Après avoir essuyé les perles d'humidité de ses yeux, la jeune fille sourit comme une fleur épanouie, comme si elle avait obtenu un amant qui ne mentirait jamais et resterait avec elle pour le reste de sa vie.

« Quoi qu'il arrive… tout sera à moi dans 100 ans. »

« Et qu'est-ce que tu veux dire par là ? »

« C'est un secret… ! »

Ce secret le resterait certainement pour les 100 prochaines années.

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