Aller au contenu principal

I Had a Grand World

Chapitre 446

I Had a Grand WorldI Had a Grand World
Chapitre 446

Chapitre 446

Chapitre 446/447100%~7 min de lecture1 267 mots

Même classées au niveau des Bêtes Monstrueuses, les Faucons azur étaient individuellement bien faibles. Tout Guerrier Totem aurait pu venir à bout d’un seul sans effort.

À vrai dire, en ne comptant que sur ses propres forces, un Faucon azur n’aurait jamais atteint la hauteur des nuages.

Il ne pouvait non plus soutenir la comparaison avec les autres rapaces redoutables.

Mais lorsque des milliers d’entre eux se rassemblaient pour la migration, adoptant la silhouette colossale d’un aigle, ils parvenaient à faire reculer des rapaces démoniaques de quatrième ou cinquième ordre, intimidés par leur nombre !

Cette force collective exceptionnelle dotait aussi le groupe d’une forme d’esprit grégaire particulièrement marquée durant leurs trajets.

Ils n’hésitaient jamais à fondre sur ce qui entravait leur route !

Le Navire Céleste traversa malencontreusement le couloir de migration des Faucons azur. À l’instant même, il devint la cible de ces monstres de premier ordre. La troupe s’abattit directement sur lui.

L’assaut semblait incompréhensible. Le Navire Céleste n’avait manifesté aucune hostilité envers les Faucons azur. Bien au contraire : dès qu’il les repéra, il amorça une piquée brusque, cherchant à esquiver la gigantesque formation en aigle.

Pourtant, l’esprit grégaire des Faucons azur avait déjà catégorisé le vaisseau comme un ennemi. Ainsi, malgré la réticence de nombreux oiseaux, emportés par cette pulsion partagée, ils poussèrent des cris perçants et se jetèrent sur le bateau sans la moindre hésitation.

Bam ! Bam ! Bam !

Les balistes, qui venaient juste de tirer, firent feu à nouveau, lançant leurs lourds verrous.

Mais si leur puissance était indéniable, face à autant de Faucons azur, c’était comme envoyer des missiles contre des mini-drones. En abattre un ou deux ne coûtait pas grand-chose à l’ennemi.

De plus, alors que le navire plongeait, les hommes du bord avaient bien du mal à viser correctement.

En réalité, la plupart des passagers perdaient pied sur le pont ; même le Vieux Chaman Tu Xiang dut s’accrocher désespérément à la balustrade pour ne pas être projeté hors du vaisseau.

Aucune opportunité n’était offerte de lancer un sort pour mettre fin à l’assaut.

Huang Ying, qui rayonnait d’assurance tout à l’heure, resta figée devant la masse sombre des Faucons azur grouillant comme un front d’orage.

Comment pourrait-elle affronter une telle quantité ?

Ta-ta-ta !

Pour l’heure, Gao Jing était le seul à opposer une véritable résistance.

Il sortit sa mitrailleuse lourde de son Espace de Stockage et ouvrit le feu vers le ciel. Une gerbe de projectiles de 12,7 millimètres formait un fouet de feu étincelant, déchiquetant les rangs des Faucons azur.

Les oiseaux touchés explosaient sur coup, d’innombrables plumes mêlées à de la chair broyée et du sang pleuvant à la ronde.

En quelques secondes, Gao Jing avait décimé bon nombre d’entre eux.

Pourtant, au regard de la colonie, cette perte était infime. Leur gigantesque formation en aigle ne se brisa point. Au contraire, elle se resserra.

Et leur frappe devint encore plus violente !

Malgré les prouesses du capitaine, qui tentait désespérément de piloter ce gigantesque Artefact de Sorcière de gauche à droite, il ne parvint jamais à totalement esquiver la nuée.

« Accroupissez-vous ! » hurla le maître d’équipage, la voix éraillée.

Boum ! Boum ! Boum !

À l’instant suivant, au moins trois ou quatre cents Faucons azur vinrent s’écraser contre les voiles, les mâts, les superstructures et le pont du navire.

Ils explosèrent tous !

On aurait dit que chacun transportait une bombe en son cœur. Le simple contact avec quoi que ce soit déclenchait des explosions brutales.

Un ou deux éclats auraient passé inaperçus. Mais l’impact simultané de centaines d’engins fit trembler violemment la charpente du Navire Céleste. Des gerbes de flammes trouèrent les voiles et criblèrent le pont.

Ce ne fut pourtant pas le pire. Quatre balistes furent réduites à l’état de ferraille par la vague initiale. Une douzaine de marins périrent ou furent grièvement blessés ; des gémissements de douleur envahirent l’air.

Gao Jing ne pouvait rien y changer.

Il venait de vider le chargeur de son arme. Il avait rempli sa part du travail, mais cela n’avait presque rien modifié à la donne globale.

Le Navire Céleste effectua un cabré brutal, son étrave pointée vers les cieux.

Pendant ce temps, la nuée de Faucons azur, qui effleurait à peine le vaisseau, opéra un virage net et aérien.

En un clin d’œil, des milliers d’oiseaux restructurèrent leurs rangs pour prendre la forme allongée d’une pointe de lance.

Son sommet visait toujours le navire de plein fouet !

À présent, cependant, une pression jamais ressentie auparavant pesa sur Gao Jing.

Une force invisible et terrifiante franchit toute distance, s’engouffrant dans son esprit telle une flèche acérée.

On eût dit qu’elle cherchait à transpercer son Âme Spirituelle, à disloquer chacune de ses pensées !

C’était une attaque psychique provenant de l’esprit grégaire entier des Faucons azur.

Désormais, chaque Faucon azur considérait Gao Jing comme leur ennemi juré !

S’il n’avait pas immédiatement mis en œuvre l’Art de Raffinage de l’Esprit Shan Yue pour visualiser la Montagne Divine Kunlun dans son esprit, bloquant ainsi ce choc mental brutal, il serait probablement devenu idiote sur-le-champ.

Mais avoir contré cet assaut ne signifiait nullement qu’il était à l’abri.

Car le choc de la nuée azur contre le vaisseau, ou plutôt contre lui-même, allait tomber dans une seconde !

La distance se refermait à une vitesse vertigineuse.

À cet instant précis, Gao Jing comprit que la situation ne pouvait durer.

Il devait choisir !

Ses idées fusèrent. Se tournant brusquement vers Huang Ying, il parla d’une voix ferme : « Protège-toi. Je vais m’en sortir. »

Huang Ying le toisa, sidérée.

Gao Jing ne donna aucune explication. À peine les mots quittèrent-ils ses lèvres qu’il bondit dans le vide, quittant l’engin.

Il fonça vers le sol !

Il ne prenait pas peur. Il tentait simplement de détourner la nuée.

Désormais, ils le tenaient en chasse, concentrés à cent pour cent sur lui.

S’il restait sur le pont, même s’il parvenait peut-être à absorber les impacts suicidaires de la nuée, le Navire Céleste ne tiendrait pas. Il s’écraserait inévitablement.

Sauter loin devint alors son unique issue viable.

Tellement espéré : à peine Gao Jing se détacha-t-il du vaisseau que la nuée azur l’ignora totalement. Elle ne poursuivit que lui !

Parce que Gao Jing venait de massacrer des centaines d’entre eux.

« Gao Jing ! »

Depuis le pont, Huang Ying demeura pétrifiée, sous le choc.

Le fossé entre le bateau et l’homme en chute libre s’élargit à vue d’œil. Elle ne put que regarder impuissante Gao Jing disparaître dans la mer de nuages ci-dessous.

Gao Jing perça le nuage à une vitesse ahurissante.

Le vent hurlait à ses oreilles. D’innombrables rapaces démoniaques le talonnaient. Les terres immenses s’offraient progressivement à son regard. Cette tension extrême, suspendue au fil du rasoir entre vie et mort, relevait du… indescriptible.

Néanmoins, l’esprit de Gao Jing demeurait glacé de calme.

Il modifia sa trajectoire en plein vol, piquant davantage, laissant l’essaim suivre à une soixantaine de mètres.

Le sol monta vers lui comme un mur. À l’instant même où l’impact approchait, une paire d’ailes fines et translucides s’ouvrit brusquement dans son dos. Son corps frôla le faîte des cimes, traçant une courbe fluide à travers les airs.

Il se força à plonger vers les forêts denses qui s’étendaient devant lui !

Boum ! Boum ! Boum !

Une seconde après qu’il eut disparu dans le feuillage, d’innombrables Faucons azur atteignirent la lisière du bois. Ils vinrent s’encastrer violemment sur les troncs.

Personne ne saura jamais combien de branches fissurèrent et cédèrent sous un tel impact furieux.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.