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I Got Engaged To The Blind Duke

Chapitre 122

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Chapitre 122

Chapitre 122

Chapitre 122/19961%~8 min de lecture1 501 mots

Lui était-il inquiet parce que j'avais soudainement fondu en larmes ?

Marin esquissa un pâle sourire et enfouit son visage dans sa large poitrine.

Comment avait-il su que je pleurais alors qu'il ne voyait pas ? Moi-même, je ne m'en étais pas rendu compte avant d'ouvrir les yeux.

Comme prévu, n'importe qui ne pouvait pas être le protagoniste masculin.

« Pourquoi avez-vous pleuré ? »

« Je pensais à mon père et à mon frère. Nous devions venir ici ensemble. »

Alors, le duc lui tapota doucement le dos, comme pour la consoler.

Le nez de Marin lui picota de nouveau. Ce geste maladroit mais affectueux résonnait en elle plus que n'importe quelles paroles de réconfort.

« Je vais bien maintenant. Merci d'être venu ici avec moi. »

« Je vous emmènerai où vous voudrez. »

« Oui. »

À cet instant, la voix de la bibliothécaire se fit entendre sur le côté.

« Hem, hem. On ne fait pas ça ici. »

Ce n'est qu'alors que Marin réalisa qu'elle était en train de l'étreindre dans un lieu public, et elle s'en écarta, surprise.

« J-Je suis désolée. »

Le visage rouge, Marin s'empressa de s'excuser auprès de la bibliothécaire.

« Monseigneur Gerald, partons d'ici. »

Elle voulait partir au plus vite car son visage brûlait, mais le duc avançait lentement.

Inévitablement, elle dû prendre la main du duc et l'entraîner.

Marin, qui se trouvait devant la porte principale de la Bibliothèque impériale, chercha la voiture.

« Les archives du château ducal sont plus vastes qu'ici. »

« Hein ? »

« Je veux dire, vous n'avez pas à revenir dans un endroit comme celui-ci. »

C'était bien le duc d'offrir à nouveau du réconfort de manière brutale.

« Oui. Je n'ai pas à y revenir. »

Marin sourit encore plus éclatement, exprès.

Elle se tourna résolument et embrassa du regard la Bibliothèque impériale une dernière fois.

Papa, Frère.

Venir ici, ce n'était pas si terrible que ça. Je suis désolée. Je vivrai bien avec Maman. Alors veuillez sur nous depuis le ciel.

\ \ \

La capitale bourdonnait.

C'était parce que le Prince héritier et Dia, la fille du comte Adria, avaient été officiellement annoncés fiancés au Palais impérial.

Des cadeaux de félicitations pour les fiançailles affluèrent à l'hôtel particulier du duc de l'Ouest, et le majordome et les serviteurs souffraient des heures supplémentaires.

Marin prit elle aussi un livre de contes de fées pour faire son travail et frappa à la porte communicante entre la chambre du duc et la sienne.

Toc toc.

Alors, comme pour répondre, un coup retentit du côté opposé.

Marin mit une chaise devant la porte et s'assit, attendant qu'il s'allonge sur le lit.

« Monseigneur Gerald, êtes-vous prêt à dormir ? »

« ……Oui. »

Au château ducal, elle lisait dans le bureau, mais comme il y avait une porte communicante comme celle-ci, elle n'avait pas à s'y rendre directement, donc elle était moins consciente du regard des autres.

« Puisque nous partons pour l'Ouest demain, je lirai sérieusement aujourd'hui. Dormez bien. »

Elle lui lisait pendant le trajet en voiture, mais la chambre était l'endroit le plus confortable.

« J'ai quelque chose à demander avant la lecture. »

Pour une raison quelconque, la voix du duc était claire.

N'est-il pas allongé sur le lit ?

« Oui. Dites. »

« C'est la dernière nuit, vous ne voulez pas ouvrir cette porte ? »

« Hein ? »

Marin fut si surprise qu'elle bondit de sa chaise et recula avec un bruissement.

« Q-Qu'est-ce que vous racontez ? »

« Parce que c'est la dernière fois. »

Sa voix subtile avait une résonance séduisante.

« B-Ben, et alors ? »

Marin avala sa salive sans s'en rendre compte, ses yeux tremblants se promenant çà et là.

« Je pense que vous pouvez venir dans ma chambre et le faire vous-même. »

« Q-Quoi ? »

Marin hurla intérieurement et arpenta la pièce dans tous les sens.

Que font un homme et une femme dans une chambre ?

Quoi ? Hein ? Quoi ? Hein ?

Son visage devint rouge vif et trop chaud.

Clap, clap. Elle rafraîchit la chaleur de son visage avec un éventail, et la voix rieuse du duc se fit entendre.

« Marin, à quoi pensez-vous encore ? »

« R-Rien ? Je suis une personne sans pensées. Je suis une personne qui n'a jamais pensé de sa vie. »

Marin agrippa son visage rouge à deux mains et secoua la tête énergiquement.

« Je ne savais pas que vous étiez une personne si insouciante. »

Sa voix était mêlée de rires.

« Je voulais dire, puisqu c'est le dernier jour, veuillez lire un livre dans ma chambre. »

« ……Un livre ? »

Ses yeux verdâtres ne cessaient de trembler.

« Oui. À quoi pensiez-vous ? »

« B-Bien sûr que je pensais à un livre. »

« Vous avez dit que vous ne pensiez pas ? »

« Donc, c'est trop évident. I-Il n'y a rien d'autre…… »

Marin hurla intérieurement et se frappa la tête.

Sortez d'ici, vous, pervers.

« Alors quand venez-vous ? »

Sa voix décontractée parvint par-delà la porte.

Marin fixa la porte communicante des yeux tremblants.

La tentation n'était pas finie.

« Je ne peux pas - non, je n'irai pas. »

« Pourquoi ? Vous lisiez des livres dans ma chambre quand nous logions à l'auberge. »

« Ce n'était pas la chambre de Monseigneur Gerald à ce moment-là. »

« C'était pourtant la chambre où je logeais à ce moment-là. »

« De toute façon, c'est différent de ça. »

Sa réponse fut ferme.

Gerald ricana et s'inclina nonchalamment sur la chaise devant la porte communicante.

« D'accord. »

« ……. »

Il n'y eut pas de réponse de sa part.

« Pourquoi le regrettez-vous ? »

« Moi ? Le mot regret n'existe pas dans ma vie. »

La voix de Marin tremblait à la fin.

Les lèvres de Gerald se relevèrent.

S'il la piquait juste comme ça, elle réagirait tout de suite, alors il continua de la taquiner.

« D'accord. Lisez. »

« Oui. Alors veuillez vous allonger à nouveau. »

Gerald resta immobile sur son siège.

Il pouvait entendre sa voix distinctement peu importe où elle se trouvait grâce à son ouïe, mais il avait approché une chaise de la porte parce qu'il voulait être près d'elle.

« Êtes-vous allongé ? »

« Oui. »

Il posa la tête sur le dossier de la chaise.

La voix calme de Marin lisant le livre se fit entendre.

Gerald ferma lentement les paupières en savourant sa voix.

\ \ \

« Soyez prudente. »

Marin monta dans la Voiture de Diamant, escortée par le majordome Canolam et les serviteurs.

Dia, Yuria et Elmis s'apprêtaient à la suivre, mais le duc les écarta et monta le premier.

Lorsque le grand duc s'assit en face d'elles, la Voiture de Diamant parut soudain étroite.

« Pourquoi montez-vous ici ? »

« Parce que je le veux. »

« La dernière fois, vous avez dit que c'était étroit- »

« C'est toujours étroit. Mais je veux quand même monter. »

Que pouvait-elle dire quand le duc voulait monter ?

Marin porta son regard vers le groupe à l'extérieur de la voiture.

« Marin, je monterai dans une autre voiture. »

« Nous monterons dans une autre voiture aussi. »

Sur les pas de Dia, Elmis parla, et Yuria, qui se tenait derrière, acquiesça vivement.

« D'accord. »

Alors que le duc fermait la portière de la voiture, celle-ci démarra immédiatement.

Marin plissa les yeux et fixa le duc assis en face d'elle.

« Pourquoi montez-vous vraiment ici ? »

« Parce que je veux être près de vous. »

Le duc dit ça avec nonchalance, en croisant les bras.

Marin rougit, l'air décontenancée.

Est-ce qu'il drague aussi fort que ça ?

Son cœur battait la chamade. Elle serra sa poitrine fermement, inquiète que le duc n'entende ses battements.

Ils n'étaient encore qu'un couple de fiancés, donc ils devaient continuer à jouer la comédie, mais les talents d'acteur du duc étaient parfois étonnants.

« Marin. »

« Oui ? »

Surprise, elle regarda le duc, qui penchait légèrement la tête comme s'il écoutait quelque chose.

« Aimez-vous ces mots ? »

« Quels mots ? »

« Je veux être près de vous. »

Son cœur battait encore plus fort. Taisez-vous !

« ……Non. »

Le duc resta un instant immobile, comme s'il réfléchissait à quelque chose, puis il se redressa à moitié depuis son siège.

« Que faites-vous ? »

« Expérience. »

« Q-Quelle expérience ? »

Marin écarta les yeux et observa intensément le duc venir s'asseoir à côté d'elle.

« Aimez-vous mieux si je m'approche encore plus ? »

« Oui ? »

Boum, boum, boum.

Marin fut saisie par le bruit de son cœur résonnant dans ses oreilles.

Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres.

« Vous aimez ça. »

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