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I Got a New Skill Every Time I Was Exiled

Chapitre 87

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Chapitre 87

Chapitre 87

Chapitre 87/27332%~8 min de lecture1 481 mots

« Alors, maintenant que l'accord est conclu... Tia, lâche-les. »

« D'accord. »

À mes mots, Tia relâcha la magie. Alors le lierre, y compris ceux qui ne retenaient déjà plus rien, raccourcit et disparut comme si le temps remontait. Sans rien pour les soutenir, Palm et Claude furent projetés depuis les airs, mais ils ne perdirent pas leur posture après une chute d'à peine un mètre.

« Ouf~. Enfin. Ce vieux corps ne supporte plus la contrainte. »

« Vous nous laissez partir aussi facilement ? »

Contrairement à Claude, qui tapotait légèrement son corps, Palm était légèrement boudeuse. Peut-être était-elle mécontente qu'on les traite comme juste « pas mal » et, comme elle avait raison, je répondis par une petite hausse d'épaules.

« Enfin. Je suis un homme de parole, tu sais ? »

« …… Je vois. »

Le visage de Palm s'assombrit alors qu'elle saisissait parfaitement le sens implicite : « Donc, tu tiendras ta promesse, et si tu la brises, tu sais ce qui t'attendra ? ». Voyant l'échange entre elle et moi, Toby, qui se tenait à mes côtés, marmonna soudain quelque chose.

« Mais ça, si on y réfléchit, c'est la même chose que d'accepter la première proposition, non ? »

« Hein ? C'est pas vrai, Toby. Si on avait accepté la situation à ce moment-là, c'est nous qui aurions été sauvés par eux. Mais on a vaincu l'ennemi tout seul, et en plus on a capturé ces deux-là. Ce sont des méchants qui visent ton trésor, et si on ne leur avait pas montré ce qu'on vaut, ils nous auraient trahis et te l'auraient volé en un clin d'œil. »

« Ah !? C'est vrai... Désolé. J'ai pas du tout l'habitude de ce genre de marchandage. »

« Pas de souci. Euh, mais laisse-moi te demander un truc, du coup. Pourquoi tu as ajouté Ojou-san... non, Palm, aux conditions de libération ? »

Pour montrer qu'on était clairement au-dessus, j'osai l'appeler par son nom et demandai à Toby. Celui-ci fronça les sourcils, hésitant, mais se mit à dire ce qu'il pensait.

« Ben... Je sais pas l'expliquer correctement, mais j'ai eu un pressentiment. Palm-sa... J'avais un mauvais pressentiment à la laisser partir... il y avait tellement de chemins devant moi, et j'avais l'impression qu'ils se fermaient les uns après les autres. »

« Oh... ? »

« C-C'était pas permis ? »

« Non, je suis de ton avis. Je pense que tu devrais chérir ton instinct. »

« Merci, Ed-san ! »

Je lui tape sur l'épaule, et Toby sourit tout content. Je vois, comme attendu d'un héros spécialisé dans la fuite. Sa capacité à éviter le danger était définitivement élevée.

En fait, même à mon avis, c'était définitivement pas une bonne idée de la laisser seule. Claude était prêt à tout sacrifier pour Palm, et si Palm n'était pas à ses côtés, il pourrait recourir à une sorte d'attentat suicide.

En plus, si Palm tenait aussi à Claude, elle serait assez impitoyable pour le larguer sur un claquement de doigts. Si elle avait un objectif qui primait sur Claude, elle pourrait bien choisir des mesures radicales qui incluraient la mort de ce dernier.

Il serait aussi dangereux de quitter des yeux l'une des deux personnes liées par une telle confiance qu'elles étaient prêtes à mourir ou à laisser l'autre mourir, que de combattre un pays.

...... Au fait, y'avait pas de sens à y réfléchir parce que la situation inverse n'était pas possible. Le seul moment où il aurait été acceptable de relâcher Claude avec Palm en otage, c'était s'il y avait une quasi-certitude absolue de victoire du côté de Palm. C'eût été vain d'imaginer une négociation qu'ils étaient sûrs de perdre dès qu'elle serait acceptée.

« Bon, mettons l'argent de côté pour plus tard et passons à qui en veut à Toby, d'accord ? »

« Je comprends. Alors je vous expliquerai en route. »

Même si on avait vaincu l'ennemi pour l'instant, y'avait rien de bon à rester dans un endroit pareil. Laissant le guidage à Palm et son majordome, Toby et moi nous mîmes au centre avec Tia en avant, et nous reprîmes notre route vers la ville. En chemin, Claude parla sans se retourner, et ce qu'il dit me donna mal à la tête.

« Pas possible, ils vous en veulent à ce point !? »

« Y'a des parts d'ombre, mais si anything, je pense qu'il vaut mieux partir du principe que vous êtes ciblé. »

« Haa............ »

« Hé, hé Ed ? Qu'est-ce que tu veux dire ? »

Je soupire lourdement et Tia, qui s'est approchée, me tire la manche et me pose une question. La confusion sur son visage correspondait parfaitement à mes sentiments intérieurs.

« J'aimerais bien avoir mal entendu, mais vous avez cité beaucoup de noms, non ? »

« Ah, ouais. Y'en a tellement... ben, on dirait que presque tous les pays alentour nous visent. »

« Ah, je m'en doutais. ...... »

Tia me faisait un sourire penaud pendant que je me tenais la tête dans les mains. Si c'était juste un pays voisin, ou si quelqu'un disait que même des pays qui ne partagent pas de frontière avec nous pourraient venir voler nos trésors, c'est la tête que j'aurais.

Mais, en vérité, c'était encore pas le pire. Le pire, c'était–

« C'est vrai ce que vous venez de dire ? »

Toby, le teint très pâle, demanda à Claude avec un léger tremblement dans la voix. J'y crois pas, j'veux pas y croire. Toby n'arrivait même plus à cacher ces pensées, mais Claude secoua la tête sans pitié.

« Bien sûr. Je ne vous mentirai pas, puisque vous m'avez relâché à ces conditions. »

« M-mais ! C'est... Pas possible, le royaume d'Osperanto nous en veut aussi...... ! »

Le royaume d'Osperanto..... c'était, le pays où nous étions maintenant, le pays qui avait demandé à Toby de transporter le trésor. C'était tout naturel qu'il ne puisse pas garder son calme si la personne qui lui avait demandé ça visait ce qu'il transportait.

« C'est comme ça dans le pays. Je sais pas s'il y a des factions qui veulent s'en débarrasser en douce et d'autres qui veulent l'utiliser, ou s'ils veulent utiliser Toby-sama comme appât pour créer le fait que c'était "volé" afin de cacher que tout le pays compte l'utiliser. »

« ...................... »

Toby baissa la tête, abattu, face à Palm qui parlait froidement mais factuellement. Ses pas étaient bien lourds, même s'il nous restait encore un bon bout de chemin jusqu'à la ville.

« Des preuves... vous en avez ? »

Même s'ils disent qu'il n'y en a pas, y'avait pas de retour en arrière possible. Même ainsi, la réalité de la question de Toby, qui conservait encore une lueur d'espoir, fut confrontée sans merci.

« J'en ai. Il semble que la boîte dans laquelle il est placé a été modifiée. »

« ... celle-ci... ? »

Mais quand même, même ce qui aurait dû être un rayon d'espoir fut brisé facilement, et Toby sortit une petite boîte de sa poche, la voix et les mains tremblantes.

La boîte en métal noir était solide et luxueuse, mais en même temps, elle avait quelque chose de sinistre. Tia s'adressa à Toby, qui la fixait intensément.

« Hé, une minute ? »

« ... Quoi ?

« Je sais que j'ai dit tout à l'heure que je ne demanderais pas, mais on est venus jusqu'ici et je veux savoir ce que c'est que "ça". Tu veux pas savoir, toi aussi, Ed ? »

« Hein ? Je suppose. Palm et Claude ont l'air de savoir ce que c'est, juste moi et Tia, qui escortons Toby, on sait pas. C'est pas comme si on était en sécurité si on sait pas, vu qu'on s'est déjà battus contre l'Empire. Hé, Toby, dis-le. C'est quoi, ce truc ? Qu'est-ce que tu transportes ? »

C'est un fait que même Toby, qui a passé un long temps avec moi au premier tour, n'a pas pu me dire. Mais maintenant que j'y pense, c'était seulement possible parce que Palm et Claude s'occupaient de presque tous les emmerdeurs, et que j'étais juste un outsider jusqu'au bout.

Mais pas maintenant. Tant que je me bats pour protéger Toby, Tia et moi sommes tous les deux impliqués. Si on se fait capturer par l'ennemi, on ne pourra jamais faire la demande commode de dire qu'on ne sait rien, qu'on n'a rien entendu, et qu'on devrait être relâchés.

« ........................ Je comprends. »

Le plus long silence de tous les temps. À la fin, Toby dit avec détermination.

« Ce que je transporte, c'est le... cœur du Roi Démon. »

(T/N: QUOI !???

« Quoi !!? »

La réponse qui m'est parvenue après 100 ans était bien plus grande que je ne l'avais imaginé.

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