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I Don’t Want to Become a Villainess, So I Aim at Becoming a Perfect Lady Together with the Prince!

Chapitre 63 : Tu es vraiment aimée du prince

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Chapitre 63

Chapitre 63 : Tu es vraiment aimée du prince

Chapitre 63/8178%~6 min de lecture1 088 mots

« Non. C'est la première fois que je viens au château. Comme tu le sais, Lili, je ne vais guère qu'à l'orphelinat... Je n'ai pas beaucoup d'occasions de rencontrer des gens... »

« C'est vrai. »

J'acquiesçai.

Chloé fronça les sourcils, le visage amer.

« Je croyais qu'il attendait quelqu'un d'autre et j'allais passer mon chemin, mais pour je ne sais quelle raison, il m'a adressé la parole. Je ne savais plus quoi faire. »

Elle était déjà nerveuse à l'idée de son entrée dans le monde ; se faire aborder à brûle-pourpoint par le Second Prince était une infortune inouïe.

Autrefois, je l'aurais accepté avec arrogance comme allant de soi, mais je sais à présent que ce serait stupide, et l'honnête Chloé n'en serait de toute façon pas capable. L'idée ne l'effleurerait même pas.

Si c'était moi aujourd'hui... je crois que j'adopterais la méthode passive : en faire juste assez pour ne pas offenser, puis feindre un malaise et rentrer au manoir.

Je ne pouvais pas me montrer grossière envers le Second Prince, et cela rejaillirait aussi sur mon père. Tout bien pesé, je ne pouvais rien faire d'inconsidéré.

« ...Cela a dû être difficile. »

Je le pensais du fond du cœur, et Chloé hocha la tête avec gravité.

« Terriblement. J'avais l'impression que j'allais mourir. J'étais si heureuse quand tu es arrivée, Lili. »

Elle me serra fort les mains et sourit, l'air sincèrement heureuse.

Savoir que ma présence aidait Chloé me rendait heureuse. À cette pensée, je lui serrai les mains à mon tour.

Tandis que nous parlions, Al, qui s'entretenait avec le prince Wilfred, se retourna et me dit :

« J'ai encore deux ou trois choses à régler avec mon frère, alors profites-en pour aller saluer Victor. Il semble être seul en ce moment. »

En suivant le regard d'Al, je vis mon frère non loin. Il n'y avait personne à ses côtés. Il avait dû me remarquer, car lorsque nos yeux se croisèrent, il m'adressa un petit sourire.

Je reportai mon regard sur Al. Il jeta un œil à Chloé et me souffla discrètement : « Emmène-la avec toi. »

Je compris qu'il cherchait à offrir à Chloé un répit loin du prince Wilfred, ne serait-ce qu'un moment, et j'acquiesçai.

« Oui... j'y vais. Chloé, viens avec moi. Ce doit être ennuyeux de rester seule, non ? »

« Hein ? Mais... est-ce convenable ? Je ne connais pas les frères de Lili... »

Elle ne voulait pas rester seule ici. Mais elle ne pouvait pas non plus me suivre sans façon.

L'expression de Chloé le disait clairement. Alors je souris et dis :

« Ce n'est rien. Victor sait que j'ai une amie qui s'appelle Chloé. À vrai dire, si je ne te présente pas, il me le reprochera plus tard. »

« V-Vraiment ? En ce cas... »

À ces mots, Chloé acquiesça avec hésitation. Je prévins Al et le prince Wilfred que je m'absentais un instant.

Al sourit et dit : « Vas-y », mais le prince Wilfred, comme il fallait s'y attendre, n'eut pas l'air ravi.

« Mademoiselle Liz est la fiancée de mon frère, alors je suppose qu'elle peut faire ce qu'elle veut. ...Cependant, Mademoiselle Chloé. N'étais-je pas votre cavalier pour ce soir ? »

« E-Eh bien... »

C'était une façon déplaisante de présenter les choses.

Comme Chloé ne trouvait rien à répondre, le prince Wilfred insista. Al le reprit alors.

« Will, c'est indigne. Toi qui as accaparé de force le rôle de cavalier de Mademoiselle Carlyle, tu n'as aucun droit de lui faire un reproche. Lili, vas-y et emmène-la. »

« Pff ! Mon frère ! »

« Tu as encore beaucoup à apprendre sur la manière d'escorter une femme. Aujourd'hui, tu échoues sur tous les points. En tant que ton frère, je ne peux pas te donner mon aval, si bonnes que soient tes manières. »

« ... »

Froidement rabroué par Al, le prince Wilfred se tut. Al me fit signe de me dépêcher. J'acquiesçai et pris la main de Chloé.

« Allons-y. »

Je la menai vers mon frère.

Chloé, entraînée à ma suite, demanda avec une confusion non dissimulée :

« Euh, euh. Est-ce vraiment convenable que je vienne avec toi ? »

« Bien sûr. Tu n'avais pas envie de rester là-bas plus longtemps, si ? »

« C'est vrai... mais. Tout de même, passer outre les intentions du prince Wilfred... »

« Al a dit que c'était bon. Tout ira bien. »

Même pour un court moment, c'était l'occasion de l'éloigner du prince Wilfred. Je voulais apaiser Chloé autant que possible.

C'est dans cet esprit que je la réconfortai, et elle me regarda avec envie.

« ...Merci. Mais, en vous voyant ensemble pour la première fois, le prince Alan et toi allez vraiment bien ensemble. C'est beau. Même à ce bref échange, j'ai bien vu que le prince Alan tient profondément à toi. Comme c'est merveilleux. »

« De quoi parles-tu, tout à coup ? »

Je ne comprenais pas pourquoi elle disait cela.

Comme je penchais la tête, perplexe, Chloé reprit :

« Eh bien, le prince Alan s'est soucié de moi parce que je suis l'amie de Lili, n'est-ce pas ? Il aurait pu m'ignorer, moi, une simple fille de comte, et pourtant il m'a aidée ainsi. Il devait vouloir se montrer sous son meilleur jour pour Lili. C'est si beau, Lili. Tu es vraiment aimée du prince. Comme c'est merveilleux. »

« Hein, hein ?! »

Je ne m'attendais pas du tout à m'entendre dire une chose pareille.

Prise de court, je dis à Chloé :

« E-Euh... Al est... très gentil avec tout le monde... ce n'était pas particulier... »

Al est gentil avec tout le monde. C'est ce que je pensais, et je le niai, mais Chloé souriait.

« Hmm. J'imagine que c'est vrai, mais je suis sûre qu'il a agi pour Lili. Après tout, Son Altesse n'a pas cessé de te regarder. Héhé, Lili, tu t'es fiancée à quelqu'un de merveilleux. Honnêtement, ç'a été un peu éprouvant, mais je suis vraiment heureuse d'avoir pu constater que tes fiançailles sont heureuses. »

« ...Merci. »

Que mon amie fasse l'éloge de celui à qui je tiens me rendait heureuse. J'en avais le cœur tout chaud.

Comme je la remerciais, Chloé répondit :

« Que dis-tu là ? C'est moi qui ai été aidée, par vous deux. C'est moi qui devrais vous remercier. Merci, Lili. »

Et elle me rendit un sourire adorable.

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