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I Don't Want to Be a Lady

Chapitre 6

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Chapitre 6

Chapitre 6

Chapitre 6/1086%~12 min de lecture2 266 mots

Mais… il entre dans le bureau de son propre chef ?

Ce devait être son intention d'attirer l'attention dès le premier instant et de faire comme si c'était vrai. Mais ce n'est pas ce que j'avais prévu.

Debout avec le duc Kaien devant mon père, parler de notre amour brûlant et de notre accident irréversible, il a tenté d'obtenir la permission de m'épouser…

Nous avons déjà rédigé le contrat. Croya-t-il que mon père accepterait tout de suite sous prétexte que l'eau a déjà débordé ? C'est un être humain avec un cerveau gros comme un pois !

« Charter… La prochaine fois qu'on se voit, je lui arrache une poignée de cheveux ! »

J'ai une fois de plus déchaîné ma colère bouillante contre le coussin innocent. Combien de fois ai-je soufflé et haleté en le claquant au sol à plusieurs reprises.

Ma fureur s'apaisa, et il me fallut désormais calmer ma colère et me décider au plus vite. Je dois faire face à mon père.

Après un long moment, quelqu'un frappa à la porte.

« Entrez », dis-je en feignant le calme.

Ce fut le majordome qui entra en ouvrant la porte. C'était extrêmement rare qu'il vienne dans ma chambre. Il venait sans doute pour ce que j'attendais.

Comme prévu, le majordome parla avec une telle froideur qu'on n'y sentait aucune chaleur.

« Mademoiselle, le maître vous demande. »

Ce qui allait se produire était inévitable. Je devrai l'affronter avec audace si je ne peux l'éviter.

Je me levai comme si je m'y attendais et le suivis. J'aurais voulu que le temps s'arrête, mais j'étais déjà devant le bureau de mon père.

Mes mains étaient mouillées de sueur. C'était la première fois que j'agissais contre la volonté de mon père. Bien sûr, il ne me pardonnerait jamais. Je pensai qu'il ne serait pas étrange qu'il me batte à mort de sa main aujourd'hui. Mon père tuait souvent des gens à sa guise dans ses affaires, et je le savais pertinemment.

« Maître, j'ai amené Mademoiselle. »

« Faites entrer. »

Une voix glaciale se fit entendre.

Pfff. Soupirant, je parvins à mouvoir mes pieds qui refusaient d'entrer.

Grinc.

La porte derrière moi se referma. On aurait dit que mon cœur allait tomber.

Boum. Boum.

Mon cœur se mit à battre la chamade.

Mon père, le comte Bornes, était assis dans un fauteuil derrière le bureau. Le bureau était en acajou de la plus haute qualité, et le fauteuil, œuvre des meilleurs artisans de l'Empire, un meuble de luxe magnifique et somptueux. Mais l'homme qui y siégeait était le pire de l'Empire.

À cet instant, je me demandai si il ne me restait plus qu'à être battue à mort.

« Je te croyais douce, mais tu as fait quelque chose d'extrême. »

Les yeux violets et froids du comte Bornes se fixèrent sur moi. Mes yeux, qui pensaient qu'il me frapperait sur-le-champ, s'écarquillèrent.

Dans l'incapacité de saisir la situation, le comte Bornes se leva de son siège et s'approcha de moi.

Bon. Voici le début.

Il leva la main. Je fermai les yeux sans m'en rendre compte et me préparai à recevoir une gifle. Mais il ne se passa rien. Quand je les rouvris lentement, je le vis toucher mes cheveux de la main. Il les enroula autour de ses doigts, les relâcha, puis posa la main sur mon épaule.

« J'aimerais te vendre, cette garce, à l'endroit le plus sordide et le plus misérable qui soit. Après tout, au duc Kaien… Réjouis-toi d'être utile. »

Est-ce… le succès ?

Au moment où je laissai échapper un soupir de soulagement sans m'en rendre compte, les yeux froids et sanguinaires du comte Bornes se tournèrent vers mon visage. Puis il m'attrapa l'épaule brutalement.

Han !

Une douleur me traversa l'épaule comme si elle allait s'arracher. Comme prévu… La force que cet homme déployait était la même que celle qu'il utilisait pour battre les gens à mort. Mon corps trembla de douleur.

Me voyant trembler comme un insecte, il me repoussa et m'envoya valser. Il n'avait pas la once d'affection qui permet de passer aisément sur la faute de sa fille pour avoir violé son plan. Il s'arrêta à ce point seulement à cause de la valeur de sa fille comme produit.

Boum.

Je tombai par terre et restai un moment à tenir mon épaule, sans songer à me relever.

Aaargh ! C'est atroce ! Putain de salopard.

Le comte Bornes regagna son siège sans regarder ma silhouette gémissante au sol. Puis il dit :

« Philip, emmenez-la. »

Comme s'il attendait, la porte s'ouvrit, et le majordome amena des servantes pour me soutenir. Je fus traînée hors de la pièce. Pourtant, je ne sentis le soulagement de n'être pas morte qu'une fois posée sur mon lit, et je m'évanouis bientôt de douleur.

« Mademoiselle, il attend encore. »

« Oui. »

J'essuyai lentement les armes posées sur la table, ignorant la servante agitée. Chaque matin, j'étais consciente de ce qu'il faisait.

C'était déjà le troisième jour. Je n'avais pas montré mon visage à Charter malgré ses visites ultérieures. Il m'était encore difficile de bouger à cause de la douleur à l'épaule, mais je le faisais par une vindicte timide de m'avoir mise dans cet état.

Mon visage ne laissait paraître ni anxiété ni nervosité, bien que j'eusse fait attendre le duc de l'Empire pendant trois jours. Mais à ce stade, je pensais qu'il aurait compris.

Le duc Kaien, si occupé et si arrogant, venait me voir depuis trois jours ? Je peux le prendre comme des excuses à sa façon.

Moi qui rangeais les armes sur la table, j'ordonnai à Madrenne :

« Madrenne, pouvez-vous m'apporter un châle ? »

« Oui, Mademoiselle. »

L'ingénieuse Madrenne apporta un grand châle et couvrit mon épaule. Grâce à cela, les bandages ne seraient pas visibles. Je levai doucement le bras. Il n'y avait pas d'anomalie à l'os de l'épaule, mais bouger restait inconfortable.

« Faites-le entrer. »

« Oui, Mademoiselle. »

Peu après, je m'assis face à Charter de l'autre côté de la table. Tout comme quand nous avons signé le contrat il y a quelques jours.

Je fixai Charter assis en face de moi avec une mine boudeuse. Il était parfait aujourd'hui encore. On aurait dit qu'il avait planifié chaque mèche de ses cheveux peignés en arrière pour qu'aucune ne dépasse.

Vraiment, même si je le poignardais, il n'en sortirait pas une goutte de sang.

C'était une appréciation pleine de ressentiment pour un homme que tout le monde admire.

Charter posa aussi son regard sur moi. En fait, il était un peu contrarié. Il avait signé le contrat comme je le voulais. Et pour lui, la chose la plus importante en tout était l'efficacité. Il en allait de même pour nos relations. Cependant, en voyant mon expression, qui ne cachait pas mon mécontentement, il eut l'impression d'avoir fait quelque chose de travers. Mais qu'avait-il fait de mal ?

Il ne le savait pas. Son attitude indifférente m'offensa encore plus. Il ne semblait pas connaître sa faute, ou alors il était éhontément impudent. Mes doux mots ne purent sortir.

« Qu'est-ce que tu as fait, bon sang ? »

Une phrase acérée jaillit.

« Je n'ai fait qu'une offre que ton père ne pouvait pas refuser. »

Charter répondit comme s'il ne comprenait pas pourquoi j'agissais ainsi. Et je demandai : « Of… fre ?

N'était-il pas simplement sorti du manoir ? Avait-il rencontré mon père ?

Pour y penser, mon père était un scélérat célèbre pour sa cruauté dans cet Empire, et sa cruauté ne faisait pas exception pour moi. Il n'était jamais assez grand d'âme pour passer outre la rébellion de son enfant. Bien sûr, ce serait différent si vous lui payiez un prix très élevé.

« Tu offres un prix très élevé, n'est-ce pas ? Vu que je suis encore en vie. »

J'étais encore de mauvaise humeur à son égard, alors je continuai d'être sarcastique.

« Oui, c'est exact. J'ai mis en jeu la mine de diamant et la mine d'émeraude comme offre. »

Mes yeux s'écarquillèrent.

La mine de diamant dont il parle n'est-elle pas celle que je connais ? La région de Sorbe…

La mine de diamant de la région de Sorbe était la plus grande productrice de diamants de l'Empire. C'était la mine que je voulais obtenir comme compensation.

« Je pensais que ton père accepterait si j'offrais la mine de diamant de Sorbe et la mine d'émeraude de Méria. »

Finalement, je ne pus me retenir et hurlai :

« Hein ? C'est ma compensation ! Pourquoi l'as-tu fait à ta guise ! »

À cet instant, je ne manquai pas le regard que Charter posa sur moi, comme si j'étais un être pathétique qui ne connaît que l'argent, moins qu'un insecte rampant. Peu importait comment il me regardait. L'important est.

Je visais l'une de ces mines, mais pourquoi l'a-t-il donnée à mon père !

J'essayai d'apaiser mon cœur amer. Mais…

Même si mon cousin achetait ce terrain, mon cœur serait encore amer. Mais de toutes les personnes, c'est à mon père qu'il l'a donné.

Ah… mon cœur. Mon cœur me faisait si mal. Mon diamant…

La simple idée que mon père s'enrichisse me donnait la nausée. Quand je serrai les dents sous la douleur de l'estomac qui se nouait, je sentis son regard.

« Pourquoi me regardes-tu comme ça ? »

« Qu'est-ce que tu penses que j'ai vu ? »

Charter répondit effrontément, sans changer d'expression.

Qu'est-ce que tu veux dire ? Tu regardes mon visage en ce moment même.

Je ne daignai pas souligner qu'il avait une tête à avoir mâché de la merde de cheval.

Charter eut un sursaut intérieur. Il croyait avoir maîtrisé son expression, mais comment avais-je su ?

« Tu n'as pas oublié la mine de diamant dans le contrat, n'est-ce pas ? Mais pourquoi ! »

« Tu n'as pas précisé quelle mine de diamant. »

« C'est vrai, mais… »

Attends, quoi ? Donc il a d'autres mines de diamant que celle-là ?

À mesure que mes yeux s'écarquillaient, les sourcils de Charter se haussèrent fièrement.

Merde.

Bref, les choses étaient comme ça.

« Donc tu veux dire que mon père a accepté l'offre ? »

« Oui. Il a été dit que la mine de diamant devait être remise à ton père et la mine d'émeraude au prince héritier. Je pensais que si nous nous mariions, le prince héritier en serait informé. C'est pourquoi si je fais ça, ton père pourra s'en sortir, et nous pourrons avancer sans problème. »

Quoi ? Est-ce que cet homme se souciait vraiment de moi ? Mais… il n'y a aucun moyen pour mon père de renoncer à moi sauf sous certaines conditions.

Et cet homme dit que c'est parce qu'il a désespérément besoin des registres secrets. Pourtant, mon ressentiment contre lui fondit quand il fit preuve de prévenance envers moi.

« Et le lendemain même, j'ai apporté la proposition, mais pour une raison quelconque, tu ne fais que m'éviter… »

« Bon… au moins je suis encore en vie. D'abord, mon père nous a déjà donné la permission de nous marier. »

Je le coupai court avant qu'il ne puisse me réprimander. C'était parce que je pensais qu'il valait mieux l'interrompre et le faire me qualifier de grossière plutôt que de trouver des excuses pour lui.

Les yeux noirs de Charter brillèrent avec acuité.

« Il s'est passé quelque chose. »

« N'est-ce pas désavantageux si la mine a été donnée au camp du prince héritier ? Cela irait-il ? »

Je ne voulais pas y répondre, alors je changeai le sujet de la question. À cela, Charter croisa les jambes, s'appuya sur le canapé, afficha une mine indifférente et dit :

« Bah, je la récupérerai dans un avenir proche. »

Il n'y a qu'un seul moyen pour lui de récupérer la mine. Ce sera seulement quand le second prince deviendra empereur, purgera la faction du prince héritier, et saisira leurs biens.

« Ah~ Je vois. Tu parles comme si le second prince allait devenir empereur. »

« Il le deviendra. Et ce sera bien pour toi aussi. »

Charter en était certain. Mais…

« Non. Je m'en fiche de savoir qui sera empereur. La seule chose qui m'importe, c'est de recevoir la compensation. »

L'expression de Charter redevint celle de quelqu'un qui a mâché de la merde de cheval à mes mots.

À mon avis, les hommes ont tendance à ne penser qu'au meilleur et au pire avenir qu'ils peuvent prévoir. Ils ne cessent de ruminer le pire qui pourrait leur arriver pour éviter de devenir misérables.

J'ouvris alors le châle pour le montrer.

« Comme tu le vois, je ne me sens pas bien en ce moment. Je suis désolée, mais j'ai besoin de me reposer. »

Mon cœur allait sortir si je parlais plus, alors je lui demandai de partir.

« Oui, Arianne. Alors je reviendrai te voir dès que ton corps sera rétabli. »

Charter fut étrangement satisfait de ma froideur. C'était la première fois que quelqu'un lui parlait avec tant d'impolitesse. Pour une raison quelconque, il ne se sentit ni mal à l'aise ni contrarié. Au contraire, il trouva cela intéressant. Après m'avoir saluée poliment une fois de plus, il partit d'un grand pas, ouvrit la porte et quitta la pièce. Cette fois, il n'hésita pas.

Laissée seule là, je m'immergeai dans mes pensées. La crise est passée. Maintenant, je devais me préparer au pire. Parce que je refuse d'obtenir cette fin misérable.

« Alors, tout d'abord… »

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