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I Don't Want to Be a Lady

Chapitre 45

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Chapitre 45

Chapitre 45

Chapitre 45/10842%~10 min de lecture1 926 mots

Enfin, le jour était venu. Ce jour serait le plus tumultueux de l'histoire de l'Empire. Parce que c'était le jour où, pour la première fois, un titre était accordé à une femme.

« Dame ! Vous êtes… Vous êtes vraiment géniale. » Madrenne faisait tout un plat depuis le matin.

Comme convenu, Jacob avait apporté une robe la veille au soir, ainsi que des bottes et des gants assortis.

Jacob avait une mine à ne pas avoir dormi depuis quelques jours. C'est ma faute, j'ai été trop lente. Il ne pensait pas que la raison était qu'elle ne lui avait donné qu'une semaine.

La robe que Jacob avait confectionnée était véritablement un chef-d'œuvre. Elle avait une ligne stylée qui épousait parfaitement le corps d'Arianne et un tissu lisse qui montrait sans qu'il soit besoin de le dire qu'il était de la meilleure qualité. Elle était formelle pourtant élégante, avec des coutures parfaites. Il n'y manquait rien. Elle était simplement parfaite.

« C'est vraiment le meilleur. Vous êtes vraiment doué, hein ? »

J'avais jeté le ton ampoulé de la noble avant même de m'en rendre compte et je louais Jacob avec admiration.

« Mes compétences vont de soi, mais la beauté de la Dame semble faire briller ma tenue encore davantage. »

J'aimais l'allure sans prétention, honnête, de Jacob.

« C'est aussi vrai. Au fait ! J'ai décidé en regardant cette robe. Je veux que vous fassiez ma robe de mariée. Qu'en pensez-vous ? »

J'avais commandé une robe de mariée chez Gaveniel peu de temps auparavant. Mais j'avais froncé les sourcils en voyant le dessin de la robe, toute bouffante et pleine de volants. J'aurais l'air d'un énorme gâteau à la crème fouettée si je la mettais.

Ce n'est pas parce que Gaveniel était le plus célèbre que j'aimais nécessairement les robes qu'ils faisaient. Honnêtement, tout le monde veut posséder leurs robes à cause de leur renommée, mais combien les trouvent belles ? Elles étaient célèbres parce qu'elles sont chères, alors ce pourrait être se leurrer en se disant qu'elles sont jolies.

Une robe qui n'était gonflée que par une telle autosatisfaction ne me plairait pas. Mais juste à temps, je ne m'attendais pas à rencontrer un tel génie du design, si droit dans ses bottes. J'imagine que j'ai eu de la chance.

« Si vous me la confiez, je ferai de la Dame la plus belle mariée du monde. »

Aux mots de Jacob, j'esquissai un sourire satisfait.

« Le mariage aura lieu dans deux semaines. Je veux que vous me l'apportiez trois jours à l'avance cette fois. Je veux dire, il faut que je fasse des répétitions. Et merci d'avoir accepté. Pour cette robe et la robe de mariée. Sans lui, je serais allée recevoir mon titre en robe plutôt qu'en... robe. »

Jacob sourit à mes remerciements et s'inclina. « C'est plutôt moi qui devrais être reconnaissant. Merci de porter des tenues faites par moi. Alors, je reverrai la Dame bientôt avec des échantillons et des esquisses de la robe de mariée. »

Peu après le départ de Jacob du manoir, un autre invité arriva.

« Dame, une personne se présentant comme votre aide est venue. »

La servante m'informa de la visite de Bein.

« Je sors dans un instant, dites-lui d'attendre un moment. »

Madrenne commença mon maquillage et ma coiffure avec son habileté habituelle. Conformément à ma robe, mes cheveux étaient soigneusement attachés en arrière sans fioritures. Avec mes élégants cheveux argentés, un haut bleu marine brodé de fil d'or, un simple cummerbund [1] enroulé autour de ma taille, un pantalon blanc qui mettait en valeur mes jambes fines en dessous, et des bottes noires en cuir de bonne qualité. C'était l'exemple parfait de la noble.

« Maintenant, sortons. »

Comme je descendais dans le grand hall, tous ceux qui attendaient poussèrent une exclamation. Parmi eux, madame Kaien releva les sourcils, surprise, et s'approcha de moi.

« Vous me surprenez vraiment à chaque fois que je vous vois. J'aimerais vous accompagner, mais malheureusement, je n'en ai pas reçu la qualification. Je vous en prie, agissez avec assurance. »

« Oui, Mère. »

Je la saluai en inclinant légèrement le buste, suivant l'étiquette des nobles hommes.

« Penser que Charter ne t'a pas vue comme ça et est parti plus tôt… Il serait de nouveau tombé sous le charme s'il te voyait. »

De nouveau ? Je ne pense pas qu'il soit jamais tombé sous mon charme en premier lieu. Elle disait probablement ça parce qu'elle ignorait notre relation contractuelle.

« Je te verrai dans un petit moment. Alors, je pars avant qu'il ne soit trop tard. »

« Oui, vas-y. »

Comme je hochais la tête et saluais chaque personne venue me raccompagner, je vis quelqu'un qui n'aurait pas dû être là. Pourquoi es-tu ici ?

C'était Layla. C'était elle qui m'évitait intentionnellement après la compétition de chasse comme si elle ne voulait même pas me croiser. Je la fixai, légèrement surprise de la voir hors de sa chambre.

« Hmpf ! »

Layla, comme prévu, poussa un reniflement et détourna la tête.

Quoi ? Si c'est le cas, pourquoi es-tu même sortie ? Elle ne voulait même pas me croiser, mais elle est sortie pour me raccompagner… Je suppose qu'elle a dû être très curieuse à mon sujet.

Je détournai aussi la tête et me dirigeai vers la porte d'entrée. Bein attendait devant la porte. Je restai un instant, jetai un coup d'œil à Bein et dis : « Tu as bien écouté, n'est-ce pas ? J'avais peur que l'argent que je t'ai donné pour acheter des vêtements ait servi à acheter de la nourriture. »

Bein remonta ses lunettes de l'index et dit : « Je fais parfaitement ce que la Dame m'a ordonné. »

« Oui, mais je suppose que tu as oublié d'acheter des chaussures. »

À mes mots, Bein baissa les yeux vers ses pieds et dit nonchalamment : « La Dame ne m'a pas ordonné d'acheter des chaussures. »

C'est vrai, je ne lui avais pas ordonné d'acheter des chaussures. Malgré tout, quel intérêt de porter des vêtements neufs mais des chaussures usées ? C'est un type si dénué de bon sens…

Boudant de désapprobation, je dis : « Même si je ne le dis pas autant, tu devrais le faire toi-même. »

« Oui, je ferai de mon mieux. »

J'ai failli m'irriter devant l'attitude indifférente de Bein qui répondait sans conviction, mais je me retins. Tenons bon. C'est un jour important. Inutile de gâcher ton énergie ici.

La cérémonie de remise de titre serait un tournant dans ma vie. Peut-être était-ce pour ça qu'aujourd'hui, j'avais l'impression de pouvoir supporter de voir la figure du comte Bornes. Bien sûr, ce n'était que ce que je pensais.

Pas possible, il ne vient pas, hein ? Je lui jetterais mes gants à la figure si je le croisaient. Et je dirais : « Battons-nous pour le titre ! »

Après être montée dans la voiture sous l'escorte de Bein, je proposai à Bein de me rejoindre. « Nous avons un long trajet, mais ce sera ennuyeux, alors montons ensemble. Il y a quelque chose que je veux demander. »

À mes mots, les yeux de Madrenne, debout à côté de Bein, brillèrent d'anticipation.

« Madrenne, ce n'est pas toi. »

Un instant, Madrenne sembla baisser la tête et me maudire, mais comme aujourd'hui était un jour important, je décidai de laisser courir.

Bein monta tranquillement dans la voiture. Je ne pouvais pas deviner ce que pensait le jeune homme assis en face de moi. Il n'y avait aucune individualité ni volonté dans son ton ni ses gestes. faudrais dire qu'il était comme une poupée de bois maigre, sans émotions.

Cela semblait dû à ces lunettes floues qui m'empêchaient de voir ses yeux correctement. Les gens doivent se regarder dans les yeux et parler pour comprendre la vérité cachée à l'intérieur.

Finalement, je demandai, frustrée : « Tu arrives à voir devant toi avec ces lunettes ? »

Bein marqua une pause à ma question, puis dit : « Ce n'est pas pour voir. »

« C'est quel genre de connerie, ça ? »

Bein aurait dû expliquer, mais il ne sentit pas le besoin de l'expliquer, alors il se tut. Je regardai le fou, puis tournai la tête vers la fenêtre.

Après un moment de silence.

« Et les gamins ? »

À ma remarque soudaine, Bein leva la tête et me regarda. Bein, qui pensait probablement que je demandais après ses jeunes frères et sœurs, répondit calmement : « Je leur ai dit de rester tranquilles à l'intérieur aujourd'hui. »

« Hmm~ Ce gamin de Teil va vraiment écouter ? »

Bein laissa échapper un soupir bas et dit : « Je ne crois pas. »

« Pfff ! Ce gamin était d'une témérité incroyable. Il a jeté de la boue sur une noble… Malgré tout, apprends-lui à ne plus jamais faire ça. Tu sais ce que je veux dire, n'est-ce pas ? » dis-je, continuant de regarder par la fenêtre.

Bein comprit ce qu'Arianne voulait dire. Pour être honnête, il avait été vraiment surpris d'entendre toute l'histoire de Teil. Ce que Teil avait fait aurait pu entraîner une punition immédiate pour outrage à la noblesse. Même s'il était encore un enfant, il n'y avait aucun moyen que les nobles lui pardonnent.

Mais la dame des Bornes, la famille la plus maléfique de l'Empire, lui a pardonné ? En tant que jeune homme, il ne pouvait pas comprendre la raison. Bien sûr, il y avait une rumeur selon laquelle Arianne était un ange, mais la dame n'était définitivement pas un ange. Il pensait aussi que les rumeurs n'étaient pas à croire. Voyant qu'elle avait pardonné à son jeune frère et lui avait donné une chance à lui. Mais… Il ne saura pas si ce sera une vraie opportunité ou le début de sa perte tant qu'il ne l'aura pas traversée.

Le futé Bein connaissait le sens de l'octroi de titre à Arianne. Par conséquent, il n'avait aucun doute que son avenir ne serait pas radieux. Néanmoins, sa proposition était une occasion en or qu'il n'aurait jamais deux fois dans sa vie. Alors Bein décida de saisir cette opportunité activement. Il ne permettrait à rien de se mettre en travers de son chemin.

« Nous sommes arrivés. »

Le cocher annonça leur arrivée au palais impérial. Je pris une grande inspiration et dis à Bein : « Allons-y. »

Quand je descendis de la voiture, le chambellan du palais impérial vint personnellement à ma rencontre. Habituellement, le chambellan ne sortait pas pour accueillir les nobles. Ils occupaient une position importante pour servir l'empereur directement. Par conséquent, leur rang était comparable à celui d'un comte. C'était déraisonnable qu'ils viennent rencontrer un noble qui n'était venu que pour recevoir le titre de baronne. Cependant, le fait qu'une telle personne vienne à ma rencontre indiquerait que l'empereur se souciait beaucoup de moi.

« Je ne sais vraiment pas quoi faire avec le chambellan qui vient en personne. »

Quand je baissai poliment la tête, le chambellan m'accueillit avec un sourire aimable.

« Bienvenue. Sa Majesté vous attend depuis tôt. Entrez. »

J'entrai dans le palais sous la conduite du chambellan. Derrière moi, Bein me suivit avec une expression toujours insondable.

« Dame Arianne arrive. »

Alors que le chambellan annonçait mon arrivée, la porte de la cérémonie s'ouvrit.

1. Sorte de ceinture large. Elle empêche la chemise de sortir du pantalon. Se porte lors des occasions formelles.

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