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I Am Unaware That I Am the Peerless Martial God

Chapitre 970

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Chapitre 970

Chapitre 970

Chapitre 970/98698%~4 min de lecture765 mots

À ce moment-là, Yi Feng rentrait une fois de plus dans les Neuf Royaumes.

Le vent caressait les branches en chuchotant. La lumière de l’après-midi s’infiltrait entre les feuilles, laissant derrière elle des ombres mouchetées sur le sol accidenté, molles et hachées.

Un après-midi pareil aurait dû baigner dans la quiétude, avec le vent et la clarté diffusant un calme paresseux.

Pourtant…

Le vent et la clarté charriaient pourtant des rires et de la gaieté.

Les murmures galants flottaient au gré de la brise, et les taquineries des amoureux donnaient presque envie de détourner le regard.

Yi Feng regarda autour de lui, perplexe.

Combien de temps avait-il mis à quitter les Neuf Royaumes ? On eût dit que tout un univers nouveau s’y était substitué.

À cet instant précis, un couple déambulait auprès de lui, mains liées.

L’un se pavait la bouche d’une friandise qu’il proposait affectueusement à l’autre.

« Oh ! J’en suis déjà au jeûne, tu sais », gémit-elle en jouant la timide, tout en écartant légèrement l’homme de la main.

« Quoi qu’il en soit du jeûne, cette friandise regorge de mon affection pour toi », grogna-t-il entre deux bouchées, un large sourire aux lèvres alors qu’il s’avançait vers elle.

La jeune femme, rosissant, écarta les lèvres pour saisir l’offrande.

Yi Feng enfouit ses mains dans ses larges manches, suivant des yeux le couple filer à portée de bras. Il déglutit péniblement, fit claquer ses paupières et détourna brusquement le regard.

Il n’avait pas tourné la tête depuis longtemps qu’un second couple surgit : deux vieux personnages aux cheveux blancs, s’appuyant lourdement sur leurs bâtons, lançant des avances et échangeant des badinages dignes des adolescents.

Yi Feng esquiva prestement pour rester hors de leur portée.

Il semblait sur le point de céder sous son propre poids à chaque instant.

Inutile de s’embourber dans ce genre de choses…

Une bouffée de gêne rétrospective lui chatouilla l’épiderme.

À chaque angle de rue, des couples s’abandonnaient à leur bulle : murmures galants aux balcons, étreintes contre les murs, complicité bruyante dans les artères…

Un frisson parcourut l’échine de Yi Feng, qui pressa le pas pour gagner la sortie.

Les Neuf Royaumes s’étaient-ils métamorphosés en quartier de plaisirs ?

Toutefois, il ne pouvait s’y attarder. Sa priorité absolue demeurait la quête du sage légendaire, l’Empereur Blanc.

Hélas, malgré toutes ses recherches, il ne parvenait pas à mettre la main sur la moindre trace des pas de l’Empereur Blanc.

Évidemment.

Une figure sacrée telle qu’elle devait nécessairement voir affluer une ribambelle de flatteurs à sa poursuite. Elle ne livrerait jamais sa position sans combattre.

Les approches habituelles seraient vouées à l’échec.

Il lui fallait une méthode… atypique.

Quelque chose d’un poil… peu recommandable.

Par exemple, réussirait-il à localiser la sépulture ancestrale de l’Empereur Blanc pour y exhumer les ossements ?

Ou bien, à l’instar du rapt de Piaomiao Hong, pourrait-il mettre la main sur les membres de la famille impériale pour en faire des otages ?

Cela permettait d’éviter de la traquer : elle accourrait tout droit vers lui, furieuse.

Certes, la démarche prêtait au reproche. Mais dès lors qu’il aurait touché au seuil de l’immortalité, il trouverait bien moyen de s’acquitter de sa dette.

Yi Feng s’accorda mentalement une petite tape dans le dos, ravi de sa trouvaille.

Pour l’heure, toutefois, Piaomiao Hong…

D’après les prévisions de sa destinée, son trépas ne tarderait que de trois jours.

Trancher le cordon à si court terme, tout en attendant le coup de grâce dans cette nécropole hérissée de lames, aurait terrifié n’importe quel individu sain d’esprit.

Piaomiao Hong, elle, avait pourtant contemplé d’innombrables compatriotes emprunter ce même sentier depuis l’aube de sa vie. Elle s’en était définitivement accommodée.

Même si un résidu d’hésitation et d’attachement persistait au fond d’elle, il s’agissait là du lot assigné à la lignée des Piaos.

Puisqu’elle ne pouvait contredire le cours des choses, mieux valait l’accueillir sans trembler.

Le temps fila à vive allure.

En un clin d’œil, le jour fatidique de sa destinée tomba.

Piaomiao Hong balaya du regard les reliques osseuses de ses ancêtres.

Sa dernière heure venait de sonner.

Si le destin l’inscrivait indubitablement sur son registre pour cette journée, victime de la malédiction, l’heure précise de son extinction demeurait inconnue.

Le coup pouvait tomber à tout instant.

Lorsque la malédiction se déclencherait, elle rejoindrait la foule innombrable des ossements enfouis dans ce cimetière de lames.

Deux heures s’écoulèrent.

Piaomiao Hong demeura immobile, patientant.

Deux nouvelles heures s’enfuirent.

Pourtant, rien ne se produisit.

Chaque heure qui s’ajoutait n’apporta aucune modification.

Jusqu’à ce qu’enfin…

L’ultime heure de la journée sonna.

Traduit par Dao Qing Trad — soutenez leur travail en les suivant.

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