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Henkyou no Roukishi

Chapitre 179

Henkyou no RoukishiHenkyou no Roukishi
Chapitre 179

Chapitre 179

Chapitre 179/18696%~19 min de lecture3 662 mots

Les regards des deux chevaliers saints, Ulbert Martin et Ogisuba Terano, étaient fascinants.

Au début, l'attitude des deux chevaliers saints qu'on avait amenés auprès de Bald, sans être ouvertement méprisante, laissait transparaître un sentiment de supériorité évidente.

Ils avaient dû être surpris, et bien plus encore, de voir un village aussi prospère et important dans une région aussi reculée, mais au moment de rencontrer Bald, cette surprise s'était effacée pour laisser place à un regard hautain, comme s'ils regardaient depuis le haut vers le bas.

On comprendrait en imaginant le chevalier provincial Bald pénétrant pour la première fois dans le palais royal de Parzam.

Sa grandeur et son élégance raffinée l'avaient littéralement stupéfié.

Il savait bien que la valeur d'un bâtiment et celle des humains qui l'habitent sont deux choses distinctes, mais face à une architecture aussi écrasante, on ne peut s'empêcher de ressentir une crainte révérencieuse.

Un palais somptueux et complexe fait respirer l'histoire et la culture accumulées, et suggère même la profondeur de la conscience et des connaissances de ceux qui y vivent ; une telle sensibilité n'est pas à prendre à la légère.

L'impression des deux chevaliers saints visitant Fyuarion était exactement l'inverse.

Quoi.

C'est grand, oui, mais n'est-ce pas construit comme la maison d'un chef de village campagnard ?

Même en voyant le manoir où vivent Bald et Juruchaga, s'ils pensaient cela, ce n'était nullement une erreur.

En réalité, à Fyuarion, le manoir du seigneur n'est que de ce niveau.

Même le château de la maison Terucia de Pakla, où Bald avait grandi, par son architecture comme par son mobilier, dégageait un charme né de la beauté et de l'ancienneté qui ne manquait pas d'émouvoir quiconque le voyait.

Il y régnait une sérénité, comme si le bâtiment respirait avec les plantes de cette terre depuis des temps immémoriaux.

Une telle fusion entre le bâtiment et la terre ne naît pas en dix ou vingt ans.

Et qui plus est, la pièce où on les avait guidés était au rez-de-chaussée.

Pour peu qu'on soit une maison digne du nom de seigneur, on fait tout pour avoir un étage.

Le rez-de-chaussée est l'espace où vivent les domestiques, où ils cuisinent, lavent ; l'étage, lui, est l'espace de la noblesse.

Certes, c'est du bon sens dans les Plaines centrales, mais pas nécessairement en terres frontalières ; trotzdem, la construction du manoir du seigneur de Fyuarion est d'une simplicité excessive.

Ce manoir principal a été bâti à la hâte, et il est vrai que cette ville n'a pas d'histoire, donc rien à redire.

De plus, documents, armes et armures sont fourrés çà et là en désordre, et des meubles ajoutés après coup obstruent les passages.

On ne peut qu'être consterné d'accueillir des chevaliers saints venus de loin, du territoire autonome du temple de Mercano, dans une telle pièce.

Pourtant, leur attitude changea lorsqu'ils rencontrèrent Bald.

Face à Bald, une lueur d'étonnement apparut dans les yeux des deux hommes.

Leur salut envers Bald, qui s'était levé pour les accueillir, tout en conservant la dignité de chevaliers supérieurs d'une grande puissance, était empreint d'une politesse amplement suffisante.

Les salutations échangées avec Bald étaient humbles, et leur attitude pour converser témoignait de respect.

—— Bon, bon. C'est flatteur, mais c'est une bonne chose pour Fyuarion. Ça veut dire que même un vieux comme moi a encore un rôle à jouer.

Bald lui-même ne pensait qu'une chose : son grand corps et ses vieilles cicatrices au visage devaient leur faire ressentir inconsciemment sa vertu martiale.

Mais c'était autre chose.

Le cœur et le courage de Bald, forgés face à des ennemis au-delà de l'imagination, avaient atteint le domaine divin, et tout chevalier qui sait voir en percevait clairement les éclats.

En réalité, les deux chevaliers saints avaient dû mobiliser une force mentale considérable pour ne pas s'agenouiller devant Bald.

Cela dit, leur propre prestige martial était remarquable, et on aurait cru sans mal qu'ils étaient les chevaliers représentant leur pays.

Si de tels chevaliers pullulent, la puissance du temple de Mercano est prodigieuse.

Or, leur attitude changea radicalement lors du banquet.

D'abord, ils parurent déconcertés.

Guidés à table, ils ne virent qu'un couteau et une fourchette posés discrètement.

Et cette fourchette, qui plus est, avait quatre dents.

À ce stade, l'absence de petites assiettes leur parut étrange.

D'ordinaire, les plats froids sont alignés à en cacher la table, et les plats chauds sont apportés juste avant que les invités ne s'assoient.

Or, la table était totalement vide de tout mets.

Une fois assis, du vin fut servi.

Bien sûr, du vin de Fyuarion.

Sur l'initiative de Bald en tant qu'hôte, on porta un toast, et les serviteurs entrèrent pour servir le premier plat avec une rapidité et une fluidité parfaites.

Du jambon cru de porc de Fyuarion garni de légumes de printemps.

Les deux chevaliers restèrent sans voix devant la beauté du dressage.

Voilà.

Ici, à Fyuarion, la cuisine pour les invités est un véritable chef-d'œuvre.

Les plats froids sont frais et croquants, tout en possédant une tendreté moelleuse.

Portés hésitamment à la bouche, leur saveur intense et profonde ne laisse d'autre choix que de vider l'assiette dans un état second.

Dès le premier plat, Camra avait conquis le cœur des convives.

Cette délicatesse raffinée n'a rien de truqué.

L'ordre des plats qui s'enchaînent, les modes de cuisson, le dressage, les serviteurs entraînés à la perfection.

Tout y condense la quintessence d'une culture à donner le vertige.

Les deux chevaliers venus du plus ancien pays des Plaines centrales apprirent que Fyuarion, lui aussi, possédait une culture.

Mais ce qui changea finalement leur regard sur Fyuarion en un regard respectueux, ce furent sans doute les chevaliers et les jeunes gens aspirant à le devenir.

La gravité du chevalier Helidan, l'aura martiale extraordinaire du chevalier Bantsuren, la prestance des chevaliers Kizumerutoru et Noa, ils y avaient ressenti quelque chose de fort.

Et devant les jeunes talents que sont les chevaliers Taranka et Kuinta, ils avaient affiché leur surprise, tout en s'émerveillant de l'ardeur de ceux qui les suivaient.

« Fyuarion recèlerait-il un secret pour former de si magnifiques chevaliers ? »

Ils en étaient venus à le dire, mi-plaisantant, pendant le repas.

Mais c'est exactement cela.

Ici, à Fyuarion, les jeunes chevaliers sont des chevaliers spéciaux, élevés dans un environnement spécial.

Les maisons chevaleresques de lignée portent un poids d'histoire étonnant.

Depuis des temps qu'on ne saurait dater précisément, elles ont joui du pouvoir et de la richesse.

C'est pourquoi les chevaliers ont souvent une arrogance indécrottable mélangée à leur sang.

Dans n'importe quel pays, n'importe quel territoire, plus la maison est noble, plus c'est vrai.

Même à Pakla, territoire constamment menacé par les bêtes magiques, on ne peut dire que les chevaliers étaient exempts d'une certaine arrogance agaçante.

Mais en voyageant à travers les pays, Bald comprit que Pakla était miraculeusement un lieu où se rassemblaient des chevaliers d'une intégrité rare.

Dans n'importe quel pays, des tréfonds des maisons chevaleresques émane une odeur de moisi indélébile.

Elle émousse et stagnne le cœur, la technique, l'ambition, et cette noblesse qui consiste à risquer sa vie à tout instant pour son seigneur et son peuple.

Mais les chevaliers élevés à Fyuarion sont différents.

Ici, il n'y avait aucune tradition.

Nulle part de mauvais modèle à suivre.

C'est le chevalier Helidan, premier chevalier de la maison Orgazard, qui a dirigé l'ensemble des chevaliers d'ici.

Le chevalier Helidan était à l'origine un chevalier célébré pour sa noblesse, et il a dû viser à former ici le chevalier idéal.

Les chevaliers d'ici croient purement au code de chevalerie et tentent de vivre selon lui.

C'est un lieu où c'est possible.

Et leurs maîtres d'armes sont Kâzu Roen et Bantsuren Daie.

Ils s'émerveillent de la technique et de la force physique de leurs maîtres, et croient fermement qu'en s'entraînant, ils pourront atteindre ce niveau.

Le pouvoir de la croyance est terrifiant ; les jeunes chevaliers de Fyuarion montrent une croissance telle qu'on se demande s'ils ne rattraperont pas un jour vraiment Kâzu et Bantsuren.

Doriatesa a bien saisi ce point, et tout en voulant leur confier des responsabilités au plus vite, elle se retient et les forme patiemment.

Dans dix ans, on ne peut même pas imaginer quel ordre de chevaliers aura vu le jour ici.

C'est donc naturel que les chevaliers saints s'en émerveillent.

Pourtant, il y a un chevalier vers qui ils portent un regard de mépris.

Kâzu.

Ils devaient être vivement intéressés par le chevalier qui accompagne la princesse.

Mais l'homme qu'on leur présenta portait une misérable armure de cuir, était maigre et décharné, et ne savait pas parler.

On ne ressentait pas le moindre éclat de prestige martial.

Même en lui parlant, pas de réaction notable.

Les deux en furent complètement déçus et décidèrent pratiquement d'ignorer Kâzu.

Le regard qu'ils posaient parfois sur lui était clairement teinté de dédain.

Bald en fut d'autant plus admiratif de voir Kâzu ne pas broncher sous de tels regards.

2

Alors que les préparatifs du départ d'Adorukâzu et la reprise des seigneuries des deuxième et sixième districts avançaient à un rythme effréné, un chevalier de la maison Fafarên vint.

C'était en réalité un émissaire de la marquise Carîem, apportant la nouvelle que l'épouse de Tempel-eido était décidée.

La princesse Nôrafuriza, dernière fille du comte Tarusukano.

Qui plus est, c'était une cousine de Doriatesa.

Doriatesa fut extrêmement surprise d'entendre ce nom.

Sans vouloir être impolie, ce mariage, vu du côté de l'empire Goriola, n'avait absolument aucun équilibre ; ce n'était pas une princesse qu'on marierait à un chevalier d'origine inconnue dans un lieu aussi reculé.

Mais en lisant la lettre de la marquise Carîem, elle comprit le fin mot de l'histoire.

Cette princesse avait un petit quelque chose de particulier.

Elle était belle et en bonne santé, mais c'était une fille étrange qui adorait le commerce ; ayant repéré l'explosion récente du commerce avec Parzam, elle avait apparemment fait des gains considérables.

Mais elle avait un peu trop forcé.

Cela avait pris la forme d'une spoliation des privilèges de plusieurs nobles, et son père le comte lui avait ordonné une retraite.

Elle avait déjà vingt ans, et à ce rythme, elle manquerait complètement l'âge du mariage.

Pour être précis, elle n'avait aucune perspective de mariage.

Mais la marier à quelqu'un de trop bas dans la capitale blesserait la dignité de la maison.

Pour toutes ces raisons, le comte comme la personne concernée étaient fort enthousiastes à l'idée qu'elle épouse ce jeune homme qui, sous la protection du commandant en chef allié Bald Roen, avait ouvert un nouveau territoire.

Dès que les préparatifs seraient prêts, elle viendrait de ce côté ; selon l'émissaire, elle avait déjà quitté la capitale.

C'étant un cortège nuptial accompagnant la princesse, le voyage prendrait probablement trois mois.

C'est-à-dire qu'elle arriverait vers le début ou la mi-juillet.

Lorsqu'on appela le chevalier Garukusu pour lui annoncer la nouvelle, il fut très surpris, et en même temps ravi.

En tant qu'épouse de son seigneur respecté, une belle princesse de haut rang arrivait de la capitale d'une puissante nation du centre du continent.

Il n'y avait pas de raison de ne pas être heureux.

3

Le temps des préparatifs passa comme une tempête, et le jour du départ arriva.

Sur la vaste place devant le manoir principal de la capitale Zaria, ceux qui partaient et ceux qui restaient s'étaient rassemblés.

Les deux chevaliers saints étaient simplement stupéfaits.

C'était inévitable.

La voiture d'Adorukâzu était d'une luxueuse fabrication.

On voyait que les artisans s'étaient surpassés, les décorations étaient magnifiques.

Derrière elle suivaient les voitures contenant les biens d'Adorukâzu.

Quarante voitures.

Les chevaliers Noa, son fils aîné Dari, son second fils Goa, son troisième fils Baru, les accompagnaient bien sûr à cheval.

Les voitures de leurs épouses, enfants et domestiques étaient au nombre de dix-huit.

De plus, vingt-six charrettes transportaient les biens et la nourriture des vassaux.

Quarante soldats étaient en voiture ou à cheval.

Le fait qu'il n'y ait pas un seul piéton racontait la richesse de ce convoi.

« Tout cela serait les biens et les vassaux d'Adorukâzu-sama ? »

Murmura le chevalier Ulbert, hébété. Le chevalier Kizumerutoru lui adressa la parole.

« La maison Roen a été chargée par la maison Orgazard de la seigneurie de deux villes de ce Fyuarion.

Ulbert-dono.

Il va de soi que tous les vassaux de la maison Roen accompagnent Adorukâzu-sama, mais si on faisait cela, Fyuarion ne tiendrait plus.

C'est pourquoi Kâzu-sama a ordonné à ce Kizumerutoru et à sa faction de rester ici.

Comprenez-vous dans quels sentiments j'accompagne Adorukâzu-sama de mes vœux ?

De même, le chevalier Noa emmène sa famille, mais laisse la plupart des domestiques.

Il laisse la quasi-totalité des biens pour que la ville tienne après son départ.

Ce n'est pas tout.

Savez-vous combien de gens du territoire ont souhaité partir ensemble ?

Tous ces gens du territoire aussi sont laissés ici.

Sachez que ce qui part avec Adorukâzu-sama vers le territoire autonome du temple de Mercano n'est qu'une infime partie des biens de ce jeune seigneur. »

Le chevalier Kizumerutoru dit cela, mais Bald sait que Kizumerutoru lui-même a ramassé des biens pour les charger dans les voitures d'Adorukâzu.

3

Les personnes principales forment un cercle pour voir partir Kara et Adorukâzu.

Derrière eux, d'innombrables gens du territoire regrettent la séparation.

Après avoir achevé une série de salutations, Kara tenta de dire adieu à Kâzu une dernière fois, mais Kâzu l'arrêta et lui fit signe par un geste de lever Adorukâzu.

Lorsque Kara leva Adorukâzu et le tourna vers Kâzu, ce dernier recula de quinze pas, et d'un mouvement fluide, tira l'épée magique Van Fleur.

Puis, de la main droite, il la brandit haut, fit un pas en avant du pied droit, tira grandement la main gauche, et abattit l'épée de la main droite.

Un mouvement lent, mais sans la moindre ouverture, un mouvement parfait.

Kâzu, dans la continuité de ce mouvement, projeta la main gauche en avant, enfonça le pied gauche, et leva à nouveau l'épée de la main droite.

Ah, ah !

Bald comprit ce que faisait Kâzu.

C'était un entraînement aux formes.

Pourtant, quel mouvement de corps entier.

L'enchaînement des mains, des pieds, du torse, de la tête.

Ne serait-ce que la main gauche, son mouvement de balancement et de rentrée est relié au mouvement de l'épée de la main droite.

Dans le combat réel, cela se transforme en mouvement de coude ou se fond dans le maniement du corps, devenant invisible.

Mais en montrant ainsi les mouvements de base de l'entraînement aux formes, le secret de l'épée de Kâzu devient clair.

Comment la puissance se transmet à l'épée à travers le mouvement de tout le corps.

Je vois, l'épée à une main de Kâzu Roen se manie ainsi.

L'épée à une main du chevalier en armure avec bouclier se manie, pour le dire simplement, avec la main droite seulement.

Bien sûr, les mouvements des pieds et des hanches sont nécessaires, mais la main gauche et les pieds ont chacun leur rôle propre.

L'épée que brandit Kâzu est différente.

Toutes les parties du corps agissent et coopèrent pour l'épée que brandit la main droite.

C'est pourquoi l'épée à une main de Kâzu contient le poids, la vitesse et la technique de tout le corps.

C'est véritablement une épée de corps entier.

Cette forme le montre.

La première forme s'acheva, et il passa à la suivante.

Cette fois, un coup oblique descendant.

Des coups descendants gauche et droit s'alternent.

D'une beauté de mouvement indicible.

Cela fait près de vingt ans qu'il connaît Kâzu, mais Bald n'a jamais vu son entraînement.

Kâzu ne montre son entraînement à personne.

Il en comprit la raison.

Cela ne peut pas être montré.

Si on le montre, le secret de la technique de Kâzu est volé.

Cette forme a dû être créée par son grand-oncle Kantoruedda, et perfectionnée par Kâzu.

Probablement, elle ne devait être montrée à personne.

Pourtant, maintenant, Kâzu la exécute devant les gens.

Dans quel but.

C'est évident.

Pour la graver dans les yeux d'Adorukâzu.

La silhouette de son père Kâzu maniant l'épée.

Bien sûr, Adorukâzu, un an et demi, ne peut rien comprendre.

Mais quand même, Kâzu danse les formes pour les graver sur ses paupières.

Oui.

Ce n'est pas de l'entraînement aux formes, c'est une danse des formes.

Le chevalier Noa, le chevalier Dari, le chevalier Goa, le chevalier Baru, fixent les mouvements de Kâzu comme pour les absorber.

Ils devront un jour transmettre correctement ce don de Kâzu à Adorukâzu.

L'intensité de leur regard montre qu'ils comprennent leur rôle.

Non.

Pas seulement pour Adorukâzu.

Ici, maintenant, outre la famille Noa, de nombreux chevaliers sont présents.

Le chevalier Helidan, le chevalier Bantsuren, le chevalier Taranka, le chevalier Kuinta, le chevalier Seto, l'aspirant chevalier Nûba.

Le chevalier Kizumerutoru, le chevalier Tsurugatoru, le chevalier Hangatoru, le chevalier Torigatoru.

La danse des formes de Kâzu est aussi un cadeau d'adieu pour tous ces chevaliers.

La danse des formes de Kâzu continue.

En la regardant, Bald pensa.

Quel genre de sentiments a-t-il portés pour polir son art martial ?

La technique qu'il cultiva dans sa jeunesse ne put protéger son pays, Zalban périt.

Il ne put accomplir son devoir d'épée du roi.

Ce à quoi il devait loyauté disparut de la surface de la terre.

Au milieu d'une perte et d'un vide sans fin, cet homme vécut en s'accrochant aux mots de son maître Kantoruedda : « Polish ton épée. »

Atteindre le sommet de l'art de l'épée.

Seulement cela lui permit de survivre tant bien que mal.

Quelle était la force que cet homme visait ?

L'ennemi n'est plus là.

Il n'y a pas d'ennemi à abattre.

La vengeance est interdite, donc le général de la convoitise et Shinkai ne sont pas des ennemis pour Kâzu.

Donc la force que Kâzu visait n'est pas celle de vaincre le général de la convoitise.

Une force à laquelle rien en ce monde ne peut résister.

Une force pour lutter contre le désespoir qui cherche à le dévorer lui-même.

Une force pour balayer toutes les injustices qui tourmentent les humains.

C'est probablement une telle force qu'il chercha en polissant son épée.

Mais l'art de l'épée poussé à l'extrême était aussi une lame qui le condamnait lui-même.

Avec un tel pouvoir, qu'as-tu fait.

Qu'as-tu pu faire.

De telles questions devaient tourbillonner en lui.

C'est pourquoi apprendre l'existence des survivants de Zalban fut un salut pour cet homme.

Connaître l'existence de la princesse de sa lignée fut aussi un salut.

Il y a des gens qui ont besoin de sa force.

Il y a des gens qui ont été spoliés.

Pour ces gens, il peut rendre utile son art de l'épée poussé à l'extrême.

Quelle joie, quel salut ce fut.

C'est pourquoi, lorsque les combats pour ces gens prirent fin, un vide encore plus grand s'installa dans la poitrine de cet homme.

À ce moment, cet homme rencontra Bald.

Les dieux les firent se rencontrer.

Cet homme mit toute sa technique au service de Bald.

Pour faire gagner Doriatesa au tournoi martial des marches.

Pour faire reprendre le château de Mejia par Godon.

Pour protéger la vie de Jururan et accomplir son hégémonie.

Pour protéger les peuples des Plaines centrales de la grande armée des bêtes magiques.

Pour vaincre le général de la convoitise et mettre fin à la guerre des nations.

Vraiment, la technique sans égale de cet homme fut utile.

Au milieu de ces combats menés jusqu'au bout, cet homme grandit encore.

Il défia, apprit, se forgea.

La technique de ce longévité épéiste est maintenant au sommet de sa maturité.

Sois fier, Kâzu Roen !

Grave ta technique dans les yeux des chevaliers ici présents.

Tout comme un humain qui rencontre une beauté surnaturelle ne peut oublier ce souvenir un instant sa vie durant, ta danse de l'épée sera gravée dans le cœur des chevaliers et ne sera jamais oubliée.

Finalement, la danse des formes de Kâzu compta sept formes d'attaque, cinq de parade-esquive, trois d'attaque spéciale, et deux formes composites, dix-sept au total.

Les chevaliers qui regardaient s'étaient mis à genou sur le genou droit sans s'en rendre compte.

Les deux chevaliers saints en firent de même.

Le chevalier saint équivaut à un chevalier supérieur dans les autres pays.

Les chevaliers supérieurs ne font presque jamais ce salut qu'au souverain.

Le chevalier Helidan aussi est à genou.

Derrière les chevaliers, la foule aussi est à genou.

Tous regardent la danse des formes de Kâzu.

Après avoir achevé toutes les formes, Kâzu remit son épée au fourreau et s'approcha de Kara qui se tenait devant la voiture.

En chemin, le chevalier saint Ulbert dit :

« Kâzu Roen-sama.

Votre fils, nous le prendrons certainement en charge. »

avec une voix empreinte de révérence. Kâzu se tourna légèrement vers Ulbert et lui offrit un doux sourire.

Dans la voiture, l'épée que le forgeron Zendatta a dédiée à Adorukâzu est appuyée.

Kâzu la prit en main, et à la place, déposa l'épée magique Van Fleur dans la voiture.

Kâzu venait de léguer l'épée magique Van Fleur à Adorukâzu.

Kara écarquilla les yeux, muette de stupeur.

Bien sûr, Kara sait quelle épée c'est.

Ensuite, Bald s'approcha de la voiture, retira le bracelet de Yana de son bras et le donna à Kara.

Pour Adorukâzu qui va grandir dans ce lieu inquiétant qu'est le temple de Mercano et y bâtir sa place, ce trésor secret sera un allié puissant.

Les yeux de Kara s'écarquillèrent à en déborder.

Bald jeta un coup d'œil à Kâzu.

Kâzu semblait vouloir dire quelque chose.

Il regardait Bald, puis Adorukâzu.

Hum.

Y avait-il quelque chose qu'il avait oublié de dire ?

Bald réfléchit un moment.

Et eut une illumination. Il dit alors à Kara et au chevalier Noa :

Quand Adorukâzu sera adulte et deviendra chevalier, qu'il porte le nom de chef de la maison Roen.

Tous deux hochèrent la tête avec force.

Kâzu aussi hocha la tête.

Ainsi, Kara, Adorukâzu et leurs vassaux partirent en voyage, emportant les deux trésors secrets et de nombreux biens.

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