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Fluffy Paradise

Chapitre 7 : Allons à l'école, côté Sœurette

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Chapitre 7

Chapitre 7 : Allons à l'école, côté Sœurette

Chapitre 7/888%~16 min de lecture3 161 mots

L'endroit où Frérot et les autres m'ont emmenée, c'était un colisée. Un vrai.

Enfin, pourquoi est-ce qu'il y a un truc pareil dans une école ?!

Hein ? C'est un vestige de l'époque où c'était le palais ?

Non mais quand même, c'est bizarre, non ?

À l'entrée du colisée, Papan et Maman nous attendaient.

J'étais dans les bras de Vi, le prince sadique, alors je crois bien qu'ils ont été surpris tous les deux.

Mais sans en laisser paraître la moindre miette, ils se sont inclinés avec la déférence due à des vassaux.

Papan a posé le genou gauche à terre, la main droite sur le cœur, le buste plié.

Ça se voit souvent dans les films qui se passent au Moyen Âge, ce geste-là.

Maman, elle, a soulevé sa jupe des deux mains, s'est mise à demi accroupie et a incliné la tête.

Un geste d'une élégance folle, mais ça doit être une torture ! Parce qu'il faut tenir la position jusqu'à ce qu'on vous y autorise, vous vous rendez compte ?

Moi aussi, on va bientôt me faire apprendre les bonnes manières et tout le reste, mais mon moral a déjà rendu les armes…

« Aujourd'hui, je ne suis pas ici en tant que prince héritier, mais comme simple élève de l'Académie. Je veux donc que vous nous guidiez, vous aussi, non pas en sujets, mais en anciens élèves. »

Sur le fond, c'est admirable, mais le ton condescendant, ça sent quand même la famille royale à plein nez, et ça m'a fait un peu rire.

Vi m'a repérée en train de pouffer et m'a demandé « qu'est-ce qu'il y a ? » d'un simple regard.

« Chekwet. »

Parce que si je réponds honnêtement, il va encore me taquiner.

À l'intérieur, le colisée était vide : juste des gradins installés en haut de murs très hauts.

Le seul détail étrange, c'était un cercle magique dessiné à un endroit de l'arène.

D'après les explications de Vi, ce cercle invoque des monstres au hasard, et les élèves les abattent à coups de magie.

Faire faire un truc aussi barbare à des enfants, ça va pas ! Ou alors ce pays a sérieusement l'intention de partir en guerre ?

J'étais en train de ruminer tout ça en grognant quand Sœurette est entrée dans l'arène.

« Cheuwette ! »

Toujours la même : impossible de croire qu'elle a dix ans, avec sa beauté d'adulte, et cette façon de se tenir bien droite.

Au bout d'un moment, le cercle magique s'est mis à émettre une lumière blanche. L'éclat est monté d'un coup, très fort, puis s'est apaisé petit à petit.

Quand la lumière s'est complètement éteinte, il y avait quelque chose d'invoqué au centre du cercle.

Quelque chose de grand. De très, très grand.

« C'est une blague… »

Le murmure hébété de Frérot.

À côté de lui, Maman a appelé le prénom de Sœurette d'une toute petite voix.

Hmm, ça, quel que soit l'angle, c'est un dragon, non ? Et même, ça ressemble à un dragon de feu, attribut de feu.

L'affinité est mauvaise pour Sœurette, là.

Sœurette, ton attribut de feu est de haut niveau, mais ton attribut d'eau frôle le niveau inférieur ! Les lois des attributs sont les mêmes que dans l'autre monde, donc pour combattre du feu, l'eau est indispensable.

Sauf si le niveau de Sœurette dépasse celui du dragon de feu………

Mais non, c'est pas du tout la question !

Un dragon de feu, c'est une bête sacrée en bonne et due forme !

Qu'est-ce qu'ils font, les professeurs ? On ne traite pas une bête sacrée comme un vulgaire monstre !

Faire combattre ça à Sœurette, autant lui dire tout de suite d'aller mourir.

Les chevaliers et les mages ont tout de suite compris qu'il y avait un problème et ils accourent, on dirait, mais…

Sœurette est en danger !

C'est elle qui est le plus près, quand même !

Et puis, Sœurette, arrête de faire cette tête de guerrière et mets-toi à l'abri !

Hein ? Attends, Maman ? Pourquoi vous aussi vous vous mettez en position de combat ?!

Elle est passée où, la maman fragile d'il y a trente secondes ?

Vu l'ambiance, le dragon de feu risque vraiment d'y passer…

Parce que Maman est mage de classe spéciale, comme Papan, et j'ai entendu les servantes de la maison dire qu'en magie de l'eau, elle est la meilleure du pays.

C'est mauvais… très mauvais… je fais quoi ?!

Je descends des genoux de Vi et je cherche un endroit par où entrer dans l'arène.

Apparemment, on ne peut pas y accéder depuis les gradins : je ne trouve que l'escalier qui mène aux sorties.

Bon. On fait comment ?

Le mieux serait de sauter depuis le muret, mais ça fait trois mètres, c'est net.

Sauf que je n'ai pas le temps de réfléchir. Vi est déjà en train de me courir après…

Allez ! Le courage d'une femme !

« Néma ! »

Hop !

Bon, sauter, c'était une chose, mais aaaah, ça fait peeeuuur !

Je vais m'écraser, c'est certain !

J'ai vraiment pas réfléchiiii, au secooouuurs !

J'étais en train de mesurer pour de bon le sens de « quand on n'y pense pas avant, on le regrette après » quand mon corps a été enveloppé d'un vent chaud.

Genre… je me suis posée au sol tout en douceur, mais………

Ça ne ressemblait pas tout à fait à de la magie non plus… enfin, je n'ai pas de mana, alors je ne sais pas trop.

« Mewci bôcou ! »

Je ne sais pas qui m'a aidée, mais je dis merci comme il faut. C'est mon sauveur, quand même.

Je trottine aussi vite que je peux vers le dragon de feu, ce qui, en vitesse réelle, revient tout juste à un adulte qui marche.

Hein ? Pourquoi pas vers Sœurette ?

Normalement oui, mais avec mes capacités, ce sera plus rapide si c'est moi qui vais discuter avec le dragon.

En principe, le don vise « toute créature vivante qui n'est pas humaine », donc un dragon devrait entrer dedans.

Je me faufile entre les adultes qui essaient de m'arrêter, stupéfaits de voir surgir une enfant, et je me place dans le champ de vision du dragon.

Il fait la taille d'un avion, donc à ses pieds je serais dans un angle mort, et ça sent le danger.

Je finirais aplatie comme une crêpe.

Je regarde autour de moi et je crie de toutes mes forces aux adultes :

« C'est pô bien ! Faut pô embêter cette bête ! »

Les adultes sont visiblement déboussolés.

Ma protestation, ils n'en ont évidemment rien à faire, mais les attaques se sont arrêtées. Forcément, avec une petite fille au milieu, ils ne peuvent pas. Ça ne les empêche pas de guetter le moindre frémissement du dragon pour frapper à la seconde près : des professionnels.

Je me disais que l'Académie royale n'usurpait vraiment pas son titre, quand…

« Ce n'est pas là affaire d'enfant. »

Le dragon a parlé !

Donc c'est un dragon pure souche, de ceux qui vivent très longtemps !

Parce que dans ce monde, les wyvernes et les gros lézards comptent aussi dans la famille des dragons, en tant que sous-espèces.

Mais s'il peut parler, ça m'arrange bien.

« Monchieur le dwagon de feu, toi auchi, c'est pô bien ! »

« On me convoque de force, on braque sur moi une intention de tuer que rien ne justifie : je ne vais pas me taire. »

Là, il n'a pas tort !

D'une certaine façon, c'est la lutte pour la survie.

Enfin, ils l'ont déjà attaqué, hein !

D'ailleurs ce n'était pas seulement une intention de tuer : c'était une ferme volonté de le tuer.

« Machi cha fait bobo ! »

Si le combat éclate ici, ça ne se limitera pas à des bobos, ni d'un côté ni de l'autre !

Et si jamais les tricheurs de ma famille venaient à terrasser le dragon de feu…

« Je pouwai plus cawecher les écailles… »

« Oh ? Ainsi tu voudrais me toucher ? »

Ah ! Mince ! J'ai pensé tout haut, complètement !

Mais aussi, il faut dire que ce dragon de feu, il est exactement comme les dragons des jeux vidéo. On dit « dragon » à la japonaise, mais c'est un dragon occidental.

Crocs et griffes acérés. De grandes ailes membraneuses. Des yeux d'or de reptile et des écailles rouges.

Évidemment que j'ai envie de le caresser !

Non mais laissez-moi le caresser !

« Oui ! Je veux te cawecher ! »

« Je ne t'effraie donc pas ? »

« Non ! »

Réponse immédiate ! Loin de me faire peur, il est magnifique !

Laisse-moi monter sur ton dos, je t'en supplie.

« Étrange enfant. »

Là-dessus, le dragon de feu a approché sa tête de moi, alors je ne me suis pas gênée.

Caresses, caresses…

Oh, je m'attendais à quelque chose de brûlant et c'est frais et lisse !

C'est vraiment la sensation d'un reptile. Dur, quand même… il n'y a pas la souplesse de chair d'un serpent ou d'un lézard. C'est peut-être parce qu'il est énorme ?

« C'est agwéable… »

Emportée par mon élan, je serre son museau contre moi.

J'en voudrais un pareil l'été, comme lit !

« Lorsque tu auras grandi, si tu as encore besoin de moi, alors je te reconnaîtrai pour maîtresse. »

Ayant dit cela, le dragon de feu se met à battre de ses grandes ailes.

« Veux pô que tu pawtes ! »

C'est quand, « quand tu auras grandi » ?

Et puis surtout, je veux ce contrat tout de suite et te garder à la maison !

Je m'accroche à lui pour l'empêcher de s'en aller, et le dragon plisse les yeux d'un air amusé.

« En ce cas, je vais te faire un présent. »

Une lumière rouge s'élève devant moi. Émanant du corps du dragon, elle tourbillonne, se concentre en un seul point et prend une forme ronde.

Puis la sphère de lumière rouge descend lentement et se pose au creux de mes mains.

C'est chaud…

Dans mes mains, la lumière se dissipe comme une brume, silencieusement.

Il ne reste qu'une bille rouge.

Un rouge plus profond, plus dense que le rubis. Un rouge étrange.

« Ch'est quoi cha ? »

« Un joyau draconique. C'est le lien entre toi et moi. Garde-le toujours sur toi. »

J'ai récupéré un objet rare !

« Toujours sur moi », il dit… mais c'est trop gros pour mes mains d'enfant, même à deux. Et comme c'est une sphère, difficile de la monter en bijou.

Je le transporte comment, moi ?

« Si tu le souhaites, le joyau changera de forme. »

Tiens donc.

Il se métamorphose à volonté.

Autrement dit, il suffit d'en faire un accessoire qu'une enfant peut porter sans que personne ne s'étonne.

Hmm, une peluche, par exemple ?

Je pensais à l'ours en peluche d'une certaine souris quand le joyau s'est mis à briller dans mes mains.

Un ours en peluche de la taille d'un bras est apparu.

Exactement celui d'un certain pays des rêves. Sauf qu'il est rouge, et que ça fait très bizarre. On dirait la contrefaçon d'un certain pays spécialiste de la copie.

Sauf que non, ça va pas du tout ! Bravo, moi !

C'est plus gros que la taille d'origine ! Je ne le perdrai peut-être pas, mais c'est franchement pas pratique !

Hmm, finalement c'est plutôt du côté des bijoux qu'il faut chercher, non ?

Un objet qu'on porte en permanence et qu'on ne perd pas… Sauf que même avant, je n'avais pas l'habitude de porter des accessoires. Je le perdrais encore plus facilement.

Ah ! Mais oui ! Je vais faire ça !

Je fixe l'ours en peluche en imaginant l'objet.

La lumière revient et l'ours se transforme en ce que j'ai en tête.

Le résultat est encore plus gros que l'ours, d'une bonne taille.

Un sac à dos en peluche, en forme de lapin aux oreilles tombantes.

Rouge, bien sûr.

Comme ça, personne ne s'étonnera qu'une enfant le porte, et comme c'est un sac à dos, je ne le perdrai pas et j'aurai les mains libres !

Mieux : si j'ouvre la fermeture éclair sur le ventre, il sert vraiment de rangement. Et à cette taille, il fait aussi doudou à câliner.

Excellente idée, si je puis dire.

« Voilà ! Ch'est twès bien comme cha ! »

« Hum… étrange poupée que voilà. »

« Étrange »…

Quelle tournure démodée.

« Cha ch'utilise comme cha ! »

Je mets le lapin sur mon dos pour lui montrer.

« Comme cha, je le pewdwai pô ! »

Je lui adresse un sourire jusqu'aux oreilles et le dragon hoche la tête, satisfait.

« Le joyau draconique a pour vertu de relier l'esprit de son porteur au mien. La parole mentale y passe, et les émotions fortes s'y transmettent aussi, indépendamment de la volonté. Je peux également user de ma magie au travers du joyau : ainsi, si tu es en péril, je viendrai à ton aide. »

Ouille… rien que le fait de l'avoir sur moi a l'air dangereux, à plusieurs titres.

« Son porteur », ça veut dire que quelqu'un d'autre que moi peut s'en servir, non ?

Tout le monde ici a entendu ma conversation avec le dragon, et si un humain cupide passe à l'action, je ne me sens pas du tout capable de le protéger !

Ça, au moins, je peux l'affirmer !

« Ch'uis pô chûre de pouvoiw le pwotéger ! »

« Alors il faudrait apprendre ton mana au joyau, mais… »

Du mana, j'en ai pas non plus !

S'il hésite comme ça, c'est qu'il l'a bien compris.

« Une goutte de ton sang suffira aussi. Le joyau ne sera alors utilisable que par toi. »

Donc une authentification biométrique qui utilise les informations portées par le mana ou le sang.

Il aurait pu le dire plus tôt.

Faire couler mon propre sang sur un sac à dos-lapin, non merci, c'est un truc de psychopathe…

Je le ferai plus tard, quand je l'aurai remis en bille.

« Voui. Monchieur le dwagon de feu, ch'est quoi ton nom ? »

J'avais oublié de demander l'essentiel.

On est partis pour une longue relation, et l'appeler « dragon de feu » ne va pas beaucoup nous rapprocher.

« Mon nom véritable ne peut se révéler qu'au moment d'un contrat. Appelle-moi Sol, si tu veux. »

Sol… le soleil.

Ça va parfaitement à un dragon de feu qui commande à des flammes colossales !

Un nom véritable, donc. Ça existe pour de bon.

Je n'en ai jamais entendu parler chez les humains d'ici : c'est peut-être propre aux bêtes sacrées ?

Maman s'y connaît pour ce genre de choses, je lui demanderai à l'occasion.

« Moi, ch'est Néma. Cho-eul… Chol, enchantée. »

Oups. J'ai failli le rater.

J'ai réussi à me reprendre, mais je sens que je vais me tromper une fois sur trois.

Pardonne-moi, Sol.

« Bien. Je vais regagner mon antre. »

Là-dessus, Sol bat de nouveau des ailes.

Cette fois, je ne le retiens pas.

Ne pas pouvoir le garder à la maison, c'est terriblement dommage, mais j'ai noué un lien, alors disons que c'est déjà bien.

Ah… vraiment dommage…

Le battement d'ailes de Sol soulève un vent qui fait tourbillonner la poussière. Il souffle si fort que je ne peux plus ouvrir les yeux, et si je me relâche, je risque de m'envoler.

Quand le vent est retombé et que j'ai pu rouvrir les yeux, Sol était déjà très haut dans le ciel.

Un peu plus tard, quand il a totalement disparu, un soulagement général s'est répandu alentour.

« Néma ! »

On m'appelle : je me retourne, et Sœurette arrive en courant.

Elle me serre contre elle sans ralentir.

Sœurette, ça fait mal.

Attends, je peux plus respirer, desserre !

À bout de souffle, je tape sur Sœurette pour lui faire signe que j'abandonne.

« Ah, pardon. »

L'étreinte se relâche et je reprends ma respiration dans un grand pfouah.

Ouf, c'était étouffant.

« Franchement, toujours à nous inquiéter, toi… »

Oh, Sœurette a les larmes aux yeux ?

J'ai eu tort de l'inquiéter, d'accord…

« Cheuwette, faut t'enfuiw, ch'est dangeweux ! »

C'est vous qui m'avez inquiétée la première, je vous signale.

Avoir hérité du mana puissant de nos parents ne t'autorise pas à te croire invincible.

La magie de soin existe, mais seuls ceux qui ont la bénédiction de la déesse peuvent l'utiliser, et ils sont extrêmement rares !

J'étais en train de bien faire comprendre à Sœurette qu'elle ne devait pas faire n'importe quoi quand j'ai encore été happée par une étreinte de force.

Plus qu'une étreinte, ça tenait du plaquage.

« Néma ! Tu n'es pas blessée ? »

La dignité nobiliaire, on repassera. Je suis tombée entre les mains de Papan, arrivé au grand galop, visiblement.

Arrête de me frotter la joue contre la tienne !

« Nooon ! »

Je me débats pour de bon pour échapper aux bras de Papan.

Ces derniers temps, l'affection de Papan est vraiment lourde à porter.

« Mon ami… vous allez vous faire détester de Néma, vous savez ? »

Maman m'a arrachée à Papan.

Soulagée, je me blottis contre elle.

Décidément, une mère, c'est grandiose. Ce sentiment de sécurité, c'est du lourd !

Papan est tout penaud, comme prévu. C'est un peu cruel, peut-être ?

Je lui ferai des câlins une fois rentrée à la maison.

« Toi, alors… »

Celui qui a dit ça, avant de pousser un immense soupir, c'était Vi.

Puis il a tendu la main vers mon visage et…

*Gnuuuuu—*

Encore !

Aïe, aïe ! Ça fait mal pour de vrai !

« Enfin, heureusement que tu n'as rien. »

Non, non, non, là tout de suite je n'ai pas rien !

Je suis en train de subir des dégâts, en direct et au présent !

Ah ! Ne me dites pas que c'est ça, la manière dont le prince sadique exprime son affection ?!

Quel fléau pour son entourage…

« Duc d'Osfe, faites enquêter les mages de la cour sur cette affaire. Et sachez que le palais va convoiter Néma. Préparez-vous à y répondre comme il faut. »

« L'enquête, c'est entendu. Ah… dire que mon adorable Néma va être regardée avec convoitise par ces assoiffés de pouvoir… et si je les supprimais tous, tant qu'à faire ? »

Papan, j'ai cru entendre un murmure inquiétant, mais c'est mon imagination, peut-être ?

Je regarde les visages autour de moi : Vi est consterné, Frérot a un rire gêné, Sœurette sourit mais ses yeux ne rient pas du tout, et Maman, elle, est carrément en pleine réflexion.

Pourquoi personne n'arrête Papan ?

Hmm. Ça commence à devenir compliqué.

Je fais quoi, moi ?

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