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Farming Life in Another World

Chapitre 147

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Chapitre 147

Chapitre 147

Chapitre 147/19575%~9 min de lecture1 661 mots

Je suis le Roi des morts-vivants.

J'ignore pourquoi j'existe et ce que je dois faire.

Je ne faisais que dormir.

C'est tout.

Mais quelqu'un m'a réveillé.

C'est ennuyeux.

De plus, cette personne m'a ordonné.

De briser le sceau de ce lieu.

Un ordre irrévocable m'enchaîne.

C'est irritant.

En même temps, je me suis dit que ça tombait bien, puisque je n'avais de toute façon aucun but.

Je rassemble des subordonnés.

Avant de m'endormir, j'avais l'impression de commander une armée de plusieurs dizaines de milliers…

Mais je ne m'en souviens pas bien.

Peu importe, des subordonnés, il y en a partout.

Avec un seul ordre, la terre prend forme humaine…

Mouais, ils ont l'air faibles.

Ça ne fait pas une force de combat.

Pourtant, les subordonnés doivent être forts.

Pour une raison quelconque, je sais comment réunir de tels subordonnés.

Des cadavres.

Si j'utilise des cadavres comme base, ils auront une puissance écrasante comparée à ceux faits de terre.

Et si ce cadavre possédait une grande force de son vivant, c'est encore mieux.

Dans ce cas, je dois commencer par ramasser des cadavres mais…

Qu'est-ce que c'est ?

Je suis un roi, moi.

Chercher des cadavres en errant çà et là, ce n'est pas honteux ?

Si, c'est honteux.

Oui, indubitablement honteux.

……

C'est embêtant.

Sous prétexte que personne ne regarde, cette fierté qu'on ne peut pas jeter m'est odieuse.

Mais, mort ou vif, je suis roi.

Pourri ou pas, je suis roi.

Sans fierté, on ne peut pas s'appeler roi.

……

Abdicuer un instant, en profiter pour les ramasser, puis redevenir roi…

Non.

J'ai l'impression qu'il ne faut pas faire ça.

Bref.

Sans rassembler des subordonnés, je ne pourrai rien faire du sceau.

……

Est-ce que je ne peux pas ?

Je ne pourrais pas le faire tout seul ?

Puisque je suis roi, moi.

……

« Fuhahahahahahahaha ! »

……

Ça n'a pas marché.

La terre, c'est dur.

J'ai essayé de creuser avec la magie, mais c'est inefficace.

Ma magie, c'est de la spécialisation anti-être vivant.

J'ai atteint ma limite.

…… Ah !

Suis-je un idiot ?

Je regarde autour du premier subordonné de terre que j'ai créé.

La terre a disparu à hauteur de ce qui a pris forme humaine.

Avec la magie restante, je fais prendre forme humaine à la terre.

Ils ont l'air faibles, eux aussi, mais la terre a disparu à hauteur de ce qui a pris forme humaine.

C'est ça.

Bon, je vais créer des subordonnés de terre à la chaîne dès que ma magie récupère.

Même s'ils ont l'air faibles, une fois le nombre réuni, ça a de la gueule.

Deux cents corps.

Oui, pas mal.

Et ces subordonnés de terre creusent le trou petit à petit.

Oui oui.

De bons travailleurs.

Le défaut, c'est que comme ils sont muets, je m'ennuie un peu.

Quoi qu'il en soit, c'est comme ça que j'ai continué à creuser le trou vers le bas.

L'avantage, c'est qu'ils n'ont pas besoin de nourriture ni de sommeil, moi non plus.

J'ai creusé sans arrêt.

Même comme ça, ça a pris des années.

En cours de route, l'eau souterraine qui a suinté a fait fondre quelques subordonnés, c'était triste.

Le sentiment d'unité quand on a pulvérisé la roche dure avec ma magie, je ne l'oublierai pas.

Quand la grosse pluie a duré et que les parois du trou se sont effondrées, j'ai cru que c'était fini.

Mais le trou a atteint la profondeur visée.

Oui, comment ai-je su que c'était cette profondeur ?

……

Inutile de réfléchir à ce qu'on ne comprend pas.

Ensuite, je creuse horizontalement.

La direction… c'est par là.

Je ne sais pas pourquoi, mais je le sais.

Ça a encore pris des années.

Mais j'ai atteint un endroit avec un gros rocher noir.

C'est un coin du sceau.

Il y en a d'autres identiques… combien encore ?

Je sens qu'il y en a plusieurs.

Quoi qu'il en soit, il suffit de les détruire mais…

Le détruire maintenant me semble une mauvaise idée.

Si je le détruis, ce sera d'un coup.

Sinon, j'ai l'impression que des gêneurs vont arriver.

Pourquoi est-ce que je pense à ça ?

La volonté de celui qui m'a ordonné, peut-être ?

De toute façon, je ne comprends pas.

Je ne réfléchis pas à ce que je ne comprends pas.

Je suis roi.

Je ne me laisse pas tourmenter par des futilités.

Alors que je creusais vers le prochain rocher du sceau, j'ai découvert des cadavres.

Dans une cavité assez profonde sous terre, il y avait une grande quantité de cadavres humains.

Je me demande ce que c'est que cette cavité, mais les cadavres sont plus importants.

Le temps a passé.

Ce n'est pas cent ou deux cents ans.

Ce doivent être des os d'il y a mille ans environ.

Mais je sens une force.

Sans hésiter, j'ai ordonné à ces cadavres.

Chevaliers mort-vivants.

Oh.

C'est incroyable.

Je sens la puissance.

Ils ont l'air capables de faire le corps-à-corps que je déteste.

Ça marche.

J'ai ordonné aux cadavres les uns après les autres.

J'ai obtenu dix-sept chevaliers mort-vivants et environ quatre-vingts guerriers mort-vivants.

Oui, bien.

J'essaie de les faire défiler en rang.

Sans le vouloir, mes joues… je n'ai pas de joues, mais je ris.

…… Hé, subordonnés de terre.

Pas la peine d'essayer de défiler en face pour faire concurrence.

Je ne vous jetterai pas.

On a partagé la peine jusqu'ici, non ?

Je vais ordonner proprement aux chevaliers et aux guerriers mort-vivants aussi.

Qu'ils sont au-dessus de vous.

Hahaha.

Bon, aujourd'hui aussi, on va creuser dur.

Chevaliers mort-vivants, guerriers mort-vivants.

Je vous confie l'enquête de cette cavité.

Je pense que c'est sûr, mais s'il y a des types bizarres, ce serait embêtant.

Les subordonnés de terre ont continué à creuser.

La cavité où étaient les cadavres des chevaliers mort-vivants était apparemment un donjon quelque part.

Ils ont trouvé un chemin vers le haut, je leur ai confié.

Moi aussi je creuse, mais récemment je pense à des méthodes de travail efficaces et je les note.

Pas de parchemin ni d'encre, alors je les grave dans la roche.

Fuhahaha.

Impossible.

Trop chiant.

Du papier, s'il vous plaît !

Les chevaliers mort-vivants en ont rapporté.

Oh, ils assurent.

Où ils l'ont eu ?

Ils ont conquis le donjon, sont sortis à la surface et ont trouvé un village détruit ?

Ils l'ont eu là-bas ?

C'est du papier assez propre.

Le village a été détruit récemment, peut-être ?

Pourquoi a-t-il été détruit ?

……

Inutile de réfléchir à ce qu'on ne comprend pas.

La priorité absolue, c'est de briser le sceau.

Comme ça, nous avons continué à creuser.

En cours de route, on a eu la chance de tomber sur des bêtes magiques qui creusent des trous.

J'ai réussi à les mettre sous mon contrôle avec l'hypnose et à les faire creuser.

J'en ai tué quelques-unes par mégarde, désolé.

Les cadavres… je ne les ferai pas travailler, je les enterrerai.

Oui oui.

Je pensais ça, mais une bête magique que je n'avais pas réussi à contrôler a attaqué.

……

Chevaliers mort-vivants.

Je compte sur vous.

Un des guerriers mort-vivants s'était perdu quand il était sorti à la surface.

Il s'était égaré, apparemment.

Heureusement qu'il a pu nous rejoindre.

Mais j'ai été surpris qu'il commandait des subordonnés en os à ce moment-là.

Il peut faire la même chose que moi.

Excellent.

Mais m'en faire sans permission, c'est pas bien.

Je l'ai engueulé à fond.

À côté, quelques chevaliers et guerriers mort-vivants ont détourné le regard, eux qui n'ont pas d'yeux.

……

Fichons la paix aux détails.

Je suis roi, moi.

Une bête magique sous mon contrôle a découvert le deuxième rocher du sceau.

Yoshiyoshi.

Ça roule.

Reste la prochaine direction… par là, hein ?

Hm ?

C'est bruyant ?

C'est rare.

Pourtant, le silence est leur atout…

Il s'est passé quelque chose ?

Je suis allé voir, et ce que j'ai vu, c'était la plante des pieds d'une femme au visage effrayant.

« Euh… moi, je suis… qui, déjà ?

Hmm, j'ai l'impression qu'il s'est passé plein de trucs… mais je sais paaas.

Mais cette grande sœur, je l'aime pas. »

« Hakuren-sama est complètement détestée, hein. »

« Toi aussi, tu t'es pas mal déchaînée, non ?

Pourquoi, je me le demande. »

La grande sœur avec des petites cornes sur la tête, je l'aime bien.

« Si on considère ce qu'elle a fait, c'est normal, je pense…

Ah ?

Elle tient quelque chose. »

C'est ça, c'est important.

« Progéniteur-sama.

Vous comprenez ? »

Le grand frère fatigué là-bas, je l'aime aussi.

Mais je le donne paaas.

« Hmm ?

Ah… c'est rien de spécial. »

« C'est quoi ? »

« Le noyau d'un soldat de terre. »

« Ah.

Il s'est battu pour la protéger. »

« Apparemment.

Pas besoin de le lui prendre. »

« C'est vrai.

Bon, alors par ici… »

« On ne peut plus rien faire.

Allons d'abord voir le chef du village.

Petites araignées, rassemblement ! »

Les araignées aussi, je les aime.

Le grand frère un peu embêté, je l'aime.

Wouaf-wouaf, je l'aime.

Les sources chaudes, je les aime.

La grande sœur aux petites cornes qui a fait plein de trucs pour que l'important ne fonde pas, elle aussi, je l'aime.

Le repas, il est bon ?

Un truc super nostalgique.

Un sentiment que je pige pas.

Les trucs que je pige pas, je les pige pas.

Qui suis-je, moi ?

« Uruvuraza-sama ?

Non, impossible ? »

« Mais à l'époque… il n'y a qu'elle. »

« La couleur de cheveux est caractéristique.

Moi aussi, je pense qu'il n'y a pas d'erreur.

C'est la reine héroïne.

Uruvuraza-sama. »

Les grandes sœurs avec des ailes l'ont dit en hésitant.

Apparemment, mon nom, c'est Uruvuraza.

Je sais pas pourquoi, mais j'ai envie qu'on m'appelle Uruza.

Je m'appelle Uruza.

L'important, c'est ce morceau de terre que je tiens dans la main.

Le reste… je sais paaas.

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