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Farming Life in Another World

Chapitre 146

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Chapitre 146

Chapitre 146

Chapitre 146/19575%~7 min de lecture1 322 mots

Ce n'était pas que j'avais du temps libre, simplement l'envie m'en avait pris.

Actuellement, un bateau en bois flottait sur le plus grand des bassins.

C'était un pirogue monoxyle, creusée dans un seul tronc.

Je me laissais bercer sur l'embarcation pour refroidir mon corps réchauffé par la source chaude.

Puis je retournais dans l'eau.

Pas mal du tout.

On peut même y prendre ses repas, c'est encore mieux.

Une fois qu'on a un bateau, on finit par vouloir un espace plus large.

Faut-il aller à la rivière ?

Il y a du débit, mais la largeur n'est que de trois à cinq mètres environ.

Le fond est peu profond.

Au plus profond, il y a à peine un mètre.

Ça devrait le faire.

Pour l'instant, élargir le chemin de la source à la rivière…… Attends.

Est-ce que c'est vraiment sans danger de faire un tel aménagement ?

L'eau du bassin ne risque-t-elle pas de se déverser d'un coup dans la rivière ?

Je veux éviter de ruiner cette source chaude qu'on a eu tant de mal à avoir.

Rusty est là, je n'ai qu'à lui demander de nous transporter.

Bon, décidé, ce sera balade en bateau sur la rivière.

Je fabrique des rames……

Chavirage.

Je réalise douloureusement l'écart entre l'idéal et la réalité.

Comme le courant était lent dans le bassin, je n'avais pas chaviré, mais la rivière, c'était impossible.

Courant assez violent, en fin de compte.

J'ai cru que j'allais y passer.

La pirogue qui m'a fait vivre ça, Daga le reptilien la chevauche maintenant et descend la rivière avec adresse.

Le chavirage vient donc de mon incompétence, pas du bateau.

Les regards de Rusty et Kiabit me transpercent : « Où est mon bateau ? Dépêche-toi de le faire. »

C'est bon, j'ai compris.

Je sors [Outil agricole universel] et fabrique des pirogues à la chaîne.

« N'allez pas trop loin en aval. »

« C'est bon, on sait. »

Je produis les pirogues en série, les autres s'amusent dessus.

Tous sont plus doués que moi.

Un peu déprimant.

Comme les loups de Kuro avaient l'air d'en vouloir, je donne l'ordre de les faire monter un par un.

Ils sont ravis.

Mais à raison d'une bête par embarcation, ça va prendre du temps pour que tout le monde profite.

Du coup, j'essaie de construire un radeau un peu plus grand.

Il suffit d'aligner des bois et de les fixer avec des cordes.

Les enfants de Zabuton ont fourni leurs fils, ce qui a facilité le travail.

Je l'amarre avec une corde pour qu'il ne dérive pas et le mets à l'eau.

Pas mal.

Non, c'est même pas mal du tout.

Et contrairement à tout à l'heure, celui-ci ne risque pas de chavirer.

Je me tiens debout, jambes écartées, sur le radeau.

Stabilité incroyable.

Ça marche.

Et voilà les enfants de Kuro qui montent à bord.

Ceux de Zabuton aussi.

Hahaha.

Il a coulé.

Bon, ben, y a une limite.

Pendant que je m'amusais sur le radeau avec les petits de Kuro et de Zabuton, les autres s'éclataient sur les pirogues.

Il y a un endroit en cours de rivière où le courant faiblit ; ils en ont fait la ligne d'arrivée et font des courses.

Pour le retour, Rusty transporte bateaux et gens.

Ça a l'air dur, mais comme elle a l'air de s'amuser, tant pis.

Apparemment, Gulf les hommes-bêtes est le plus habile.

Vient ensuite Ria la Haute-Elfe.

Puis c'est groupé.

Peut-être à cause de l'écart de niveau, mais veillez à ne pas forcer les enfants de Kuro à monter.

La sécurité d'abord, je compte sur vous.

Burga et Stefano ne participent pas à la balade en bateau, ils profitent de la source.

Je ne les dérange pas et retourne me réchauffer dans l'eau après m'être refroidi dans la rivière.

Ensuite, préparation du repas.

Nos condiments apportés commencent à sérieusement baisser.

Hakuren et les autres ne sont pas encore là ?

On commence à s'habituer à camper ici, mais l'hiver sera impossible.

C'est quand même des tentes.

J'ai bien construit un truc qui ressemble à une cabane, mais pour l'instant elle sert à fumer la viande de Grappleur-Ours.

Il y en a beaucoup par ici.

Avant d'arriver, on en a croisé plusieurs.

Depuis qu'on est installés, on continue d'en voir.

Comme ils sont massifs, la quantité de viande est appréciable, mais le goût laisse à désirer.

Kuro et sa meute la dévorent avec enthousiasme, mais il en reste toujours.

Du coup, conservation en viande fumée.

D'habitude, les loups mangent jusqu'aux os, mais là, même avec du surplus, ils ne s'attaquent pas aux os.

Par contre, ils mangeaient la grosse pierre qu'ils ont dans le sternum.

Je récupère les os restants et les fais bouillir longuement.

……

L'odeur était insupportable, j'ai arrêté.

Faut pas agir sur un coup de tête.

Réflexion.

Pendant que je ruminais, Hakuren et son groupe sont arrivés.

Le Progéniteur était exténué, il est parti direct aux sources.

Non, vraiment, elle a l'air lessivée.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Les enfants de Zabuton sont aussi partis aux sources.

Ann, la servante Oni, vérifie les ingrédients et condiments restants.

Elle a déjà l'air de préparer le menu du prochain repas.

Et Hakuren, donc……

Pour une raison quelconque, elle se collait à moi à outrance.

Elle restait accrochée, collante.

« Qu'est-ce qui t'arrive ? »

« Rien. »

Elle dit ça, mais ne tente pas de se détacher.

Je la laisse faire et……

Elle pose la tête sur mes genoux et s'endort.

Je jette un regard interrogateur à Ann, qui me renvoie un regard qui dit : « Elle a fait un travail énorme, laisse-la comme ça. »

Ça ne me dérange pas, mais……

Si possible, pourrais-tu le dire aussi à Rusty, Ru et Tia ?

Je suis encerclé, là.

Et la balade en bateau, elle est devenue quoi ?

Question inutile.

Une par une, à tour de rôle, chacune son tour.

J'ai résisté, mais c'était peine perdue.

Mes deux bras et mes deux jambes ont servi d'oreillers un bon moment.

« Du coup, qu'est-ce qui s'est passé ? »

Une fois libéré, je demande les détails au Progéniteur.

« Le Roi des Morts-vivants préparait un mauvais coup, mais Hakuren l'a mis en pièces. »

……

J'ai pas tout compris.

Du coup, je ne demande que l'essentiel.

« Il reste un danger ? »

« Il n'y en a plus…… je crois.

Ah, pour info, j'ai essayé d'enquêter en détail.

Mais c'était peine perdue.

Elle l'a mis en pièces, je te dis.

Ensuite, elle a tout cramé au souffle.

Il y avait des trucs qui ressemblaient à des documents, mais tout a brûlé.

J'ai fait mon possible pour en sauver, mais c'était foutu. »

« Oh, eh bien, merci pour le travail. »

« De rien.

Hakuren, elle…… pareciait préoccupée par l'effondrement du donjon, alors fais gaffe, ok ? »

« Hein ? »

Elle s'en faisait pour ça ?

« Elle a fait s'effondrer le donjon, et toi t'as présenté tes excuses aux géants, ça la tracassait. »

« Ah, c'était pour ça. »

« Je compte sur toi. »

« Compris.

Bon, du coup…… j'ai encore une question. »

« Je sais. »

Près d'Ann, il y avait une petite fille.

Cinq, six ans, peut-être.

C'est Hakuren et les autres qui l'ont amenée.

Ann lui a fait prendre un bain, elle dégage une douce vapeur et a l'air satisfaite.

« C'est qui, celle-là ? »

« Le corps principal du Roi des Morts-vivants.

Elle s'est pris un souffle sacré à outrance, du coup elle a fait un retour à la vie inversé. »

« Euh…… »

« En prime, elle a rajeuni.

Du coup, plus de souvenirs, à ce qu'il paraît.

Juste une gamine…… enfin, une gamine qui a quand même quelques techniques spéciales.

On peut pas la laisser comme ça. »

« Effectivement. »

Il a été décidé qu'on la protégerait au Village du Grand Arbre.

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