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Eating Melon to Rise, I Became the Tyrant's Only Faith

L'extermination des neuf clans

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Chapitre 2

L'extermination des neuf clans

Chapitre 2/1082%~8 min de lecture1 574 mots

sentit un frisson lui parcourir la nuque.

【Merde ! Se défouler sur les autres, ce n'est pas digne d'un homme !】

Elle prit une profonde inspiration, se retourna et s'agenouilla : « Que Votre Majesté daigne donner ses ordres. »

Sa posture était irréprochable ; même la Première Dame du Palais, la plus sévère, n'aurait pu y trouver à redire.

plissa les yeux devant son sourire forcé, avec l'envie de le trancher d'un coup d'épée.

Mais en se rappelant la liste qu'il venait d'entendre, l'intention meurtrière qui venait de naître s'évanouit sans laisser de trace.

Cette femme, la garder en vie est plus utile que la tuer.

« Viens broyer l'encre. »

voulut faire remarquer que son office était de servir le thé, et que s'occuper des instruments d'écriture était le travail de ; travail supplémentaire mérite salaire supplémentaire.

Mais elle avait peur.

Elle espérait encore rester sans encombre au Palais jusqu'à ses vingt-cinq ans, mettre de côté un petit pécule de retraite, et retrouver sa famille de ce monde après avoir quitté le Palais.

Perdre la vie pour une broutille comme broyer de l'encre serait absolument indigne.

se dirigea docilement vers le bureau, retroussa les manches de sa robe de cour, révélant son avant-bras blanc comme neige, et de ses doigts fins saisit le bâton d'encre pour commencer à le broyer.

Elle gardait la tête baissée, n'osant pas jeter un regard de côté, broyant l'encre avec la plus grande concentration.

Voyant qu'au moins elle n'avait pas calomnié le , la colère de retomba un peu, et il autorisa les trois ministres encore agenouillés à se relever.

Tous trois étaient âgés ; les deux ministres allaient bien, mais le avait déjà cinquante-quatre ans, et s'il était facile de s'agenouiller, se relever l'était moins.

Par camaraderie, les deux ministres l'aidèrent à se remettre debout.

Les trois savaient que la colère du ne retomberait pas facilement et, en échangeant un regard, ils se demandèrent qui pousser en avant comme bouc émissaire.

ignora leurs pensées ; il prit son pinceau, le trempa dans l'encre et écrivit prestement une liste.

C'étaient les dix premiers noms des quatorze personnes que avait mentionnées dans sa voix intérieure.

En découvrant la liste, les trois ministres furent grandement saisis et changèrent d'expression.

Même eux n'en connaissaient qu'un ou deux. Comment Sa Majesté pouvait-elle en savoir autant ?

La Garde aux Uniformes Brodés se serait-elle infiltrée dans leurs rangs ?

À cette pensée, malgré le temps d'automne, tous trois furent glacés d'une sueur froide.

Les méthodes de leur étaient vraiment insondables !

Le Yu feignit l'ignorance et demanda : « Votre Majesté, qui sont ces gens ? »

« Ceux qui ont conspiré avec Liu Gang. » le regarda avec un sourire ambigu, ce qui fit battre le cœur de à toute allure.

Non pas parce que le était d'une beauté frappante, mais parce qu'il avait peur.

Le vieil homme ne pouvait pas supporter une telle frayeur !

adoucit légèrement son expression, un sourire au coin des lèvres : « Je confie cette affaire à vous trois, mes loyaux serviteurs. Je compte sur vous pour Me donner une explication satisfaisante. »

【Tss tss, l'humeur du change plus vite qu'une page qu'on tourne.】

Le sourire au coin de ses lèvres se figea, et reprit son air impassible.

Il se jura que dès que cette femme ne serait plus utile, il ferait payer celle qui l'avait traité de d'innombrables fois !

Voyant l'expression du redevenir grave, les trois ministres crurent avoir répondu trop lentement et déplu à Sa Majesté.

Puisqu'il avait produit cette liste, ils estimèrent que le détenait déjà des preuves décisives et attendait de faire un exemple. Tergiverser davantage ne pouvait qu'attirer le désastre.

Lequel des trois n'était pas arrivé à sa haute position par la ruse ?

Pour se protéger, ils n'osèrent plus hésiter et dirent d'une seule voix : « Vos serviteurs acceptent l'ordre et enquêteront certainement sur cette affaire au plus vite, sans décevoir la confiance de Votre Majesté. »

hocha la tête, satisfait.

Les vieux renards étaient des vieux renards, mais il faisait tout de même confiance à leurs capacités.

Il leur fit signe de s'asseoir.

Voyant occupée à broyer l'encre, , fin observateur, alla à la salle du thé, prépara lui-même une tasse et la posa près de .

L'empereur se mit à discuter d'autres affaires d'État avec ses Piliers de l'État.

Mais , qui broyait l'encre, avait la vie dure.

n'ordonnait pas d'arrêter, elle ne pouvait donc pas s'arrêter.

Broyer l'encre était un travail de métier ; ses poignets la faisaient souffrir. Songeant à se distraire, elle ouvrit discrètement son Système et reprit la lecture du ragot qu'elle n'avait pas fini.

【Où en étais-je ?】

La voix intérieure familière résonna de nouveau. s'interrompit, jetant un regard léger à , qui avait tout l'air de broyer l'encre avec application.

Elle osait tirer au flanc devant lui. Excellent !

Il était sur le point de la punir quand il entendit soudain une nouvelle voix intérieure.

【Ah ! Trouvé !】

【Le Prince Consort a substitué l'enfant de sa concubine à celui de la Princesse, et il a envoyé l'enfant de la Princesse dans un domaine à vingt li au nord de la ville. La nourrice a pris de l'argent de la concubine et a maltraité l'enfant. L'enfant a une forte fièvre persistante et pourrait ne pas survivre !】

【Mon Dieu, remplacer l'enfant de la Princesse par celui de la concubine. Le Prince Consort est plutôt audacieux. C'est considéré comme un trouble du sang de la Famille Impériale, non ? Le Prince Consort est fatigué de vivre et veut jouer à l'extermination des neuf clans ?】

: « ! »

Sa main trembla, et le thé brûlant se renversa sur sa jambe, ce qui le fit tressaillir.

« Votre Majesté ! » s'exclama en s'avançant vivement pour vérifier.

cessa elle aussi de lire ses ragots et se composa un air inquiet.

Les trois ministres s'avancèrent également en hâte.

Heureusement, les vêtements d'automne étaient épais, et la jambe de n'était pas gravement atteinte.

Avec un fin vêtement d'été, le thé brûlant aurait provoqué plusieurs grosses cloques.

« Écartez-vous, je vais bien ! » repoussa de sa jambe d'un coup de pied, négligea de se changer et ordonna : « Préparez les chevaux, je sors du Palais ! »

Il n'avait que cette sœur, la Princesse. Comment ce Prince Consort osait-il !

était furieux au point de tuer !

Ignorant les tentatives de tout le monde pour l'arrêter, il sortit à grands pas et, à la Porte du Palais, il se retourna soudain, le regard aiguisé comme une aiguille, fixé sur : « Viens avec Moi hors du Palais. »

Au cas où quelque chose se produirait en route, avec cette femme à ses côtés, il le saurait immédiatement.

: « … »

En quoi cela la concernait-elle ?

Tout le monde la regarda, surtout les trois ministres, dont les regards étaient chargés de sous-entendus.

Pas étonnant que Sa Majesté l'ait gardée pour s'occuper de l'encre ; il avait un faible pour cette dame de palais.

Même en quittant le Palais, il l'emmenait spécialement avec lui : cela montrait à quel point il la favorisait.

Cette dame de palais avait une allure correcte ; ses traits n'étaient pas d'une beauté exceptionnelle, mais sa peau était de jade, son visage ovale, avec des sourcils en croissant, de brillants yeux en amande, des lèvres roses et des dents blanches, ce qui la rendait gracieuse et élégante.

Sa Majesté aimait donc ce genre. Pas étonnant que les beautés envoyées jusqu'ici au Palais n'aient pas retenu l'attention de Sa Majesté.

Les beautés exquises et envoûtantes sont difficiles à trouver, mais des comme celle-là, on en trouve encore.

Sa Majesté n'a pour l'instant qu'une Princesse. Si celles qu'ils envoient au Palais peuvent concevoir un héritier, alors…

Les trois ministres se résolurent immédiatement à chercher des femmes convenables au sein de leurs clans et à trouver un prétexte pour les envoyer servir Sa Majesté au Palais.

ignorait totalement que les trois ministres étaient partis dans cette direction, et que bientôt le recevrait un groupe de beautés calibrées selon ses propres critères.

Elle suivit le jusqu'à la résidence de la Princesse.

L'accession au trône du avait impliqué des mesures impitoyables, la mise à mort de nombreux Parents Impériaux hostiles, dont plusieurs princes, d'où sa réputation de .

Les rumeurs de la rue prétendaient que la Princesse avait un jour conseillé à l'empereur de ne pas se montrer si violent, s'attirant son déplaisir. Il l'avait mariée au loin, puis n'avait plus eu que peu de contacts avec elle.

Tout le monde pensait que la relation de l'empereur avec la Princesse était froide, voire qu'il s'était lassé d'elle depuis longtemps.

Personne ne s'attendait à ce que l'empereur débarque soudain à la résidence de la Princesse et décoche au Prince Consort, venu l'accueillir, un coup de pied si puissant qu'il le jeta au sol, crachant du sang.

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