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Death March kara Hajimaru Isekai Kyousoukyoku

Chapitre 147

Death March kara Hajimaru Isekai KyousoukyokuDeath March kara Hajimaru Isekai Kyousoukyoku
Chapitre 147

Chapitre 147

Chapitre 147/17684%~11 min de lecture2 042 mots

ici. Dans les histoires, on croise souvent des types qui ressemblent à des chiens enragés, mais dans mon monde d'origine, je n'en ai vus qu'à l'époque de mes études. Est-ce qu'on s'assagit avec l'âge ? Dans cet autre monde, j'ai l'impression qu'ils se feraient éliminer avant d'avoir le temps de s'arrondir.

***

« Hou, voilà que la Vierge d'argent en personne ferait office de partenaire de jeux pour enfants ? »

Ce qui a interrompu la leçon d'escrime de demoiselle Leingrande, ce sont trois chevaliers en armure blanche. Ce sont des chevaliers saints placés sous les ordres directs du roi du royaume de Shiga ; le mâle âgé et le beau gosse à moitié font partie des « Huit Lames de Shiga ». Le beau gosse à moitié s'appelle Sharorik Shiga. C'est le troisième prince du royaume de Shiga.

D'ailleurs, « enfants »… est-ce qu'il parle de moi par hasard ?

« Prince Sharorik, même s'il s'agit de la demeure d'un vassal, pénétrer sans autorisation dans le jardin d'une autre maison ne manque-t-il pas de convenance ? »

« Leingrande, tu es raide. Salut, le frère cadet du vicomte Siemens… »

« Je m'appelle Toruma, Altesse. »

Toruma complète la phrase du prince qui hésitait.

Le vieux sait lire l'air, lui. En un sens, c'est très aristocratique.

Le prince, sans la moindre gêne, lance un « Je vais m'installer » et Toruma acquiesce comme si c'était naturel.

Cela dit, je comprends qu'ils aient affaire à demoiselle Leingrande, mais qu'est-ce qu'ils sont venus faire, ceux-là ?

« J'ai un petit quelque chose à régler avec Leingrande. Vous autres, écartez-vous. »

C'est formulé comme une demande, mais c'est un ordre.

« Altesse, je suis navré, mais nous sommes dans mon manoir et elle est ma cousine. Quand bien même l'interlocuteur serait Altesse, il vaudrait mieux éviter de se retrouver seul à seul avec une femme non mariée. »

« Hmpf, quel mal y a-t-il à être seul à seul avec sa fiancée ? »

« Si fiançailles il y a, elles ont été rompues il y a sept ans de cela. »

Bon, je voudrais bien me tirer de cette situation embarrassante, mais comment faire ?

« Altesse, pas la peine de s'embêter avec des questions-réponses, suffit de faire comme ça. »

Le gamin de chevalier saint qui avait l'air d'un voyou et qui n'existait pas jusqu'ici dégaine son épée à une main et fonce sur moi.

C'est qui, celui-là ? Il a un pète au casque ?

Son pas d'approche est rapide, mais comparé à demoiselle Leingrande, son escrime est plein de failles.

« Avoir l'épée nue devant Altesse, ça prouve une intention de rébellion, non ? »

Quel raisonnement. Avant même d'être du chipotage, c'est du niveau pur prétexte.

Comme l'adversaire brandissait une épée en alliage de mithril réputé pour sa dureté, je l'ai évitée au lieu de la recevoir avec l'épée féerique. Mais le gamin persiste et signe avec acharnement.

Un fou de combat ?

« Oh ? Tu ne tiens pas une épée en mithril pour du beurre. Ahah, tu vas pouvoir encaisser ça ? »

Le gamin enchaine une technique qui ressemble à une tornade à partir de ses attaques successives.

C'est un jeu de baston, ou quoi ?

Éviter les coups au visage serait trop voyant, donc je reçois avec mon épée et fais semblant d'être projeté en arrière. Karina et Hayuna crient mon nom, inquiètes. doit bien voir que mes PV n'ont pas baissé, et Nana ne s'inquiète pas du tout dès le départ. Elles me font confiance, hein ? Elles me font confiance, oui ?

Karina, qui a littéralement sauté grâce à la force de Raka, m'enlève dans ses bras.

OH ! Fuka, fuka.

« Hé, toi aussi tu sais utiliser le renforcement corporel ? Si tu veux te battre en ramassant son épée, je suis ton homme. »

J'arrête la main de Karina qui s'étendait vers mon épée. Elle ne peut pas gagner contre lui.

« Non, Karina-sama. »

Pendant ce temps, Toruma essaie de retenir le prince. Il est très en position de faiblesse, mais bon courage.

« Altesse, il est vassal du baron Muno et porte un titre de noblesse. Ne pourriez-vous pas le faire arrêter là ? »

« Hou, servir ce territoire maudit, il a dû être bien à court de ressources. »

Hé ? Cette réplique m'a un peu piqué au vif. Je dois avouer que j'apprécie pas mal le baron Muno et ses gens, moi. fait aussi une tête furax, mais l'adversaire est trop mauvais, elle ne peut pas intervenir.

« Insulter mon domaine, je ne le permettrai pas, fut-ce le prince. Je vous ferai retirer vos paroles, quand bien même il me faudrait y laisser la vie. »

Karina se redresse sur place, les mains sur les hanches, et toise le prince droit dans les yeux avec fermeté.

Je me relève en me frottant l'arrière de la tête, posé au sol.

L'adversaire est un prince, la prudence commande de rester spectateur.

« On ne peut pas rester silencieux quand on insulte sa maison. Même face à Altesse, je vous demande de rectifier vos propos tout à l'heure. »

Hé ?

Normalement, l'observation est la bonne réponse, non ? Je me range aux côtés de Karina et je balance cette réplique. C'est sûrement mon corps d'adolescent qui m'entraîne. Faisons comme si c'était ça.

J'ai tout de même gardé le minimum de discernement pour rengainer. Pointer son épée vers un membre de la famille royale, c'était sanction assurée.

« Demoiselle Karina, tes chances de gagner sont infinitésimales. »

« Raka-san, il y a des moments où une femme ne peut pas reculer. »

Ces deux-là s'emballent ? Mais l'adversaire est de la famille royale, un affrontement physique est hors de question.

« Comme toujours, vous considérez les femmes comme de simples outils pour faire des enfants. »

Demoiselle Leingrande s'interpose entre le prince et Karina, extirpant les mots d'une voix qui tremble de colère.

C'est Toruma qui tape doucement son épaule et avance. Ses jambes tremblent. Ne force pas comme ça.

« Altesse, l'individu qui vient de chercher noise à ce garçon, c'est le héros de la défense de la ville de Muno. En prime, il a abattu le démoniaque apparu à Gururian, et il se trouve ici en tant qu'invité de la maison ducale d'Ouyugock. Altesse, passe encore, mais l'autre risque de se retrouver dans une position fort délicate. »

Il a déplacé la cible des reproches du prince vers le gamin fou de combat.

Si on le critique en face, le prince ne pourra pas reculer non plus.

« Tch, c'est bon, je me retire ici. Ça m'ennuierait qu'on réduise nos forces utiles avant que le roi démon ne pointe le bout de son nez.

Au fait, Toruma, c'est ça ? La capitale, c'est la capitale royale. Appeler Ouyugock "capitale ducale", c'est un tantinet irrespectueux. »

Sur cette réplique de sortie, le prince s'en va.

Je n'aurais jamais cru que Toruma parviendrait à calmer le jeu.

Cela dit, son ton qui laisse entendre qu'il est convaincu que le roi démon va apparaître ici m'inquiète. Pas possible que le manipulateur derrière les « Ailes de la Liberté » soit le troisième prince, si ?

***

« Ce prince participe-t-il aussi au tournoi d'arts martiaux ? »

« Non, pas ça… Comment as-tu fait pour encaisser cette attaque et t'en sortir indemne ? »

« J'avais juste une potion magique dans ma poche. »

Je secoue le flacon vide pour noyer le poisson.

C'est Toruma qui a répondu à ma question.

« Altesse doit assister au mariage de Thislard, le frère cadet de Leingrande, qui a lieu après la fin du tournoi. »

Thislard est le petit-fils du duc d'Ouyugock, il épouse la fille du marquis Eret. Le prochain duc sera leur père, et la génération d'après, ce sera Thislard. Apparemment, elle aussi était revenue pour assister à ce mariage.

« D'après les rumeurs, Sa Majesté le roi en personne honorerait la cérémonie de sa présence. »

« Frère Toruma, c'est une information confidentielle. Merci de ne pas la colporter. »

Une servante, inquietant de l'état de mes vêtements en lambeaux, m'a suggéré de me changer, alors j'ai quitté les lieux.

Quelle dérouillée d'événements, tout de même.

Les faits acquis : « Le troisième prince Sharorik veut épouser demoiselle Leingrande », « Demoiselle Leingrande n'en a aucune envie », « Le frère de demoiselle Leingrande se marie ».

Les points incertains : « Le roi pourrait assister au mariage », « Le troisième prince et sa bande sont peut-être convaincus qu'un roi démon va apparaître dans la capitale ducale ».

L'idée qu'un autre roi démon surgisse pendant le mariage me donne des frissons.

Une fois changé, au moment de quitter la demeure des Toruma, demoiselle Leingrande m'interpelle.

« Toi, tu as plus de ressort que je ne pensais. Si tu veux devenir plus fort, viens au château. Tant que tu seras dans la capitale, je te donnerai des leçons. »

C'est gentil de proposer des leçons, mais le château, c'est trop voyant, j'aime pas.

« Je le dis quand même, hein, je n'ai pas reconnu votre relation avec Séra, d'accord ? »

C'est un malentendu, bon sang.

Quand j'ai expliqué à grands mots que c'était un « malentendu » injuste, elle s'est fâchée : « Qu'est-ce qui ne va pas chez Séra ? » C'est n'importe qui.

a murmuré « Le tsundere est arrivé ! » en douce, mais c'en est un, de tsundere ?

***

« C'est inadmissible. »

« En effet. Heureusement que c'était le troisième prince. »

« Vrai ! Heureusement qu'il n'y a pas eu pire. »

Karina, furieuse, n'a pas l'air d'avoir compris mes mots ni ceux d'.

« Parce que si c'était le prochain roi, ce pays deviendrait invivable. »

« À ce moment-là, faudra déménager du côté de l'empire de Saga. »

et moi, on essaie de remonter un peu le moral de Karina avec un ton badin.

« N, non, c'est hors de question ! est le vassal de mon père, tu ne peux pas partir ! »

Karina s'approche en panique, ses mots sont déliés. Proche. Karina, t'es trop proche. Si tu te colles comme ça, y'a des trucs qui vont toucher…

La poitrine de Nana est déjàすごい mais le volume de Karina, c'est une autre ligue. Je faillis me laisser emporter.

« Kick. »

Depuis qu'on était entrés dans l'enceinte du comte Wolgock et qu'on causait, Mia est apparue de nulle part et m'a mis un coup de pied. Elle s'intercale de force entre Karina et moi et impose une distance.

Je caresse la tête de Mia et je dis à Karina : « C'était une blague pour l'empire de Saga. » Elle rougit un peu et bredouille : « C, c'est vrai ? Alors c'est bon. »

***

Ce soir-là, je me suis fait embarquer dans la séance de plaintes contre le prince organisée par Karina et les servantes. Quelqu'un a apporté de l'alcool, alors j'ai isolé et les autres. Pas question de revivre ce carnage.

Liza a été dépêchée comme surveillance, et elle participait au banquet avec moi. Certes, Liza ne fait pas de mauvaises ivresses, mais elle s'endort. Là, elle dort assise, une posture impeccable.

Deux jeunes servantes se sont effondrées illico et dorment sur mes genoux. Le regard fixe de Karina fait peur.

« ! Tu devrais être plus gentil avec moi ! »

« Oui, le chevalier devrait me faire de la bouillie. »

C'est ça, les ivrognes.

Karina et Pina, toutes les deux, ne font que dire ce qu'elles veulent sans s'écouter. Demain, elles ne se souviendront probablement pas de ce qu'elles ont raconté.

Raka, sagement, garde le silence.

J'ai essayé de l'imiter, mais on me harponne des deux épaules : « Vous m'écoutez, oui ? » et « Chevalier, vous préférez les plates ou les grosses ? » L'une est trop agréable pour que je puisse la repousser.

Dès demain, je décline les invitations à boire.

Puisque Karina devient sexy quand elle a bu, cette façon de m'accrocher est un peu douloureuse.

Demain matin, je ferai un menu doux pour l'estomac, à base de bouillie.

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