Aller au contenu principal

Death March kara Hajimaru Isekai Kyousoukyoku

Chapitre 115

Death March kara Hajimaru Isekai KyousoukyokuDeath March kara Hajimaru Isekai Kyousoukyoku
Chapitre 115

Chapitre 115

Chapitre 115/17665%~13 min de lecture2 434 mots

Je m'appelle . À l'ère de la déflation, les produits dits « à circonstances » circulaient souvent, mais il semble qu'il en existe aussi dans l'autre monde.

***

« C'est pour ça que je te le dis depuis tout à l'heure, Monsieur ! Même parmi les forgerons nains, seuls les maîtres ou les disciples directs d'un vieux maître peuvent travailler un matériau aussi noble que le mithral. Nous, les nains de base, on arrive tout juste à forger des épées en fer ordinaire. On n'a jamais manipulé de mithral, nous ! »

L'homme nain qu'on pressait de questions haussa les épaules et lâcha ça comme un crachat.

« Comment ça… Alors où puis-je m'en procurer ? Je suis venu exprès de la ville de Gurlian ! »

« On nous demande ça, nous… »

Les nains semblaient embarrassés face au noble qui se lamentait de façon théâtrale.

« C'est la période où ce genre de clients pullule. Dans huit jours environ, quand le mois changera, le tournoi martial triennal s'ouvrira dans la capitale ducale, alors des gens viennent ici pour acheter des armes en mithral. »

Jojori-san m'expliqua ça, puis dit « je vais y faire un tour » et partit calmer le jeu. Comme elle a des gardes cachés, ça ira.

Si le tournoi commence la semaine prochaine, c'est trop juste, mais les préliminaires se tenant dans chaque ville du duché, ce n'est pas un problème. Malheureusement, il n'y a pas de préliminaires à la ville de Boléhardt.

L'adversaire est le quatrième fils d'un vicomte, niveau 6, avec la compétence Épée. Même avec une épée en mithral, je doute qu'il puisse briller au tournoi.

« Gobel-san, qu'y a-t-il ? »

« Ah, grande sœur Jojori. Ce type insiste pour qu'on lui vende une épée en mithral. »

« Quoi ? C'est toi qui vas me la vendre ? »

« Je suis désolée, mais les équipements en mithral sont sur commande uniquement. Et il faut une lettre de recommandation de certaines personnes comme le duc ou les intendants. »

« Qu… quoi ? Alors je ne pourrai pas mettre la main sur une épée en mithral… »

Le noble murmura ça et s'effondra par terre, inconscient.

Vu l'état usé de ses vêtements et de sa cape, c'est sûrement la fatigue du long voyage.

Jojori-san revint en portant l'homme. Impressionnant, une naine qui transporte un grand gaillard comme une plume.

La patronne de la salle à manger sortit et installa le noble sur un banc dans le coin. C'est gentil, elle aurait pu le laisser à l'ombre d'un arbre.

« On dirait un surmenage. Les cadets de nobles ou les nobles déchus arrivent souvent en marche forcée et s'effondrent comme ça. »

C'est un spectacle de saison ?

Mais je me demande si une épée en mithral n'est pas diablement difficile à maîtriser ?

C'est pas Jojori-san qui me répondit, mais la femme en armure qui accompagnait le noble, une guerrière apparemment. Une blonde aux sourcils fournis, visage un peu enfantin pour ses seize ans. Proportions difficiles à juger sous l'armure métallique, mais plutôt pas mal. Niveau 7, compétences Épée à une main et Bouclier. Elle semble au service de la maison vicomtale.

« Je m'excuse pour la peine que cause mon jeune maître. Il tient absolument à une épée en mithral, n'y a-t-il vraiment aucun moyen ? »

« Même si vous le dites… S'il vous apporte des lingots de mithral comme matériau, il y a peut-être un artisan qui acceptera de le forger, mais sinon, nous avons des commandes du duc et des intendants, c'est impossible. »

Cette guerrière est plus constructive que le noble, mais la réponse de Jojori-san n'est pas meilleure. D'ailleurs, un intendant, c'est un noble chargé d'administrer une ville du duché hors de la capitale, avec un mandat d'environ cinq ans.

Cela dit, avec autant de réservations, est-ce que c'était vraiment bien de me donner une telle épée de renom ?

Pendant que j'écoutais leur conversation, sans m'en soucier, j'essuyais la bouche de Pochi, toute sale de jus de viande, et la conversation se tourna vers moi.

« Monsieur. Votre épée me semble être en mithral. C'est une demande effrontée, mais ne pourriez-vous me la céder ? »

« Je refuse. »

Ils ont l'œil, sans même la compétence Estimation.

Je refusai net, mais la guerrière ne lâcha pas l'affaire. Cela dit, même si on me dit de vendre, je ne crois pas qu'elles puissent payer le prix.

« Vraiment impossible ? »

« D'abord, vous n'avez pas les moyens de payer. »

« Je payerai n'importe quel prix, s'il manque quelque chose je donnerai ce que vous voudrez. »

À cette réplique, tous les regards se plantèrent sur mon profil. Non, je ne pense à rien de cochon.

« Vous dites n'importe quel prix, mais une dague en mithral coûte déjà quarante pièces d'or. Une épée droite de cette taille, au moins cent-vingt pièces d'or. »

« Quoi ? Une épée en fer ne coûte qu'une pièce d'or, et vous en voulez cent-vingt ?! »

Je vérifiai son épée en me disant que même le fer devrait coûter plus cher, et effectivement, c'était un produit de série bas de gamme. Cela dit, ne pas connaître les prix du marché pour une mission d'achat, c'est lamentable.

Pour la décourager, je lui glissai un conseil.

« Avoir une épée en mithral ne vous rend pas plus fort du jour au lendemain. Au lieu de perdre du temps et des efforts à en acheter une, mieux vaudrait les consacrer à la chasse aux monstres. »

« Ce n'est pas ça. Mon jeune maître a besoin d'une épée en mithral ou magique pour entrer dans la garde rapprochée du duc. »

Je ne voyais pas le lien, alors je demandai des détails. Selon elle, posséder une épée en mithral ou une épée magique permet de passer les préliminaires du tournoi martial. Et comme « avoir participé aux seconds tours » est un raccourci pour intégrer la garde ducale, cette astuce circule parmi les cadets nobles.

Devenir garde ducale est la voie royale pour les non-héritiers, et ce noble participe au tournoi chaque année depuis ses quinze ans sans jamais passer les préliminaires. Cette année, c'est sa troisième tentative.

Honnêtement, ça ne me concerne pas, je l'ai laissé entrer par une oreille et sortir par l'autre.

La lance de Liza est enveloppée de tissu, donc ça va, mais si on repère que c'est une lance magique, ce sera embêtant.

Malgré tout, elle insistait encore, et c'est , qui avait fini de manger, qui la mit dehors.

« Monsieur, sous prétexte qu'il est courtois, vous êtes irrespectueuse ? Cette personne est un noble à part entière, le chevalier Pendragon. »

En l'entendant, la guerrière pâlit et s'inclina bas : « Je vous prie de pardonner mon impardonnable manque de respect. » Quoi, il suffisait de brandir mon titre au début ? est redoutable.

« Attention, en ce moment des escroqueries pullulent : on vend des armes faites de parties de monstres en les faisant passer pour des armes magiques. »

Jojori-san donnait un conseil à la guerrière.

N'ayant aucune raison de les accompagner plus longtemps, je décidai de partir quand Liza et les autres eurent fini de manger.

Après notre départ, des marchands hommes-fouines s'approchèrent d'elle, mais je m'en moquais. Si elle se fait avoir malgré l'avertissement de Jojori-san, ce sera de sa faute.

***

La boutique de magie en surface est tenue par un ami d'enfance de Jojori-san. L'assortiment serait moins bon qu'en sous-sol, mais comme c'est sur le chemin vers la grande roue hydraulique, site touristique, on y fit un détour.

« Yo, Jojori ! C'est rare de te voir par ici ! Tu t'es enfin lassée du bourrin de Zajiul ? C'est une bonne chose ! Vraiment une excellente chose ! »

« Bonjour Garohal. Il ne faut pas parler de Zajiul-san comme ça. »

Dès qu'il vit le visage de Jojori-san, Garohal déversa ses mots comme une mitraillette. Jojori-san le prit leggerement et le rabroua. Il n'a pas le ventre bedonnant typique des nains, et sa barbe est soigneusement cirée. Un beau gosse nain, peut-être ?

Sur la présentation de Jojori-san, on me montra des grimoires et des parchemins. Les grimoires étaient quasi identiques à ceux du sous-sol, mais il y en avait deux différents sur la magie du quotidien, que j'achetai. Les parchmins avaient une gamme différente, orientée nobles et marchands.

« Qu'est-ce que t'en dis ? J'ai été me les procurer exprès à la ville de Daregan. C'est rare, non ? »

Il sortit des parchemins de magie du quotidien.

Répulsif à insectes, anti-démangeaisons, désodorisant, pour clients fortunés. Même un parchemin de purification d'eau pour ne pas avoir le ventre retourné par l'eau crue. Assez amusants, mais pas rentables à mon avis.

Comme prévu, le visage de Jojori-san s'assombrit en voyant la gamme.

« Dis, Garohal. Combien le parchemin, à l'unité ? »

« Hein, normalement je dirais une pièce d'or, mais comme c'est toi qui me présentes, trois pièces d'argent l'unité. »

« Ces parchemins, tu n'en as pas vendu un seul, si ? »

Garohal, qui gonflait les narines tout fier, figea sa face aux mots de Jojori-san. porta le coup de grâce.

« C'est ça. Plutôt que de trimballer des parchemins aussi chers, engage un domestique qui sait la magie du quotidien, c'est plus pratique et plus souple. »

Apparemment, depuis l'achat il y a six mois, pas un seul n'était parti : stock mort. Avec l'appui des femmes, j'obtins le tout en dessous du prix de revient. Trois parchemins de magie théorique qui se vendent bien, plus ceux-là, pour trois pièces d'or.

Voici les parchemins obtenus :

> Parchemin, magie du quotidien : Répulsif à insectes > Parchemin, magie du quotidien : Anti-démangeaisons > Parchemin, magie du quotidien : Désodorisant > Parchemin, magie du quotidien : Purification d'eau > Parchemin, magie théorique : Étourdissement bref > Parchemin, magie théorique : Détection > Parchemin, magie théorique : Barrière protectrice

Hormis l'étourdissement bref, ce sont des magies douteuses, mais mon âme de collectionneur a crié « achetez ».

Comme il jugea que j'étais bon client, Garohal sortit d'autres invendus du fond. Achetés à des marchands fouines à Daregan, la ville la plus proche.

« Ça te dit ? C'est des pièces qu'on voit presque jamais. »

C'est vrai qu'on les voit presque jamais.

Le premier : « Magie théorique : Signal ». Nana peut l'utiliser aussi, mais sans récepteur, ça ne sert à rien. Un signal de fumée est plus utile.

Le deuxième : « Magie théorique : Cube ». Une magie entre « Bouclier » et « Planche autopropulsée », qui crée un cube transparent de taille variable dans les airs.

Sert surtout à arrêter une charge ennemie, ou de table et chaise. Durée courte, disparaît si le lanceur s'éloigne. Pas totalement fixe dans les airs, bouge si on appuie assez fort. On pourrait faire des escaliers invisibles.

Pas si inutile, non ?

« Le cube de niveau minimum, c'est à peu près ça ? »

en dessina un dans les airs, dix centimètres de côté. Supporte cinq cents grammes max. Un parchemin ne lance qu'au niveau minimum, d'où l'invendable.

Le troisième : « Magie du feu : Fournaise ». Pour fondre le minerai et faire des lingots. Très nain, mais au parchemin il faut une dizaine d'utilisations rien que pour du fer, et il faut un récipient résistant au feu sinon le fer fondu coule au sol, c'est la catastrophe.

En plus, distance de déclenchement courte, l'utilisateur se brûle. Produit défectueux. Bref, un vrai fourneau est mieux. Pas de demande pour de la forge sur le terrain. J'aurais dû m'en rendre compte avant d'acheter.

« Comment peut-on avoir autant de parchemins bizarres… »

et Mia sont éberluées. Pochi et Tama dorment aux pieds de Liza. Elles se sont ennuyées, hein.

« Ç… ça marche aussi comme magie d'attaque ! »

« Si t'attaques avec ça, tu te blesses toi-même. Un trait de feu est bien plus efficace en rendement magique. »

C'est ce qu'il en est.

Le dernier : « Magie de la lumière : Concentration de lumière ». « Même par temps couvert le linge sèche bien, et on peut lire dans une pièce sombre », me le fourgua Garohal, un peu désespéré. Il avait confondu avec « Lumière » à l'achat.

Comme il s'était fait démolir par et les autres, il pensait que je n'achèterais pas, et fit une tête ahurie quand je commençai à marchander.

Certes, pour n'importe qui c'est de la ferraille, mais pour moi c'est bien plus attractif que les magies du sous-sol. Grâce au marchandage d' et au soutien de Jojori-san, je l'eus pour une pièce d'argent l'unité, bien en dessous du demi-prix d'achat.

Bonne affaire.

Je me promis qu'un jour, quand je saurai fabriquer mes propres parchemins, je lui en fournirai à bas prix.

***

La grande roue hydraulique où nous mena Jojori-san était plus petite que prévu, mais avait un vrai cachet de site touristique.

Alors qu'elles venaient de manger autant à la cantine, toutes filèrent vers les stands de pâtisserie au lieu de regarder la roue. On y vend la spécialité locale, des biscuits cuits style senbei aux crevettes. Apparemment, ils les servent tout juste cuits.

« Maître, ah~n. »

Pochi me tendit un biscuit, j'en pris un. et les autres faisaient la queue en faisant du bruit, je m'en fichis et savourai. Goût et odeur, exactement du senbei aux crevettes.

En goûtant cette saveur nostalgique, je regardai travailler les forgerons nains et autres races du quartier des artisans, puis regagnai le pavillon des invités.

Ce soir-là, vaincu par les regards suppliants de Pochi et Tama, je finis en cuisine. La patronne qui me l'autorisa était nada de moins que la femme du vieux Dohar. J'avais apporté une vingtaine de portions de viande depuis le chariot, mais ça ne suffit pas du tout. Je préparai plusieurs grands plats, mais l'odeur attira les forgerons nains qui se joignirent à la fête, la cantine devint un champ de bataille. Les regards que les nains lançaient à Pochi et Tama, se battant sérieusement pour la viande à chaque rechargement des plats, étaient terrifiants.

Jojori-san, ne supportant plus, sépara enfants et adultes, mais les enfants nains arrivèrent aussi, et la guerre de la viande ne s'arrêta pas. Apparemment, une amitié naquit au bout de cette bataille, tant mieux.

C'est bien plus tard dans la nuit que nous trois — moi, Lulu et Nana — qui réapprovisionnions les plats, pûmes enfin manger.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.