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Crest of Souls

Chapitre 94

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Chapitre 94

Chapitre 94

Chapitre 94/12078%~8 min de lecture1 580 mots

APOKALYPSIS : Lost Magic Awakening [PROGRESSION FANTASY, MAGIE, SPIRITUEL, ÉSOTÉRIQUE]

Triggs, un jeune homme qui peine à s'adapter aux normes de la société, croit qu'il y a une conspiration derrière le désordre mondial toujours croissant. Il est un chercheur de vérité et il veut dévoiler tous les secrets gardés des masses depuis des siècles.

Il a trouvé ce qu'il désirait depuis longtemps lorsqu'il a rencontré un groupe mystérieux. Le groupe vénère les Giyas — des Êtres Supérieurs qui bénissent leurs adeptes avec la capacité de manipuler la réalité par les Mots.

Alors qu'il trouve sa véritable vocation au sein du groupe, il démêle enfin certains secrets profonds sur l'humanité elle-même — une connaissance qui mettra au défi sa morale et ses idéologies.

À quoi s'attendre dans mon histoire :

1. Un MC humain intelligent (pas un faire-valoir)

2. Une explication approfondie du lore (l'histoire est un peu slow-burn au début)

3. Des combats dynamiques (pas de one-hit KO)

4. Des interactions entre personnages amusantes

5. Des rebondissements. Beaucoup de rebondissements

6. Conspirations du monde réel, mysticisme, pratiques spirituelles, connaissances ésotériques

7. Pour les compatriotes Pinoy : mèmes et références Peenoise

Après avoir terminé son repas et accompli son devoir de nourrir Mabel, Elmer remit les couverts qui avaient servi durant ces activités dans l'évier de la cuisine. Il retrouva ensuite le chemin des murs blancs de sa chambre, laissant Mary, qui avait encore la bouche pleine, et qui notait par ailleurs les articles qu'il lui avait dit d'inscrire, dans le salon.

Elmer saisit la montre de gousset posée au centre de son bureau de lecture et l'ouvrit d'un clic, laissant le tic-tac de l'aiguille des minutes parvenir à ses oreilles.

« Hmm… Sept heures, » marmonna-t-il, refermant la montre de gousset et la posant sur le côté du bureau tandis qu'il s'asseyait.

Il tira ensuite la moitié droite du double tiroir dont était pourvu le bureau de lecture, et porta son regard, derrière ses lunettes à verres ronds, sur le stylo bille et la pile de feuilles vierges qui s'y trouvaient.

Dès qu'il tendit le bras pour saisir le stylo bille dans le tiroir — ainsi qu'une feuille de papier —, un long et lourd bâillement s'échappa de lui. Ce qui fit rétracter sa main brusquement, l'obligeant à glisser deux doigts sous le bord de ses lunettes pour se pincer les yeux.

Une lourde sensation de fatigue, accompagnée d'un douloureux coup de mal de crâne, déferla sur son corps en cet instant, lui signalant que l'essence de vitalité qu'il avait absorbée dans son système pour maintenir son physique en fonctionnement était épuisée.

« Ça alors ! » cracha Elmer, encore ensommeillé, et bien sûr il ne perdit pas de temps pour imprégner son système d'un nouveau tour d'essence de vitalité.

Il détestait ressentir les effets de sa privation de sommeil, surtout la façon dont son esprit devenait hallucinatoire dans le processus, baissant la productivité de son cerveau et le rendant excessivement hors de lui. Et par-dessus tout, les illusions qu'il avait toujours quand il laissait ce monde de fatigue s'attarder un peu plus de trente minutes.

« Mon sommeil matinal ne sert plus à grand-chose, » murmura Elmer entre ses dents, l'essence de spiritualité verte illusoire qu'il avait envoyée dans son corps interne par le nez entrant finalement en action, le revigorant d'une nouvelle énergie. « Et il semble que les effets de ne pas dormir la nuit s'aggravent. L'essence de vitalité ne dure même plus aussi longtemps. » Il essuya la sueur sur son front de sa paume droite et la porta devant ses yeux. « Mon affaiblissement physique commence à contaminer ma spiritualité aussi. Nom d'un chien ! C'est mauvais. Même mon ouïe accrue ne change rien à mon problème de sommeil. Maudits cauchemars constants… Qu'est-ce que je suis censé faire ?! »

Elmer commençait à se sentir irrité et anxieux. Et comme ce n'était pas la première fois que ce genre de sentiment venait perturber sa routine quotidienne, il savait que la seule chose capable de le calmer à cet instant.

Il attrapa le tiroir ouvert à nouveau, mais cette fois avec une certaine hésitation, et pas pour le stylo bille ou la feuille de papier qu'il avait en tête de prendre avant. Sa main alla plus loin dans les profondeurs du tiroir jusqu'à sentir une boîte métallique froide, de la taille d'une paume, aisément dissimulable.

En la sortant, les mots : « Cigarettes Lord Carragher. Fumez responsablement », gravés sur l'étui en argent ciselé, apparurent devant ses pupilles instantanément dilatées. Ce qui provoqua une sensation de fourmillement qui envahit rapidement son corps, chassant l'anxiété qu'il ressentait.

Juste une fois de plus… Fut le mensonge que son cerveau concocta tandis qu'il exhalait et ouvrait l'étui, révélant un tout petit briquet en bronze et trois cigarettes — le reste des dix qui accompagnaient toujours un paquet neuf.

Elmer en sortit une, la plaça entre ses lèvres en posant l'étui en argent sur la table. Mais juste au moment où il saisit le briquet en bronze et l'ouvrit, avec l'intention d'allumer le bout de sa cigarette, il se rappela soudain une personne qu'il avait laissée attendre à Tooth and Nails lors d'une nuit angoissante, trois mois plus tôt.

Polly Bagley.

Bien que, malgré le léger remords qu'il éprouvait d'avoir laissé tomber Polly, ce n'était pas la promesse qu'il lui avait faite qui avait tourné son esprit vers son existence ; c'était la conversation qu'il avait eue avec elle bien avant de lui faire quelque promesse que ce soit. Une conversation qui avait porté sur les effets du tabac sur la santé et l'esprit d'une personne ; et aussi, sur le fait qu'il ne fumait pas.

Elmer jeta un coup d'œil à Mabel alors, ses lèvres serrant fermement sa cigarette, tandis que son pouce droit se tenait à un pouce de la molette d'allumage du briquet qu'il tenait.

Peut-être était-ce le destin qui savait qu'il deviendrait un jour fumeur, puisqu'il avait instinctivement choisi la partie du lit la plus proche de la fenêtre pour Mabel.

Eh bien, il n'allait pas avancer l'idée qu'il n'avait pas le choix à cause de ses circonstances, parce qu'il en avait plein qui auraient pu l'empêcher de prendre une cigarette, dont celle d'aller voir un psychiatre pour l'aider avec ses problèmes.

Mais ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait faire, n'est-ce pas ?

Les psychiatres avaient des capacités très spéciales qui les aidaient à extraire des informations de leurs patients, l'hypnose étant l'une des plus notables.

Le fait qu'il fût un Ascendant ne le protégerait pas de tomber sous le coup de telles mesures, puisqu'il leur permettrait de faire ce qu'ils avaient à faire pour l'aider, et en retour causerait à sa bouche de se délier sur chaque seule chose dont il avait jamais fait partie.

Pour lui, c'était inacceptable.

Puis il y avait la possibilité que le psychiatre qu'il engagerait soit l'Ascendant qui le traquait. Ce serait encore pire. Parce qu'il serait vulnerable après avoir été soumis à la capacité hypnotique des psychiatres, et donc tué sur place, ou emmené à l'Église, ou tout ce qu'on faisait aux corrompus.

En était venu à la conclusion que fumer était de loin préférable à se soumettre à des choix dont il n'était pas sûr à cent pour cent qu'ils fonctionneraient. Et jusqu'à présent, le tabac dont étaient faites ses cigarettes l'aidait à garder son esprit stable et détendu, faisant diminuer son hésitation au fil des jours.

Il savait au fond de lui qu'il était déjà accro, mais il n'essayait pas de lutter.

Dans son cas, peut-être que l'addiction était une bonne chose.

Le briquet fit clic et une flamme chaude jaillit de son bec avant d'être portée au bout de la cigarette dans la bouche d'Elmer.

Une bouffée, une exhalaison, et puis une longue ligne de fumée quitta les lèvres d'Elmer d'une manière si parfaite qu'elle semblait ne jamais devoir se disperser.

Suivit un doux cliquetis, signalant la fermeture du couvercle du briquet, puis l'étui de cigarettes repoussé dans les profondeurs cachées du tiroir ouvert — le briquet y ayant été remis.

Elmer usa de l'index et du majeur de sa main gauche pour saisir délicatement sa cigarette tandis qu'il sortait un petit cendrier rond en métal du tiroir et le posait sur la table. Après cela vinrent enfin les choses principales pour lesquelles il avait ouvert le tiroir, le stylo bille et une feuille de papier.

Rejetant une autre épaisse volute de fumée dans l'air, Elmer sentit l'irritation et l'anxiété qui troublaient son corps retomber.

Comme d'habitude, les composants du tabac qui composaient sa cigarette fonctionnaient aussi parfaitement qu'il le voulait. Maintenant son esprit était dans un état détendu, ce qui signifiait qu'il pouvait calmement trouver un moyen de créer la meilleure méthode possible pour recevoir des demandes de travail.

Il avait tout de même un léger sentiment de nervosité — ses poils dressés sur ses bras le rendaient bien perceptible. Mais comme c'était juste le risque concernant ce qu'il s'apprêtait à faire qui provoquait une telle réaction de son corps, il n'y prêta pas attention. Après tout, toute sa vie était remplie de risques. C'était le seul moyen de s'assurer que son pied avançait ne serait-ce qu'un peu.

Tapotant le bout de sa cigarette pour en faire tomber les cendres dans le cendrier sur le côté gauche de son bureau de lecture, Elmer posa son stylo sur la feuille blanche et nette devant lui en disant : « Créons la prière du faucheur. »

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