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Chaotic Sword God

Chapitre 343

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Chapitre 343

Chapitre 343

Chapitre 343/59158%~9 min de lecture1 642 mots

Désormais, une longue bannière rouge flottait au-dessus de l’auberge où résidait Jian Chen. Sur elle, calligraphiée avec soin, figurait une seule ligne de texte qui, non seulement félicitait Jian Chen pour son titre de Roi des Mercenaires, mais annonçait également à tous que c’était bien ici qu’il logeait. L’enseigne vantait les mérites de Jian Chen et servait en même temps de publicité pour l’établissement, faisant ainsi grimper sa réputation. Le tenancier avait avec une remarquable générosité annulé toutes les dépenses de l’hôte et le traitait comme s’il était roi d’un royaume. Ce genre de considération était totalement nouveau pour Jian Chen ; bien des fois, il se demanda s’il n’avait pas échangé sa vie contre celle d’un autre.

Le Rassemblement des Mercenaires touchant à sa fin, la question de savoir si Jian Chen serait sacré Roi des Mercenaires occupait toutes les conversations. Comme le propriétaire proclamait fièrement quel hôte recevait sa maison, toute la Cité des Mercenaires savait désormais que Jian Chen séjournait à l’auberge « Au Parfum Envoûtant ». Nombreux furent ceux qui cherchèrent à s’en rapprocher, dans l’espoir de jeter un coup d’œil sur lui ou par quelque autre intention ; par conséquent, beaucoup prirent chambre dans l’établissement pour demeurer à proximité.

Bref, le maître de l’établissement avisé venait de la métamorphoser en une maison presque légendaire au sein de la Cité des Mercenaires.

Identité et lieu de résidence dévoilés, Jian Chen vit affluer devant sa porte des visiteurs de tout acabit venus lui proposer leurs invitations. Finalement, il n’y tint plus : il ferma sa porte à clef. Il prévint simultanément le propriétaire qu’il avait besoin de quelques jours pour cultiver sans être dérangé. Il défendit strictement à quiconque de le perturber, sous peine qu’il quitte les lieux.

Les paroles de Jian Chen avaient glacé le tenancier. Avec une telle difficulté, il avait réussi à attirer un tel dieu dans son establishment ! Comment laisser partir ce personnage aussi simplement ? Sur-le-champ, il accéda à sa requête et chargea certains domestiques de barrer l’accès à tout le quartier pour Jian Chen, empêchant quiconque d’y pénétrer. Même un Maître Saint du Ciel était censé garder ses distances. Après tout, c’était la Cité des Mercenaires : nul ne se serait permis d’y porter le moindre représailles.

Entre les quatre murs de sa chambre, Jian Chen voua toutes ses forces à percer les secrets de l’Éclair Illusoire. S’il en avait déjà saisi les principes de base, il ne maîtrisait pas encore les fondamentaux. La compétence était d’une profondeur exceptionnelle, et même plus complexe à appréhender que la Fortune Dérobée au Ciel. Quelques jours plus tard, ses progrès étaient minimes, mais grâce à sa vitesse d’apprentissage, il réussit tout de même une avancée significative.

Alors que sa compréhension de l’Éclair Illusoire se faisait de plus en plus profonde, il commença à pressentir que, s’il parvenait à la maîtriser parfaitement, il pourrait bondir sur de grandes distances avec une vitesse vertigineuse.

Trois jours filèrent à vive allure. Un membre du comité dirigeant de la Cité des Mercenaires s’avança jusqu’à sa porte, puis vint supplier respectueusement le jeune homme de bien vouloir sortir.

Jian Chen suivit le garçonnet jusqu’à une esplanade voisine d’un bâtiment palatial, où l’attendait un homme d’âge mûr à l’allure déterminée.

« Honorable Jian Chen, je suis l’Aîné Feng. Chargé de vous guider, veuillez me suivre. » prononça l’homme d’âge mûr avec déférence en conduisant Jian Chen vers une Porte Spatiale.

« Honorable Jian Chen, vous devez traverser cette Porte Spatiale pour rejoindre l’autre rive ; un autre ancien vous y attend. » précisa-t-il.

D’un mot de remerciement, Jian Chen franchit l’artefact. Ayant déjà une bonne connaissance de la Cité des Mercenaires, il trouva ce passage naturel ; il s’y était habitué depuis longtemps.

Dans un éclair de lumière, Jian Chen atterrit de l’autre côté de la Porte Spatiale. Devant lui s’étendait un jardin empli de fleurs au parfum suave. À cinquante mètres plus loin, deux anciens en robes blanches étaient assis en train de jouer aux échecs.

Jian Chen reconnut l’un et l’autre. L’un était celui qui avait distribué les jetons au tout début et officie comme arbitre de la phase finale. L’autre était celui qui s’occupait de l’Armurerie.

Ayant tourné la tête autour de lui, Jian Chen comprit qu’il se tenait au milieu d’un océan de fleurs, au milieu duquel d’innombrables papillons semblaient flotter doucement. L’endroit donnait l’impression d’un paradis terrestre rare. Hors mis les deux anciens, personne d’autre n’approchait.

Ne sachant trop que faire, Jian Chen s’avança vers eux lentement, posant discrètement ses pieds. Une fois suffisamment proche d’eux, il attendit patiemment qu’ils terminent leur partie, sans prononcer un mot.

Les deux anciens arborèrent des visages impassibles tandis qu’ils concentraient entièrement leur attention sur la partie, ignorant totalement la présence de Jian Chen.

Après avoir patienté près de deux heures, les deux anciens achevèrent finalement leur jeu, des expressions d’impuissance sur le visage.

« Encore un match nul, alors ? Ancien Hui, il semble que même après avoir décidé de jouer aux échecs, prendre une décision finale reste un exercice difficile. » rit l’ancien en charge de l’Armurerie en rangeant les pièces dans leur boîte.

L’Ancien Hui afficha un sourire amer. « C’est vrai. Bien qu’il n’y ait guère d’importance à gagner ou perdre, le choix n’en demeure pas moins difficile. »

Rapidement, les deux anciens rangèrent le plateau avant de se lever. Celui qui tenait l’Armurerie leva les yeux vers le ciel. « Il est temps pour nous d’y aller. »

L’Ancien Hui acquiesça. « Allons-y donc, jeune homme. Suivez-nous. » conclut-il en adressant ces derniers mots à Jian Chen.

« Oui, Seigneur ! » répondit Jian Chen en joignant rapidement les mains en salut. Les deux vieillards devaient être au bas mot des Maîtres Saints du Ciel au sommet, en particulier celui qui avait officie comme arbitre. Bien souvent, Jian Chen fut traversé par une pensée fugace : était-ce un Souverain Saint ? Pour une telle existence, Jian Chen n’était qu’une modeste libellule.

À l’entendre appeler son ainé, l’Ancien Hui ria. « Jeune homme, tu t’appelles Jian Chen, c’est cela ? Tu peux m’appeler l’Aîné Treize. Quant à l’autre ancien, tu peux l’appeler l’Aîné Huit. Inutile de nous traiter de Seigneurs. »

« Oui, Seigneurs Anciens. » Jian Chen joignit précipitamment les mains en signe de respect. En même temps, il fut surpris d’apprendre qu’il existait au moins dix-huit anciens au sein de la Cité des Mercenaires.

Suivant les deux anciens à travers ce monde floral, Jian Chen atteignit enfin une autre grande Porte Spatiale, située à plusieurs kilomètres sur la route.

À cet instant, Jian Chen se retrouva dans une contrée désolée, où se dressait une vaste plateforme sacrificielle bordée de milliers de plaques commémoratives. Près de la plateforme, huit personnes contemplaient distraitement ces tables.

Parmi ces huit individus, un seul homme d’âge mûr, une femme d’une quarantaine d’années, un ancien dont l’apparence évoquait une grand-mère de soixante-dix ou quatre-vingts ans, tandis que les autres portaient déjà un âge très avancé.

On aurait dit que ces huit personnes étaient revenues à leur état premier, lorsque leur véritable présence avait été masquée. Chacun paraissait des plus ordinaires et dégageait absolument aucun caractère singulier.

« Ces huit sont les anciens de la Cité des Mercenaires, chacun détenant un pouvoir décisif. » dit l’Aîné Huit.

Devenu solennel, Jian Chen les examina un par un afin de confirmer leurs identités.

« L’accès aux terres saintes s’ouvrira dans une heure. Attendez ici pour l’instant. Hors à nous les anciens, il reste encore quelques habitants de la Cité des Mercenaires qui n’ont pas encore rejoint notre position. » commenta l’Aîné Treize en avançant, suivi de l’Aîné Huit, vers la plateforme ornée des plaques commémoratives.

Sans mot dire, Jian Chen suivit en arrière, le regard perdu sur les plaques et l’esprit curieux.

À cet instant précis, un son parvint de loin tandis qu’une femme en robe céladon portant une cithare survolait rapidement l’endroit à la rencontre de Jian Chen et des autres.

La jeune femme était assez grande et ses cheveux scintillaient sur sa tunique en coton. Ses yeux clairs et limpides étincelaient d’un éclat capable d’envoûter les âmes. Ses doigts effleuraient doucement les cordes de son instrument. À chaque pas, sa taille fine ondulait légèrement. Bien que son visage ne fût pas encore distinctement visible, la lumière qu’elle dégageait laissait clairement entendre qu’il s’agissait d’une beauté incomparable, capable de faire chuter des nations en un clin d’œil.

Approchant délicatement les anciens de la Cité des Mercenaires, elle déclara : « Cette dame vient saluer l’assistance. » Sa voix était d’une extrême douceur et ensorceleuse, donnant l’illusion d’une musique venue des neuf cieux plutôt que de ce monde profane.

En l’entendant parler, Jian Chen sentit son esprit devenir embrumé. Il n’avait jamais entendu une voix pareille auparavant. C’était une sensation indicible qui ne devrait pas exister dans ce monde-ci.

À cette voix enchantée, les autres anciens se retournèrent lentement, avant de joindre les mains en salut avec un sourire : « Cela fait cinquante ans, mais l’Enchanteresse Céleste n’a jamais été aussi belle. » lança l’un d’eux.

La femme en robe céladon sourit. « L’Aîné Quinze est trop aimable. »

« Haha, la Sainte incomparable de la cithare, l’Enchanteresse Céleste. Une beauté qui ferait rougir la lune et peut charmer même les oiseaux et les bêtes. La fée du continent de Tian Yuan, parue dans toute sa grâce magnifique. D’une seule parole, des centaines de fleurs pâlissent de vergogne. » rie l’un des anciens.

À ces mots, les autres hommes affichèrent de légers sourires et se mirent eux aussi à la louer.

« Enchanteresse Céleste ? Sainte de la cithare ? Serait-ce cette fameuse Enchanteresse Céleste dont parla la deuxième fille du clan Tianqin ? » pensa Jian Chen, interdit, tout en fixant la fascinante jeune femme, submergé par une vague d’émotions tumultueuses.

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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