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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 35

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Chapitre 35

Chapitre 35

Chapitre 35/16122%~13 min de lecture2 503 mots

Chapitre 35 – La canaille du Royaume Saint (1)

« Un entretien ? Quoi…… »

« Serait-ce peut-être le ? »

La vice-capitaine Élisabeth a demandé à ma place, trop choqué pour finir ma phrase.

L'air grave de Benjamin semblait un peu la contaminer elle aussi.

Le était le magazine Beau Monde que j'avais passé le plus de temps à lire depuis mon arrivée ici.

Plus de la moitié des nobles de l'Empire y sont abonnés, tandis que l'autre moitié le lirait soi-disant avec leurs amis qui le sont . (NDT : La version OG du partage de mots de passe Netflix)

« Oui, Votre Altesse. Lady Sarah Belliard, la rédactrice en chef, a officiellement demandé à vous interviewer et Sa Majesté a approuvé. »

Benjamin a expliqué calmement avant de servir le gâteau à la noix de coco sur la table à thé.

Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir des questions qui remplissaient mon esprit même en saisissant une fourchette.

« Je ne sais pas pourquoi cela arrive tout d'un coup. C'était calme jusqu'à maintenant. »

« Pour être honnête avec vous, ce n'a pas été calme, Votre Altesse. »

Benjamin a répondu prudemment.

J'ai arrêté d'apporter une bouchée du moelleux gâteau à ma bouche et je l'ai regardé.

« Votre Altesse, je suis sûr que vous savez pertinemment que le palais de l'Impératrice filtre toutes les communications personnelles des nobles à votre intention. Tous les cadeaux ont aussi été entreposés dans le coffre-fort impérial car nous ne connaissons pas les intentions qui se cachent derrière. »

« Oui, vous me l'avez dit. »

« Il en va de même pour tout contact venant des médias. C'est particulièrement vrai pour le qui demande un entretien personnel avec vous depuis le jour de votre arrivée au palais. Sa Majesté les a tous refusés jusqu'à récemment. »

'Comme je m'en doutais. Eh bien, tant mieux puisque je préférerais être le plus loin possible de l'attention.'

« Je me demande ce qui l'a fait changer d'avis. »

Je lui ai répondu.

Cela me rendait un peu anxieux mais il n'y avait aucune raison pour que je ne puisse pas faire d'entretien.

C'était quelque chose que je n'avais jamais fait de ma vie mais j'avais l'impression que ça irait si je répondais comme on me disait de répondre, et que je feignais l'ignorance pour toute question potentiellement compliquée.

J'étais prêt à suivre tout ce que le palais de l'Impératrice me dirait de faire, tant que ce n'était pas quelque chose de difficile.

Ils me nourrissent trois repas par jour et me paient pour rester ici. Si les gens qui tiennent ma vie dans leurs mains me disent d'aboyer, comment pourrais-je ne pas aboyer ?

Je voulais juste savoir pourquoi ils avaient soudainement autorisé cet entretien.

« Pour commencer par la conclusion, c'est à cause du marquis François Duhem. »

Benjamin a soupiré en répondant.

La vice-capitaine Élisabeth, qui écoutait en silence, a hoché la tête en disant qu'elle comprenait.

Je l'ai regardée, puis Benjamin.

Le marquis François Duhem était le grand frère du capitaine Duhem et la personne responsable de la Grande Éradication des bêtes démoniaques.

C'était lui qui avait frustré la Cardinale en annonçant qu'il mettrait l'objet divin, l'Épée de Sagesse de l'Étoile Flamboyante, comme prix pour le vainqueur de la compétition……

'Ah.'

« Est-ce qu'elle leur a autorisé à m'interviewer en échange du report de l'annonce concernant l'Épée de Sagesse de l'Étoile Flamboyante ? »

« C'est exact, Votre Altesse. »

J'ai hoché la tête face à la réponse immédiate.

La Cardinale m'avait expliqué la situation dans le passé.

Cela m'a fait penser à Lady Sarah Belliard, qui était prête à partager la proclamation du marquis Duhem au prix d'une édition révisée.

Même si le marquis avait parlé du prix du vainqueur, la différence était le ciel et l'enfer quand il s'agissait d'être une rumeur contre être écrit dans le magazine le plus influent de l'Empire.

« Sa Majesté est généralement détendue avec les nobles. Elle pense que ce sera moins ennuyeux pour elle de cette façon. Les nobles peuvent faire des choses librement tant qu'ils ne lui tapent pas sur les nerfs. »

« Vous dites que ce contrôle des médias est une circonstance unique. »

« Oui, monsieur. Sa Majesté a dû penser qu'il serait plus propre de lui donner une récompense puisque quelque chose comme ça n'arrive praticamente jamais. »

J'étais cette récompense.

Plutôt que de devoir quelque chose à Lady Belliard et d'être embêté par elle fréquemment, l'Impératrice voulait lui faire un cadeau et faire taire Lady Belliard.

« Quand l'entretien aura-t-il lieu ? »

J'ai demandé par curiosité.

« J'ai entendu qu'il aura lieu à 14 heures au palais de l'Impératrice demain. »

'C'est rapide.'

J'ai mis un morceau du doux gâteau jaune dans ma bouche et l'ai laissé fondre.

'Je veux dire, quand d'autre utiliseriez-vous un otage diplomatique fainéant ?'

Je n'ai pas considéré la Grande Éradication des bêtes démoniaques comme un accord similaire puisque j'avais dit que j'irais.

« Votre Altesse, soyez prudent avec Lady Belliard. »

La vice-capitaine Élisabeth m'a mis en garde d'un ton sérieux.

J'ai arrêté ma main qui s'apprêtait à attaquer le gâteau et j'ai croisé son regard.

« Elle m'a presque dépouillé il y a quelques mois. »

La vice-capitaine de la Garde Impériale a alors levé sa main gauche.

L'anneau à son annulaire brillait intensément sous la lumière du soleil.

Je l'avais vu sur sa main la première fois que je l'ai rencontrée. Il avait un superbe joyau au centre.

« C'est un diamant jaune. »

« Comme c'est intéressant. »

Le vrai prince Jesse l'a peut-être vu fréquemment, mais c'était ma première fois.

Elle a ri doucement à ma réponse.

« Des fiançailles font partie de la vie privée d'une personne, mais elle voulait creuser dedans uniquement parce que j'étais l'héritière du comté de Moutet. Ce n'est pas une personne facile à gérer. »

'Oh, c'était vraiment une bague de fiançailles.'

Je voulais savoir qui était son fiancé mais je n'ai pas demandé car cela me semblait bizarre de lui demander avant qu'elle ne le mentionne elle-même.

En tout cas, il semblait que la façon dont les médias de ce monde pourchassent les célébrités était la même que dans mon ancien monde.

Je pensais que c'était un développement évident parce que l'auteur de QNW était coréen.

Je me suis rappelé comment Sadie m'avait répondu avec son regard perçant habituel au Confessionnal il y a quelques jours.

'Tu ne peux pas écouter la confession de quelqu'un d'autre en secret. C'est censé être un secret.'

'Sarah Belliard ne mérite pas une telle considération.'

'Je me demande ce qu'il voulait dire par là.'

Le petit garçon avait eu une réaction si forte à son sujet, Benjamin qualifiait l'entretien de mauvaise nouvelle, et la vice-capitaine Élisabeth avait eu du mal avec elle……

'Veulent-ils juste dire que Lady Belliard est une poubelcar ?' (NDT : Argot coréen pour journaliste + poubelle utilisé donc j'ai créé le terme poubelcar)

'……Merci beaucoup.'

La vieille voix de la femme était encore vive dans mon esprit.

Elle avait un petit-fils malade et sa relation avec sa fille et son gendre en avait souffert.

Bien sûr, on ne peut pas couvrir d'autres problèmes juste parce qu'elle a une telle histoire triste, mais……

'Oui, je ne peux pas rencontrer quelqu'un avec mon cœur déjà penché dans une direction.'

J'ai mâché le gâteau soigneusement pour m'assurer de ne pas l'oublier.

« Je dirai que je ne sais pas pour les questions difficiles et je répondrai le moins possible aux questions faciles aussi. Ça devrait aller, non ? »

J'ai souri en disant cela.

La vice-capitaine Élisabeth m'a fait un pouce en l'air, disant que j'avais le bon état d'esprit.

Benjamin a hoché la tête en silence mais il avait toujours l'air inquiet.

– Couiiiic

Demy a jailli soudainement des buissons du jardin.

Il doit avoir faim après avoir couru et joué.

J'ai vidé mon esprit en lui tendant une mangue tranchée finement.

Nous avions attrapé cinq bêtes démoniaques hier et j'avais étudié toute la journée après être rentré au palais, donc je voulais laisser les affaires de demain au moi de demain.

────

Le moi d'hier était un tel salaud égoïste.

'Comment as-tu pu ne penser qu'à toi-même ?'

« Il n'a pas besoin de beaucoup de maquillage. Son Altesse porte aussi très bien les belles couleurs. »

« Je vois, sa peau est si nette aussi. »

Le chef du département maquillage du palais impérial tenait un grand objet ressemblant à un pinceau, et le chef du département habillement que j'avais rencontré au Bal du Printemps discutaient entre eux pendant que j'étais assis devant eux.

L'une des nombreuses pièces vides du palais de l'Impératrice était remplie de gens qui s'occupaient de moi.

'C'est si stressant……'

Les gens du palais de l'Impératrice s'étaient rués au palais Juliette tôt le matin, m'avaient jeté dans la baignoire, et avaient commencé frénétiquement à me préparer.

Le fait que Sarah Belliard, une célébrité des médias, ait réussi à obtenir un entretien avec un otage diplomatique semblait avoir créé une plus grande onde de choc que je ne l'avais prévu.

J'ai réussi à voir un miracle en action quand tous les servants m'ont enfin laissé seul après que je leur ai dit que je jeûnerais toute la journée s'ils ne me laissaient pas me laver seul.

Je n'avais naturellement pas l'intention de jeûner, donc j'étais soulagé que la menace fonctionne.

« La meilleure façon de décrire la peau du prince Jesse ? Le ton froid d'été. »

Christelle, qui était assise sur le canapé en observant le chaos, a dit quelque chose que personne ici ne comprendrait.

'Ça a définitivement l'air d'être quelque chose dont Eunse a parlé plusieurs fois mais je ne me rappelle pas vraiment ce que ça veut dire.'

Je pense que ça veut dire une peau qui a l'air fraîche même en été ou une peau qui a l'air encore mieux en été.

En tout cas, c'était un terme qui ne devrait marcher qu'en Corée, donc j'ai feint l'ignorance et changé de sujet.

« Vous n'avez pas à passer par chez vous, jeune lady Sarnez ? »

'Pourquoi tu perds ton temps ici ? Rentre chez toi s'il te plaît.'

C'est ce que je voulais vraiment dire mais Christelle n'a même pas bronché.

« Tout ce qu'on fait en séchant les cours est amusant. »

Je n'ai pas pu dire quoi que ce soit à cela puisque c'était vrai.

Elle a souri en voyant ma bouche se fermer avant d'observer joyeusement les vêtements que l'équipe d'habillement avait sélectionnés et apportés pour moi.

Je pensais que l'entretien commencerait après le déjeuner car il était prévu pour 14 heures.

Je ne m'étais jamais attendu à ce qu'ils causent un tel remue-ménage dès le matin. Même Benjamin et Ganaël semblaient assez choqués cette fois.

Je suppose que je devrais m'attendre à un remue-ménage pour tout ce dans quoi l'Impératrice est impliquée à l'avenir.

Mon cours du vendredi avec la Cardinale a été annulé, donc le fait que Christelle soit venue jouer était l'un des petits malheurs de la journée.

« Ma mère s'inquiète beaucoup si je reste seulement à la résidence. »

« …… »

La protagoniste a soudainement répondu. Je n'avais aucune idée de quoi dire à cela.

« Ce n'est pas facile de voir quelqu'un qui me traite si bien souffrir. Je ressens cela même si je n'ai pas beaucoup de souvenirs sur ma mère. »

Elle a alors dit que c'était la raison pour laquelle elle quittait la maison chaque fois qu'elle avait une excuse pour le faire.

Lady Isabelle de Sarnez semblait toujours incapable de lâcher ses inquiétudes pour sa fille.

Aucun parent ne pourrait le faire, mais……

Je pouvais voir un peu de la personnalité de Christelle basée sur sa réponse.

C'était une personne affectueuse, comme me l'avait dit Eunse, et semblait faible face aux personnages de grande sœur.

Ce n'était pas si difficile de penser qu'une employée de bureau dans la vingtaine considérerait Lady Sarnez, une femme dans la trentaine, comme une grande sœur.

« Ses cheveux raides ne causent pas beaucoup de problèmes, donc on peut juste les coiffer sur le côté. »

J'étais tranquillement dans mes pensées quand le chef du département maquillage a proclamé cela comme s'il avait fait une grande découverte.

'Attends, ce n'est pas comme si j'étais une idole…… Peu importe, je suppose que je devrais être content qu'ils ne me mettent pas de maquillage. Je me rappelle à quel point Eunse le détestait puisque c'est une telle corvée de l'enlever.'

────

« C'est ma première fois que je viens de ce côté. C'est extrêmement luxueux. »

Christelle semblait émerveillée en regardant la fresque au plafond.

Elle avait l'air extrêmement divertie après avoir fini par déjeuner avec moi au palais de l'Impératrice et m'accompagner au lieu de l'entretien.

Je n'ai pas pu la renvoyer après avoir vu l'air grimacé sur son visage en parlant de sa mère……

« Je vois. »

C'était aussi ma première fois de venir du côté du bureau de l'Impératrice, car je n'étais allé qu'au bureau de la Cardinale et à la salle à manger.

Nous marchions lentement dans le large couloir du palais de l'Impératrice, suivant un serviteur avec Benjamin et Ganaël derrière nous.

« Cette personne est…… »

J'ai observé un grand portrait devant le bureau de l'Impératrice, pendant que Christelle inspectait la fresque.

C'était le portrait de quelqu'un que je ne connaissais pas mais il n'y avait aucun moyen que je ne reconnaisse pas ce visage.

« C'est Son Altesse Royale, le prince Alexandre. »

Benjamin a répondu à ma question.

Alexandre Riester. L'homme qui avait soi-disant renoncé à son titre de duc par amour.

Le mari de l'Impératrice, qui avait quitté ce monde maintenant, ne restait plus que comme un portrait devant la chambre de son épouse.

Il ressemblait presque exactement au prince impérial Cédric, mais ses cheveux noirs descendaient jusqu'à sa taille et ses yeux étaient aussi bleus que la mer profonde.

'L'Archimage Frissonnant……'

« Votre Altesse Royale. »

J'ai soudainement entendu la voix urgente de Ganaël.

Je me suis retourné me demandant si la Cardinale Boutier était apparue. (NDT : En coréen, le même titre est utilisé pour à peu près tout le monde. Jesse, Cédric, la Cardinale Boutier, l'Impératrice, etc. D'où la confusion de Jesse sur qui c'est quand en anglais tous leurs titres sont différents.)

'Personne n'a dit qu'elle participerait à l'entretien.'

« …… »

« …… »

Cependant, la personne qui était là n'était pas la Cardinale.

« Votre fidèle sujet salue Notre Altesse Royale. »

Christelle l'a salué en premier.

Les serviteurs qui étaient momentanément choqués ont rapidement montré leurs respects également.

Contrairement au portrait qui nous observait en silence, les yeux de la personne s'avançant lentement vers nous étaient de la couleur du coucher de soleil.

J'ai calmement salué le prince impérial Cédric et la femme marchant d'un pas derrière lui.

« Bonjour, Votre Altesse Royale. Bonjour Lady Belliard. »

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