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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 30

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Chapitre 30

Chapitre 30

Chapitre 30/16119%~13 min de lecture2 408 mots

Trois jours passèrent et c'était désormais samedi.

La cardinale Boutier annula l'un de nos cours.

Je n'ai pas su la raison, mais sa suivante, Natalie, vint personnellement au palais Juliette délivrer le message.

Je supposais qu'elle s'occupait de l'affaire de l'Épée de Sagesse de l'Étoile Flamboyante offerte comme prix au vainqueur de la Grande Éradication des Bêtes Démoniaques.

Ce n'était pas une mauvaise nouvelle pour moi.

Nous pourrions rattraper le cours plus tard et moins j'avais de contacts avec Christelle et le prince impérial, mieux c'était.

« Vous n'avez rien d'autre de prévu à votre agenda, hormis aller entendre les confessions cet après-midi, Votre Altesse. En outre, votre allocation mensuelle de dignité et votre salaire sont arrivés, je les ai donc placés dans le coffre-fort. »

« Je comprends…… Excusez-moi ? »

Ma monta automatiquement d'un ton en entendant cela pour la première fois depuis ma transmigration dans ce corps.

'J'ai de l'argent ?'

« Allocation de dignité et salaire ? »

« Oui, Votre Altesse. Je vous en ai informé le lendemain de votre arrivée. »

Benjamin répondit respectueusement, debout de l'autre côté de la table.

Je fis de mon mieux pour me remémorer les événements du lendemain de ma transmigration.

Cependant, tout ce dont je me souvenais, c'était avoir bien mangé pendant le repas, bien mangé pendant le goûter et avoir enfoui mon visage dans mon cahier.

Mes oreilles avaient dû se boucher temporairement parce que j'étais trop sous le choc après ma première transmigration.

'Comment ai-je pu rater une info aussi importante ?'

« Je reçois fréquemment…… Je reçois fréquemment de l'argent ? »

« Oui, Votre Altesse. La famille impériale verse 1 million de francs chaque mois pour votre allocation de dignité et un autre million de francs pour votre fonction de prêtre au palais impérial. »

« Donc 2 millions de francs par mois. »

« Oui, monsieur. »

Les francs sont la monnaie française.

Je pensais que la francisation ne concernait que les noms des personnages de l'Empire, mais l'auteur a dû franciser proprement tout, y compris la monnaie.

Ça me fit me demander si le Royaume Saint de Venetiaan utilisait des euros.

« J'ai du mal à me faire une idée de ce que valent 2 millions de francs. Je suppose que la valeur des choses peut être très différente du Royaume Saint ? »

Je posai la question naturellement, de façon pratique. Je me demandais si c'était l'équivalent de 2 millions de wons.

Si la valeur de la monnaie dans le roman était la même que celle du won, ça aurait facilité les calculs de l'auteur.

Le seul travail que je faisais ici, c'était entendre les confessions, étudier, manger et jouer avec Demy.

Je n'ai payé aucune caution, je ne paie pas de loyer, les serviteurs s'occupent de tous mes repas, du ménage et de la lessive, donc 2 millions par mois, c'était comme gagner à la loterie.

« Mmm, mmm. Avec 2 millions de francs…… Vous devriez pouvoir acheter une résidence de luxe en périphérie de la Capitale Impériale. C'est malheureusement pas assez pour un endroit avec un lac. »

Mon esprit se figea à la réponse de Ganaël.

« Quoi ? »

« Si vous la faites construire vous-même, vous devriez pouvoir en avoir une près d'un lac aussi, Votre Altesse. »

Benjamin a dû penser que j'étais déçu de ne pas pouvoir avoir une maison au bord d'un lac, car il ajouta vite.

Je n'avais aucune idée de comment l'accepter.

Je me demandais pourquoi ils donnaient autant d'argent à un otage diplomatique qui mangeait pratiquement toute leur bouffe.

Ils payent aussi à l'avance, ce qui voulait dire que 4 millions de francs étaient actuellement dans mon coffre-fort……

Mais je n'avais nulle part où les dépenser.

Ça aurait été une chose si j'avais prévu de faire mes valises avec mon pognon et de me planquer dans un territoire reculé ou d'investir dans quelque chose avant la guerre pour me mettre en position de faire ce que je veux, mais j'étais un otage dont le but était de rentrer chez moi.

« …… La famille impériale de Riester est sacrément riche. »

Je ne pus que m'émerveiller. Ganaël éclata de rire.

« Ce n'est pas exagéré de dire que Son Altesse Royale est appelé le plus grand héritier de l'Empire. »

J'acquiesçai.

'Je suppose que le male lead principal d'un romfan peut pas juste être grand et avoir un joli minois.'

« Ah, est-ce possible pour moi d'envoyer l'argent à quelqu'un ? »

Benjamin parut inquiet à ma question.

Je compris immédiatement ce qu'il avait dû penser par erreur.

« Je ne l'envoie bien sûr pas au Royaume Saint. Y'a personne pour le recevoir là-bas de toute façon. »

« Alors…… »

« Je souhaite l'envoyer à la Maison Bellang. »

La bouche de Ganaël et celle de Benjamin se fermèrent.

Je repensai aux jumeaux serviteurs que les assassins du Royaume Saint avaient pris pour déguisement pour me tuer.

Je me réveillais parfois frustré chaque fois que je pensais aux pauvres jumeaux Bellang qui avaient été assassinés pour cette raison.

Je ne connaissais même pas leurs visages, mais comment pouvais-je bien dormir la nuit en sachant qu'ils étaient morts si jeunes à cause de moi ?

« Je sais que le cœur de parents qui perdent leurs enfants ne peut pas être consolé avec de l'argent. Mais…… Les jumeaux Bellang avaient été engagés pour moi. Je sais que c'est tard mais je souhaite aider à couvrir les frais d'obsèques si possible. »

Benjamin hocha lentement la tête. Ça voulait dire qu'il procéderait comme demandé.

« Veuillez envoyer 3,5 millions de francs au couple de barons. »

Ganaël se couvrit la bouche, choqué. Je souris amèrement.

L'argent ne me servait à rien et j'en aurais plus le mois prochain, mais je pensais que ça pourrait être au moins un petit peu utile pour le couple de barons.

C'était suffisant pour moi.

Demy s'approcha silencieusement et frotta son corps contre ma cheville.

*

« Comment c'est, Votre Altesse ? On l'a fait pour que vous puissiez ouvrir la fenêtre en bois depuis votre siège, comme vous l'aviez demandé. »

« C'est parfait, Maxim. Merci beaucoup. »

Je lui dis aussi qu'il avait fait un super boulot et le charpentier du palais impérial se gratta la nuque et sourit, embarrassé.

Maxim, c'était celui qui m'avait fait la pancarte « Le prêtre est actuellement indisponible » et « Confessions en cours ».

Il était ami avec Agnès qui travaille à la montagne arrière du palais Juliette.

« Ça fait même pas de bruit quand je l'ouvre. »

« J'ai passé beaucoup de temps sur les gonds. Ces petits détails, c'est la différence entre le travail de très haute qualité et le travail de haute qualité, Votre Altesse. »

Il expliqua fièrement.

Je continuai à m'émerveiller devant la fenêtre en bois du confessionnal que Maxim avait complètement réparée.

'C'est pour ça que les compétences techniques, c'est si important.'

Maxim et les charpentiers du palais impérial avaient l'air d'avoir du temps libre après le Bal du Printemps, car ils allaient et venaient au temple du palais impérial ces derniers jours pour réparer le confessionnal.

J'avais fait une demande un peu difficile, espérant que la fenêtre en bois puisse s'ouvrir depuis le côté du prêtre, et ils m'avaient juste dit de leur laisser faire comme si c'était rien.

Ils ne semblaient même pas se demander si le prêtre devait faire face au pénitent.

J'en étais reconnaissant.

La raison pour laquelle j'avais demandé ce design, c'était pour chaque fois que Cédie se pointerait.

Il y a deux jours, les charpentiers avaient enlevé la fenêtre en bois cassée et parlaient entre eux de comment on dirait qu'un couteau l'avait transpercée, tandis que l'autre disait pourquoi y'aurait un couteau ici.

J'avais eu du mal à garder mon poker face parce que je me sentais coupable alors que c'était pas moi qui l'avais fait.

Je me suis juré de donner une leçon à ce gamin pour qu'il arrête de tout casser n'importe comment quand je le reverrais.

« La corde décorative pour les convocations, c'est pas de notre ressort, mais les responsables ont dit qu'il faut changer la corde entière. Je pense que ça prendra du temps, Votre Altesse. »

« Je comprends. »

Je répondis en souriant maladroitement.

Je n'osais pas dire que j'avais le morceau coupé et que la corde serait comme neuve si on la recousait.

J'aurais alors dû expliquer le petit invité qui était avec moi.

« Alors je vais y aller maintenant, Votre Altesse. Portez-vous bien aussi, estimée bête divine. »

– Couîîîîc

Maxim rangea ses outils dans un sac en cuir en s'inclinant, faisant couiner Demy doucement dans mes bras.

Je dis au revoir à Maxim avec Benjamin et Ganaël avant de retourner au confessionnal.

C'était l'heure de commencer ma tâche de l'après-midi : entendre les confessions.

« Demy, reste avec eux deux un peu. »

– Ouîn

Je confiai le panda roux à Ganaël, qui était devenu plutôt doué pour tenir l'animal en sécurité, et récupérai un panier pique-nique complet de Benjamin.

Je vérifiai que les deux personnes et l'animal entraient dans le bureau du prêtre et fermaient la porte avant de mettre la pancarte « le prêtre est actuellement indisponible ».

Et puis…

– Grriiiiic

J'entrai du côté vide du pénitent. Ce n'était pas mon siège de prêtre habituel mais l'autre côté.

« Voyons…… »

C'était assez sombre à l'intérieur donc je ne voyais pas bien les bords du mur en bois.

J'aurais voulu avoir mon téléphone pour la lampe torche mais je me contentai de libérer mon cercle.

De l'éther doré jaillit et dessina un cercle au sol.

J'inspirai brièvement et le Domaine Sacré rétrécit de taille.

« Ça devrait être par là. »

Je m'accroupis au sol et cherchai autour de la chaise sur laquelle s'assoient les pénitents.

Je n'avais pas de grand objectif aujourd'hui.

Mon esprit était léger parce que c'était juste une curiosité qui n'avait pas besoin d'être résolue.

J'appuyai sur la zone juste sous la chaise avec mon pied mais il n'y avait pas l'air d'y avoir de portes secrètes.

– Toc toc.

Je frappai dessus au cas où aussi et ça ne sonnait pas creux.

'Donc c'est pas en dessous.'

« C'est derrière ? »

Le confessionnal était fait de grandes planches en bois contre le mur, donc impossible de s'infiltrer par les côtés.

Si c'était pas par en bas, le passage secret devait être sur le mur du fond.

Je poussai la chaise légèrement sur le côté et poussai sur le mur du fond.

Une scène d'un film d'espionnage que j'avais regardé avec Eunse me traversa l'esprit.

Il y avait genre une déco qu'il fallait tourner ou tirer pour qu'une porte s'ouvre, mais y'avait rien de tel parce que c'était un temp……

– Grriiiiic

« …… »

J'entendis la porte du confessionnal s'ouvrir derrière moi. Je serrai les dents de gêne.

'Y'a toujours un mec comme ça qui rentre malgré la pancarte qui dit que je suis pas dispo……'

« Qu'est-ce que tu fous par là ? »

C'était une voix familière. Je me retournai lentement.

Je me souviens avoir eu cette question de ce gamin la première fois qu'on s'est vus aussi.

« …… Tu rentres comme une personne normale aujourd'hui. »

Cédie renifla à ma question.

Ses yeux étaient de la même couleur orange que ceux de ce putain de bâtard de prince impérial.

*

« Excusez-moi. »

Je restai assis par terre en posant ma main sur son petit front pour vérifier son état.

Heureusement, il n'avait pas de fièvre.

Il ne respirait pas lourdement et n'avait pas de sueurs froides, donc ça n'avait pas l'air qu'il ait abusé de son éther.

Cédie s'assit sur la chaise du pénitent et observa tranquillement ce que je faisais sans montrer aucune réaction.

'Je sais pas qui il tient pour pas répondre à aucune question et être aussi relou.'

Je n'avais pas le choix, je devais commencer par des questions faciles s'il voulait pas répondre aux difficiles.

C'était pareil qu'avec un gamin de six ans qui répond pas pourquoi il s'est battu avec son copain mais qui répond si tu demandes ce qu'il a mangé au goûter.

« Tu es rentré par la porte principale ? »

« Comment tu t'arrêtes là puisque j'ai utilisé un chemin que tu connais pas. »

'Voilà, il a répondu direct.'

« Et pour la bouffe ? J'ai de la flaugnarde. Tu en veux ? »

« Ils t'ont fait mourir de faim au Royaume Saint ? »

Je rigolai. Je décidai d'augmenter le niveau de difficulté des questions.

« Tu as prévenu ton père avant de sortir ? »

« …… Quoi ? »

Le garçon fronça les sourcils comme s'il entendait un truc incroyable.

Je baissai la voix et allais demander en détail quand j'entendis le lourd bruit de la porte du temple qui s'ouvrait.

Cependant, je n'entendis aucun pas après ça.

Ça avait l'air que quelqu'un avait ouvert la porte et regardé à l'intérieur. Cédie plissa les yeux.

« C'est bon, j'ai mis la pancarte qui dit que je suis pas là. »

Le garçon ricana à mon commentaire.

Je ne mentionnai pas le fait que ma pancarte d'absence avait déjà été ignorée deux fois.

J'enlevai mon Domaine Sacré pour qu'il ne soit pas visible de l'extérieur avant d'attraper prudemment le coude de Cédie.

Les yeux du garçon s'élargirent un peu quand je changeai la méthode de transmission de l'éther au contact physique.

Ça semblait efficace car je sentis mon éther quitter mon corps rapidement.

Je recommençai à parler doucement.

« Tu veux qu'on s'arrête là pour aujourd'hui ? C'est dangereux pour toi parce que d'autres gens peuvent entrer et sortir. »

À cet instant…

– Clic.

« Iik. »

La poignée de la porte du confessionnal tourna. Je m'agrippai à la poignée par réflexe.

Le fait que je me sois pratiquement jeté dessus semblait avoir valu le coup car la porte ne s'ouvrit heureusement pas.

Mais ce dont j'étais sûr, c'est qu'il y avait quelqu'un de l'autre côté. Mon cœur battait la chamade de choc.

« Comment…… »

Je marmonnai bas. Je n'avais rien entendu jusqu'à maintenant.

La porte du temple s'était ouverte plus tôt, mais je n'avais rien entendu……

« Chut. »

Cédie chuchota doucement. Les lèvres du garçon formèrent clairement un mot.

'Mage.'

– Clonk

L'invité dehors tourna la poignée une nouvelle fois.

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