Aller au contenu principal

Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 24

Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grèveCe qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève
Chapitre 24

Chapitre 24

Chapitre 24/17114%~13 min de lecture2 511 mots

Je ne parvins pas à trouver une réponse rapidement.

Mon esprit était occupé à passer en revue tous les indices qu'Eunse m'avait donnés par le passé.

Malheureusement, la combinaison des mots « chevalier Saint » et « Christelle » ne put être trouvée, quel que soit l'effort de ma réflexion.

J'avais parlé des chevaliers Saints plus tôt parce que je voulais mentionner que la capacité de Christelle n'était pas quelque chose de mauvais, mais je ne m'attendais pas à ce que les choses tournent vraiment comme ça.

J'étais certain que le début de « QNW » ne se déroulait pas ainsi, bien que je ne l'aie jamais lu.

La rupture des fiançailles et la déclaration de changement de profession… Le rebondissement s'amplifia avec la disparition de la Bénédiction de la Mer Bleue.

Cela me fit me demander quel pouvoir avait exaucé le vœu de Lady Sarnez dans l'histoire originale.

Ce serait très probablement l'objet divin que l'on disait avoir été volé au Temple de la Vigilance.

S'il était encore là, Lady Sarnez aurait peut-être pu sauver sa fille tout en conservant la Bénédiction de la Mer Bleue comme cadeau de mariage.

Christelle n'aurait pas non plus obtenu le pouvoir de l'eau.

Il ne restait alors qu'une seule question. Qui avait volé l'objet divin au temple, et pourquoi ?

« Alors… »

Au moment où je commençais à parler…

– Toc, toc, toctoc

J'entendis un rythme quelque peu familier frapper à la porte. C'était le même rythme utilisé pour encourager : « Dae, Han, Minguk ! » (NDT : Si vous voulez entendre le rythme, allez vers la marque des 15 secondes dans cette vidéo https://www.youtube.com/watch?v=T-1kW_whTIw)

Le prince impérial Cédric fut le premier à réagir.

Il semblait savoir qui frappait, car il souffla un reniflement avant de tracer une nouvelle ligne dans les airs avec sa main gantée.

– Clic

J'entendis la porte se déverrouiller. Cette capacité me parut tout aussi impressionnante la deuxième fois.

La porte du balcon s'ouvrit lentement, et une personne familière apparut avec un sourire sur le visage.

Lady Sarnez et moi nous levâmes immédiatement.

« Oh ? C'est une réunion de gens que j'aime. »

La cardinale Aurélie Boutier nous adressa lentement la parole.

Elle portait l'attirail formel de cardinal. Ses vêtements comme sa mitre étaient bien plus sophistiqués que les miens.

Ses habits comportaient bien plus de couches et la broderie bien plus de détails.

Elle agita doucement la main et les serviteurs derrière elle se retirèrent prestement.

« Bonjour, Votre Éminence. »

« C'est un honneur d'être en votre présence, Votre noble Éminence, Madame la Cardinale. »

« Votre Éminence. »

Moi, Lady Sarnez et le prince impérial la saluâmes dans cet ordre.

La cardinale répondit en disant qu'elle était heureuse de nous voir, avant que ses yeux couleur beige ne se tournent vers Demy, qui était sur mon épaule.

« Je suis soulagée que tu l'aies bien apprivoisé. J'ai entendu parler de ce qui se passait. »

– Couîîîî.

Demy couina doucement, comme s'il lui répondait.

Je me souvins alors que Benjamin avait ordonné aux gardes d'« informer son Éminence de la situation ».

J'allais lui dire que je devrais probablement renvoyer le petit gars le matin quand la cardinale parla la première.

« Notre petit prince a fait un très bon travail pour la confession. Tu n'as pas non plus oublié les choses que je t'ai apprises. »

Elle me regardait comme une professeure fière. Ma pensée fit une pause avant de reprendre.

« … Avez-vous tout entendu, Votre Éminence ? »

« Les soldats m'ont dit que c'était urgent, alors j'ai même laissé Frédérique derrière moi pour venir quand j'ai remarqué que la porte du balcon était verrouillée. J'ai fini par l'entendre en attendant à l'intérieur. »

Elle dit ensuite qu'elle était désolée, bien que je ne visse aucune once de regret sur son visage.

On aurait dit qu'elle avait exprès écouté aux portes, mais il était difficile de la soupçonner vu l'air innocent qu'elle affichait.

Elle s'approcha lentement de nous et tendit la main à Lady Sarnez.

« Tu vas te déshydrater si tu pleures autant, Isabelle. On va boire un thé ? »

Sa voix était aussi chaude qu'une berceuse maternelle.

Le visage de Lady Sarnez se crispait à la suggestion de la cardinale.

Ça me rappela Eunse quand elle était petite.

Elle faisait la forte et se relevait sans pleurer après être tombée et s'être éraflé le genou, mais quand je m'approchais d'elle pour demander « ça va ? », elle éclatait en sanglots.

« Waa… »

Lady Sarnez enfouit son visage contre l'épaule de la cardinale.

Je pouvais comprendre à quel point elle avait été bouleversée avec un tel fardeau sur le cœur.

La cardinale caressa la tête de Lady Sarnez et l'emmena à l'intérieur pendant que le prince impérial et moi restions là, silencieux.

Elle se dirigeait vers l'endroit où sa partenaire, l'impératrice, et le partenaire de Lady Sarnez, le duc, les attendaient.

« Au fait, Cédric. »

La cardinale s'arrêta pour se retourner alors qu'elle sortait par la porte. Le prince impérial attendit qu'elle parle.

« J'ai entendu dire que la calèche de la jeune Lady Sarnez était arrivée. Tu ne devrais pas aller la rejoindre ? »

« … »

« On devra probablement annuler l'annonce des fiançailles qui était prévue, mais tu es le partenaire de cet enfant aujourd'hui. »

Elle n'attendit même pas la réponse du prince impérial, sourit et repartit.

C'était vraiment le genre de personne à faire ce qu'elle veut, mais elle avait une façon bizarre de rendre difficile de s'y opposer.

C'est ce qu'on appelle le charisme, je suppose.

« … »

Le prince impérial ne répondit pas.

Il fixait presque la cardinale qui s'éloignait, mais ses pensées semblaient ailleurs.

La fatigue et le chaos que j'avais momentanément oubliés revinrent instantanément en voyant l'expression sérieuse sur son visage.

« Au revoir alors, Votre Altesse. »

Je fis aussi un bref adieu avant d'attraper doucement Demy, qui me chatouillait le cou avec ses mouvements.

Il était temps de rentrer.

« Est-ce que vous pensiez ce que vous avez dit tout à l'heure ? »

Une voix grave et suave me parla par-derrière. Je me retournai pour voir le prince impérial me regarder de haut.

Je suppose qu'il est juste un je-m'en-foutiste qui aime faire court et dire ce qu'il veut sans entrer dans les détails.

« De quoi parlez-vous, Votre Altesse ? »

Ses yeux orange me dévisagèrent.

« … La partie sur le fait que ce n'est pas une malédiction, »

« La jeune Lady Christelle de Sarnez entre dans la salle ! »

Une voix forte retentit depuis la salle et couvrit la voix du prince impérial.

La salle bruyante tomba instantanément dans le silence, comme aspergée d'eau glacée.

La musique interminable s'arrêta net également. J'eus un frisson un instant.

Les débuts de la protagoniste au Beau Monde étaient uniques, commençant immédiatement par son entrée.

Je ne pus retenir ma curiosité et marchai vers la porte du balcon.

Bien que je voulusse éviter les deux protagonistes, je voulus aussi voir le personnage qu'Eunse aimait tant quand elle était sous les projecteurs.

J'avais besoin d'avoir une bonne impression d'elle pour pouvoir dire à Eunse comment était Christelle en personne.

« Vous êtes intéressé ? »

« Non, je vais juste regarder, Votre Altesse. »

Je passai la tête par la porte.

Heureusement, personne ne semblait s'intéresser à moi du tout.

Les nobles luxueusement vêtus étaient tous concentrés sur un point, tenant soit des verres de vin transparents, soit la main de leur partenaire.

Ils regardaient tous le grand escalier descendant du deuxième étage vers le centre de la salle.

Il y avait une beauté descendant les marches tapis rouge sans escorte.

Ses cheveux roses attachés ondulaient tandis que ses yeux bleu-gris brillaient comme des billes de jade en reflétant la lumière du lustre.

Sa veste blanche, ornée de magnifiques broderies en fils bleus, tremblait légèrement à chacun de ses mouvements.

Ses bottes argentées et sa tenue formelle bleu foncé en dessous contrastaient fortement avec la veste.

Son expression montrait une pointe d'anxiété cachée derrière de l'assurance. Ça la faisait ressembler à une employée de bureau sur le point de faire une présentation dont elle était fière.

En fait, elle avait plutôt l'air d'une employée qui avait écrit sa lettre de démission.

« Ho… »

Elle était différente.

Elle était complètement différente de la Christelle sur l'illustration de couverture de « QNW » ; la fille qui avait les cheveux longs détachés et portait une robe pastel sophistiquée.

Cette Christelle ressemblait plus à une jeune chevalière.

– Clic, clic, clic.

Ses bottes claquèrent sur le sol en marbre tandis qu'elle avançait.

La foule de nobles s'écarta sur les côtés pour lui ouvrir un chemin, comme si elle était une prophétesse.

La destination de Christelle, qu'elle atteignit sans aucune hésitation, se trouvait devant l'impératrice et la cardinale.

Le couple Sarnez se tenait à côté d'elles.

« Attends, Demy. Je jouerai avec toi dans la calèche plus tard. »

Les murmurages des nobles devinrent plus forts, mais je ne pus rien voir car Demy faisait pendre sa queue devant mes yeux.

Christelle a dû faire quelque chose.

« Excusez-moi. »

Le prince impérial Cédric passa devant moi et sortit sur le balcon.

Il profita de sa grande taille pour trouver avec précision le chemin le plus court vers sa mère et sa marraine.

Pendant ce temps, j'enlevai ma mitre et y plaçai Demy.

Il sembla satisfait en créant une petite azalée au bout de son oreille.

« Oh… »

Les nobles qui me bloquaient la vue poussèrent un souffle d'émerveillement.

J'allongeai le cou pour voir ce qui se passait.

Christelle était à genoux sur un genou devant l'impératrice et la cardinale, comme pour prêter serment de fidélité, tandis que le prince impérial lui tendait la main en disant quelque chose.

Je ne pus entendre ce qu'il disait car ils étaient trop loin, mais l'ambiance ne semblait pas mauvaise.

-?????????

Christelle saisit la main du prince impérial et se releva alors que la musique de valse reprenait.

Les nobles applaudirent et acclamèrent.

Ils semblaient avoir été subjugués par quelque chose, car certains pleuraient et invoquaient le Dieu Tout-Puissant.

« Wooooooooooo ! »

« Quel beau couple. »

Les nobles autour de moi commentaient avec admiration. Le prince impérial Cédric et Christelle dansaient.

N'importe qui aurait pu voir qu'elle n'était pas habituée à ça, mais le prince impérial devait être doué pour guider, car il n'y eut pas d'erreurs majeures.

Son uniforme noir, orné de fils dorés aux manches, allait assez bien avec la tenue de Christelle.

« Je suppose qu'ils sont vraiment connectés. »

– Couîîî ?

Je tapotai le nez de Demy qui penchait la tête, confus. Je me sentis un peu soulagé.

Je n'avais aucune idée de ce que Christelle avait dit à genoux ni de ce que le prince impérial lui avait répondu, mais…

L'important était qu'il n'y avait pas de feu vert plus grand que les deux protagonistes se tenant la main et dansant ensemble lors de leur première rencontre.

« C'est super. On y va pour de bon maintenant. »

Je relevai la tête après avoir dit ça… juste pour que Christelle et moi croisions le regard.

« … »

« Non, je n'ai pas dû voir correctement. Elle est loin et il y a beaucoup de monde ici. Elle a pu regarder un autre noble et nos regards se sont croisés par coïncidence. »

Je me dis ça et fis un pas en arrière.

Christelle et le prince impérial firent encore un tour et demi avant que le prince impérial ne me regarde droit dans les yeux cette fois.

Je tressaillis et fermai la porte du balcon après être rentré à l'intérieur.

La dernière chose que je vis par l'entrebâillement de la porte fut Christelle me regardant directement après que le couple eut fait un demi-tour de plus.

« Pourquoi ça se passe comme dans un film d'horreur… ? »

J'eus des frissons.

J'avais l'impression que l'auteur avait tourné la poignée jusqu'à ce qu'elle tombe, puis avait volé jusqu'à moi pour me planter un couteau dans la poitrine.

*

« Votre Altesse, c'était trop. Qu'est-ce qu'on fait… ? Benjamin-nim, vous avez aussi beaucoup travaillé. »

« Ce n'est rien, vous avez aussi beaucoup travaillé. »

La personne qui m'accueillit quand je montai fatigué dans la calèche fut Ganaël, qui semblait encore plus fatigué que moi.

Benjamin, qui m'attendait dans le jardin depuis tout à l'heure, semblait lui aussi assez fatigué.

Ganaël sortit du thé à la mélisse, quelques éclairs et un panier de snacks.

– Toc toc.

Quelqu'un frappa à la porte de la calèche pendant que j'écalais un œuf dur pour Demy.

Ganaël répondit et la porte s'ouvrit. La personne dehors n'était pas le cocher.

« Lady Sarnez. »

« Prince Jesse. »

Ses yeux étaient plus rouges que quand je l'avais vue sur le balcon, mais elle avait l'air bien mieux, debout là, seule.

Benjamin et Ganaël lui témoignèrent autant de respect qu'ils purent tout en restant assis.

Je lui proposai une place, surpris, mais elle rit doucement et secoua la tête.

« Je suis venue parce qu'il y avait quelque chose que je n'ai pas pu vous dire concernant l'objet divin qui a disparu du Temple de la Vigilance. »

Elle regarda ensuite prudemment Benjamin et Ganaël.

Elle demandait silencieusement s'il était acceptable qu'ils entendent.

« Je l'entendrai avec eux. Dites-moi, s'il vous plaît. »

Christelle m'avait dit au Confessionnal qu'elle en parlerait, mais je pensais qu'elle m'avait tout dit pendant sa confession.

J'étais perplexe, mais j'attendis qu'elle parle.

« Je ne suis pas sûre de la validité… c'est quelque chose que mon mari et moi avons entendu en faisant des recherches sur les rumeurs concernant l'objet divin. Nous l'avons appris de notre contact au Royaume Saint… les hauts prêtres du Royaume Saint semblent croire que l'objet divin a « accompli son devoir » plutôt que « disparu ». »

« Quand vous dites qu'il a accompli son devoir… »

« Quelqu'un a pu faire un vœu là-bas et causer la destruction permanente de l'objet divin au lieu de sa disparition. »

Elle réajusta son châle. On aurait dit qu'elle l'avait mis à la hâte pour venir ici.

« J'ai entendu dire que si son Éminence, la cardinale Boutier, a blanchi votre nom en tant que représentante de l'Empire, les prêtres du Royaume Saint vous croient innocent pour cette raison. À cause de ça… »

Mon cerveau extrêmement fatigué se remit en marche.

Peut-être que l'objet divin du Temple avait disparu après avoir exaucé le vœu de quelqu'un au lieu d'avoir été volé.

Grâce à ça, l'histoire de fond et le contexte du roman ont été complètement tordus.

« J'ai voulu vous le dire parce que je pensais que ce serait bien que vous le sachiez aussi, Votre Altesse. »

Elle finit de parler d'une voix basse.

Je vis un fil de potentiel brillamment lumineux parmi les centaines de fils fins et faibles qui l'entouraient.

Swipez pour naviguer