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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 189

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Chapitre 189

Chapitre 189

Chapitre 189/20493%~14 min de lecture2 677 mots

« Paaaaat……! »

« Ugh ! »

La lumière se calma alors. L'incident s'arrêta net.

Tous les clients de la taverne huppée, Blois, gisaient par terre devant nous.

Ils devaient savoir qu'ils avaient fait une bêtise, car ils étaient tous pâles en regardant le Prince Héritier Impérial et moi.

Christelle courut vers Modeste Bacary et sorti son mouchoir.

Le jeune voyant ruisselait de sang mais parvint à se relever pour s'appuyer contre le mur.

Il essaya de repousser sa bienveillance, mais…

« Mauvais. »

Je retirai vite mon Domaine Sacré, m'approchai de lui et ouvris un cercle de guérison.

Ses yeux ensanglantés se remplirent de stupeur.

Les garçons de course aux aguets préparèrent un canapé pour le Prince Héritier Cédric pendant ce temps.

La Vice-Capitaine Élisabeth examinait les visages des nobles et notait quelque chose dans un carnet.

'oui, tous devraient être convoqués par la Garde Impériale pour être interrogés.'

[Les larmes du Dieu Tout-Puissant rassembleront votre sang.]

– Chaaaaaaaaaaaa……

Je psalmodiai vivement l'incantation.

Les graviers d'éther s'élevèrent du cercle et se rassemblèrent sur le front, le nez et les joues de Bacary.

Christelle créa une goutte d'eau pour laver son sang.

Ploc. Je m'énervai de nouveau en voyant le liquide s'amasser au sol.

'Merde.'

[Vous êtes tous des adultes. DES ADULTES. Le Capitaine Bacary a à peine vingt ans. Il n'est adulte que depuis quatre ans. Il vient à peine de sortir de l'adolescence. Il a peut-être un rang élevé, mais c'est encore un enfant. Qu'avez-vous fait à quelqu'un de bien plus jeune que vous ?]

« Mmph, mmph…… »

[Je n'ai pas demandé cela parce que je voulais une réponse. Je le demande parce que je suis en colère. Même si le Capitaine vous a mis en colère, qui tabasse quelqu'un jusqu'à le blesser ainsi ? Est-ce ainsi que doivent se comporter les nobles de l'Empire, qui devraient donner l'exemple ? Répondez librement si vous avez une bouche.]

« Mm…… »

Bien sûr, ils ne pouvaient rien dire. Je leur avais donné un Oracle Divin pour leur fermer leurs gueules de merde.

Je continuai à les fusiller du regard.

[Ne me regardez pas comme ça. Je suis le prince d'un royaume, un Marquis de Sa Majesté, le disciple de Son Éminence, et le partenaire de Son Altesse Royale.]

– Pipo !

Percy sortit la tête de mes vêtements et piailla lui aussi.

Christelle murmura d'une voix grave.

« Votre Altesse…… Est-il possible qu'ils ne puissent vous regarder ainsi que parce qu'ils sont à terre ? »

« Ah. »

« C'est fini ? »

J'entendis une voix calme et profonde. Nous nous tournâmes tous les deux vers sa source.

Un homme qui faisait passer le plus basique des canapés pour le plus grand des trésors était assis là avec élégance, les yeux posés sur moi.

« Oui, Votre Altesse, bon…… J'ai dit tout ce que j'avais à dire. »

Je me sentis bizarrement embarrassé et acquiesçai.

Ses yeux orange étincelants se portèrent immédiatement sur les nobles.

Il ressemblait vraiment à l'Impératrice Frédérique, à cet instant.

'Il ne rit pas, mais est-ce qu'il apprécie ça ?'

« Je suppose qu'il est temps pour vous, messieurs, de me parler. »

Le prince héritier avait l'air furieux.

Le jeune homme qui venait de changer l'ambiance ressemblait à un rubis ardent.

Sir Johann retira tranquillement sa veste et retroussa ses manches.

Les nobles au sol, les yeux écarquillés, devinrent livides.

« Vous ferez face à mon épée si vous cachez quelque chose. »

Le Prince Impérial les menaça violemment.

Gloups.

J'entendis quelqu'un avaler sa salive de peur.

─────

Tous les nobles impliqués dans l'affaire étaient alignés.

Le prince héritier siégeait à la place la plus haute et la Vice-Capitaine Élisabeth était à la table sur sa droite.

Sir Johann se tenait à la gauche du prince héritier, observant les nobles.

La première à parler fut la femme d'âge mûr qu'on avait vue en entrant chez Blois.

La grosse buveuse qui hurlait sur une table.

Par coïncidence, elle était la victime du vol que Christelle avait mentionné avoir vu ici.

« Je vais résumer. Baronne, vous êtes la propriétaire de Blois. Vous et votre amie proche avez toutes deux été victimes de Madame Victoire. C'était votre onzième fois à boire ensemble pour vous plaindre quand vous êtes tombées sur le Capitaine Bacary. Vous l'avez provoqué parce que vous n'aviez nulle part où évacuer votre colère et une bagarre a éclaté. Est-ce exact ? »

La jeune Comtesse demanda d'un ton strict. La Baronne, Joan Tillier, hurla son désaccord.

« Non, Madame ! Ce n'est pas comme ça que ça s'est passé. J'ai simplement dit la vérité. Cependant, ce Capitaine m'a répondu quelque chose d'extrêmement irrespectueux. C'était une proclamation que je ne pouvais pas laisser passer en tant que fille unique depuis trois générations de la maison du poing le plus fort de la région centrale. Oui Madame, c'est ça. »

Elle haussa les épaules. Un noble qui attendait son tour au fond s'écria : « Elle a raison ! » Il allait dans son sens.

Cette personne semblait être l'amie de la Baronne.

Le prince héritier regarda l'homme et la femme comme s'il contemplait les gens les plus stupides du monde.

La Baronne Tillier semblait s'être souvent battue à coups de poing, son nez était sérieusement tordu et ses jointures difformes.

Elle avait aussi une large brûlure au cou.

Elle avait retiré sa veste de luxe mais empestait encore l'alcool.

C'était la typique haute classe riche et bête qui n'avait aucun scrupule à être alcoolique et tyrannique.

On dit que les choses sont les mêmes partout et qu'il y a forcément des brebis galeuses partout, mais…… Je n'arrivais pas à croire que ça soit aussi vrai dans un roman.

Je claquai la langue et frottai la robe de Bacary avec un chiffon humide.

Christelle était assise à côté de moi, s'occupant de son gilet.

« Inutile de faire ça, Votre Altesse. Je peux juste jeter ces vêtements. »

Bacary, qui était assis avec une couverture sur les épaules, essaya de m'arrêter.

Il semblait bien plus timide que lorsqu'il m'avait averti de garder mes distances avec Dame Sarnez quand nous nous sommes rencontrés au Château du Seigneur de Blanquer.

'C'était agaçant et grossier, mais je le préfère comme ça.'

« Il faut encore enlever le plus de sang possible et les faire sécher pour que tu puisses les porter pour rentrer. Il fait froid dehors. Tu as dit que tu n'étais même pas venu avec un serviteur pour t'aider. »

« …… »

Je répondis. Pas de réponse.

Il faisait chaud et clair devant le fourneau, l'endroit parfait pour qu'un blessé comme lui récupère.

Un gentil garçon de course apporta le chocolat chaud que j'avais demandé à ce moment-là.

Je le pris et le tendis à Bacary, dont les yeux argentés s'écarquillèrent. 'Pas la peine d'en faire tout un plat.'

« Bois-le. Tes cheveux ne sont pas secs non plus. Assieds-toi ici et repose-toi. Tu peux considérer ça comme ta coopération à notre enquête. »

Christelle commenta d'une voix amusée.

Ses cheveux bleus qu'elle lui avait lavés gouttaient encore.

Le gamin nous regarda, elle puis moi, avant de s'efforcer de parler.

« Je…… »

« Madame la Vice-Capitaine. Qu'ai-je fait de mal ? Vous aurez du mal à trouver un seigneur de territoire aussi droit que moi n'importe où. Je n'ai pas augmenté leurs impôts d'un seul centime depuis vingt ans et je ne touche pas aux roturiers de peur qu'ils ne s'enfuient en pleine nuit. Je ne bats que des nobles, même après avoir bu. En fait, c'est la première fois que je frappe quelqu'un dans mon établissement. »

« Votre langue est bien longue, Baronne. Avez-vous déjà pensé à la couper parce qu'elle vous gêne ? »

Sir Johann demanda lentement pendant que la Baronne déversait ses inepties.

Je poussai un soupir et me tournai vers lui.

« Vos cheveux semblent trois fois plus longs que les miens. »

Il ajouta doucement. 'Oh, tant mieux. Il m'a fait peur une seconde.'

« Je ne veux pas gaspiller le temps précieux d'un membre de la Famille Impériale à discuter de votre vulgarité. Ce que je veux, ce sont des informations sur ce voleur nommé Victoire D'Andresy. »

Le prince héritier en avait assez et grogna. Il n'aimait pas les gens et son tempérament était du feu.

J'avais peur que la Baronne ne sorte une autre absurdité, mais elle baissa vite le ton.

Elle essaya de remettre en ordre ses vêtements froissés.

« Oui, Votre Altesse. Je vous informerai de tout ce que je sais. Voyez-vous, je suis assez douée pour l'information. Vous verrez que le nom Tillier est célèbre pour tout savoir dans la région centrale, y compris les bas-fonds. »

'Probablement célèbre pour vos poings incontrôlés.' Je ricanai. La Baronne était faible avec les forts et forte avec les faibles, même saoule.

« Voyez-vous, écoutez bien, Votre Altesse. Je suis sûr que vous connaissez tous l'histoire de la Maison Comtale d'Andresy. Je parle de ces intellos qui continuent de clamer que ce foutu voleur, Victoire ou Bertans ou peu importe, n'a rien à voir avec leur Maison alors qu'elle utilise leur nom de famille. »

Elle déroula son fil. Les nobles alignés se mirent à chuchoter fort.

Christelle et moi échangeâmes un regard.

« Y a-t-il quelqu'un qui ne sait pas que la Maison d'Andresy a plus d'enfants illégitimes que légitimes génération après génération ? C'est quelque chose que même les chiens dans les rues connaissent dans notre Baronnie de Tillier. S'il y a une fille légitime, il y a au moins deux enfants bâtards, et s'ils donnent naissance à deux fils légitimes, il y a au moins quatre enfants bâtards qu'ils ont rejetés. Telle est la Maison d'Andresy. »

« Saint Dieu Tout-Puissant ! Baronne ! Surveillez vos paroles ! »

« Mais j'ai entendu ces rumeurs aussi. »

« Donc c'est vrai ? Une Maison comme ça existe encore dans l'Empire ? »

« J'en suis sûr, il y en a beaucoup ! »

– Crac !

Le prince héritier ôta son gant et claqua des doigts.

La pièce tomba dans le silence comme s'il avait jeté de l'eau glacée sur tout le monde.

Ironiquement, une boule de feu brûlait vivement au bout de son doigt.

J'ouvris et fermai la bouche plusieurs fois, essayant d'assimiler ce que je venais d'entendre. Ma conversation avec l'Impératrice me revint en mémoire.

'Bien que ce soit exact que les nobles de l'Empire accordent beaucoup d'importance à la face et à l'autorité, il y a aussi beaucoup d'exceptions.'

'Votre Majesté, voulez-vous dire que Victoire pourrait être un enfant illégitime d'un noble ou un enfant qui a été rejeté ?'

'Oui.'

'……Peut-être ? L'Impératrice le savait ? Elle le savait depuis le début ?'

« Hmph ! C'est pour cela que la Baronnie de Savanier, juste à côté du Comté d'Andresy, est devenue la première victime de Victoire. Elle a probablement expérimenté avec un territoire proche comme test. Elle a laissé son nom pour frustrer les siens. Ah, je dis juste que c'est ce que j'aurais fait à sa place. »

Elle hocha la tête comme pour dire qu'elle savait que les gens seraient d'accord avec elle.

Les nobles recommençèrent à chuchoter.

« Votre Altesse, le Baron Savanier est mon ami proche. J'ai entendu certaines choses directement de lui. Il a parlé de pourquoi il s'est présenté comme la première victime. Comment pouvait-il montrer son visage aux résidents de son territoire quand différents endroits au cœur de son territoire ont été pillés ? Il a contacté la Garde Impériale par frustration car leur voisin, le Comte Andresy, feint l'ignorance malgré sa carte de visite indiquant Victoire D'Andresy. »

« Hoooo ! »

« Tsk tsk. »

Les nobles sortirent leurs éventails et les agitèrent en chuchotant entre eux. Ils n'étaient plus que des spectateurs à ce stade.

« La situation est claire. Claire comme de l'eau de roche, Votre Altesse. Victoire est un enfant illégitime de cette famille. Elle n'a clairement pas été bien traitée par eux puisqu'ils ont plus d'enfants rejetés qu'élevés. Elle a très probablement été rejetée et a vécu seule dans une minuscule maison. C'est de la vengeance, Votre Altesse. Elle ne s'arrêtera pas tant qu'elle n'aura pas correctement sali le nom des Andresy. Ahem ! »

La Baronne conclut par une fausse quinte de toux. Une partie des spectateurs l'applaudit.

La Vice-Capitaine Élisabeth coupa court au bruit et interrogea sèchement.

« Baronne. Selon ce que vous venez de dire, vous êtes liée d'amitié avec deux des victimes. Vous-même étiez une victime. Mais Victoire est célèbre pour être une hors-la-loi juste parmi les roturiers. On sait qu'elle prend les objets qu'elle vole et les partage avec les pauvres. »

« Mon Dieu. Madame la Vice-Capitaine. Dites-vous qu'il est normal que les nobles se fassent voler parce que les roturiers sont contents ? Je suppose que toutes les histoires que j'ai entendues sur vous étant jeune et talentueuse ne sont que des mensonges ? »

La quinquagénaire demanda avec une moue méprisante. J'avais l'impression que même ses armoiries empestaient l'alcool.

« Wow, j'en ai marre d'elle. » Christelle tressaillit en marmonnant.

Les yeux gris de la jeune Comtesse ne broncha pas.

« Ce ne sont pas des mensonges, Baronne. Permettez-moi de vous poser une question. Quel est le taux d'imposition moyen dans la Baronnie de Tillier ? »

« Oh, bien sûr, c'est les trente pour cent décrétés par Sa Majesté. »

« Baronne. »

Le prince héritier l'appela d'une voix basse. Tous se tournèrent vers lui.

Le visage sculptural du jeune homme ne montrait aucune émotion.

Son front était lisse et ses lèvres avaient l'air identiques à d'habitude.

Pourtant, n'importe qui avec du bon sens aurait pu le dire.

Le prince héritier était sur le point d'exploser. Je savais que j'imaginais des choses, mais j'avais l'impression d'entendre une mèche qui brûlait.

Son regard était aussi sombre que les feux de l'enfer. La voix de la Baronne devint un peu plus basse.

« ……Je prélève vingt pour cent de plus. Ce n'est pas forcé. C'est une offrande que ma famille prélève par coutume. »

« Mon Dieu. »

La mâchoire me tomba de stupeur.

La pièce parut glaciale, comme si un fantôme l'avait traversée, malgré le fourneau qui crépitait.

C'était inimaginable. L'Impératrice limitait les taux d'imposition des seigneurs de territoire à trente pour cent maximum et ne prélevait elle-même que dix pour cent pour l'impôt impérial.

C'était la première chose que j'avais étudiée quand on m'avait donné un territoire.

Un seigneur prélevant plus de quarante pour cent n'aurait dû exister qu'à l'Ère des Guerres, mais cinquante pour cent……

« Et le territoire de votre ami ? »

La Vice-Capitaine Élisabeth parla d'une voix sans émotion en regardant vers l'arrière.

Le salaud qui était l'ami de la Baronne se racla la gorge.

« Moi, je prélève quarante pour cent au total ! »

« …… »

Il avait l'air d'essayer de dire qu'il était mieux que la Baronne. Pour moi, c'était pareil.

J'eus la chair de poule. Je me tournai et vis que les yeux de Christelle étaient pleins de colère.

Elle me chuchota.

« Il est impossible que Sa Majesté ne le sache pas. L'histoire de la Maison Comtale d'Andresy aussi. »

« Oui. Sa Majesté n'a pas agi comme elle l'a fait simplement parce qu'elle ne voulait pas accorder d'attention à Victoire. Sa Majesté…… »

La Baronne se prosterna vivement devant le prince héritier. Je bondis de mon siège.

'Je ne te laisserai pas faire.'

« Baronne Tillier, vous allez de toute façon devenir la prisonnière de Sa Majesté. Alors excusez-vous avant qu'on ne vous emmène. »

« Votre Altesse, par excusez-vous, vous voulez dire… »

« Pourquoi avez-vous frappé le Capitaine Bacary ? Expliquez ça et excusez-vous convenablement pour vos actes. Vous pourrez bavarder du reste une fois dans votre cellule. »

'Tu croyais que j'allais oublier ?'

Je ne pus m'empêcher de grincer des dents.

Je sentis le regard du voyant sur le côté de mon visage.

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