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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 188

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Chapitre 188

Chapitre 188

Chapitre 188/20492%~13 min de lecture2 572 mots

– Clac, clac……

Cinq chevaux quittèrent le palais impérial avec leurs cavaliers sur le dos.

La grande porte noire fit « Boum ! » Elle se referma derrière nous.

Je tournai la tête pour voir des chevaliers au garde-à-vous nous saluer.

Je baissai légèrement la tête, puis me concentrai vers l'avant. « Naturel ! »

« Comme si je sortais pour m'amuser. »

Je marmonnai pour moi-même. Je sentais le prince héritier impérial me regarder.

Je pensais être passé d'un casanier ordinaire à un corps de palais magnifique, mais sortir dans un nouveau monde restait toujours excitant.

J'étais aussi un peu nerveux, car je révélais tout mon corps, contrairement à d'habitude où j'étais dans une voiture.

« Oh, mon Dieu ! »

« Mon Dieu ! Votre humble sujet salue notre estimée Altesse Royale. »

« Nous saluons le prince Jesse Venetiaan. »

Quelques nobles qui virent la porte du palais impérial s'ouvrir s'inclinèrent devant nous dans les rues.

Le prince héritier Cédric ne daigna même pas les regarder.

Ce devait être rare qu'il aille inspecter la capitale impériale avec ses amis, car les premières personnes à nous voir réagirent de manière excessive.

Les gens qui remarquèrent l'auréole de notre protagoniste masculin de loin s'approchaient aussi rapidement.

Toutes les dames avaient les joues rouges.

L'homme le plus beau de ce monde semblait vraiment être différent.

« Prince Jesse ! »

« Bonjour. »

Je les saluai et les dames qui s'inclinaient replièrent leurs éventails en fourrure et se frottèrent les joues.

Leur façon d'éviter mon regard ne semblait pas très positive.

Je me sentis embarrassé et maladroit, alors je me contentai de sourire.

Je ne connaissais toujours pas l'étiquette de l'éventail et me demandais si c'était quelque chose que je devais apprendre aussi.

« Trop lent. »

Le prince héritier laissa échapper une courte grogne. Je le regardai et toussotai nerveusement.

'J'étais juste reconnaissant que de si belles dames me parlent, petit morveux.'

J'étais en plein concours de regards avec lui, sachant que je perdrais, quand le cheval blanc se mit à avancer plus vite.

'Cette fille est très maline.'

« Votre Altesse, on se rend d'abord à la taverne où j'étais allée la dernière fois, non ? Pour rencontrer cette baronne ? »

Christelle demanda clairement depuis l'arrière. J'acquiesçai immédiatement.

« Oui, Dame Sarnez. Vous avez entendu la baronne se plaindre là-bas, et la baronne est apparemment une habituée de l'endroit, donc je pense qu'il serait bien d'entendre directement une victime. »

Répondis-je.

Christelle avait mentionné avoir rencontré Modeste Bacary du Fleur-de-lis dans une taverne peu de temps avant.

Elle m'avait même écrit une lettre disant qu'il avait perdu la mémoire à propos de la prophétie.

Ce qu'elle avait ajouté lors de notre réunion de stratégie était une information utile pour cet incident.

'J'étais là avec ma mère. J'ai entendu une baronne en parler à la table d'à côté. Il disait que les entrepôts du château du seigneur avaient été pillés, alors il devait compenser pendant la Fête des Moissons.'

'Ça a dû être Madame Victoire.'

'Oui, Votre Altesse. La personne qui était avec lui a demandé si c'était l'œuvre de "ce voleur". Je ne vais pas souvent dans cette taverne, mais je le vois à chaque fois, donc il doit être un habitué.'

C'est pour ça qu'on se dirigeait d'abord vers la taverne chic, Blois, que Christelle visitait de temps en temps.

Les noms des nobles lésés par Victoire nous avaient déjà été donnés dans les rapports de la Garde impériale.

Cependant, la plupart n'avaient pas fait de dépositions très sincères et avaient refusé de s'entretenir avec le < Bihebdo Riester >.

La première victime, la baronne Savanier, et le marquis Cissé, à qui on avait volé des objets sacrés, faisaient exception.

Je me demandais pourquoi ces nobles étaient si passifs, mais j'appris que c'était à cause de la face.

Ils ne voulaient pas que d'autres sachent qu'un voleur leur avait dérobé leur richesse.

Ils ne voulaient pas en parler par honte et humiliation.

« Il parlera s'il a bu. Sa voix était assez forte à ce moment-là aussi. »

« Oui, Dame Sarnez. Son Altesse Royale est avec nous, donc il n'osera probablement pas garder la bouche fermée. »

La vice-capitaine Élisabeth, qui ouvrait la route devant, répondit.

Le prince héritier et moi étions derrière elle, avec Sir Johann et Christelle chargés de l'arrière.

La jeune comtesse tenait les rênes d'une main en se tournant pour me regarder.

« Votre Altesse, vous vouliez aller dans le quartier des roturiers après ça ? »

« Oui, vice-capitaine Élisabeth. Henriette n'apparaîtra que si je montre que je suis facile d'approche. »

« Pensez-vous vraiment qu'Henriette est la coupable, Votre Altesse ? »

Sir Johann demanda d'une voix calme. Nous nous tournâmes tous les deux vers lui.

Les nobles nous suivaient à une certaine distance derrière le père de Gerrit.

Il semblait y avoir au moins cent personnes déjà.

Je voyais des roturiers partout dans la ville s'incliner en nous dévisageant du coin de l'œil.

'C'est totalement, comment ils appelaient ça déjà ? Un Date Guérilla, c'était ça ?'

« Je n'en suis pas certain non plus. Cependant, c'est la seule qui a l'air de pouvoir être la coupable. »

Commentai-je. Ses yeux couleur menthe se plissèrent doucement, comme s'il m'encourageait.

Christelle tira sur sa pipe en ajoutant.

Pour info, ce n'était pas une vraie pipe mais une pipe en bonbon.

La fumée bleue qui en sortait était supposément au goût myrtille.

« Je suis d'accord. Les seules personnes à avoir entendu que vous pourriez aller à la Fête des Moissons étaient Serge le Malin et la vieille Pomme, mais Serge et Victoire sont très différents physiquement. Il ne se spécialise pas non plus dans l'imitation vocale. Depuis que la vieille Pomme est décédée, sa petite-fille Henriette semble la plus suspecte. »

De plus, tout ça, je l'avais confirmé comme vrai par une confession.

Le fait que la petite-fille ait quitté la troupe et semblait avoir disparu était suspect aussi.

« Le fait qu'Henriette soit une femme dans la fin de la vingtaine est aussi un indice important. La Victoire que Son Altesse a décrite semblait être dans la vingtaine à la trentaine aussi. »

La vice-capitaine Élisabeth ajouta.

Clac, clac. Le cliquetis paisible des sabots fut le seul son pendant un moment.

Ce fut un silence agréable et relaxant. Je me retournai vers Sir Johann quand……

« Saint Dieu Tout-Puissant. J'aimerais pouvoir caresser ces cheveux blanc neige ne serait-ce qu'une fois ! »

« Sir Geens, n'avez-vous pas dit que votre fils avait besoin d'une nouvelle mère ? »

…… Un fandom extrêmement actif semblait être apparu.

Des dames portant de belles robes et tenues draguaient effrontément Sir Johann et réclamaient son attention.

J'en vis même certaines plus âgées.

Je tournai vite la tête, inquiet de croiser leur regard.

J'entendis la voix douce du chevalier saint.

« Ce n'est pas mon genre d'aborder des inconnues. Merci pour votre préoccupation, madame, mais Gerrit semble assez heureux ces temps-ci. »

« Oh mon Dieu, vous jouez les difficiles ? Vous êtes un vrai concentré de charme. »

'Waouh, il arrive à leur répondre ? Moi, je ne saurais rien dire.'

Christelle regarda et se mit à siffler. Sir Johann ne semblait pas du tout perturbé.

« Te retrouver dans la foule malgré ton déguisement. »

Le prince héritier parla soudain.

Je me tournai sur le côté pour voir ses yeux orange aussi proches que le soleil d'hiver.

Je tendis l'oreille vers lui par réflexe. Les deux chevaux se rapprochèrent l'un de l'autre.

« Le voleur a probablement mémorisé l'apparence de ton valet. Le jeune maître Callamard ne doit pas être difficile à repérer. »

« Pensez-vous vraiment que c'était la raison, Votre Altesse Royale ? »

J'acquiesçai sérieusement à son murmure. 'On est d'accord pour une fois.'

La raison pour laquelle le voleur avait pu me viser malgré mon déguisement avec des cheveux noirs et des yeux bleu-gris…… La seule réponse possible semblait être qu'elle avait reconnu Benjamin et Ganael.

Les cheveux couleur ciel vif et les yeux dorés du jeune maître Ganael Callamard étaient assez rares.

Une fois qu'elle a repéré le jeune garçon, ce ne devait pas être difficile de me trouver, vu que j'étais toujours à ses côtés.

Malgré les couleurs différentes, mes oreilles, mes yeux, ma bouche et mon nez étaient les mêmes. N'importe qui me connaissant pourrait me repérer facilement.

« Ce doit être quelqu'un qui connaît les visages des valets du palais Juliette et qui a obtenu des infos de Serge ou de la vieille Pomme. Serge a proclamé qu'il n'avait pas partagé les détails de mon voyage avec qui que ce soit, donc ça se réduit encore à Henriette. Il n'y a aucun moyen qu'un membre du personnel du palais impérial ou leurs associés soient le coupable. »

Le prince héritier lança un regard d'accord.

La vice-capitaine Élisabeth entendit notre chuchotement et intervint discrètement.

« Nous recevrons bientôt des informations de la baronnie Bellang. »

« Oui, vice-capitaine Élisabeth. Merci de vous en occuper. »

Répondis-je.

Peu de temps après ma transmigration dans ce monde, ma vie fut menacée par des assassins déguisés en valets.

Les jumeaux Bellang qui furent tués par ces deux assassins, leur territoire était la ville natale d'Henriette.

On décida de ne pas faire de gros mouvement militaire, donc la vice-capitaine de la Garde impériale n'envoya que quelques subordonnés à la baronnie.

S'ils trouvaient quelqu'un nommé Henriette, ils devaient l'arrêter immédiatement et l'amener à la capitale impériale. S'ils ne la trouvaient pas, ils devaient rassembler toutes les informations pertinentes.

« Mm. »

Je plongeai silencieusement dans une profonde réflexion.

Maintenant que j'y pense, le baron Bellang et sa femme avaient été ceux qui avaient mis aux enchères le diadème de Julite à la maison de ventes Haas aussi.

J'avais l'impression que notre relation continuait bizarrement pour différentes raisons.

J'avais fait fréquemment des dons d'argent après avoir appris qu'ils utilisaient l'argent que je leur envoyais pour les frais funéraires afin de construire un orphelinat, mais……

Je ne pouvais m'empêcher d'hésiter à l'idée d'aller les voir.

'J'ai l'impression que tous les deux auraient encore plus de mal s'ils me voyaient.'

« On est arrivés. Je vois l'enseigne de la taverne là-bas ! »

Christelle haussa la voix. Je relevai la tête d'un coup.

Je vis un bâtiment assez luxueux et propre.

Devant, une large enseigne en bois sculptée avec flair.

« Blois – Bavardages Ivres »

「…… Ça ne semble pas être un endroit avec beaucoup de discussions constructives. »

« En effet. »

Je fis une courte remarque et le prince héritier acquiesça.

Christelle et la vice-capitaine Élisabeth se mirent à rire avec excitation.

Même Sir Johann pouffa.

Notre protagoniste dit même que j'avais l'air d'un archevêque extrêmement dévot à ce moment-là. Elle semblait assez contente en le disant.

Les gens qui nous suivaient semblaient éblouis par le sourire éclatant de Christelle, sans savoir de quoi elle riait.

'Est-ce que j'avais trop l'air d'un boomer ?'

« Hahaha, alors on y va ? »

La jeune comtesse parvint à peine à se calmer en parlant.

Des nobles sortant en hâte de Blois nous repérèrent et tressaillirent avant de s'incliner vite.

Je remarquai alors que les carrosses devant la taverne quittaient la zone rapidement. « Il s'est passé quelque chose ?

'…… Eh bien, c'est bon pour nous, ça nous laisse plein de places pour attacher nos chevaux.'

*

« Par ici, s'il vous plaît. Merci de travailler dur par ce froid. »

« M, merci pour votre bienveillance divine, Votre Altesse ! Laissez-nous faire ! »

Un jeune garçon de course s'inclina profondément.

Ils allaient s'occuper de nos chevaux et promirent même du fourrage de la meilleure qualité, alors je donnai une grosse somme en pourboire pour le voiturier de tout le monde.

Percy sorti une pièce d'argent avec son bec depuis mes vêtements et le prince héritier lança un regard qui disait qu'il n'avait jamais vu ce genre de monnaie.

Honnêtement, il avait l'air un peu gâté et agaçant.

– Clic, grincement……

Le garçon qui semblait le plus âgé ouvrit la porte prudemment.

À l'intérieur, de bruyants bavardages et de la musique résonnaient.

« B, bienvenue à Blois, Votre Altesse Royale. Passez un bon séjour. »

– Bang ! Boum !

Des bruits de table qui tombe et de chaises qui cassent retentirent à l'intérieur.

Le prince héritier et la vice-capitaine de la Garde impériale saisirent immédiatement leurs épées dès que je tressaillis.

Le garçon de course avait l'air extrêmement anxieux, mais la porte poussée continuait de s'ouvrir sans signe d'arrêt.

Ce qu'on vit alors devant nos yeux……

« Hé ! Reviens ici tout de suite ! »

Clang ! Un noble d'âge moyen sauta sur une table et hurla.

Le noble qu'elle désignait plissa les yeux vers elle.

« Quoi ? Hé ? Hé toi, M. le Baron ! Tu as vendu toute ta dignité de noble ? Lâche-moi ! »

– Clang !

L'homme enragé utilisa la psychokinésie pour jeter une bouteille contre le mur. C'était un mage.

Le papier peint qui servit de cible fut trempé d'alcool. Les vêtements et les cheveux des deux individus étaient dans un état pitoyable.

Cravate déchirée, boutons de manchette tombés, toutes sortes de broches et un chapeau roulaient par terre.

Il y avait pas mal de gens qui se battaient entre eux. « Attends, ça…

« Comment c'est des Bavardages Ivres ? C'est sérieux ça ? »

« Là-bas, arrêtez-les ! Arrêtez cette personne d'abord ! »

La personne pointée sur un autre individu hurla en colère : « Qui es-tu pour me donner des ordres ?! Je suis quelqu'un qui a reçu une médaille de Sa Majesté ! »

Il était encore tôt dans la soirée, mais ils avaient tous l'air trop saouls pour réfléchir correctement.

L'alcool renversé et les bouteilles vides faisaient que tout sentait l'alcool ici.

Ce n'était ni une beuverie ni un ring de combat.

C'était juste un gigantesque bordel.

– Pas.

« Non, retenez-vous. Peu importe à quel point ils agissent stupidement, vous ne pouvez pas tuer des gens, Votre Altesse Royale. »

« …… »

J'arrivai à peine à retenir le prince héritier d'intervenir. Ses yeux brûlaient de rage.

Les garçons de course étaient déjà prosternés à ses pieds, tremblants de peur.

Christelle marmonna que c'était quel bordel avant de claquer de la langue et son fouet en même temps.

J'étais d'accord avec elle.

Voir ce pandémonium devant moi me fit presque oublier ma raison d'être là.

C'est à ce moment-là.

« Votre Altesse, cette personne inconsciente par terre a l'air d'être le capitaine Modeste Bacary. »

Sir Johann parla sur son ton habituel. Je regardai urgemment où il pointait.

Mes yeux s'écarquillèrent alors.

Cheveux et sourcils bleu foncé ensanglantés, double nez qui saigne……

L'intérieur de sa bouche a dû être éclaté aussi, vu tout le sang entre les lèvres du gamin de vingt ans.

Il semblait dans le pire état de tous, mais personne ne s'occupait de lui ou ne l'aidait à se relever.

Mes mâchoires tombèrent automatiquement face à ce spectacle choquant. Mes instincts me disaient.

'…… La bagarre a éclaté à cause de lui. Mais il est seul.'

Je serrai les poings. Je devins instantanément contrarié et en colère.

[Tout le monde arrête ! Taisez-vous et à terre !]

– Paaaaat !

Je hurlai fort.

La pièce entière se remplit d'une lumière dorée éclatante.

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