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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 181

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Chapitre 181

Chapitre 181

Chapitre 181/20489%~14 min de lecture2 729 mots

« Premièrement, nous avons confirmé que l'herbe au halo solaire affecte non pas la plaque mais l'éther. »

« ……Je vois. »

Il était difficile de respirer.

L'Impératrice et la Cardinale continuaient de s'entretenir. Cédric ne pouvait plus tenir.

Il savait qu'il devait persister ; pourtant, à cet instant, il voulait fuir le bruit, la lumière et les regards.

Il pensait devoir rester là pour discuter des plans futurs avec sa mère, mais il disparut.

Maintenant qu'elles avaient décidé quoi faire des pierres sacrées et de la plante médicinale ensemble, il voulait être seul.

Il marcha vite. Ce fut une décision puérile et impulsive.

– Claquement !

– Chuuuuuuuuuuuuuu……

Une brise douce soufflait sur le balcon.

Pourtant, son corps et sa tête étaient brûlants à présent, au point que la plupart des choses ne pouvaient pas le rafraîchir.

C'est pour cela qu'il s'en moquait. Il voulait rester là toute la nuit si possible.

Ce serait bien s'il restait quelque part où personne ne pourrait le trouver, pour brûler son cœur, disperser les cendres, et redevenir le Prince Héritier Impérial.

Il était bien conscient du fait que sa mère et sa marraine avaient dû désespérer autant que lui. Ses cheveux noirs flottaient dans la brise.

« …… »

Une plaque ne peut pas être réparée.

Les gens seraient devenus immortels s'il était possible de réparer leurs âmes.

Il savait que c'était un fait incontestable, mais qu'avait-il espéré ?

Sa main gantée se serra fortement en poing.

Crac, le bord de l'appui en pierre s'effrita.

– Clic.

Un invité non invité entra par la porte non verrouillée à cet instant.

Il pouvait dire qui c'était sans vérifier le visage ni la voix de la personne.

Il n'était pas difficile de sentir la présence de cette personne même à des centaines de pas de lui.

Il n'y avait qu'une seule personne sur tout le continent qui possédait la même aura que le trésor autour du cou du prince héritier.

Son éther pur n'avait pas changé malgré sa récente récupération.

C'était la personne qui avait rempli cet endroit connu sous le nom de « Palais Froid » d'une chaleur inutile.

« Sortez. »

Cédric grogna sans même se retourner. Il ne voulait pas parler à cette personne pour l'instant.

Il était bien conscient du fait qu'il était actuellement dans un état vulnérable. Il ne pouvait pas se montrer comme ça.

« Je resterai silencieux, Votre Altesse. »

Une voix calme répondit.

Le prêtre ne prononça aucune parole d'affection ne posa aucune question inutile.

Cédric l'entendit alors s'asseoir sur une chaise.

Cédric faillit rire de constater qu'il était incapable d'ordonner à cette personne de partir.

Il en avait marre de cette vie où il était contrôlé par l'éther et en devenait fou.

Il était curieux de savoir pourquoi il était né avec un tel destin, pourquoi diable le Dieu Tout-Puissant le testait, lui et sa famille, de la sorte.

Non…… Il pouvait honnêtement avouer qu'une telle curiosité avait disparu depuis longtemps.

Cédric ressemblait à Frédérique mais était aussi différent.

Il croyait en le Dieu Tout-Puissant mais haïssait aussi le Dieu Tout-Puissant.

– Pipo !

« Aïe. »

Le prince marmonna comme s'il devenait anxieux. Cédric pouvait entendre le doux bruit d'ailes battant.

« Percy, pourquoi es-tu ici ? As-tu arrêté de dormir pour sortir ? »

– Pipipipi

« Tu veux rendre ça ? Je pensais que c'était à toi maintenant. »

Son ton montrait clairement qu'il se sentait gêné. Le prince héritier ricana.

« Donnons-lui demain, d'accord, demain. »

– Pipi.

« Bien. Tu es le meilleur petit oiseau de cheminée de tout le continent. »

Cédric ne put se retenir et se retourna. Leurs regards se croisèrent immédiatement.

Il faisait sombre mais les yeux du prince brillaient encore comme des améthystes.

Il semblait un peu inquiet en brisant le silence.

« Je suis vraiment désolé, Votre Altesse. J'essayais d'être silencieux, mais Percy est sorti soudainement de la couverture. »

« …… »

C'était la deuxième chose incroyable que Cédric voyait récemment.

La première était le moment où le prince s'était infiltré furtivement dans la pièce à côté de sa chambre.

Cette fois, le prince avait une tasse de thé de sauge dans une main et une épaisse couverture de l'autre.

L'assiette sur ses genoux portait un gros morceau de Tarte Tropézienne.

L'oiseau de cheminée était posé sur l'épaule du prince, inclinant la tête nonchalamment.

Entre son bec se trouvait le sceau de la Famille Impériale que le prince héritier avait remarqué avoir été volé quelques jours plus tôt.

Cédric fronça les sourcils en voyant les yeux en forme de haricot le regarder comme si l'oiseau lui demandait s'il avait un problème avec ça.

« Pourquoi tu fais cette tête ? »

« David a préparé le thé pour moi, Votre Altesse. La Vice-Capitaine Élisabeth m'a donné la couverture et la tarte, je l'ai apportée…… Parce que je pensais que vous pourriez avoir froid et faim. »

Le prince expliqua. Il renifla.

Il ne pouvait pas croire que quelqu'un penserait qu'un Chevalier Saint de l'attribut feu aurait froid, et que ce quelqu'un dont il parlait était son confident.

Cependant, le plus culotté était le prince devant lui.

Cédric oublia qu'il avait ordonné au prince de partir quelques minutes plus tôt et déclara : « Quel spectacle. »

« Je comptais vous tendre des rafraîchissments si vous finissiez par me parler, Votre Altesse. Je pensais que vous pourriez en avoir besoin. »

« Et si je vous ignorais ? »

Les sourcils du prince s'abaissèrent. Il ne semblait pas avoir pensé si loin. « Quelle bêtise…… »

« Mais n'est-ce pas mieux que d'être seul dans un moment difficile ? »

« …… »

« Même si c'est quelqu'un que vous allez ignorer, le fait qu'il soit là, hum. Mais je ne veux pas dire que vous devriez m'ignorer, Votre Altesse. »

Il sourit avant de continuer. « Nous avons besoin d'au moins un niveau de respect basique entre amis. »

Il regarda ensuite par-delà la porte du balcon vers l'Impératrice et la Cardinale.

Leurs visages semblaient détendus, comme s'ils pouvaient attendre aussi longtemps que nécessaire.

Le regard chaleureux était plein de respect et d'affection. Pas besoin de deviner.

Le prince avait déjà donné son cœur à tout le monde ici.

Cédric serra les poings face à cette présence immaculée et pure.

S'il aime l'Empire, ne pourrait-il pas se contenter de ça ?

« …… »

Il devait l'admettre. Il ne voulait pas que le prince retourne au Royaume Saint.

Il voulait que le prince choisisse Riester de son propre gré sans avoir à faire respecter le pouvoir du traité et l'autorité de la Famille Impériale.

Le prince héritier baissa silencieusement les yeux vers les chevilles du prêtre.

« Vous ne boirez vraiment pas de thé, Votre Altesse ? Il va refroidir. »

……Il avait juré au Dieu Tout-Puissant qu'il n'avait aucune intention de nuire au prince pour le retenir dans l'Empire.

Les deux adultes ne voudraient pas d'une telle méthode non plus.

Pourtant, une flamme continuait de rugir en lui.

La nature violente anormale et irrationnelle d'un Chevalier Saint tordait sa raison affaiblie, essayant de la briser.

Une flamme apparut dans son poing serré. Son gant d'outil magique brûlait.

– Crissss……

Peu importe. C'était quelqu'un qui avait déjà brûlé des centaines de paires de gants jusqu'ici.

Et le prince était encore sa seule et unique opportunité.

« Alors je prendrai juste une gorgée, Votre Altesse. »

Son commentaire désinvolte enterra les bruits sinistres. Le Chevalier Saint leva lentement sa main gauche.

Les désirs et la peur au fond de son cœur lui chuchotaient des choses terribles.

« Il partira un jour. »

« Autant le brûler si tu ne peux pas le retenir. »

« Pourquoi la surcharge serait-elle mauvaise ? »

Le gazouillis urgent de l'oiseau de cheminée devint lointain. Tout devint rouge pour le prince héritier royal.

Les veines de ses tempes rougissaient et le marécage de la douleur ouvrait sa bouche. Crépitement…… !

– Claquement !

Ce fut à cet instant. Quelqu'un frappa la porte du balcon pour l'ouvrir et courut dehors.

« Hem ! »

– Craaaaaack !

Le son réprimandant arriva immédiatement avant que le bras du prince héritier ne gèle jusqu'à l'épaule.

Cela le ramena enfin à ses sens. La nuque lui parut glacée et des frissons lui parcoururent l'échine.

L'homme ouvre grands ses yeux de couleur orange et vérifia l'état du prince. La façon dont le prince le regardait……

« Ça va, Votre Altesse ? Percy a été vraiment bruyant jusqu'à tout à l'heure. Dame Sarnez, le bras de Son Altesse va geler si vous continuez comme ça. »

« Vous feriez mieux de vous inquiéter pour vous-même, Votre Altesse ! »

Christelle de Sarnez cria de frustration.

Le prince choqué cessa de gronder l'oiseau et la regarda.

Des vagues violentes semblaient se briser dans ses yeux bleu-gris.

« Quel est le problème maintenant, Votre Altesse ? Dites-le-moi s'il vous plaît. »

« Dame Sarnez. Je ne pense pas que maintenant…… »

« Non, Votre Altesse. C'était une situation explosive. Vous avez failli devenir un barbecue humain. »

Elle rétorqua sèchement. Les yeux du prince s'écarquillèrent.

C'était une réaction évidente puisqu'il ne pouvait pas sentir l'éther des autres.

Pourtant, cela avait vraiment été dangereux tout à l'heure.

Cédric créa des flammes pour faire fondre son bras gauche et serra les dents.

Les deux autres la regardaient.

« Ne pensez même pas à fuir, Votre Altesse. Notre instructeur l'a ressenti depuis l'intérieur de la pièce aussi. »

Il ne put s'empêcher de grincer des dents. Johann Geens était un instructeur assez persistant et agaçant.

Il hésitait à sauter du balcon quand le prince commença à parler.

« Si c'est à cause de votre plaque, nous pourrons en parler plus tard, Votre Altesse. Dites-moi quand vous aurez envie de partager. »

« …… »

Cédric le regarda, choqué. Il n'avait pas prévu que ce type l'ait analysé à ce point.

Il ne voyait aucune pitié bon marché ni peur dans ces yeux miroirs violets. Le prince continua calmement.

« Mon éther revient, donc je pourrai vous aider à nouveau, Votre Altesse. Vous avez aussi le collier que je vous ai offert. »

« Si tu ne l'as pas encore utilisé. » Le prince marmonna pour lui-même. Christelle s'énerva et ajouta.

« Ça va tourner en caca si vous le gardez sans réfléchir, Votre Altesse. Utilisez-le si ça devient nécessaire. »

Elle enchaîna ensuite extrêmement vite, comme une cascade.

« Si c'est votre flamme, je peux toujours l'éteindre pour vous. Mais je ne peux prévenir un incendie que si vous m'expliquez la situation d'abord. Si vous le gardez pour vous et ne le partagez pas avec moi, qui sait quand vous exploserez la prochaine fois ? »

– Pipipi !

L'objet divin approuva bruyamment. Cédric ne répondit pas.

Partager son secret avec quelqu'un requérait assez de confiance pour que les deux parties mettent leur vie en jeu.

C'est pour cela que……

« Votre Altesse, si vous nous le dites, je partagerai aussi un secret à moi. »

Christelle proclama solennellement. Les deux hommes la regardèrent cette fois.

« Ce n'est rien de normal ou de commun. C'est un secret si choquant que vous pourriez même ne pas me croire. On pourrait même dire que vous ne me reverrez plus jamais. Mais c'est vrai alors je l'offre. »

« Dame Sarnez. »

« C'est quelque chose que je voulais dire à quelqu'un. C'est tellement frustrant de ne pas pouvoir continuer comme ça indéfiniment. Je l'accueillerai avec joie si c'est vous deux. J'attendrai que Son Altesse ouvre la bouche en premier comme vous l'avez dit, Votre Altesse, mais il n'y a aucune promesse sur le moment où cela arrivera, c'est pour cela que j'ajoute un stimulus. »

« …… »

Les yeux du prince tremblaient violemment.

Pour une raison bizarre, le voir réagir ainsi rendit Cédric curieux au sujet du secret de Christelle.

Il ne savait pas pourquoi il ressentait cela, mais il sentait que son histoire pourrait cacher une incroyable histoire intérieure.

Son regard aqueux fixait le jeune homme avec intensité.

« Marché conclu ? »

Elle dit quelque chose qu'il ne pouvait pas comprendre avant de tendre son petit poing.

Cédric resta silencieux un instant avant de lever son bras comme s'il en avait l'habitude.

C'était un échange où il n'avait rien à perdre de toute façon.

Cet échange était pratiquement inexistant s'il choisissait de ne jamais partager en premier.

« ……J'accepte. »

Le prince héritier frappa le poing qui gouttait d'eau froide. Le prince gémit doucement.

C'est ainsi que la situation chaotique prit fin.

En cette nuit où le croissant de lune brillait intensément……

Pas mal de choses furent élucidées et de nouvelles choses à rechercher apparurent pour eux.

Par exemple, la façon dont Jesse Venetiaan regardait les étoiles dans le ciel avec un air inquiet en faisait partie.

─────

J'étais tellement tendu ce jour-là mais heureusement, rien ne se passa.

Ce que je veux dire, c'est que le prince héritier ne partagea pas soudainement l'état de son corps, ce qui aurait conduit Christelle à avouer être une transmigratrice.

En fait, ce fut paisible pendant plus d'un mois.

Je retrouvai lentement mais sûrement mes pouvoirs, les herbes au halo solaire dans la serre du Palais Impérial poussèrent très bien, et l'Impératrice et la Cardinale fouillèrent tout l'Empire à la recherche de patients de la maladie divine et des restes des soldats du Royaume Saint.

Tout sembla redevenu normal au début de l'hiver.

Les restrictions d'entrée au Palais Juliette furent levées le jour où l'Impératrice vint.

Je repris ma routine habituelle : aller au temple entendre les confessions et apprendre de la Cardinale Boutier.

Je regardai les leçons de Sir Johann, me promenai avec les pandas roux, et passai même deux heures à regarder Tithé nager sur le dos.

Ce faisant, les souvenirs de ce temps devinrent lentement flous. Même le souvenir du trou dans le ciel.

« C'est le dernier jour alors il y aura beaucoup de monde partout, Votre Altesse. Faites attention. »

« Benjamin, tu viens avec moi aussi. Ne t'inquiète pas. »

Je souris à l'homme d'âge mûr.

J'enfilai ensuite un manteau de style impérial ainsi que de grosses bottes que Pierre avait apportées.

Le 30 novembre était un jour assez spécial.

C'était le dernier jour de la fête des moissons qui rendait toute la Capitale Impériale agitée.

« La calèche est prête, Votre Altesse ! »

Ganael apparut à la porte et cria avec un sourire.

Le jeune garçon était assez excité à l'idée de pouvoir se promener avec la Vice-Capitaine Élisabeth.

Je fis un câlin aux bêtes divines et me levai. Demy gémit et s'enroula autour de ma cheville.

C'était la méthode d'un expert pour empêcher sa navette à fruits de partir. Je soupirai.

« Je rentrerai tôt. Grand frère veut vous emmener, mais il y a trop de monde. »

– Grooooooooo

Le panda roux ouvrit la bouche et grogna avant de grimper lentement sur la table.

Il s'enroula ensuite sur un livre d'histoire.

Je pouvais maintenant voir juste une partie de la couverture pour savoir quel livre il me montrait.

Demy était assez obsédé par un certain mot ces temps-ci.

< Les Chroniques du Pape > « Pape. » Notre estimée bête divine avait de grands rêves.

« Ouais. Si la fumée violette s'élève de la frontière à l'avenir pour annoncer qu'un nouveau Pape a été désigné, je m'assurerai que tu sois au premier rang pour regarder, Demy. Même si ça me demande de demander à Sa Majesté de le faire. »

– Couinement !

Je le consolai d'une voix amusée et lui frottai le ventre et le dos pas mal avant de quitter la pièce.

Je pouvais voir la calèche de la Famille Impériale ainsi que les membres de la Garde Impériale dehors par la fenêtre.

J'étais excité car ça faisait un moment que je n'étais pas sorti.

Je m'assurai de prendre le cadeau de pendaison de crémaillère de Sand et sortis pour que l'air froid et frais me caresse les joues.

Je montai dans la calèche avec une expression radieuse.

La célébration pour la naturalisation de Sand, la fête des moissons, et les retrouvailles avec des amis.

Tout cela étaient des mots-clés pour un moment amusant et relaxant !

Commentaires du traducteur

Les bons moments classiques arrivent !

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