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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 132

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Chapitre 132

Chapitre 132

Chapitre 132/19169%~14 min de lecture2 772 mots

Cela voulait dire…

« Cela veut-il dire que la jeune lady Sarnez voyagera avec moi ? »

« Je pense que c'est ce qui va se produire. Nous sommes inquiets de vous laisser partir seul, donc l'idée de vous faire accompagner la famille du duc qui se rend chez le chef de la guilde des marchands Haas ne semble pas mauvaise. »

La cardinale Boutier commenta doucement.

Je comprenais pourquoi on s'inquiétait de me laisser partir seul.

La tentative d'assassinat de Sir Geens ne datait que du mois dernier, aussi étaient-ils préoccupés et inquiets malgré mon titre d'archevêque.

J'acquiesçai avant d'observer le chariot à desserts qu'un serviteur du palais de l'Impératrice apportait.

'Ça a l'air délicieux.'

« Votre Altesse, nous avons apporté davantage de sortes des pralines que vous aviez appréciées la dernière fois. »

« Je vous en remercie infiniment. »

Les assiettes des plats principaux, que j'avais quasi nettoyées, avaient disparu et de simples desserts commençaient à garnir la table.

Je regardai Percy, qui somnolait sur la table, et pris une nouvelle résolution.

Mes déplacements recoupaient à nouveau ceux de Christelle, mais je n'avais pas l'intention d'éviter les choses qui m'impliqueraient avec les personnages principaux maintenant que j'avais conclu un marché avec l'oiseau de cheminée.

J'en avais déjà décidé ainsi le jour où j'avais passé un accord avec l'Impératrice.

Je décidai que si je ne pouvais éviter l'intrigue principale quoi que je fasse, je ferais mieux de travailler dur pour être celui qui en contrôle le flux.

'Au passage, autant glaner quelques informations.'

« Son Altesse Royale viendra-t-il avec nous également ? »

« Mon fils sera occupé un moment. »

L'Impératrice coupa court immédiatement. C'était un peu inattendu.

Je savais qu'il serait occupé puisqu'il venait de devenir prince héritier impérial, mais ce développement où ce garnement n'allait quelque part ni quand Christelle et moi y allions…

C'était un peu choquant.

« Vous avez l'air déçu. »

« Pas du tout, votre Majesté. »

Ce que l'Impératrice disait était si incroyable que je pris sa blague pour du sérieux.

Une aura étrange flottait autour de ses yeux couleur cerise quand nos regards se croisèrent. C'était trop tard, mais je mordis quand même sur mes lèvres.

Je pensai qu'il valait mieux changer de sujet et bus vite une gorgée de thé avant de rompre le silence.

« Votre Majesté et votre Éminence, si vous le permettez, j'aimerais participer au bal du duché Blanquer le mois prochain. »

« Notre petit prince va enfin danser. »

La cardinale manifesta ouvertement sa joie. Je me sentis embarrassé d'entendre formuler les choses ainsi.

C'était la première fois que je demandais à sortir depuis le match de polo.

Je me rappelai comme les yeux d'Eva avaient brillé quand elle m'en avait parlé lors de la cérémonie de confirmation de la succession du prince héritier impérial.

'Vous avez pris votre décision, Votre Altesse ? Serez-vous mon partenaire de danse ?'

J'avais aussi vu son regard devenir instantanément acéré.

'Combien de temps encore allez-vous devoir réfléchir, Votre Altesse ? Je ne vous aime pas !'

« J'approuve entièrement. Je suis heureuse que vous vous entendiez bien avec le Pair de Riester de l'Empire, mon petit prince. Essayez-vous de montrer votre visage aux débuts de la jeune lady Blanquer dans le Beau Monde ? »

« Oui, votre Éminence. Je compte être le partenaire de danse de la jeune lady. »

« C'est inattendu. »

Ma maîtresse commenta. Ses yeux beige brillaient suspicieusement sous le monocle.

« Pas le partenaire de danse de Christelle ? »

« Moi ? »

Je fus confus. Je tournai la tête pour voir que l'Impératrice me lançait le même genre de regard.

Je me demandais ce qu'elles avaient toutes les deux.

Bien sûr, c'était compréhensible qu'elles pensent cela parce que Christelle était la jeune lady que je connaissais le mieux, mais n'importe qui pouvait voir que son premier choix était quelqu'un d'autre.

« Je pense que la jeune lady Sarnez ferait équipe avec Son Altesse Royale si elle y allait. »

« Hmm ? »

« Quoi ? »

Les deux adultes sursautèrent en même temps.

Je faillis tousser tant leurs expressions étaient identiques au point d'en être effrayant.

Je toussotai feintement et continuai calmement.

Je n'avais pas prévu de dire quelque chose comme ça aujourd'hui, mais je pensai qu'autant en profiter pour souligner la relation étroite des deux personnages principaux.

Il n'y avait rien qui les empêchait de se fiancer à nouveau puisque la première fois avait capoté.

« Le premier étranger que Son Altesse Royale a laissé entrer au palais Romero était la jeune lady Sarnez. Il a même organisé un festin à Romero pour présenter la jeune lady à toutes les deux. »

« C'était une mise en scène. Croyez-vous vraiment que je n'aurais pas été capable de percer à jour cette comédie de gamins ? »

« Attendez, pourquoi le formulez-vous comme ça… »

'Votre Majesté, pourquoi êtes-vous soudainement en colère ?'

Je devins anxieux face à cette réponse inattendue et caressai le dos de Percy.

Il gazouilla de joie en plein sommeil.

La cardinale prit la parole, comme pour apaiser la situation car elle voyait que j'étais mis mal à l'aise.

« Notre petit prince a une sacrée imagination, Frédérique. Pourquoi ne pas appeler Laura ? »

« Tsk. On dirait que mon enfant va en baver. »

Elles dirent toutes les deux quelque chose que je ne comprenais pas avant d'appeler Laura, la chef de cabinet.

Quoi qu'il en soit, il semblait que je pourrai assister aux débuts d'Eva dans le Beau Monde de près puisque l'Impératrice ne s'y opposait pas.

Je croquais joyeusement dans un gâteau basque quand Laura entra et posa sur la table une boîte en bois de la taille de Demy avant de ressortir.

'Qu'est-ce que c'est ? »

« C'est la raison pour laquelle nous vous avons invité aujourd'hui. »

L'Impératrice grommela.

Je mâchai soigneusement le gâteau et sa garniture sucrée aux cerises noires avant de me redresser.

Notre conversation ne semblait pas terminée malgré avoir parlé de Percy et de mon nouveau territoire.

J'avais entendu dire qu'elle accordait beaucoup d'importance à l'efficacité, mais je ne savais pas qu'on aborderait tant de sujets en un seul repas.

« Le village d'Aightz, où vous avez séjourné, fait partie du territoire de la famille impériale. Ils sont autosuffisants, donc il n'y a pratiquement pas d'étrangers qui y vont et viennent. Le territoire lui-même a aussi une faible population. »

Le silence emplit la pièce. Ma mâchoire descendit lentement.

À la lumière de cette information, on comprenait pourquoi mamie Marlène et papi Remy n'avaient jamais vu le seigneur du territoire ni même connu son nom.

Leur seigneur de territoire aurait été l'Impératrice depuis très longtemps et l'Empire percevait les impôts directement.

'Attendez une minute.'

Maintenant que j'y pense, la raison pour laquelle nous n'avons pas été attaqués par des bêtes démoniaques dans la forêt, malgré nos quatre objets divins, devait être la barrière autour du palais impérial.

La cardinale rit tandis que je clignais des yeux.

« Les villageois seront correctement récompensés car ils ont fait de leur mieux pour s'occuper d'un membre de la famille impériale. »

« Le village prospérera probablement dans un futur proche également. »

L'Impératrice ajouta avant d'ouvrir la boîte. Je vis une plante et un minerai familiers.

L'un était l'herbe médicinale cotonneuse qu'Eva et Gerrit avaient trouvée, l'autre le caillou transparent qu'ils avaient découvert.

Cependant, celui-ci était bien plus grand que l'autre. Il semblait faire la taille de mon poing.

« Ce sont… »

« Savez-vous quelque chose à leur sujet ? »

Elle demanda de sa voix basse et rauque. Je regardai l'Impératrice et répondis honnêtement.

« Je les ai vus tous les deux pour la première fois à Aightz. J'ai entendu dire que cette fleur servait de médicament à Gerrit tandis que celui-ci sert pour l'éther… Oui, capturer l'éther à l'intérieur. Tous les deux étaient incroyables. »

« C'est tout ? »

« Oui, votre Majesté. »

Je répondis immédiatement. L'Impératrice et la cardinale échangèrent des regards lourds de sens.

Ma maîtresse parla la première.

« D'abord… Ceci s'appelle herbe au halo solaire. On m'a dit qu'elle ne pousse qu'en petite quantité près de la frontière mais pour une raison quelconque, elle poussait à Aightz. »

Je sortis vivement de mes pensées. Je me rappelai la voix douloureuse de Sir Geens ce jour-là.

'L'herbe au halo lunaire n'a aucune propriété toxique. Il y a juste l'effet secondaire de rendre l'éther instable lorsqu'elle est mélangée à la sève d'herbe au halo solaire. J'ai mis de la sève d'herbe au halo solaire sur votre tasse de thé quand je l'ai touchée à ce moment-là.'

Je baissai vivement les deux mains de la table et serrai les poings.

Bien que tout cela fût passé, mon corps se souvenait de la peur et mes doigts tremblaient.

La cardinale me regarda et ses sourcils se détendirent.

« Johann a tout laissé à la décision de Frédérique. Il a dit que l'herbe au halo solaire est bien le médicament pour son fils, mais c'est aussi ce qu'il a utilisé pour vous nuire. Il a dit qu'il n'osait pas nous demander de le laisser la cultiver au palais impérial. »

« …… »

« C'est pourquoi Frédérique veut avoir votre avis sur la question, mon petit prince. Cela vous convient-il ? »

Je restai un instant sans voix.

Je ne pouvais même pas imaginer quelles pensées avaient dû traverser son esprit quand il avait dit cela.

La cardinale parla comme si elle comprenait.

« Si vous ne le voulez pas ici, le palais impérial ne soutiendra pas… »

« Non, votre Éminence, aidez s'il vous plaît Sir Johann et Gerrit. Je vous en prie. »

C'était une question qui ne nécessitait aucune réflexion. Je fronçai légèrement les sourcils avant de détendre mon visage.

« Je n'ai subi qu'un effet secondaire parce que je l'avais bu mélangé à de l'herbe au halo lunaire et tout cela est du passé. En plus, Gerrit n'est qu'un gamin. Un gamin qui souffrirait à jamais sans ce médicament. »

J'aurais probablement répondu de la même façon même si Gerrit avait été celui qui m'avait attaqué.

« Se procurer le médicament à la frontière sera coûteux et difficile. Nous devrions pouvoir faire pousser de plants robustes dans la serre et le jardin impériaux si vous le permettez, votre Majesté. »

Les jardiniers du palais impérial étaient compétents et travailleurs. Je regardai l'Impératrice avec désespoir.

Elle me regarda et renifla.

« C'est parce que vous êtes comme ça que ce bâtard de mercenaire grossier ne me donnera pas pleinement sa loyauté. »

« Pardon ? »

« C'est bon, passons. »

Elle désigna le minerai transparent au lieu de m'expliquer la situation.

« Je vais vous le dire puisque vous ne semblez pas mentir en disant que vous ne savez pas ce que c'est. Cela s'appelle une pierre sacrée. »

Un choc traversa mon corps comme si j'avais été frappé par la foudre.

L'Impératrice inclina la tête en voyant ma réaction.

« Vous semblez savoir ce que c'est. »

« Ça… Il n'y a pas moyen de ne pas savoir quand vous l'appelez pierre sacrée, votre Majesté. N'est-ce pas l'arme que le Royaume Saint a utilisée pendant l'Ère des Guerres ? »

Les pierres sacrées étaient des minerais qui apparaissaient dans tous les livres d'histoire que j'avais lus jusqu'ici.

Elles étaient célèbres pour ne se trouver que dans le Royaume Saint. L'armée du Royaume Saint les taillait en différentes tailles avant de les remplir des quatre autorités différentes du Dieu Tout-Puissant et de les utiliser comme des bombes.

Certaines explosaient dès qu'elles touchaient le sol, tuant des centaines de soldats impériaux dans le processus, tandis que d'autres gelaient à mort des milliers de soldats à proximité.

Les différentes méthodes d'attaque du Royaume Saint, comme l'utilisation de ces pierres sacrées, étaient la raison pour laquelle la guerre ne s'était pas terminée rapidement malgré l'avantage numérique écrasant de l'Empire.

L'Impératrice répondit d'un regard calme.

« Oui. »

« Comment cela se trouve-t-il dans l'Empire… »

Je ne finis pas ma phrase. Je n'avais aucune idée de pourquoi cet objet se trouvait sur les terres de l'Impératrice.

Cela, ainsi que le fait qu'un portail utilisé pendant la guerre soit resté et ait téléporté les personnages principaux et moi dans un autre quartier, semblait être une sorte de présage.

J'eus des frissons dans le dos. Il semblait que l'auteur de QNW n'avait pas oublié la guerre comme mot-clé.

« Je n'en ai aucune idée non plus. Mais vous devriez le savoir mieux que moi, en tant que quelqu'un du Royaume Saint, à quel point le Dieu Tout-Puissant peut être capricieux et cruel. »

« …… »

« Cependant, c'est une bonne chose qu'une nouvelle ressource soit apparue dans l'Empire. C'est le cas même si je ne parviens pas à comprendre comment elle peut être utilisée. »

Ça sonnait étrangement comme si elle finirait par découvrir comment l'utiliser un jour.

Mes paumes devinrent moites malgré qu'elle ne dégageât aucune pression de maître d'épée.

« Cédric y a mis un peu de flammes pour tester mais elle s'est brisée rapidement sans durer longtemps. Le vent que l'instructeur impérial y a soufflé s'est aussi échappé vite. La seule chose qui a pu y être mise était l'éther pur d'un prêtre. Il doit y avoir un processus de raffinage spécial pour la transformer en arme en toute sécurité. »

J'avalai ma salive. Les yeux rouges de l'Impératrice me fixaient directement.

La question suivante était si lourde qu'elle rendait la respiration difficile.

« Connaissez-vous le moyen de faire cela ? »

« …Je ne le connais pas, votre Majesté. »

– Paaaat !

Le Domaine Sacré de la cardinale brilla intensément dans la pièce dès que je répondis.

Un courant d'air doux s'écoula du cercle et chatouilla nos cheveux, comme s'il avait aspiré l'air d'un autre monde.

La cardinale lança un Oracle Divin sans aucune hésitation.

[Ô Dieu Tout-Puissant, pardonnez les propos de cet enfant.]

« …… »

Le Domaine Sacré tourna lentement dans le sens des aiguilles d'une montre sans aucune réaction.

Je parvins enfin à exhaler.

Malgré avoir dit la vérité et m'attendant à ce que ma maîtresse la confirme, j'avais vraiment été angoissé pendant quelques secondes.

La cardinale désactiva son Domaine Sacré et s'approcha de moi une fois qu'il fut révélé que je disais la vérité.

Je me levai vivement.

« Je suis désolée, mon petit prince. Je devais vérifier. »

« Ce n'est pas grave, votre Éminence. Je comprends. »

Je le pensais.

J'étais le prince d'un royaume ennemi et j'aurais pu mentir facilement, disant que je ne connaissais pas cette information top secrète alors que je la connaissais.

Pourtant, la cardinale ne fit que caresser ma joue d'un air apitoyé.

Je lui souris doucement en retour face à cette marque d'affection quand l'Impératrice grommela.

« Ça suffit, Aurélie. On dirait que je suis la méchante. »

« Mais vous l'êtes. »

« Ha. »

Elle ricana et rejeta ses cheveux argentés en arrière.

« Je ne m'attendais pas à ce qu'ils enseignent des secrets militaires à leur enfant s'ils ne lui ont même pas enseigné les Disciplines de la Royauté. De plus, vous étiez toujours tenu en laisse par le Prince Consort, donc… Ce serait bizarre que vous le sachiez. »

Elle fit alors un signe du menton vers la pierre sacrée.

« Prenez-la et allez tester quelques trucs. Le prince héritier, l'instructeur impérial et cette petite fille Sarnez coopéreront aussi. »

« Quand vous dites tester quelques trucs… »

« Je vous dis de trouver les secrets pour rendre les pierres sacrées sûres. Il n'y a pas d'urgence mais ne serait-ce pas mieux de savoir comment faire ? »

C'était un ordre impérial.

J'acquiesçai sans pouvoir le refuser quand une idée me traversa soudain l'esprit.

Un minerai qui ne supportait pas l'éther spécial mais pouvait contenir de l'éther pur.

Je posai ma question d'urgence.

« Votre Majesté, puis-je en couper un morceau et l'utiliser pour des raisons personnelles ? »

« Raisons personnelles ? »

La cardinale demanda sur un ton surpris.

Je me sentis un peu embarrassé et lui répondis, pour que l'Impératrice ricane bruyamment à mon encontre.

Je soutins le regard des deux adultes qui semblaient dire que j'étais un gamin bien particulier avant de réussir à obtenir une grande pierre sacrée.

Je leur demandai aussi poliment de ne parler de mon plan à personne.

Je n'en utiliserais qu'un tiers pour les tests et ferais fabriquer le reste…

'Ça a l'air de pouvoir faire un cadeau correct si ça marche. Mm.'

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