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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 114

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Chapitre 114

Chapitre 114

Chapitre 114/19160%~14 min de lecture2 657 mots

J'ai appris que la calèche avait pénétré dans le Palais Impérial. Je l'ai annoncé à Sa Majesté en premier.

« Compris. »

Deux serviteurs échangèrent rapidement quelques mots devant la porte de la salle d'audience du Palais de l'Impératrice.

Cela signifiait que la princesse héritière était entrée dans le palais. Je serrai et desserrai les poings en attendant mon tour.

L'homme d'âge mûr, laissé seul par l'autre serviteur, s'inclina vers moi.

« Entre maintenant, le prince Jesse du Royaume Saint de Venetiaan. »

Il proclama ensuite mon arrivée d'une voix forte.

Benjamin et Ganaël furent priés d'attendre dehors tandis que la vice-capitaine Élisabeth s'éloignait pour rejoindre son poste devant le Palais de l'Impératrice.

J'entendis un bruit fracassant quand les chevaliers ouvrirent la porte.

La salle d'audience était majestueuse jusqu'au seuil.

– Piruuuuu

« Chut, Percy. Tu as promis d'être tranquille. »

J'avertis l'oiseau de cheminée perché sur mon épaule.

Je ne lui avais jamais dit de m'accompagner, mais impossible de l'en empêcher maintenant qu'il avait décidé de venir.

Une vue grandiose s'offrit bientôt à mes yeux.

« Wow…… »

J'oubliai ma nervosité en poussant un soupir d'admiration en avançant.

Tout, dans le Palais de l'Impératrice, était haut et vaste. Le bâtiment lui-même était aussi complexe qu'un centre commercial.

C'était ma première fois dans la salle d'audience. Elle était impressionnante, mais d'une manière différente de la salle de bal.

Des piliers de marbre, dont la circonférence semblait équivaloir à l'envergure de cinq adultes, se dressaient dans toute la salle.

Trois magnifiques lustres pendaient du plafond menant au trône.

Le sol, assez propre pour s'y mirer, était recouvert d'un tapis rouge brodé de l'emblème de la Famille Impériale.

« Est-ce qu'on a le droit de marcher dessus ? »

– Pipi ?

Je restai sur place un instant, hésitant, quand…

« Mon cher élève. »

La cardinale Boutier m'appela. Je relevai la tête d'un coup.

« Viens par ici. »

Elle fit un geste doux, debout dans son vêtement cardinalice solennel.

Elle était assise au bout de la salle d'audience, à la droite du trône.

L'impératrice Frédérique, installée à la place la plus élevée, pouffa en me regardant.

Ce fut seulement alors que je réalisai que, trop occupé à scruter la salle d'audience, j'avais manqué mon moment pour saluer.

Je sentis mes oreilles devenir instantanément brûlantes.

« Je salue le soleil descendu sur terre et votre noble Éminence. »

– Pipo

Je m'inclinai précipitamment, et Percy piailla comme en réponse.

Le Pair de Riester qui se croyait une bête divine poussun soupir d'admiration.

Je me décalai pour éviter de piétiner le tapis et m'approchai de la cardinale.

Elle se trouvait en haut d'un large escalier, avec l'impératrice.

Le prince impérial Cédric était à la gauche de l'impératrice.

« Bonjour, Votre Altesse. »

« …… »

Je le saluai. Il me regarda une fois avant de tourner la tête.

'Comment vais-je gérer ça ?'

« Tu peux te tenir en dessous de Cédric. »

« Merci beaucoup. »

Je me demandai si c'était convenable pour un otage diplomatique de se tenir sur ces marches, mais ça devrait aller puisque la cardinale me le disait.

Je me déplaçai de l'autre côté et me plaçai une marche plus bas que le prince impérial.

Mes yeux ne cessaient de bouger malgré moi.

Même le dossier du trône était somptueusement décoré de beaux fils rouge foncé et or.

Un dais de velours recouvrait le plafond au-dessus de la tête de l'impératrice, ce qui la désignait clairement comme la personne la plus importante en ces lieux.

Ça dégageait une impression immense de richesse et d'autorité.

« Votre Altesse. »

Une voix familière me chuchota quelque chose à ce moment-là. Je cherchai d'où elle venait.

Je vis Christelle, debout avec le duc Simon de Sarnez, au bas des marches.

Elle était assez près de moi. Je hochai la tête et ses lèvres se mirent à bouger.

Elle pointa l'entrée de la salle d'audience, puis elle-même.

« Plus tard. Tu veux discuter avec moi plus tard ? »

Je marmonnai tout bas. Christelle sourit largement en me voyant hocher la tête.

Elle avait l'air bizarre il y a deux jours, alors c'était un soulagement de la voir aller mieux.

Je tournai le regard pour apercevoir d'autres visages connus.

Le marquis François Duhem, bien mis pour une fois, me fit un clin d'œil.

'Merde.'

« Maîtrise-toi. »

Je saluais la margrave Caroline Moutet des yeux quand le prince impérial dit quelque chose d'une voix basse.

Je levai les yeux vers lui.

« Êtes-vous encore en colère, Votre Altesse ? »

« …… »

'Il est en colère, c'est sûr qu'il est en colère.'

« À cause de moi ? »

« …… »

'C'est à cause de moi.'

« Je ne sais pas pourquoi mais…… Merci d'avoir au moins compris. »

Je chuchotai honnêtement.

Il fronça légèrement les sourcils en me regardant de haut.

'Il veut probablement savoir ce que je veux dire.'

« On a dû croire que j'avais échangé la place de partenaire avec vous deux pour sauver Sir Geens. Je n'avais pas le choix parce que ma vie était aussi en jeu, Votre Altesse. »

« …… »

« Mais vous avez été plus magnanime que je ne l'espérais. Ah, je tiens aussi à vous remercier sincèrement pour votre aide. »

Après avoir souri et le remercié, le prince impérial ouvre la bouche comme pour dire quelque chose avant de la refermer.

Je chuchotai assez bas pour qu'il l'entende à peine.

« Je m'excuse de vous avoir mis en colère, Votre Altesse. Dites-moi vos raisons quand vous le voudrez. »

À cet instant, Percy sauta sur mon épaule.

Je caressai sa poitrine, surpris.

– Pipipi, piiiiii !

« Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu as mal quelque part ? »

« Entre maintenant, Son Altesse la princesse héritière Elise du Royaume Saint de Venetiaan ! »

Clic, boum ! Un bruit glacial me perça les tympans.

J'eus l'impression que le sang se retirait de tout mon corps. Tous les regards se concentrèrent sur un point.

Je tournai lentement mon cou raide vers la porte.

La massive porte s'ouvrit et deux silhouettes apparurent.

L'une était le capitaine Hervé Duhem, qui escortait la princesse héritière.

L'autre était une femme se tenant devant lui. Elle commença à marcher sur le tapis brodé.

Sa posture était droite, ses pas amples et réguliers.

– Piiii……

J'en oubliai de respirer en la regardant.

Ses yeux profonds brillaient en bleu. On aurait dit qu'ils ne toléraient pas le moindre mensonge.

Ses cheveux blonds, brillants comme le soleil, lui descendaient presque jusqu'aux mollets malgré la tresse serrée qui les contenait tout du long.

La façon dont certains de ses cheveux étaient tressés pour ressembler à une couronne sur sa tête créait un look mémorable.

Elle portait une armure d'argent, montrant clairement qu'elle était une guerrière.

Son menton et son front étaient fermes et droits. Elle était grande et avait une carrure impressionnante.

N'importe qui aurait pensé qu'elle deviendrait une bonne souveraine à l'avenir. J'avalai ma salive.

Ses specs étaient complètement différentes des miennes et son allure différait de celle du prince impérial.

« Elise Venetiaan, princesse héritière du Royaume Saint de Venetiaan, salue Sa Majesté l'impératrice de l'Empire de Riester. »

Elise arriva devant l'impératrice et s'agenouilla élégamment sur un genou en signe de respect.

Sa voix était grave mais claire. Je reculai involontairement d'un demi-pas.

Je sentis le prince impérial me regarder.

« J'ai souvent entendu parler de votre noble réputation. Je suis heureuse de vous rencontrer ainsi. »

« C'est un honneur, Votre Majesté. Sa Majesté la reine Christanne vous transmet ses salutations. »

« Je la remercie pour ses salutations. Transmettez également mes vœux de bonheur à la reine. »

Il n'y avait aucun changement dans l'expression ou le ton de l'impératrice. J'étais le seul à être trempé de sueur froide ici.

La cardinale prit bientôt la parole.

« Ce long voyage a dû être éprouvant. Le prince impérial a préparé votre logement, alors reposez-vous bien. »

« Merci beaucoup, Votre Éminence. »

Elise regarda la cardinale en répondant. Son regard se porta ensuite vers le prince impérial.

« …… »

« …… »

Tous deux se croisèrent du regard un court instant. Et puis…

« Ah…… »

Elise et moi croisa nos regards.

Même si je m'attendais à cette situation, j'eus l'impression de ne plus pouvoir respirer.

Je fis de mon mieux pour ne pas laisser paraître mon anxiété et souris.

Son regard ferme se mit à trembler.

Les coins des lèvres d'Elise se relevèrent alors qu'elle avait l'air sur le point de pleurer.

Elle se calma rapidement, mais on voyait clairement que son cœur souffrait.

Je ne pus m'empêcher d'être certain. Cette femme chérissait vraiment son petit frère.

L'impératrice et la princesse héritière poursuivirent leur discussion.

« Ton frère, le prince Jesse, a accompli de nombreux exploits dans l'Empire. »

« …… Merci pour vos généreuses paroles, Votre Majesté. »

« En conséquence, je prévois de lui conférer un titre de noblesse prochainement. »

Je levai les yeux vers l'impératrice, choqué. Bien sûr, Elise l'apprendrait tôt ou tard.

C'était plus avantageux pour moi d'obtenir le titre le plus vite possible. Mais le faire dès cette première rencontre ?

« J'espère que vous et le Royaume Saint en êtes heureux. Un titre de noblesse est le plus haut compliment que la Famille Impériale puisse accorder à quelqu'un. »

'…… Je vois. »

Je compris enfin quelque chose en entendant ça.

L'impératrice ne faisait pas confiance à Elise, c'était sa façon de s'assurer qu'Elise n'essaierait pas de me nuire.

Un avertissement de ne pas s'en prendre à quelqu'un qui allait recevoir un titre de noblesse de l'Empire.

Il n'y aurait pas de problème si Elise n'avait pas de mauvaises intentions, ce ne serait que l'annonce d'une bonne nouvelle.

La princesse héritière garda le silence.

« Félicitations, Votre Altesse. Quelle merveilleuse nouvelle. »

Le marquis Duhem saisit ce moment pour me féliciter. Je souris le plus naturellement possible.

« Merci beaucoup, marquis Duhem. »

Je croisa à nouveau le regard d'Elise. Son regard était assez instable en me regardant.

Elle baissa la tête, le visage sombre.

'Pourquoi ?'

« Sa Majesté sera heureuse de l'apprendre. »

« Bien. Je suis sûre que vous êtes fatiguée, alors allez vous reposer. »

Elise répondit et l'impératrice répliqua immédiatement.

Elise se leva, salua l'impératrice et la cardinale avant de regarder vers le Pair de Riester.

Plus précisément, elle regardait Christelle. Les deux paires d'yeux bleus s'affrontèrent sans que l'une ni l'autre ne cède.

« …… Permettez-moi de vous escorter jusqu'au palais Strauder, Votre Altesse. »

Celui qui mit fin à ce concours de regards silencieux fut le capitaine Duhem.

Il salua l'impératrice avant d'escorter calmement la princesse héritière.

Elise se retourna enfin et partit rapidement.

Je regardai son dos et poussai un profond soupir.

« Christelle ! »

La pièce devint chaotique à cet instant. Le duc Sarnez soutint Christelle qui s'effondrait.

Je descendis vivement les marches et me dirigeai vers elle. Heureusement, elle était encore consciente.

Christelle attrapa mon poignet et sourit. Elle était pâle.

« C'est dingue…… Ta grande sœur est très forte, Votre Altesse. »

« C'était de l'écrasement d'éther ? »

« Je l'ai provoquée la première, mais ta sœur m'a complètement écrasée. »

Je ne pus m'empêcher de rire, incrédule.

'Pourquoi provoquer quelqu'un qu'on vient de rencontrer ?'

Le duc Sarnez resta coi en écoutant sa fille.

J'utilisai le bras qu'elle tenait pour libérer doucement un peu d'éther.

Percy, qui était resté sage sur mon épaule tout ce temps, frotta son corps contre mon cou. Je sentis enfin le soulagement.

Bref, on avait l'air d'avoir passé la première rencontre sans problème. Maintenant, ce devrait être tranquille pour les deux prochains jours.

*

« …… Et c'est pour ça que je voulais m'excuser. »

Notre personnage principal finit ce qu'elle avait à dire. Je la regardai, interdit.

Comme j'étais assigné à résidence au palais Juliette dès ma sortie du bâtiment, j'avais prétexté aider Christelle à récupérer pour marcher dans le couloir du Palais de l'Impératrice avec elle.

Les serviteurs qui croisaient notre route nous observaient avec des regards bizarres.

C'était différent des regards que nous lançaient Ganaël et Benjamin, qui nous suivaient derrière.

Christella parla comme pour me consoler.

« Ne fais pas attention à leurs regards. Ils sont juste émerveillés par mes capacités. »

« Quelles capacités ? »

« Quelqu'un qui peut aller et venir au palais Romero marche à côté de toi, Votre Altesse. »

« …… Je devrais m'écarter un peu ? »

Je m'exclamai en demandant. Je ne m'attendais pas à un tel malentendu.

'Pas étonnant que le duc Sarnez nous ait laissé un peu d'intimité.

Est-ce que j'ai été trop détendu alors que je suis le second rôle masculin ? Je suppose que quelqu'un comme moi, célibataire depuis la naissance, serait ignorant de ce genre de choses.'

Christelle sourit avec malice et me donna un léger coup de poing sur le bras en voyant mon air horrifié.

« Qu'est-ce que ça change ? On est amis, Votre Altesse. »

« C'est…… vrai. »

J'acquiesçai vite et ramenai la conversation sur notre sujet initial.

Christelle s'était excusée auprès de moi.

Elle s'était excusée avec une politesse extrême de n'avoir pas tenu compte de mes pensées et d'avoir insisté pour que je fasse ce qu'elle voulait jusqu'ici.

« Ça, euh… Merci de t'excuser. »

« …… »

« C'est vrai que j'ai été assez choqué et même gêné par tes paroles et tes actes, jeune dame Sarnez. Ça m'a mis dans une position difficile aussi. Mais il me semble me souvenir que tu as demandé pardon à chaque fois. »

Je me rappelai comment Christelle avait avoué ses torts avec éloquence.

Elle avait été si persuasive que j'avais même cru qu'elle avait une sorte de fenêtre de statut visible devant elle.

C'était rare de la voir chercher ses mots après avoir entendu ça.

« À ce moment-là, je…… j'étais honnête, mais c'était surtout quelque chose que je disais juste pour régler la situation. »

« Donc c'était tout du pipeau. »

« Ah, tu es obligé de le formuler comme ça…… Oui, tu as raison, Votre Altesse. »

Christelle l'admit. Je finis par éclater de rire.

« Ce n'est pas grave, jeune dame Sarnez. Tu n'as pas été comme ça récemment et moi aussi j'ai étudié les Chevaliers Saints. Vous êtes instinctivement attirés par l'éther. »

De plus, j'avais absorbé un objet divin dans la Patène des Vœux.

C'était compréhensible qu'elle et le prince impérial désirent mon éther.

« En fait, c'est moi qui suis reconnaissant de ta compréhension de ma situation. J'ai fait un marché pour Sir Geens, mais ce n'était pas comme si j'avais été forcé d'être votre partenaire à tous les deux sans vous apprécier. »

« C'est vrai, Votre Altesse ? »

Le visage de Christelle s'illumina en me regardant.

Je me sentis coupable qu'elle ait pu avoir de telles pensées. 'Tout était calculé mais je ne les déteste pas.'

« On est amis, après tout. Son Altesse Royale a fait preuve de compréhension alors j'ai pensé que tu le saurais aussi, jeune dame Sarnez. »

« …… Qui a fait preuve de compréhension ? »

Elle plissa ses yeux bleu-gris. Le ton de Christelle sonnait bizarre.

« Son Altesse Royale était définitivement contrarié aussi. J'ai senti son éther. »

« C'est romantique. »

« Il a dit qu'il n'était pas en colère ? »

Elle insista pour creuser la situation. Je souris maladroitement avant de répondre.

« Il est en colère, mais ça semblait être pour une raison différente de la tienne, jeune dame Sarnez. Il n'a pas beaucoup parlé tout à l'heure non plus… »

« Ha ! »

Christelle ricana en tournant la tête.

Je l'entendis marmonner des trucs aléatoires sur « neuf queues » et « regarde ce jeune con faire ce genre de trucs déjà ».

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