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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 113

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Chapitre 113

Chapitre 113

Chapitre 113/19159%~15 min de lecture2 938 mots

« Ollie ? Tu m'écoutes, ma chérie ? »

Christelle sortit de ses pensées.

Son regard vide tourné vers la fenêtre se porta sur sa mère, assise en face d'elle.

C'était Lady Isabelle de Sarnez.

« Je suis désolée. Mes pensées ont dérivé un instant. »

« Ce n'est rien. »

Les yeux noirs d'Isabelle se plissèrent en répondant.

Elle avait l'air très heureuse de sortir en rendez-vous avec sa fille bien-aimée pour la première fois depuis longtemps.

La robe et les accessoires qu'elle portait étaient parmi les plus chers de l'Empire et ses cheveux verts clairs, élégamment relevés, étincelaient comme des feuilles vertes sous le soleil.

Christelle fit de son mieux pour lui sourire en retour et porta la tasse à ses lèvres, ne voulant pas inquiéter sa mère.

Son esprit était dans un tel désordre qu'elle ne savait même pas si c'était du thé ou du café, mais elle fit au moins semblant de boire.

« Quelque chose ne va pas, n'est-ce pas ? »

Sa mère baissa la voix et demanda. Christelle garda le silence.

Seul le bruit de fond blanc du salon de thé chic put être entendu entre la mère et la fille pendant un moment.

Les clients qui discutaient, l'employé qui servait l'afternoon tea, et le bruit des sabots des chevaux depuis l'extérieur...

« Euh, ce n'est pas grand-chose. »

« Ce n'est pas grave même si ce n'est pas grand-chose. Maman est curieuse de tout. »

C'étaient des paroles si chaleureuses.

C'était la raison pour laquelle Christelle trouvait difficile d'être proche d'Isabelle.

Sa mère était une si bonne personne, mais elle n'était pas sa vraie fille.

Elle ne pouvait pas combler la distance entre elles en pensant à la déception et à la tristesse qui apparaîtraient sur le visage d'Isabelle si elle apprenait un jour la vérité.

Elle ne voulait pas la blesser.

En même temps, Ham Ga-in était extrêmement faible face aux femmes qui avaient l'âge de sa grande sœur.

C'était pourquoi il n'était pas surprenant que Christelle finisse par jouer ce rôle de fille maladroite mais gentille.

Elle y réfléchit un instant avant de commencer à parler. Elle avait envie de se confier à quelqu'un de toute façon.

« Je pense avoir fait du tort à Son Altesse. »

« Au prince Jesse ? »

Isabelle inclina la tête. Christelle acquiesça et continua.

« Hier soir, Son Altesse a accepté Son Altesse Impériale et moi comme ses partenaires officiels. »

« Oh ! Il y a eu une belle joie au Palais Impérial. Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ce matin ? »

Isabelle sourit radieusement et fut extrêmement heureuse, comme si cela lui était arrivé à elle-même.

Elle savait que Christelle voulait que le prince soit son partenaire depuis longtemps.

Isabelle éprouvait aussi beaucoup de bons sentiments envers le prince.

C'était une personne précieuse qui avait pardonné ses mauvaises manières et accepté sa confession même dans une situation compliquée.

Elle avait voulu l'inviter à un grand festin à leur Château du Seigneur quand il serait revenu sain et sauf de la Grande Éradication des Bêtes Démoniaques avec sa fille.

Bien sûr, cela n'avait pas pu se produire parce qu'il était un otage diplomatique.

« ... Mais ce n'était pas quelque chose que Son Altesse a fait volontairement. »

« Hmm ? »

« Il n'a eu d'autre choix que de l'accepter à cause de la situation. C'était pour sauver quelqu'un d'autre et pour se sauver lui-même. Je ne pense pas qu'il aime vraiment Son Altesse Impériale ou moi assez pour accepter de son propre chef. »

Le ton de Christelle s'assombrit.

Isabelle comprit enfin pourquoi sa fille avait cet air depuis hier soir.

Elle retira ses gants en filet et saisit doucement la main de sa fille.

La température de sa fille était froide depuis qu'elle s'était éveillée en tant que Chevalier Saint. Cela la bouleversait tant.

« C'est pour ça que j'étais en colère. Ce n'était pas parce qu'il nous a vus pour ce que nous sommes. J'ai l'impression qu'il nous a juste utilisées comme des pions pour ses désirs. Je sais qu'il n'est pas ce genre de personne, mais ça m'a quand même mise en colère. »

« ... »

« Mais ensuite, j'étais sur le lit, sous ma couverture... et j'ai réalisé que j'avais fait la même chose jusqu'à pas si longtemps. »

Isabelle remit en place quelques mèches de cheveux de sa fille qui dépassaient. Christelle continua.

« Je me suis approchée de Son Altesse parce que j'aimais son éther. C'est une bonne personne et c'est agréable d'être avec lui, mais au début, je n'ai pas pris Son Altesse en considération du tout. »

« Je vois. »

« J'ai agi comme une enfant. J'ai agi ainsi alors que Son Altesse n'est pas un jouet. »

Christelle marmonna presque en soupirant.

Elle se rappela la conversation qu'elle avait eue avec la Cardinale Boutier lors du dîner.

« Votre Altesse, vous n'avez pas besoin de prendre votre décision sur un coup de tête... »

« Christelle, donnez un peu de temps au petit prince pour y réfléchir. »

Elle n'avait pas compris ce que la Cardinale voulait dire à ce moment-là.

Elle avait dit ce qu'elle avait dit pour donner au prince le temps de réfléchir aussi, après tout.

Cependant, repenser à ses actions donnait l'impression qu'elle ne lui avait jamais laissé d'espace pour réfléchir.

Elle s'était simplement tenue devant lui, occupée à faire valoir ce qu'elle voulait.

Peut-être la Cardinale le soulignait-elle.

Isabelle caressa silencieusement la main de sa fille.

« Y repenser me donne l'impression que je n'avais pas le droit de dire quoi que ce soit. Même s'il ne ressent pas ça ces jours-ci, il a peut-être été déçu au début. »

« ... »

« Honnêtement, je peux comprendre pourquoi Son Altesse a agi ainsi. Il ne peut pas s'empêcher d'être encore plus désespéré parce qu'il est un otage diplomatique. Mais moi, je n'étais pas dans une telle situation. »

Cela la frustrait. Sir Geens avait expliqué que être Chevalier Saint était un travail extrêmement solitaire.

Les civils et même les prêtres ne pouvaient pas comprendre les désirs et la douleur instinctifs d'un Chevalier Saint.

Les Chevaliers Saint désirent l'éther jusqu'à leur dernier souffle, mais seuls les autres Chevaliers Saint peuvent vraiment les comprendre.

C'était pourquoi demander au prince de reconnaître ses besoins était peut-être égoïste et stupide.

Sa tête savait que c'était le cas, mais ses actes ne suivaient pas.

« J'ai entendu dire que les Chevaliers Saint désirent toujours l'éther. Ils ont dit que les Chevaliers Saint courent après l'éther jusqu'au moment où leur âme se stabilise.

Christelle leva les yeux. De chauds yeux noirs la regardaient.

« C'était comparé à avoir soif même après avoir bu de l'eau et avoir faim malgré avoir mangé. Contrairement aux prêtres qui reçoivent l'amour du Dieu Tout-Puissant, les Chevaliers Saint peuvent même se demander parfois s'ils sont haïs. »

« D'où tu... »

« J'ai échangé quelques lettres avec Sir Johann Geens. »

Les yeux bleu-gris de Christelle s'écarquillèrent. Isabelle sourit radieusement en ajoutant.

« Ça me pesait sur le cœur de n'avoir jamais eu d'audience correcte avec l'instructeur de ma fille. Je lui ai envoyé une lettre en guise de salutations et il a répondu. C'est pour ça que je lui ai posé toutes sortes de questions. Mon enfant ne me dit pas les choses difficiles et négatives. »

« ... »

« C'est bien d'avancer doucement, Ollie. Que ce soit pour t'excuser ou devenir de vrais partenaires avec Son Altesse... Un jour, vous pourrez vous comprendre.

Maman fera des efforts aussi. »

Isabelle ajouta.

Christelle fut émue et mordit ses lèvres.

Elle baissa les yeux pour voir la main de sa mère, plus petite et plus fine que la sienne.

« Tu dis que tu as agi comme une enfant, mais tu es encore une enfant. Les enfants ont le droit de faire des erreurs. »

« Hahaha. »

Elle rit en entendant ça. Elle n'était pas une enfant et pas à un âge où les erreurs étaient acceptables.

« Je pensais être plutôt douée dans les relations humaines. »

Est-ce simplement le résultat de s'être habituée à vivre avec un masque sur le visage ?

Ham Ga-in avait retiré le masque et montré son visage nu seulement après avoir emprunté le corps de quelqu'un d'autre, et ce visage nu lui avait permis de réaliser qu'elle était encore une enfant.

« Va lui en parler à Son Altesse. »

« Oui, mère. »

« Il avait l'air d'une personne au cœur chaleureux. Je suis sûre qu'il n'a pas gardé ces choses à cœur. »

C'était vrai. Le prince qu'elle connaissait était magnanime face aux erreurs des autres et affectueux.

« En plus, nous sommes amis. »

Ses lèvres cessèrent de froncer. Ce fut à ce moment-là.

« Oui, ma femme a reçu un message hier ! La princesse héritière est pratiquement au portail maintenant ! »

« J'ai entendu dire qu'elle était brave et belle comme un lion. »

« S'il te plaît, ne me le rappelle pas. Son Altesse Impériale devra être un peu nerveux. »

« J'ai entendu dire qu'elle atteindra la Capitale Impériale dès demain matin ? »

Un couple de personnes qui ressemblaient à des membres du Pair de Riester parlait fort à la table près de la fenêtre de l'autre côté.

Christelle réfléchit tranquillement à l'emploi du temps de demain.

Elle entrerait à nouveau au Palais Impérial et se tiendrait aux côtés de la Famille Impériale et du prince pour accueillir la princesse héritière Elise Venetiaan.

« Quelle genre de personne sera-t-elle ? Quelle est sa force ?

Va-t-elle aider Son Altesse et Sir Geens ? »

*

« Les préparatifs sont terminés, Votre Altesse Impériale. La princesse héritière aura une audience avec Sa Majesté au Palais de l'Impératrice dès son arrivée avant de venir au Palais Strauder ensuite.

« ... »

Cédric marcha silencieusement dans le jardin arrière du Palais Strauder. David le suivait.

C'était le plus grand palais qu'ils ouvraient pour accueillir les visiteurs au Palais Impérial.

C'était aussi là qu'avait eu lieu le grand Bal du Printemps.

Le fait que la princesse héritière Elise vienne en tant que Cardinale pour juger le Prince Impérial et la jeune Lady Sarnez excitait à la fois le Beau Monde et les roturiers.

Le Palais Impérial avait été occupé pendant les huit derniers jours à déterminer les protocoles de sa visite et à préparer son arrivée.

David, le chef des valets du Palais Romero, était l'une des personnes les plus occupées.

C'était parce que son maître, le Prince Impérial, était le membre de la Famille Impériale responsable de l'accueil de cette invitée.

« Que diriez-vous de retourner vous reposer pour la nuit, Votre Altesse Impériale ? Les jardiniers du Palais de l'Impératrice sont venus personnellement et ont préparé le jardin arrière, donc ça devrait aller même si vous ne le vérifiez pas... »

L'homme d'âge mûr parla d'une voix inquiète. Il était près de minuit.

Le Prince Impérial avait déjà un emploi du temps chargé et il avait beaucoup sur la planche récemment avec la prochaine cérémonie de confirmation de la succession du Prince Héritier Impérial et le problème de la captivité du Prince Jesse.

David avait l'impression que le festin s'était bien passé hier, mais le beau visage du Prince Impérial avait eu l'air sombre toute la journée.

David regarda le Prince Impérial et demanda prudemment.

« Y a-t-il un problème avec le balcon, Votre Altesse Impériale ? Dois-je appeler un serviteur royal ? »

Le Prince Impérial dévisageait le balcon à l'extrême gauche du Palais Strauder.

C'était l'extrême droite quand on le regardait depuis l'avant du palais, mais la gauche quand on le regardait depuis l'arrière.

Il n'y avait rien et personne là-bas, sauf une lumière magique pour éclairer l'obscurité.

Ses yeux orange s'assombrirent.

Il avait considéré que le prince proposerait le poste de partenaire prêtre comme élément d'un accord.

Il était un otage diplomatique et même les roturiers de l'Empire avaient plus de liberté que lui.

Essayer de secourir quelqu'un accusé de tentative de meurtre sur la Famille Impériale dans une telle situation n'aurait eu d'autre choix que d'utiliser ses propres capacités comme atout stratégique.

En regardant juste les résultats, le Prince Impérial pensait que c'était bénéfique pour lui aussi.

Il avait maintenant la justification de recevoir l'éther du prince quand il le voulait.

Pourtant, il était toujours contrarié. Voir le prince agir réellement ainsi le mettait en colère.

Il savait que c'était puéril, mais il avait fini par envoyer le code quand même. Pourquoi avait-il fait ça ?

« ... Le temple du Palais Impérial doit rouvrir tôt demain matin, Votre Altesse Impériale. »

David changea de sujet.

Il était habitué à ce que le Prince Impérial ne lui réponde pas et accomplirait scrupuleusement ses devoirs de valet.

Le Prince Impérial déplaça lentement son regard en entendant cela.

Le regard du jeune homme se porta maintenant sur le temple de l'autre côté de la rue dans l'obscurité.

« Nous avons fini de le nettoyer car nous nous attendons à ce que la princesse héritière et la Cardinale du Vatican cherchent le temple. »

« Bien. »

« Oui, Votre Altesse Impériale. La corde décorative du Confessionnal ainsi que les zones qui manquaient de réparations ont toutes été retouchées... »

« Gardez le temple fermé. »

Il n'utilisa pas beaucoup de mots pour donner l'ordre. David fut choqué.

« Votre Altesse Impériale. Alors le temple pour nos deux invités... »

« Ils peuvent visiter le Temple Central dans la Capitale Impériale. »

La Capitale Impériale fronça légèrement les sourcils.

David n'essaya pas de le convaincre autrement et acquiesça, car c'était une expression ferme de sa volonté.

Cédric pensa que c'était la bonne chose à faire.

Ce temple était un lieu qui n'était ouvert que pour le prince dans ses fonctions de Prêtre Confesseur du Palais Impérial.

De plus, laisser d'autres figures religieuses venir et l'utiliser avant lui alors que les réparations venaient de finir...

Une illumination lui traversa l'esprit à cet instant.

« ... »

Il était classé plus bas que Johann Geens dans cet « accord ».

Il n'était pas en première place. C'était la première fois qu'il vivait quelque chose comme ça depuis sa naissance.

Le prince avait osé utiliser sa relation avec le Prince Impérial pour sauver le duo père-fils Geens.

Un clair sentiment de désagrément lui brûlait la nuque.

Pourtant, n'était-ce pas lui qui avait laissé faire le prince malgré le savoir ?

« Votre Altesse Impériale ? »

David le sortit du marais de ses pensées.

Cédric se dirigea vers la calèche sans rien dire. L'homme d'âge mûr avait raison.

Il semblait qu'il vaudrait mieux aller dormir.

*

Le jour de la bataille décisive arriva sans que je puisse revoir Christelle ou le Prince Impérial.

« Ah, est-ce que ce n'est pas la bataille décisive ? Peut-être juste un teaser de trente secondes ? »

« Comment j'ai l'air ? »

« Vous êtes toujours beau, mais vous êtes si beau aujourd'hui que la surface de l'Empire pourrait pencher sous votre beauté, Votre Altesse. »

« Euh... Merci. Comment pensez-vous que je vais paraître à ma famille ? J'ai l'air de quelqu'un qui n'a pas été correctement nourri pendant son séjour ? »

« Non ! Votre teint est bon puisque vous avez bien mangé à nouveau ces deux derniers jours, Votre Altesse. »

Ganael sourit radieusement et tira sur quelques plis de ma tenue formelle. « Soulagement. »

Je pouvais voir Benjamin dehors en train de discuter avec la Vice-Capitaine Élisabeth.

Je vis aussi la calèche de la Famille Impériale et les membres de la Garde Impériale qui allaient m'escorter au Palais de l'Impératrice.

C'était enfin ma première sortie après dix jours de confinement.

Et cette première sortie était pour aller saluer la princesse héritière et sa délégation. Je tremblais encore plus que le jour où j'ai passé le test d'aptitude scolaire.

« En tout cas, je pense trembler plus qu'à cette époque. C'était il y a dix ans, donc ma mémoire est un peu floue sur les détails. »

« Grand frère rentrera plus tard. Sois sage pendant que tu joues. »

– Couinement

J'enlaçai chacun des pandas roux avant de sortir avec Percy.

L'air frais faisait du bien. Des dizaines d'ouvriers couraient dans la zone.

La Vice-Capitaine Élisabeth m'accueillit énergiquement et'ouvrit la portière de la calèche.

« Bonjour, Vice-Capitaine Élisabeth. Merci pour votre aide il y a quelques jours. »

« Ce n'est rien, Votre Altesse. Bien que le Capitaine m'ait un peu sermonnée à ce sujet. »

Mon esprit était étourdi par l'excitation et le chaos même tandis que la Vice-Capitaine de la Garde Impériale souriait amèrement.

« Votre Altesse devrait être plus facile à dire que grande sœur. (NT : Normalement, les membres de la famille royale seraient "Votre Altesse Royale" alors que les membres de la famille impériale sont "Votre Altesse Impériale". L'auteur utilise "Royal Highness" pour les deux (c'est pourquoi j'ai utilisé "Votre Altesse" pour Jesse vs "Votre Altesse Impériale" pour Cédric. En conséquence, quiconque de la famille impériale sera "Votre Altesse Impériale" alors que les familles royales comme les Venetiaan seront juste "Votre Altesse". C'est différent de la façon dont l'auteur l'a fait, mais cela facilitera la distinction comme ce fut le cas avec Jesse et Cédric jusqu'à présent. Merci de votre compréhension !) Soyons formel et disons Votre Altesse.

Ça devrait aller puisque ça donnera l'impression que je suis respectueux vu que tant de gens nous regardent, non ?

Mais sont-ils vraiment tous les deux en colère ? »

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