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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 100

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Chapitre 100

Chapitre 100

Chapitre 100/19152%~15 min de lecture2 842 mots

Le palais impérial était d'un calme extrême pendant les cinq jours qui suivirent. Honnêtement, c'était généralement comme ça autour de moi.

Mon emploi du temps quotidien consistait à manger, dormir, étudier et recevoir des confessions, tant que je n'étais pas soudainement entraîné dans quelque chose à cause de Christelle ou du prince impérial Cédric.

C'était quand même bien chargé parce que je devais jouer avec les bêtes divines et assister aux cours des protagonistes.

Quant à aujourd'hui, le devant du palais Juliette et du palais Romero était animé pour la première fois depuis longtemps.

Benjamin, Ganaël, David et les serviteurs chargeaient des sacs dans les carrosses.

La plupart des bagages étaient un panier de pique-nique et des choses simples.

Le soleil brillait et le jardin était magnifique, rendant impossible de ne pas être heureux.

« Votre Altesse, ma mère est montée au domaine ducal hier ! Elle a dit qu'elle avait beaucoup à réfléchir après avoir reçu ma lettre. »

« Vraiment ? »

Eva, qui nous accompagnait au match de polo du marquis Duhem, attrapa mon bras et le secoua, faisant voltiger sa robe.

J'écarquillai les yeux et regardai la jeune lady en bas.

Christelle et la vice-capitaine Élisabeth durent l'apprendre pour la première fois elles aussi, car toutes deux se concentrèrent sur elle.

Eva était sortie du domaine du comte de Moutet et séjournait au domaine ducal de sa famille à la capitale, le jeune duc Blanquer étant retourné sur ses terres quelques jours plus tôt.

Mais je ne m'attendais pas à une réponse si vite.

« Ta mère voit-elle d'un bon œil le fait que tu deviennes jeune duchesse, Eva ? »

« Je ne sais pas pour ça. Ma mère est une seigneure de territoire incroyable, mais…… Elle n'a pas beaucoup discuté avec moi de toute ma vie. Je n'ai réussi qu'à lui dire bonjour jusqu'à présent. »

Les boucles d'Eva s'affaissèrent.

On aurait dit que la duchesse était une mère stoïque qui ne s'occupait que du strict nécessaire d'Eva.

Elle ne semblait vraiment pas avoir beaucoup d'affection pour ses enfants.

« Au moins, le fait qu'elle soit venue personnellement montre qu'elle a envie d'en discuter avec toi. Ça devrait signifier qu'elle essaie d'évaluer la situation. »

La gamine releva la tête en entendant mon commentaire.

Christelle caressa doucement les cheveux d'Eva.

« Le prince Jesse a raison. Ne t'inquiète pas, tout s'arrangera. »

« Oui, madame ! »

La façon dont son humeur se rétablit vite me rappela un petit caniche.

Ça me rappela l'air qu'elle avait quand elle avait fini de nettoyer le temple pendant deux semaines et attendait mes éloges.

Je souriais doucement et marchai vers le jardin.

Demy, Rhea et Perry, qui embêtaient Sand, vinrent tous se pendre à mes bras.

« Vous ne pouvez pas venir avec moi aujourd'hui. Je suis désolé. »

— Kiiiiiiiiiii, kiiiiiiiiii !

« Ils ont dit que ce n'est pas possible parce que les chevaux sont sensibles. On ira quelque part de mieux la prochaine fois, d'accord ? »

Je dus frotter longuement les pandas roux boudeurs pour les consoler.

J'aurais voulu les emmener, mais on m'avait dit que je ne pouvais pas, car les chevaux sur le terrain seraient déjà tendus même sans eux.

Je fis un dernier câlin à Demy et me relevai.

Sand s'inclina respectueusement vers moi.

« Prenez bien soin des petits, prêtre-nim. Inutile de leur donner trop d'éther. Ce sont de petits râleurs. »

« Oui, Votre Altesse. Je m'en souviens. »

Le jeune garçon répondit en souriant innocemment.

Sand était une bonne personne, au caractère doux, mais il était très timide et avait du mal à parler à la vice-capitaine Élisabeth ou à Eva.

Il avait aussi du mal à être dans les grandes foules, c'est pourquoi il ne venait pas avec nous au match de polo.

Je caressai doucement Percy une fois qu'il se posa sur mon épaule et me retournai.

Sir Geens me regardait en souriant.

« Vous avez beaucoup d'amis précieux, Votre Altesse. »

« Euh…… Ça s'est fait comme ça. »

Je souris maladroitement.

Son commentaire me mit mal à l'aise en repensant à ce que j'avais décidé de faire le premier jour où j'ai atterri dans ce monde.

'Je me souviens avoir dit que je n'allais pas m'impliquer avec les protagonistes ou les nobles.'

Tout le monde s'était rassemblé aujourd'hui parce que j'avais émis l'envie de regarder le match de polo.

« La maison ducale de Sarnez à l'ouest, la maison comtale de Moutet au nord, la maison marquisale de Duhem au sud et la maison ducale de Blanquer à l'est. Ces quatre grandes maisons nobles de l'Empire sont célèbres même au Royaume Saint. »

'De quoi tu parles ? Allô l'auteur ? Est-ce que je collectionnais les fragments du Shikon no Tama ou quoi……'

« Votre Altesse, vous avez des liens d'amitié avec toutes les quatre et vous êtes proche de la famille impériale également. Vous êtes incroyable. »

Sir Geens le disait comme un compliment, mais ça sonnait bizarrement comme s'il se moquait de moi.

C'était probablement parce que je me huais moi-même pour tout.

Ça ne faisait que quatre mois que j'avais été transposé ici. 'Jung Eunseo, t'as vraiment réussi à t'impliquer avec toutes les familles principales en si peu de temps.'

« On a l'air d'être en retard. »

Je croisa une paire d'yeux orange. Le prince impérial fit une brève remarque sur son mécontentement.

Je n'avais aucune idée de depuis quand il s'était mis à s'appuyer sur le carrosse en essayant de faire cool.

Il avait l'air cool quoi qu'il fasse parce qu'il était le putain de protagoniste masculin. 'Ça ne te fait pas mal au dos ?'

« Il y a beaucoup de monde et de bagages, Votre Altesse Royale. »

Je m'approchai de lui et répondis.

Je vérifiai que Sir Geens était à bonne distance avant de baisser la voix.

« Avez-vous entendu les résultats de l'examen, Votre Altesse Royale ? »

J'inclinai le menton en faisant semblant que les résultats n'étaient pas ceux qu'il espérait.

Un mage de haut rang et un prêtre guérisseur m'avaient prélevé du sang et passé toutes sortes de tests, mais aucun poison n'avait été détecté.

C'était bizarre parce qu'il semblait contrarié alors que c'était une bonne chose que je sois en bonne santé.

'Pourquoi tu râles encore alors que c'est toi qui m'as dit de passer l'examen ?'

Son regard acéré était fixé sur Sir Geens, qui discutait actuellement avec Christelle.

« Où comptez-vous aller la prochaine fois ? »

Le bâtard de prince impérial demanda.

Il avait dû m'entendre dire aux bêtes divines qu'on irait jouer quelque part de encore mieux la prochaine fois. 'Son ouïe est vraiment bonne.'

« Je n'en suis pas sûr, Votre Altesse Royale. Est-ce que j'ai le droit de sortir à nouveau comme je veux ? »

« Selon la destination. »

Il répondit d'une voix basse, tranchante comme une épée. Je ricanais.

Je ne demanderais jamais à aller vers le danger.

La raison pour laquelle j'avais dit que je voulais voir le match de polo, c'était parce qu'il était évident que j'aurais fini par y aller de toute façon.

Quelle que soit ma volonté d'éviter ça, quelque chose serait arrivé pour me forcer à suivre le développement original.

C'est pourquoi je prenais les devants pour faire ce que je peux afin de changer les choses.

Certains pourraient cliquer de la langue en disant que je faisais tant d'efforts pour éviter un baiser, mais j'étais sérieux.

Avancer d'un pas dans un monde dont je ne connaissais pas grand-chose était une sacrée aventure pour moi.

« Petit prince. »

J'entendis la voix de la cardinale Boutier à ce moment-là. Je me retournai, choqué.

Son carrosse devait nous rejoindre à la porte pour sortir du palais impérial parce que le palais de l'Impératrice était assez loin du palais Juliette.

Cependant, la cardinale avait changé de direction et était venue ici à la place.

Le prince impérial saisit sa main et l'escorta.

La situation devait avoir l'air sérieuse car Christelle et les autres, qui étaient rassemblées en train de bavarder, s'approchèrent de nous aussi.

« Je suis venue vous le dire parce que c'est quelque chose que vous devez savoir en premier. Je viens juste de recevoir cette information moi aussi. »

Elle tendit alors la main et caressa ma joue.

Les yeux beige calmes de la cardinale me regardèrent.

« La princesse héritière Elise du Royaume Saint viendra à l'Empire. Elle viendra en tant que cardinale pour juger les nominations de Cédric et Christelle au rang de Chevalier Saint. Est-ce que ça ira pour vous ? »

'……Quoi ?'

*

La cardinale ne put finalement pas quitter le palais impérial. Elle devait discuter des protocoles pour la princesse héritière.

Je ne me souvenais même plus comment on était arrivés au domaine du marquis Duhem, situé en banlieue de la capitale impériale.

J'étais toujours dans le brouillard en descendant du carrosse, et les serviteurs du domaine du marquis me guidèrent vers le stade rempli de verdure.

Je ne repris mes esprits qu'en entendant une voix familière.

« Prince Jesse ! Merci beaucoup d'être venu. »

« Bonjour, marquis Duhem. »

« J'ai entendu dire que Votre Altesse avait réuni pas mal de monde et avait même prévu un plan de placement. Je ne savais pas que vous aimiez autant le polo. Ce François Duhem est plein d'admiration devant votre bienveillance et votre considération divines ! »

Le marquis agita bruyamment son bras et s'inclina.

Son autre bras tenait le chapeau de joueur à bord. Je fus heureux de le voir car il chassa mes pensées.

Le gilet rose, la redingote à longue queue, le pantalon blanc et les bottes noires allaient très bien au marquis.

C'était rafraîchissant de le voir dans une tenue aussi retenue parce que son habillement était toujours exagéré.

Je pus enfin voir le terrain.

Les chevaux et les joueurs étaient sortis pour s'habituer à l'herbe coupée court.

Il y avait une basse clôture en bois blanc de l'autre côté et on aurait dit qu'il l'avait faite en pensant aux serviteurs et aux gens du commun qui venaient regarder.

Il y avait une tribune pouvant accueillir une cinquantaine de personnes de ce côté.

Elle était splendide, faite de pierres magiques bleues et de zinc, mais étonnamment simple.

Le marquis fit quelques gestes élégants en nous escortant.

« Un air de chagrin sur le visage d'une beauté. Le trajet n'a pas été confortable, Votre Altesse ? »

« Vous me parlez à moi ? »

J'ai failli gronder le marquis parce qu'il était tellement mièvre.

Me voir répondre sérieusement le fit reculer d'un pas et rétorquer sans vergogne.

« Je suis soulagé d'apprendre que rien ne s'est passé, Votre Altesse. Je n'ai fait qu'un commentaire puisque tout le monde semble vous choyer. Par ici, Votre Altesse. »

Il indiqua les places d'honneur au centre. Je regardai enfin les gens à côté de moi.

Le prince impérial était stoïque, mais Christelle, la vice-capitaine Élisabeth et les autres me regardaient tous.

Ils devaient vérifier que j'allais bien depuis l'annonce de l'arrivée de la princesse héritière.

Je me sentis désolé de ne pas avoir pu faire attention à mon entourage à cause de mon état chamboulé. Je souris amèrement et commentai.

« Je vais bien. J'ai juste été un peu choqué. On s'assoit ? »

« Oui, Votre Altesse. Nous nous assoirons comme vous nous l'avez dit hier ! »

Ganaël répondit énergiquement. Eva s'assit vite à côté de la vice-capitaine Élisabeth.

« J'ai apporté un thé qui est une spécialité du Royaume Saint. Est-ce que quelqu'un en veut ? »

« Moi ! »

Christelle leva la main à la proposition de Sir Geens.

Je fus soulagé de voir que l'ambiance semblait s'être améliorée.

*

« Votre Altesse, regardez ça. Le thé brille ! »

« Oui, c'est joli. »

« Vous pouvez le boire maintenant. »

Ganaël et Benjamin, qui étaient assis à ma gauche, commentèrent en regardant le thé de spécialité.

Je reçus une tasse de thé de Sir Geens à ma droite.

Je ne pus le boire que trente minutes plus tard, après que Benjamin l'ait vérifié avec un ustensile en argent et goûté le premier, parce que ce n'était pas quelque chose fait par la cuisine de la famille impériale.

Le thé était doux et dégageait un parfum merveilleux.

Il avait l'air assez splendide car le thé était transparent mais il y avait des minuscules points de lumière blancs qui flottaient dans l'eau.

J'avais l'impression de boire de l'eau de la fontaine des fées.

« C'est un thé fait de mauvaise herbe du halo de lune séchée. C'est difficile pour les gens de l'Empire d'en goûter parce qu'elle ne pousse que dans la forêt du Royaume Saint. »

Sir Geens expliqua sur un ton décontracté. J'acquiesçai et pris une gorgée de thé à la mauvaise herbe du halo de lune.

J'aimais son goût savoureux et doux.

J'avais l'impression que mon cœur, qui était un tourbillon rugissant depuis l'annonce de la princesse héritière, s'était un peu calmé après l'avoir bu.

« Le marquis Duhem marque juste devant nos yeux ! C'est maintenant 6 : 1 tout le monde. »

J'entendis la jeune lady Antoinette Duhem, qui commentait le match.

Je levai la tête et regardai devant.

Les spectateurs applaudirent doucement et certains sifflèrent pour encourager.

Le marquis sur son cheval fit tourner son maillet deux fois en souriant radieusement.

Il avait l'air normal et cool pour une fois.

Il ne ressemblait pas au charlatan qui avait fait le remède au mal des portails qu'on colle sous l'oreille, l'arroseur à pierres magiques et le tableau de cristal qui avait des générations d'avance sur le monde.

Christelle, assise derrière moi, tapa sur mon épaule et murmura.

« Il a l'air d'un beau mec normal comme ça, tu ne trouves pas ? »

« Je suis d'accord. »

« J'ai senti mon cœur battre la chamade tout à l'heure. »

« Excusez-moi ? »

Je me retournai vers elle, choqué. Christelle me sourit.

« Il est beau, riche et pas mauvais en sport. Je devrais me le réserver ? »

« Jeune lady Sarnez. »

« L'écart d'âge ne me dérange pas. On finira juste par se dire adieu un peu plus tôt que la plupart des couples. »

'Tu sais à quel point j'ai galéré pour t'amener ici assise à côté du prince impérial ?!'

J'ouvris et fermai la bouche plusieurs fois sans pouvoir émettre le moindre son. Elle ricana doucement en voyant ma tête.

« Maintenant tu agis comme le prince Jesse que je connais. »

Elle se renversa alors contre son siège.

Je regardai le prince impérial me demandant s'il avait entendu ce qu'elle avait dit, mais son visage de sculpture était concentré sur le match.

'Absolument pas.' Je mouillai ma gorge avec le thé à la mauvaise herbe du halo de lune.

Ils avaient dit qu'ils apporteraient le tableau de cristal dans les tribunes vers le 5e round, donc les deux protagonistes allaient bientôt avoir leur contact physique intense.

Mon cœur battait déjà vite en y pensant.

*

« Huit à cinq ! L'écart de points diminue ! »

« Wooooooooooow ! »

« Argh. »

Je laissai échapper un court grognement et me courbai en avant pendant que la jeune lady Duhem commentait et que les spectateurs acclamaient.

Mon état physique était bizarre depuis un moment.

Mon cœur choqué battait sans fin, ma tête avait l'impression d'éclater et mes tripes gargouillaient.

J'essayai d'appuyer avec ma paume à différents endroits pour trouver la cause, mais je n'en avais aucune idée parce que j'avais été en bonne santé depuis ma transposition dans ce monde.

'C'est trop de stress ? C'est parce que j'étais stressé en réfléchissant à comment agir quand je verrai la princesse héritière……'

« Ça va, Votre Altesse ? »

Benjamin, qui fut le premier à le remarquer, posa sa main sur mon dos et murmura.

Je grognai un moment avant de secouer la tête.

Beeeeeeeeeep-

Mes oreilles bourdonnaient. Ça n'allait définitivement pas.

Il fallait que j'oublie le tableau de cristal et que je retourne au palais impérial voir le médecin impérial tout de suite.

Je repensai à toute la nourriture que j'avais mangée aujourd'hui, mais Ganaël et Benjamin avaient mangé la même chose.

Tous les deux avaient l'air en form-

« Ick. »

J'inspirai brusquement en sentant comme un clou se planter dans mon cerveau.

C'était si réel que j'eus des frissons de peur.

« J, je crois que je dois retourner au palais. »

« Je comprends. Je vais préparer tout de suite. »

Benjamin était calme.

Il ne tremblait pas alors que mon visage et ma voix étaient probablement affreux.

Je l'entendis dire quelque chose à Ganaël à côté de lui.

Je serrai les poings et fermai les yeux.

La grande main froide de Sir Geens vint de ma droite et attrapa mon épaule.

« Je vous raccompagnerai, Votre Altesse. »

J'eus l'impression que toutes mes forces me quittaient. J'acquiesçai de la tête.

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