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Campfire Cooking in Another World

Chapitre 543

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Chapitre 543

Chapitre 543

Chapitre 543/56596%~8 min de lecture1 574 mots

Dès notre arrivée sur l’île, le quartet affamé nous harcelait en claquant des dents pour qu’on se dépêche de leur servir du Sea Serpent.

« Arrêtez de me presser, hein. Je réfléchis moi-même à quoi ça va donner comme plat. »

« Mais dis donc ! Pour le Sea Serpent, c’est évident que c’est cette option-là ! »

« Exactement. Ça doit être celle-là. »

Fel et Dora échangèrent un regard complice en esquissant un sourire satisfait.

En les voyant, Gon demanda avec curiosité ce que signifiait bien ce « ça ».

C’est Sui qui lui répondit sur un ton enjoué.

« Des beignets frits ! »

« Toutafé. Les beignets de Sea Serpent sont vraiment bons. »

« Tu parles ! C’est même super délicieux ! »

Apparemment, Fel, Dora et Sui gardaient tous un souvenir très précis des beignets de Sea Serpent dégustés dans la cité côtière de Belléan.

« Hooh, puisque tout le monde dit que c’est bon, ma curiosité monte d’un cran. J’ai hâte d’en goûter. »

Sur ces mots, Gon esquissa également un large sourire.

Certes, les beignets de Sea Serpent sont excellents.

Mais bon…

« On a déjà mangé des beignets frits hier. À force de répéter le même plat, on va finir par s’en lasser. »

La veille, il s’agissait de beignets de Cockatrice, après tout.

« Jamais fatigué. Avec des beignets, je pourrais même en manger tous les jours. »

« Ouais ouais. Franchement, c’est trop bon, les beignets. »

« Même Sui serait partant pour des beignets chaque jour ! »

« Non non non, des beignets tous les jours ? Moi franchement, j’aimerais pas. »

Devant les réponses enthousiastes de Fel, Dora et Sui, toujours prêts à accepter des beignets au petit-déjeuner comme au dîner, je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire amusé.

« Si la viande change, le goût devrait varier aussi. Vu l’engouement général pour ces beignets de Sea Serpent, j’aimerais vraiment en essayer. Maître, je te fais confiance. »

Gon prit alors un air résolument sérieux et me secoua gentiment les épaules de sa robuste patte avant en prononçant ces mots.

Il était où, exactement, le désespoir chez Gon ?

En fait…

« Hé hé hé, attends ! C’est douloureux ! Tu forces beaucoup trop ! »

« Oups, j’ai été un peu brusque. Eh bien, maître, tu veux bien nous préparer ça ? »

« D’accord, d’accord. Vous voulez que je cuisine, c’est ça. »

Écrasé par la pression insoutenable de Gon, je finis par céder et me décidai à préparer à nouveau des beignets frits, juste après ceux d’hier.

***

Je sortis le réchaud magique de ma Boîte à objets et me mis en devoir de préparer le terrain.

Bien sûr, je comptais faire mes versions classiques salée et sauce soja, mais comme c’était la deuxième fois consécutive, je songeais à expérimenter d’autres assaisonnements.

Fel prétendait qu’on ne s’en lasse jamais, mais les membres du groupe Arc étaient là aussi.

Surtout que c’est moi qui commençais à en avoir marre.

Réserver le même menu et le même goût jour après jour, c’est répétitif.

Du coup, je décidai d’ajouter des versions épicées au curry, à la yuzu kosho et au miso en plus des recettes traditionnelles.

Dans un premier temps, je glissai discrètement derrière le réchaud magique, histoire de ne pas éveiller les soupçons d’Arc, et j’ouvris furtivement mon Supermarché en ligne.

Je commandai en toute hâte la poudre de curry et la pâte de yuzu kosho qui manquaient à mon inventaire.

Plus qu’à passer aux choses sérieuses et à préparer les beignets.

Je taillai d’abord la chair de Sea Serpent en morceaux réguliers.

Puis vint le tour des versions classiques.

Je préparaîs les marinades habituelles à base de sauce soja et de sel, puis je plaçai les morceaux de viande dans des sacs plastiques géants pour les laisser infuser.

Pour la version au curry, il ne s’agissait pas tant de parfumer la viande en amont que de l’enrober dans une pâte mélangée à de la poudre de curry ; je fis donc cuire davantage de viande seulement marinée à la sauce soja.

À condition toutefois d’alléger légèrement la saveur en cours de route.

Les pièces destinées au yuzu kosho trempaient dans un mélange de cette pâte piquante, de bouillon de poulet instantané, de saké, d’ail râpé et de gingembre râpé.

Côté miso, la marinade combinait pasta de soja fermenté, saké, mirin, sauce soja, ail râpé et gingembre râpé.

Naturellement, j’utilisais aussi de gigantesques sacs plastiques pour mariner ces deux préparations en grande quantité, comme pour les recettes de base.

Je ne sais même plus combien de sacs XXL j’avais pu dévorer en la matière.

Résultat, j’étais tombé à court de stock.

Il faudrait que je pense à réapprovisionner plus tard.

Laisse tomber ça pour l’instant. Une fois la viande correctement imprégnée, il suffisait d’attendre patiemment que les arômes pénètrent.

…… Hé, ça va.

« Euh… qu’y a-t-il ? »

Autour du réchaud magique, les quatre affamés et l’elfe gourmande en question, Feodora, patientaient impatiemment.

« C’est pas fini ? »

« J’ai vraiment envie de manger vite. »

« J'ai la dalle. »

« Mon ventre gargouille ! »

« …… (Je m’embrase) »

« Ha, on a quand même des protocoles en cuisine. Les beignets nécessitent un temps d’incubation pour les saveurs, alors patience. Sinon, vous aurez droit à rien de bon. »

Oh là là, ils sont vraiment pressés ces gens.

Les fixer du regard ne fera pas avancer les choses plus vite, quand même.

De toute façon, leurs regards ardents et affamés ne font que renforcer la pression.

Malgré l’encerclement du quadrette affamé et de l’elfe gourmande, je me concentrais uniquement sur le chauffage de l’huile et la préparation de la panure.

Je veillais aussi à mélanger la poudre de curry directement dans la pâte pour la version correspondante.

Après quelques minutes sous le poids de leurs attentes pressantes…

Bon, je crois qu’on peut commencer.

À peine eus-je commencé à enrober et frire les morceaux de Sea Serpent que le groupe affamé et l’elfe gourmande ne tardèrent pas à se rapprocher en rampant, incapables de contenir leur agitation.

Quand une odeur alléchante envahit l’air et vint chatouiller leurs estomacs vides…

…… ils se mirent à baver en fixant intensément les beignets dorés et croustillants.

Je souris doucement devant cette scène et servis chaudement les beignets à chacun.

« Attention, c’est brûlant, prenez garde. »

Le désir de manger surpassait largement la peur de se brûler pour le quadrette affamé et l’elfe gourmande, qui se jetèrent sur le plat avec jubilation.

« Mmmh, c’est bon ! »

« Hooh, quelle merveille. Incroyablement délicieux ! »

« On dirait qu’il y a de nouvelles saveurs ici. C’est top aussi ! »

« Délicieux ! »

« …… Huf huf (bouffe-bouffe) »

Tous se goinfraient enfin ces fameux beignets de Sea Serpent tant attendus, le visage rayonnant de bonheur.

C’était étrange de voir l’elfe gourmande s’intégrer parfaitement au sein du quadrette affamé.

« Venez goûter aussi, Messieurs Gaudino. »

« Ah, désolé. Enfin, c’est surtout Feodora qui nous cause des problèmes à chaque fois. »

« Merci Mukouda. Vraiment, cette fille… »

« Allons-y. Parmi les elfes amateurs de gastronomie, Feodora est clairement une catégorie à part. Pardonnez-nous. »

En voyant Feodora dévorer les beignets à pleine bouche avec des fourchettes dans chacune de ses mains, Gaudino, Gideon et Siegvald ne purent s’empêcher de soupirer d’une mine amusée.

« Feodora avait particulièrement hâte de manger du Sea Serpent. Et pardon pour nous, parce qu’on a insisté sur les beignets frits comme la veille en disant que c’était l’option idéale. »

« Non, non, ces beignets frits dans l’huile, franchement, c’est tellement bon qu’on ne voit aucun problème. »

« Ouais ouais, c’est vraiment excellent. »

« Toutafé. Ce qui est génial, c’est l’accord parfait avec l’alcool. »

Ça tombe bien, car malgré ses paroles, on ne boira pas d’alcool aujourd’hui, monsieur Siegvald.

« Hé ! Un autre tour ! Je prends deux portions des saveurs classiques. »

« Pour moi pareil. Je souhaite privilégier la version piquante. »

« Moi, donnez-moi davantage de ces nouvelles saveurs ! »

« Hmm, Sui veut tout en grande quantité ! »

« Ça marche. »

Je continuai donc à faire frire morceau après morceau sans interruption.

Pendant que je cuisinais, certains ne manquaient pas de grignoter ci et là.

Les versions au yuzu kosho et au miso sont incroyablement bonnes.

Le curry est bon aussi, mais j’aurais peut-être dû mettre encore plus de poudre.

« C’est la première fois que je mange du Sea Serpent, et c’est bon. »

« Normal. Surtout que c’est Mukouda qui cuisine. Impossible que ça rate. »

« Certainement. Ce piquant est remarquable. Juste un petit regret : on n’aurait pas pu accompagner ça d’une bonne bière. »

« Allô, on est dans un donjon. Soyons raisonnables. »

« Exactement, Siegvald. »

Tandis que ces messieurs échangeaient ces remarques, ils me lançaient parfois des petits regards en coin.

Les beignets au yuzu kosho sont vraiment excellents, n’est-ce pas.

Accompagner ça d’une bière ferait le combo idéal.

Mais non, je ne vais pas sortir d’alcool !

Même si vous me faites ces yeux implorants, c’est catégoriquement refusé.

On devra continuer à explorer les étages demain.

Au fait…

J’ai passé mon temps à faire frire des beignets tout seul.

Allez, laissez-moi manger en paix une fois, moi aussi !

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