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Campfire Cooking in Another World

Chapitre 491

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Chapitre 491

Chapitre 491

Chapitre 491/52594%~10 min de lecture1 829 mots

Fu……

Une fois le petit-déjeuner terminé, je souffle un coup dans le salon, une tasse de hōjicha à la main.

Ce matin, je me suis remis au hōjicha pour la première fois depuis un moment.

C'est qu'hier, on a fait un festin de viande, et mon estomac réclamait quelque chose de léger……

Fel, Gon-jii, Dora-chan et Sui ont tous les quatre englouti de la viande comme s'il n'y avait pas de demain.

Je faisais griller d'épaisses tranches de steak, mais je n'arrivais pas à suivre la cadence.

Après avoir fait le tour des assaisonnements — sel‑poivre, mes habituelles sauces soja pour steak, sel citron, sel wasabi et autres sels mélangés —, ils ont redemandé leurs favoris.

Surtout Fel et Gon-jii, qui étaient en manque de viande : ils en ont mangé jusqu'à m'en faire halluciner.

Moi aussi, sur l'élan, j'ai grillé et avalé un gros steak bien épais, mais c'était quand même trop……

Malgré cette quantité industrielle de viande au dîner d'hier, le quatuor glouton réclamait encore de la viande ce matin, en pleine forme.

Et Fel de réclamer : « Le Cocatrice mutant qu'on a chassé l'autre fois serait pas mal », histoire d'en rajouter une couche.

Bon, d'accord. J'ai utilisé la viande de Cocatrice (mutant) que je venais de récupérer à la Guilde des aventuriers pour leur préparer un donburi de Cocatrice teriyaki bien riche — quadrillé de mayo en topping, s'il vous plaît — et ils ont enchainé lesおかわり à toute vitesse.

Pourtant, c'était de la viande grasse juste après l'orgie de la veille, mais le quatuor n'a pas la moindre indigestion. Ça m'a encore bien fait réaliser que leur estomac est en acier trempé.

Mon petit-déjeuner à moi, en revanche : reste de la soupe miso pommes de terre‑oignons d'hier matin avec un œuf dedans, des onigari garnis de kombu tsukudani et d'effiloché de saumon, plus des concombres et aubergines en asazuke.

Le matin, c'est juste ce qu'il faut.

Bref, une fois le repas fini, je profite du calme.

Fel, Gon-jii, Dora-chan et Sui, eux, sirotent déjà du cider, du cola et des trucs qui piquent.

« Hé, j'en veux encore. Cette fois, du cider ! »

« Moi aussi. J'aimerais goûter à ce cola noir, tiens. »

« Moi aussi j'en reprends ! Moi, c'est encore du cider. »

« Sui aussi ~. Sui, elle veut du cola ! »

« Oui, oui. »

Je sers Fel, Dora-chan et Sui dans leurs bols en céramique profonde — vert d'eau, bleu lapis, violet pâle — qu'on a achetés à Neihof, et Gon-jii dans le bol vert foncé profond qui va avec le grand bol qu'il utilise, lui aussi acheté en lot à Neihof.

Gon-jii n'a pas de bol attitré.

Il a rejoint le groupe récemment, c'est normal, mais ça serait mieux qu'il en ait un.

Je comptais de toute façon racheter de la vaisselle, alors j'irai jeter un œil plus tard.

Si possible, je voudrais de la bonne qualité comme celle de Neihof…… Tiens, pour ce genre d'info, Marie-san doit être bien placée.

J'irai chez Lambert et je lui demanderai.

Enfin, j'ai un truc à faire aujourd'hui, donc ce sera après.

*** *** ***

Une fois la pause post‑petit‑déjeuner terminée, nous sortons en ville pour mon objectif du jour.

« Donc, on commence évidemment par l'église de Ninlil-sama, hein ? »

« Non. L'église la plus proche d'ici, c'est celle de la déesse de la Terre, Kishar-sama. »

« Quoi ?! »

« "Quoi", on fait le tour dans l'ordre de proximité, voyons. Déesse de la Terre, déesse de l'Eau, déesse du Vent, déesse du Feu, dieu de la Guerre. Donc Ninlil-sama, c'est la troisième. »

Voilà. Aujourd'hui, c'est tournée des offrandes et dons.

Même si j'habite cette ville, je ne l'avais pas encore faite.

Je savais bien qu'il y avait les églises des quatre déesses — Ninlil, Kishar, Agni, Rusalka — mais j'ignorais qu'il y en avait une pour le dieu de la Guerre.

C'est Peter, mon esclave originaire de la ville, qui me l'a dit.

Elle n'est pas très grande, paraît‑il, et un peu difficile à trouver, mais j'ai bien noté l'adresse…… normalement, ça va.

Ah oui, en plus, chaque église gère aussi un orphelinat.

Premier arrêt : l'église de Kishar, déesse de la Terre.

D'après les dires, c'est celle qui a le plus de fidèles en ville.

L'agriculture y est florissante, ici au royaume de Leonhart et au royaume d'Erman, donc les gens prient massivement Kishar, dont la bénédiction va droit aux récoltes.

J'entre discrètement. Une ribambelle d'enfants s'affairent au nettoyage.

« Monsieur, le ménage n'est pas fini, attendez un peu ! »

Un gamin énergique, balai en main, m'interpelle.

Monsieur……

Le gamin, il me file un petit choc.

« Euh, j'ai à voir avec le prêtre. Tu peux l'appeler ? »

« Compris. Attendez là. »

Il s'enfuit en courant.

Peu après……

« Dépêche-toi ! »

« Doucement, ne pousse pas comme ça. »

Le gamin réapparaît, poussant dans le dos un vieux prêtre à la belle barbe blanche.

« Non, non, je vous fais attendre. »

« Non, euh…… »

« Vous êtes Mukouda-san, n'est‑ce pas ? »

« Hein ? Vous me connaissez ? »

« Bien sûr, vous êtes célèbre. Hohoho. »

Célèbre, moi ?

Je me le demande, puis je comprends en voyant le quatuor derrière moi.

Avec Fel et Gon-jii, deux mastodontes, impossible de passer inaperçu.

Là-dessus, j'explique l'histoire de l'offrande et du don.

Le vieux prêtre saute de joie.

« Vraiment, vraiment, merci infiniment. Cette ville est plus favorisée que d'autres, c'est vrai, mais avec tous ces enfants, les dépenses sont tout de même considérables… »

D'après lui, le comte Langridge apporte une aide appréciable, donc la situation est bien meilleure qu'ailleurs.

Ce dandy chauve, il assure.

Ah, mais maintenant, avec le tonique capillaire, il n'est plus chauve, lui.

Je tends trois pièces de platine — l'équivalent de 300 pièces d'or — comme offrande et don, plus des blocs de porc et bœuf de donjon pour les gamins.

En voyant la viande, les enfants en plein ménage ont fait une fête. Même avec l'aide du comte, la viande doit être un luxe rare.

Ils étaient si contents que moi aussi, ça m'a fait plaisir.

Salué par le vieux prêtre, une sœur accourue et les enfants, nous repartons vers l'église suivante.

Ensuite, dans l'ordre : église de Rusalka, déesse de l'Eau ; église de Ninlil, déesse du Vent ; église d'Agni, déesse du Feu.

Là aussi, on me connaissait.

« Le seul aventurier rang S de la ville, avec un loup géant et un dragon comme familiers : tout le monde vous connaît », qu'on m'a dit.

J'explique l'offrande, je donne trois pièces de platine et de la viande pour les enfants. Partout, on s'étonne du montant, puis on me remercie à outrance.

Les orphelinats, ça doit être tendu financièrement partout.

J'ai appris en passant que, grâce à l'aide du comte, on essaye d'accueillir un maximum d'orphelins.

C'est pour ça qu'il y en a tant dans chaque orphelinat, et qu'on ne voit presque pas d'enfants des rues en ville. Je viens de comprendre le système.

Du coup, puisque Carina est ma base, je me dis qu'il faut que je fasse ces offrandes régulièrement.

Et pour finir : l'église de Vahagn, dieu de la Guerre.

J'arrive à l'adresse que Peter m'a donnée…… mais :

« C'est bien ici ? »

Une vieille maison avec jardin, en bord de ville. On dirait une simple résidence privée.

Pas le choix, j'entre.

« Excusez-moi ! »

Je passe la porte dans la clôture en bois pourri. Dans le jardin, des gamins font du chambara avec des branches.

« Hé, l'oncle, c'est qui ? »

Oncle……

Encore un coup.

« Euh, c'est bien l'église du dieu de la Guerre, ici ? »

« Ouais, c'est ça. Toi aussi, t'es un mercenaire venu de l'autre pays ? T'as l'air chétif,though. »

Le gamin répond, mais « chétif », c'était pas nécessaire.

« Idiot, regarde derrière lui. Il a des familiers, c'est un aventurier. »

Une fille au fort caractère lui réplique.

« C'est pas moi l'idiot ! C'est celui qui dit idiot qui est idiot ! »

« Quoi ? Tu veux te battre ? »

Hey hey, vous êtes pas un peu sanguins, les gamins ?

Le garçon et la fille se toisent, prêts à en venir aux mains.

Les autres les entourent en commentant « pff, encore ».

J'essaie de m'interposer quand un grand vieux sort de la maison en hurlant :

« HEY ! Vous vous battez ENCORE ?! »

« Yikes, c'est le directeur ! Sauve qui peut ! »

Les sept‑huit gamins se dispersent comme des araignées.

« Pff, par contre pour la fuite, ils sont rapides… Donc, toi, t'as quoi comme affaire ici ? »

« Euh, c'est bien l'église du dieu de la Guerre, non ? »

« Gahaha. "Officiellement", oui. Mais c'est plutôt un orphelinat, dans les faits. »

« Alors… »

Je lui explique qui je suis et pourquoi je suis venu, vu qu'il a l'air de ne pas me connaître.

Il s'écrie « Vraiment ?! » et hurle vers l'intérieur : « Noelia ! Noelia ! Viens tout de suite ! »

Arrive une grand-mère du même âge, qui a dû être une beauté dans sa jeunesse.

« Qu'est‑ce qu'il y a, à crier comme ça ? »

« Eh bien… »

Le directeur lui répète ce que je viens de dire.

« Vraiment ?! » Elle s'étonne comme lui.

« Oui. »

Je tends les trois pièces de platine et la viande, comme dans les autres églises.

Le directeur et la grand-mère se mettent à pleurer.

En discutant, j'apprends qu'ils étaient mercenaires, originaires des petits États. Après leur retraite, ils sont venus ici ouvrir l'orphelinat.

Tous deux adoraient les enfants, mais n'en ont jamais eu ; cet orphelinat, c'était leur vocation.

Ils tiraient tant bien que mal, mais últimement, les dons s'étaient taris. Et les orphelins envoyés des petits États ne cessaient d'affluer, la situation empirait de jour en jour.

Comme presque personne ne vénère le dieu de la Guerre dans ce pays, l'aide du comte Langridge était minime, et ils survivaient juste avec ça.

Tous deux pleurent en répétant « merci, merci ».

Devant tant de gratitude, je ne sais pas où me mettre.

Je prends congé vite fait sous leurs larmes, en me disant qu'ils ont dû en baver, et qu'avec cet argent, leurs soucis financiers s'allégeraient un peu.

« Bon, prochaine étape : la boutique de Lambert-san. »

« Eeeh, encore ? Sui, j'ai faim ~ »

« Moi aussi, j'ai faim, maître. »

« Moi aussi ! »

« Moi aussi. La bouffe d'abord. »

« Ah, on a pas mal tourné, c'est vrai. Bon, on rentre manger à la maison, puis on ira chez Lambert. »

Tout le monde lève les deux mains pour approuver. Pour calmer le quatuor affamé, nous rentrons d'abord à la maison.

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