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By the Grace of the Gods

Chapitre 177

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Chapitre 177

Chapitre 177

Chapitre 177/25569%~7 min de lecture1 400 mots

« Je vous ai fait attendre. »

Pendant que j'attendais dans la salle d'attente, M. Morten amena M. Oxroad, celui qu'il avait recommandé, ainsi que neuf autres candidats qu'il avait sélectionnés. Pour la sécurité du client sans doute, tous étaient désarmés et vêtus de vêtements légers qui ne permettaient pas de cacher d'armes.

Les neuf étaient des humains et des hommes-bêtes. Il y avait aussi un homme qui semblait appartenir à la race bovine, mais l'aura qu'il dégageait était manifestement différente, et on comprenait au premier coup d'œil lequel était l'homme en question.

Un corps solidement musclé parsemé de fines cicatrices, un regard perçant qui dégageait une pression intimidante… Probablement n'en avait-il pas conscience lui-même, mais une personne de nature timide se serait recroquevillée sur elle-même.

Ses cornes étaient plus petites que je ne l'imaginais, dépassant à peine d'une chevelure coupée court pour ne pas gêner au combat. Associées à sa musculature imposante et à l'intimidation de son regard, il avait moins l'air d'un « bœuf » que d'un « oni ».

C'est dommage pour les autres, mais… à côté de lui, ils font pâle figure…

La méthode d'entretien était une entrevue collective où cinq personnes s'asseyaient face à face. Lui était le dixième, donc sur le second rang.

Derrière les cinq premiers assis, il était installé sur une chaise un peu plus petite, contre le mur.

« Je vous en prie, parlez librement. »

Suivant l'invitation de M. Morten à engager la conversation, je commençai par demander les noms, comme base.

Mais dès le début, tout en respectant l'ordre, une compétition d'arguments acharnée éclata.

Être achetés ici représentait pour eux un pas vers la liberté.

Plus encore, peut-être que le bel homme qui observait la scène avec amusement leur avait soufflé quelque chose.

… Cela dit, en continuant d'écouter, une pensée me traversa l'esprit.

C'est ma deuxième fois que je fais passer des entretiens dans ce monde, mais la première concrète.

La première fois, quand j'ai engagé Fei-san et les autres, tous les autres candidats s'étaient mystérieusement désistés.

Depuis, je n'engage que sur recommandation, donc je n'ai jamais eu à faire face sérieusement à un grand groupe en entretien.

Il est vrai que dans ma vie précédente, j'ai participé à plusieurs entretiens d'embauche en entreprise… mais l'ambiance est bien différente.

Cette compétition d'arguments qui se déroule sous mes yeux en est la preuve.

« J'ai intégré à dix ans le dojo ouvert tardivement par le célèbre aventurier Belvios, et j'ai obtenu le certificat de troisième dan de l'école d'escrime Belvios… »

« Euh… moi, je n'ai pas de certificat ni de documents prouvant mes compétences, seulement mon tableau de statut. Mais en tant qu'aventurier, je me suis forgé sur le terrain et j'ai survécu. Donc… »

« Je ne vous ferai pas regretter votre achat ! Achetez-moi ! »

L'habileté oratoire de chaque individu transparaît crûment.

Autrefois, lors des entretiens d'entreprise, 70 à 80 % étaient des « réponses modèles » apprises par cœur. Les 10 % restants essayaient de faire ressortir leur individualité pour marquer les esprits, mais rataient leur coup, ou bien confondaient individualité et excentricité. On avait de la chance s'il y avait 10 % de personnes qui sortaient du lot.

Jeunes diplômés ou cadres expérimentés, tous avaient étudié à fond les techniques et points d'attention lors de séminaires de recherche d'emploi, donc presque tous alignaient les mêmes techniques ou des techniques similaires. Les mauvais orateurs, ou plutôt, ce sont justement eux qui s'en remettaient entièrement à ces techniques… En tout cas, comme tout le monde s'entraînait à fond, leurs arguments finissaient par se ressembler.

Il n'y avait pas un seul travail qu'on ne pouvait faire que dans cette entreprise, et on ne pouvait de toute façon pas imaginer qu'elle devienne un premier choix. C'était une entreprise sans personnalité, ce qui jouait sans doute… Mais je ne voyais pas le sens de demander la motivation.

Sur ce point, eux non plus n'ont probablement pas de motivation particulière.

Privés de liberté de choix professionnel, ils ne sont venus que parce qu'on leur a dit qu'un achat était à l'étude.

Leur ardeur est dirigée vers le fait d'être achetés, pas vers ma boutique.

Mais dans ce monde, il n'y a pas d'internet.

Peut-être que quelque part on enseigne ça, mais on n'apprend pas aussi facilement les techniques d'entretien que sur Terre.

C'est pour ça ? Globalement, sans s'appuyer sur des techniques, ils expriment leur ardeur avec leurs propres mots.

… Du coup, l'écart entre les bons et les mauvais orateurs saute aux yeux… mais personnellement, je vois ça d'un bon œil.

C'est plus clair et mieux que s'ils enjolivaient artificiellement les choses.

« Merci. »

Après avoir discuté un certain temps, je les fis remplacer par les cinq suivants.

Là aussi, une compétition d'arguments commença… mais l'Oxroad en question.

Il parlait peu, et de plus, il nous fixait d'un regard qui semblait nous évaluer, droit dans les yeux.

Il avait de la motivation, mais sa direction était manifestement différente des autres.

« Avez-vous des questions de votre côté ? »

« … Si c'est un travail où je peux manier l'épée, c'est mon vœu le plus cher. Mais comme vous le voyez, je n'ai pas de main gauche. De plus, à cause de mes dettes, je ne suis pas bon marché. Malgré ça, vous voulez m'acheter ? »

« Au moins en tant que garde de la boutique, vous avez amplement les compétences. Pour le prix, nous étudierons après avoir vu votre niveau actuel. … C'est possible, n'est-ce pas ? »

« Bien entendu. »

D'après M. Morten, la cour intérieure sert d'espace pour ça.

Il suffit de lui transmettre après l'entretien les noms des candidats qui veulent faire une démonstration, et il prépare tout avant de les rassembler.

Le contenu de l'épreuve sera décidé après le départ des esclaves.

Une fois cet accord trouvé, il se tut comme s'il avait déjà dit tout ce qu'il avait à dire.

… Il est peut-être déjà en train de concentrer son esprit pour l'épreuve de compétence.

« Merci. »

Fin de l'entretien.

Après le départ des dix personnes, je demandai l'avis de tout le monde.

« C'est effectivement M. Oxroad qui a retenu l'attention. »

« Comme dans les documents, c'est lui qui a le plus de compétences. »

« Effectivement, il avait de la prestance. … Mais ça, c'est un sacré têtu, ça. »

« Ah… comment dire… Il ressemble à un gradé de l'armée. Compétent, loyal au combat, on peut lui faire confiance, je pense. »

Moi aussi, je suis globalement d'accord avec tout le monde.

Il a l'air un peu difficile, mais il a de la compétence et semble honnête.

Je pensais à un type artisan, mais l'avis de Fei-san selon lequel il ferait un général se comprend aussi.

Conclusion…

« Le fait que je pense "pas mal" veut-il dire que je suis déjà dans le creux de sa main ? »

« Je me suis contenté de présenter sincèrement de bons esclaves pour vous satisfaire, client. »

Le bel homme afficha un sourire si parfait qu'on entendrait presque un effet sonore.

Mais en repensant à l'entretien, on a l'impression que les autres n'étaient là que pour le mettre en valeur.

« Cela dit, -sama. Comment procéderons-nous pour l'épreuve de compétence ? »

« D'habitude, comment ça se passe ? »

« Soit on les fait s'affronter entre esclaves, soit contre quelqu'un que vous désignez. Rarement, on demande aussi de combattre une bête magique. »

… Et si on faisait comme ça ?

J'exposai mon idée.

« Ça a l'air amusant ! »

Sans attendre, le bel homme, grand amateur d'observation humaine, acquiesça.

Quant aux autres adultes…

« Hmm. D'une certaine façon, ça revient à prolonger l'entretien. »

« On verra ses compétences, et fait comme il veut, non ? »

Les deux présidents de guilde, moins enthousiastes que le bel homme, mais d'accord.

Et les deux restants…

« Je comprends ce que tu veux dire. Mais j'ai l'impression que ça ne se finira pas juste par un match… »

« Mauvais pressentiment, ou plutôt, j'sens que le patron va encore faire un truc… »

Ils montrèrent leur réticence, mais le bel homme, qui était du côté de l'accord, fit valoir son talent.

Il fut décidé d'exécuter mon idée telle quelle.

« Au passage, notre guilde dispose d'utilisateurs de magie de soin, alors soyez tranquille. »

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