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Breakthrough with the Forbidden Master

Chapitre 352

Breakthrough with the Forbidden MasterBreakthrough with the Forbidden Master
Chapitre 352

Chapitre 352

Chapitre 352/45078%~12 min de lecture2 203 mots

Cette tristesse d'alors, peu importe le temps qui passe, je ne peux pas l'oublier.

Même rien qu'en y repensant, je pleure encore aujourd'hui.

Ce jour-là, mon onii-chan a disparu.

Pourtant, il m'avait dit qu'il m'aimait. Il m'avait dit que je n'avais rien fait de mal.

Il nous a laissées, Sereiya-kun et moi.

Pourquoi ?

Moi, si onii-chan était là, je ne ferais plus d'autres caprices……

— La prochaine fois qu'on se reverra… mais c'est quand, « la prochaine fois » ?

Oui, je ne savais pas.

Même en écoutant les explications du chef du village et de Raru-san, moi d'alors comme Sereiya-kun n'avons pas pu comprendre.

Non. C'est qu'on ne pouvait pas accepter.

Mais une seule chose, celle-là seulement, Raru-san nous l'a répétée maintes fois.

— Cet homme ne ment pas. Vous reverrez forcément votre frère. Quand l'enfant d'Hiiro et de Maam naîtra, et qu'il aura bien grandi…

C'était une histoire incroyablement lointaine.

Moi comme Sereiya-kun, nous nous sommes installées un temps dans le nouveau village des elfes, et nous sommes restées des jours entières prostrées.

Pourtant, au milieu de tout ça, moi d'alors comme Sereiya-kun avons réalisé qu'il y avait quelque chose qu'il fallait faire.

— Espe, revenir dans l'armée unie, qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi te jeter à nouveau dans la guerre maintenant ? Tu penses que ton frère souhaiterait une chose pareille ?

— Un. J'ai décidé… Raru-san. Goda est mort, mais l'armée du roi démon est encore forte, Hiiro et les autres sont dans la panade…

— C'est… pour tes anciens compagnons ?

— Pas du tout. Parce que… si Hiiro ou Maam meurt, onii-chan ne naîtra pas !

Oui, si c'est vrai qu'onii-chan est l'enfant d'Hiiro et de Maam, alors si quelque chose arrive à Hiiro et Maam, onii-chan ne naîtra pas.

Je ne pourrai plus revoir onii-chan dans le futur.

Ça, c'était la seule chose que je refusais absolument.

— Je retourne dans l'armée unie. Si Hiiro ou Maam meurt, je ne pourrai plus revoir onii-chan… c'est absolument hors de question… je vais les protéger, vaincre le roi démon, et faire en sorte que ce soit un monde où onii-chan naîtra !!

C'était la réponse que j'ai trouvée à l'époque, ce que j'ai cru devoir faire.

— Moi, je vais agir avec tout le monde pour l'instant. Les Bokumeitsu, les chasseurs, et cette fois aussi les samouraïs et ninjas du Japon, sans oublier les déserteurs de guerre, il faut se méfier d'eux aussi… onii-san a protégé tous les elfes… alors, cette fois, c'est moi qui vais les protéger.

— Un, si Sereiya-kun et moi on disparaissait toutes les deux, Raru-san et le chef du village seuls ce serait peut-être dangereux…

— Parce que si les elfes avaient disparu quand on retrouverait onii-san, il serait triste…

— C'est ça, protège-les absolument, Sereiya-kun.

— Ouais. Toi aussi, si ça devient dangereux, fuis… s'il arrive quelque chose, moi tout seul je monopoliserai onii-san dans le futur.

— Je vais pas mourrir, voyons ! Je vais leur botter les fesses à l'armée du roi démon illico presto !

Moi qui étais considérée comme disparue dans l'armée unie, j'ai rejoint le groupe pile au moment où Hiiro et les autres étaient dans la panade, et en apparaissant bravement pour sauver l'armée unie, j'ai été traitée en héroïne à l'époque, mon départ silencieux a été passé sous silence, et mes anciens compagnons m'ont accueillie chaleureusement.

Betoreyaru a dit tout plein de choses, mais grâce à mon retour et à mes exploits ensuite, ça s'est arrangé.

— T'es vivante, Espe ! C'est chouette ! Vraiment chouette ! Et merci d'être accourue ! Tu es notre meilleure camarade !

— Espe, merci. Et je promets. La prochaine fois qu'il t'arrivera quelque chose, on te protégera à coup sûr !

Pourtant, je pense que je n'avais toujours pas ouvert mon cœur à tout le monde.

— Le sentiment de penser à ses camarades en qui on a confiance, ça crée des miracles. N'importe quel mur peut être surmonté ! C'est pas vrai, Espe ?

Hein ?

Pour mes camarades ?

C'est pas ça. Je me bats pour onii-chan.

C'est n'importe quoi. J'aimerais qu'on arrête de se tromper.

D'ailleurs…

— Espe, tu peux t'appuyer sur nous, tu sais ? Si t'as un souci avec le royaume de Betoreyaru, dis-le quand tu veux ! Je te filerai un coup de main ! Tu es notre camarade, et une espèce de petite sœur, quoi !

— Absolument pas. Et si tu redis « petite sœur », je te botte, moi.

— Ah, hé, Espe~. Vraiment… c'est une princesse difficile, celle-là.

Je déteste Hiiro. Je le déteste à mort.

— Allez, je te caresse la tête~. Brave fille, brave fille~…

— Arrête, ne me touche pas !

— Uwoo!? Gyaaaaaaaaaaaah !?

Parce qu'Hiiro, se croyant tout permis, essaye de me toucher la tête sans permission.

Ça, je ne le pardonnerai jamais, quand bien même je devrais mourir.

Je l'ai boté sans aucune retenue.

— Je ne suis pas la petite sœur d'Hiiro ! Ne me touche pas la tête sans permission ! Si tu recommences, je ne me contenterai pas de te botter !

Arrête tes conneries. Arrête tes conneries.

Ne me touche pas la tête.

Le seul au monde qui a le droit de me caresser, c'est une seule personne.

La petite sœur d'Hiiro et tout ? C'est bruyant, c'est bruyant.

Mon onii-chan, il n'y en a qu'un.

Au monde, un seul, le plus cool du monde, le numéro un des onii-chan, il n'y en a qu'un.

Toi, t'es pas lui.

Toi, peu importe ce qui t'arrive une fois qu'onii-chan sera né.

C'est ce que je pensais, et pourtant, je devais absolument pas laisser mourir Hiiro et Maam, alors je me suis battue en endurant.

— Mademoiselle Espe…

— Kojirou… quoi ?

— Je vais pas creuser… mais une seule chose, j'aimerais que tu me répondes. Maintenant, comme ça, tu te bats à en risquer ta vie avec nous… c'est parce qu'au bout… il y a ce que tu désires ?

— C'est quoi, ça ?

— Je sais pas ce qu'est devenu onii-san… mais ton acharnement à te battre… au début je pensais que c'était par désespoir… mais j'ai l'impression qu'il y a quelque chose que tu cherches, quelque chose que tu essaies de protéger, dans ta façon de te battre.

Kojirou ne m'a pas demandé ce qu'était devenu onii-chan.

Juste, au début, Kojirou a cru qu'onii-chan était mort, et que moi, à cause de ça, je me battais en me foutant en l'air dans la guerre.

Mais il a compris que j'étais pas du tout comme ça.

Kojirou, il voit tout, c'est pour ça qu'il est difficile.

— Un. Je vais revoir onii-chan une fois de plus… c'est pour ça que je me bats…

— C'est comme ça. Alors moi aussi, je me battrai plus que toi, pour être un peu utile.

Mais Kojirou, je le déteste pas tant que ça.

— … Ah…

— … Ah…

Au quartier général de l'armée unie, on se croisait parfois, Sadisu-chan que Maam protégeait.

Jusqu'alors, j'essayais même pas d'avoir affaire à Sadisu-chan.

Mais Sadisu-chan n'avait pas de famille, c'était une pauvre gamine qui n'avait que Maam, et moi, peut-être parce que j'avais pu rencontrer onii-chan, je pouvais plus la laisser tomber.

— Tu peux m'appeler « grande sœur ».

— Ah, euh, heu…

Du coup, j'ai décidé de jouer un peu avec Sadisu-chan, et de m'entendre bien avec elle.

Mais Hiiro et les autres, c'est non. Je me laisse pas caresser. Je deviens pas leur petite sœur.

Je les protège, c'est tout. Pour qu'onii-chan naisse dans ce monde.

Je me suis battue.

J'ai attendu.

Je me suis battue.

J'ai attendu.

Je me suis battue.

J'ai attendu.

— La guerre est finie ! C'est notre victoire ! Et à partir d'aujourd'hui, on met fin au conflit entre humains et démons ! Plus personne ne s'entretuera !

Même après la fin de la guerre, j'ai attendu.

J'ai attendu.

J'ai attendu.

J'ai attendu.

Parfois, je me suis battue.

— Nowaaaa, je laisserai pas Hiiro se marier ! Il m'a fait un truc pareil… il a cru pouvoir cacher sa vraie nature en se faisant appeler Ragaanman, mais moi, je me laisse pas avoir ! Je lui ferai assumer ses responsabilités !

— On se bat, Sereiya-kun ! Le mariage d'Hiiro et Maam, on l'empêchera absolument ! Et puis, Ragaanman, c'est pas Hiiro ! Onii-chan, c'est… ah…

— B-baka, Espe ! Ça c'est…

— … He ? C'est quoi, cette histoire ?

Je me suis batt… ba… ta… ka… un.

Et puis…

— Allez, Sadisu, laisse Espe te tenir un peu dans ses bras♪

— Uu… bon, c'est spécial ! Mais dix secondes seulement ! Même grande sœur Espe, c'est pas pour toujours !

C'est à ce moment-là que j'ai enfin compris qu'onii-chan n'avait pas menti.

— Cet enfant, c'est notre nouvelle famille à moi, Hiiro et Sadisu… Earth.

— Ah… aa… Earth… ce nom…

— Uu… oui, dix secondes sont passées. C'est fini. Le temps de tenir le petit maître dans les bras est terminé. La seule qui peut tenir le petit maître pour toujours, c'est Sadisu.

C'était vrai. Tout ce qu'onii-chan avait dit.

Du coup, vraiment, nous pourrons nous revoir une fois de plus.

— Sereiya-kun ! Il est né ! Onii-chan est né ! Son nom, c'est Earth ! C'est onii-chan ! Vraiment, c'est onii-chan !

— Vraiment !? Alors… vraiment… vraiment, on pourra… vraiment, on pourra revoir onii-san…

— Un ! Un !

— Yatta… yatta ! On pourra revoir onii-san !

— Un ! Yatta, yatta ! Yatta !

On s'est tenu les deux mains et on a sauté de joie en criant yatta.

En fait, que Sereiya-kun et moi, toutes les deux, on éclate de rire de tout notre cœur avec un vrai sourire, c'était la première fois à ce moment-là.

Autant on était heureuses.

Même en attendant, on savait pas si un tel avenir viendrait vraiment, mais on a su que cet avenir viendrait à coup sûr, et seulement là on a pu avoir de l'espoir.

Du coup, je peux plus m'investir.

Je me suis dit qu'on pouvait s'investir pour attendre.

— La réunion de l'armée unie aujourd'hui, c'est pour l'affaire de la famille Bokumeitsu. L'autre jour, on a réussi à arrêter leur chef, Inai, dans notre empire, donc l'organisation s'affaiblit. Par contre, il faut pas baisser la garde sur les restes et les autres cadres disparus.

— C'est ça. Moi et Solda… ah non… euh~ Sa Majesté a arrêté Inai assez facilement, mais s'il y avait d'autres cadres de la faction dure, ça aurait pris plus de temps.

— Cette histoire, je l'ai déjà entendue. Selon les infos que j'ai, les cadres de la faction dure, Detekonnu, Debanasshii, Yarareeta, des chasseurs de yakuza assez connus dans le monde souterrain pour être des « hommes à tout faire », sont entrés sur le territoire du Japon avec leurs sbires, mais on a plus de nouvelles… c'est inquiétant, non ? Et Hiiro. L'appeler « Solda » ou « Sa Majesté », c'est pas un peu bizarre ?

J'ai fait mon possible en surface. Mais Sereiya-kun aussi, bien que moins que moi, a fait son possible.

Parce qu'on a exterminé les cadres de la faction dure de la famille Bokumeitsu qui essayaient de capturer les elfes.

Par contre, si ça se sait, le village des elfes sera découvert, alors faut garder le secret.

Voilà, y a eu plein de trucs…

Une fille super mignonne est née entre le chef du village et Itee-san…

L'histoire de Raru-san…

Celle de Noja… un… c'est… un…

Sereiya-kun a arrêté d'être chasseur et a ouvert une boutique d'outils…

Moi aussi, au bon moment, j'ai coupé les ponts avec ma terre natale…

Et encore d'autres trucs, moi et Sereiya-kun…

« Nous… on a assez attendu, non ?… On a fait des efforts, non ?… Sereiya-kun »

« Un. C'est bientôt… non ?… C'est bientôt… »

En repensant à tout ça, des larmes me montaient aux yeux, mais en même temps un sourire apparaissait, et en même temps la nervosité montait, moi comme Sereiya-kun on n'était pas tranquilles.

Nous, depuis qu'on a raccompagné « Earth Ragan-kun », on attend tout excités, sans pouvoir tenir en place.

Le moment où Earth Ragan-kun deviendra notre onii-chan et reviendra… tout le temps… tout le temps…

« Ah ! »

« !? »

À ce moment-là, un peu plus loin, quelque chose a brillé.

Caché par les arbres de la forêt, on ne peut pas voir.

Mais je sais.

Quelqu'un est apparu là-bas.

Et la personne qui est apparue là-bas court vers nous à une vitesse incroyable.

Mais tu sais, même s'il court à toute vitesse, je pardonnerai pas.

Combien… combien on a attendu, Sereiya-kun et moi… vraiment vraiment… tu crois qu'on a attendu combien !

« Espe ! »

« Un ! »

Même s'il court à toute vitesse, je pardonnerai pas !

Même s'il s'excuse, je pardonnerai pas !

Même s'il me serre dans ses bras, je pardonnerai pas !

Même s'il me caresse la tête, je pardonnerai pas !

Absolument, absolument, je pardonnerai pas !

Quoi qu'il arrive, je ne pardonnerai plus jamais, jamais !

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