Aller au contenu principal

Becoming the Villain's Husband and Supporting the Family

Chapitre 82

Becoming the Villain's Husband and Supporting the FamilyBecoming the Villain's Husband and Supporting the Family
Chapitre 82

Chapitre 82

Chapitre 82/8794%~10 min de lecture1 908 mots

Bien que Mu Qing fût de la classe Ciel, il y faisait figure d'exception : tandis que les autres élèves passaient leur temps à étudier, lui ne s'occupait que de fréquenter le monde.

Ces fréquentations n'avaient d'ailleurs rien d'un calcul : Mu Qing aimait simplement se faire des amis.

Aussi, plutôt que quelqu'un comme Jia Zhen, qui nouait des relations pour s'assurer un avenir, Shen Lian préférait-il la compagnie d'un esprit franc comme Mu Qing.

Sur ces mots, Mu Qing détacha son regard dédaigneux de Chai Yuanwei et se tourna vers Shen Lian.

« Sur qui veux-tu donc te renseigner, frère Shen ? » demanda-t-il, curieux.

Dans l'esprit de Mu Qing, depuis son entrée à l'Académie, Shen Lian ne faisait qu'étudier. Et voilà qu'il voulait enquêter sur quelqu'un. Se pouvait-il que quelqu'un l'ait offensé ? Ou que Shen Lian, victime de mauvais traitements, cherche à se venger ?

Mu Qing estimait être, de toute façon, le premier ami que Shen Lian s'était fait ici. Puisqu'ils étaient amis, Shen Lian passait naturellement sous sa protection.

Or quelqu'un avait malmené Shen Lian à son insu, quelqu'un qui faisait complètement fi de sa réputation.

Puisqu'on ne lui accordait aucun égard, Mu Qing était bien décidé à en découdre.

L'esprit en ébullition, Mu Qing se tourna vers Shen Lian et s'exclama avec excitation :

« Frère Shen, dis-moi ! Qui que tu veuilles sonder, je t'aiderai à tout découvrir. Est-ce quelqu'un de notre classe ? Ou d'une autre ? »

Devant son indignation vertueuse et son impatience à en découdre, Shen Lian comprit qu'il y avait malentendu.

Il repassa pourtant ses paroles en revue : rien n'y prêtait à confusion. Il jugea donc que son impression devait être érronée.

Shen Lian secoua légèrement la tête pour chasser cette pensée singulière, puis le regarda :

« Cete personne est d'une autre classe. Pour être précis, il doit s'agir de la classe Xuan. »

À peine eut-il dit cela que Mu Qing tourna les yeu vers le coin où mangeait la classe Xuan, non loin. Son regard balaya les convives, et il souffla à S hen Lian :

« Frère Shen, duquel d'entre eu parles-tu ? »

Shen Lian trouva cete prudence assez amusante, mais il suivit son regard et renconra celui de Kui Lin.

Depuis que le précepteur l'avait surpris et condamné au nettoyage, Kui Lin couvait sa rancune. Mais ce qui l'enrageait le plus, c'était que Lin Xiaojiu ait déniché un joli garçon comme Shen Lian.

Kui Lin s'en voulait terriblement et il se faisait un devoir d'arracher Lin Xiaojiu à cete situation.

Ces derniers jours, il ne cessait d'y songer ! Il aiderait à coup sûr Lin Xiaojiu, ce ge'er si bon et si capable, à se défaire de Shen Lian, ce joli garçon.

À présent, en voyant Shen Lian lever les yeux sur lui, Kui Lin plissa les siens et fit un geste de défi.

Toute cette manœuvre n'était pas passée inaperçue. Ceux qui l'entouraient l'avaient remarquée, et Mu Qing, assis près de Shen Lian, l'avait vue aussi.

Mu Qing resta un instant interdit, puis une idée lui vint :

« Frère Shen, est-ce donc lui que tu veux sonder ? »

« Oui, Kui Lin, de la classe Xuan. »

À vrai dire, Shen Lian aurait pu enquêter lui-même sur Kui Lin, mais cela lui aurait pris davantage de temps. Comme il n'avait pas d'énergie à consacrer à autre chose pour l'instant, confier l'affaire à Mu Qing était le plus raisonnable.

En entendant cela, Mu Qing serra les poings. Ce Kui Lin avait une tête de mauvais sujet, et il ne laisserait jamais son frère subir le moindre affront. Il déclara donc :

« Ne t'en fais pas ! Je vais éplucher le pedigree de ce type de fond en comble ! »

« Bien, merci pour ta peine. »

Shen Lian contempla Mu Qing, tout feu tout flamme. Il ne savait pas ce que Mu Qing avait imaginé, mais il lui prodigua quelques encouragements opportuns.

Les paroles de Shen Lian rendirent plus éclatante encore la résolution de Mu Qing de le protéger. En le voyant ainsi, Shen Lian fut pleinement satisfait.

Dès qu'il fut rentré, Lin Xiaojiu se remit au travail. Il s'entendit d'abord avec Jin Tao sur quelques points, puis il lui fallut préparer le déjeuner de Shen Lian et des autres.

Quand il eut terminé et put enfin souffler, l'après-midi était déjà bien avancé.

Assis sur sa chaise, Lin Xiaojiu regardait le ciel, qui s'obscurcissait de plus en plus tôt. Quand le froid viendrait, se disait-il, il faudrait convaincre Shen Lian de prendre une voiture.

Au moment même où il cherchait comment s'y prendre, Lü Su, qui avait déjà bouclé les comptes du matin, s'approcha en catimini.

Quand Lin Xiaojiu s'en aperçut, il sursauta et le dévisagea, un peu agacé :

« Tu t'es installé là sans un bruit. Qu'est-ce que tu fabriques ? »

Lü Su prit conscience que son comportement était un peu déplacé. Il hésita, sortit de son sein un petit paquet de papier huilé, l'ouvrit, et tendit le biscuit aux noix qu'il contenait à Lin Xiaojiu pour se faire bien voir :

« Petit patron, c'est délicieux, goûtez-en ! »

Lin Xiaojiu trouva le comportement de Lü Su étrange, très étrange.

Il connaissait la gloutonnerie de Lü Su : à chaque repas, à la moindre nourriture savoureuse, il en engloutissait de grandes quantités.

Or, ces biscuits aux noix étaient son péché mignon : chaque jour, à heure fixe, il en apportait une petite part et les avalait pendant son temps libre.

Si quelqu'un lui en demandait, Lü Su défendait sa pitance en avare, pour lâcher tout au plus une miette.

Que Lü Su sacrifie son péché mignon, et une part aussi grosse, Lin Xiaojiu ne voyait que deux explications : ou son comptable avait besoin de lui, ou il clochait quelque chose.

Aussi le regarda-t-il avec méfiance et secoua-t-il la tête :

« Non, je n'en mangerai pas. »

À ces mots, Lü Su se sentit à la fois soulagé et un peu penaud. Il retira bien vite la main qui tenait le biscuit.

Lin Xiaojiu suivit sa petite manœuvre et l'image d'un écureuil gardant sa réserve lui traversa l'esprit.

Lorsque l'écureuil se sent en danger, il n'oublie jamais de saisir ses pignons et de grimper se réfugier en haut d'un arbre.

Malgré l'absurdité de l'image, Lin Xiaojiu restait curieux de savoir pourquoi Lü Su tenait soudain à le régaler. Il se tourna vers lui, étonné :

« Pourquoi cette envie soudaine de m'offrir à manger ? Tu as quelque chose à me demander ? »

Lü Su n'avait pas l'esprit tortueux. À la question de Lin Xiaojiu, il hocha aussitôt la tête, les yeux brillants :

« Petit patron, comme vous êtes perspicace ! Vous avez compris que j'avais un service à vous demander avant même que j'ouvre la bouche. »

Lin Xiaojiu contempla son air surpris et ravi. Il ne savait vraiment pas comment lui dire qu'à voir son manège, n'importe qui l'aurait deviné, tant c'était facile !

« Alors, de quoi s'agit-il ? »

Voyant Lin Xiaojiu l'interroger une seconde fois, Lü Su se troubla. Il leva les yeux vers lui, bredouilla longuement, puis finit par lâcher :

« Je voulais juste demander s'il y avait autre chose à faire à la boutique. Je voudrais faire plus de travail et gagner davantage. »

Quand Jin Tao et Jin Zhu avaient raconté que Lin Xiaojiu avait demandé à Jin Tao d'apprendre la cuisine, Lü Su n'y avait guère prêté attention. Mais lorsqu'il avait entendu dire qu'elle serait mieux payée, il avait commencé à s'agiter.

Lü Su trouvait que son travail de comptable n'avait rien de fatigant : il l'achevait chaque jour très vite, et il lui restait de longues plages libres.

Ce temps restant, il pouvait parfaitement l'employer à autre chose. Dès lors, pourquoi Lin Xiaojiu ne l'augmenterait-il pas, lui aussi ?

Lü Su avait longuement mûri l'affaire. Plus il y songeait, plus elle lui semblait réalisable. Après une après-midi entière d'hésitation, il s'était enfin décidé à aborder Lin Xiaojiu pendant son repos.

Après l'avoir écouté, Lin Xiaojiu resta complètement interdit. Il se tourna vers Lü Su, le visage marqué par l'incrédulité :

« Le salaire que je te donne ne te suffit donc pas ? »

À cette question, Lü Su secoua la tête par réflexe, puis répondit :

« Il me suffit. »

Ce qu'il touchait ici valait ce qu'il gagnerait ailleurs.

Mais en plus, la boutique lui fournissait deux repas : il mangeait bien, buvait bien, et avait même pris du ventre. Un traitement dont les grands restaurants eux-mêmes ne pouvaient se vanter.

Plus il entendait cela, plus Lin Xiaojiu était perplexe. Si l'argent suffisait, pourquoi une telle demande ?

Il regarda Lü Su, qui fronçait lui aussi les sourcils, et sonda prudemment :

« Ta famille aurait-elle besoin d'argent en ce moment ? »

Lü Su secoua la tête :

« Non. Depuis que j'ai trouvé du travail, la vie de ma famille s'est nettement améliorée ; ils prennent même tous du poids. »

« Pourquoi vouloir travailler davantage, alors ? » demanda Lin Xiaojiu, encore plus perdu.

Lü Su se tourna vers lui, le regard vague, et dit :

« C'est que je me dis : plus de travail, plus d'argent. J'ai réfléchi : si j'employais mon temps libre à chercher un autre gagne-pain, cela ne serait pas aussi rentable que de travailler ici, pour vous. »

En l'écoutant, Lin Xiaojiu resta un moment sans voix.

Juste ciel ! Quelles sombres intentions pouvaient donc animer son comptable ? Il cherchait seulement, pendant ses heures libres, un petit travail d'appoint pour gagner plus.

Même s'il trouvait louable cette envie d'argent et se disait qu'il aurait dû l'encourager, Lin Xiaojiu choisit de dire la vérité :

« Nous avons assez de personnel en ce moment, et je n'ai rien à te confier de plus. Une augmentation n'est donc pas possible pour l'instant. »

En entendant cela, la lueur dans les yeux de Lü Su s'éteignit nettement.

Devant son air déconfit, Lin Xiaojiu estima qu'en tant que patron, il se devait d'encourager son employé.

Il tendit la main et lui tapa sur l'épaule. Quand Lü Su releva la tête, il lui dit :

« Ne te laisse pas abattre. J'ai beaucoup de choses à venir qui réclameront ton aide. Quand tu seras débordé, je t'augmenterai, à coup sûr. »

« Vraiment ? » Les yeux de Lü Su s'illuminèrent, braqués sur Lin Xiaojiu.

Lin Xiaojiu hocha la tête, sérieux :

« Évidemment. Ce sont des choses sur lesquelles je ne mens pas. »

Fort de cette assurance, et certain d'une future augmentation, Lü Su perdit son air abatu. Il retrouva instantanément toute son énergie, comme si une vigueur nouvelle l'avait régénéré, et retourna à son travail avec zèle.

En le voyant retrouver son entrain, Lin Xiaojiu se caressa le menton, satisfait : il avait désormais, pensait-il, l'étoffe de son ancien patron, jusqu'à connaître l'art de faire de belles promesses en l'air.

À l'Académie, la tâche principale des élèves était l'étude, mais elle n'était pas leur seule occupation scolaire. De loin en loin, il leur fallait prendre part à des activités hors classe, pour se dégourdir les muscles et soigner leur condition physique.

Cet après-midi-là, la classe de Shen Lian avait une séance d'éducation physique au programme. Par une coïncidence, ils y croisèrent des gens de la classe Xuan.

Traduit par Portail Découverte — soutenez leur travail en les suivant.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.