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Beauty and the Beasts

Chapitre 677

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Chapitre 677

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Chapitre 677/84580%~4 min de lecture719 mots

Bai Qingqing poussa un soupir et mordit vite fait dans sa nourriture tout en cousant sérieusement.

Sans s'en rendre compte, Bai Qingqing mangea plus que d'habitude, bouchée après bouchée. Quand elle reprit ses esprits, elle était déjà rassasiée.

« Tu en veux encore ? » demanda Winston. Ce peu de nourriture n'aurait pas comblé les espaces entre ses dents. Il trouvait ça trop peu.

Il savait que les femelles avaient un petit appétit et que celui de Bai Qingqing était encore plus petit que la normale. Pourtant, il trouvait encore que ce n'était pas assez. D'ailleurs, une grande partie de la viande qu'il avait préparée avait été mangée par les petits léopards.

Bai Qingqing était si pleine qu'il lui était difficile de rester assise. Elle secoua la tête. « Non, je suis rassasiée. »

À ces mots, Winston paniqua. Il dit vite : « Tu as dit que les fruits aidaient à la digestion. Je vais aller en chercher tout de suite. »

Après avoir dit ça, Winston prit le bol et se leva.

« Souffle, pas la peine de te compliquer la vie. » Avant que Bai Qingqing n'ait dit quoi que ce soit, Winston, toujours prompt à l'action, avait déjà sauté hors du trou d'arbre.

Bai Qingqing fit claquer sa langue. C'était vrai qu'elle n'avait pas mangé de fruits depuis longtemps. Ce ne serait pas mal d'en goûter.

Le village était maintenant fortement gardé, mais Winston ne se sentait toujours pas en sécurité à l'idée de la laisser seule à la maison. Après tout, un grand nombre de bêtes volantes rodent dans le village. Il chercha spécialement un homme-bête aigle pour monter la garde dehors avant de se transformer en forme animale et de partir.

Bai Qingqing cousait sérieusement à la maison. Avec les petits léopards pour lui tenir compagnie, elle ne se sentait pas seule du tout.

Elle se sentit joueuse et, après avoir fait les petits gilets, elle déploya beaucoup d'efforts pour coudre quatre tubes étroits en guise de manches et de jambes de pantalon. Elle fit même une housse pour la queue.

« Bon, le premier est fini. Qui veut venir l'essayer ? »

Bai Qingqing poussa un gros souffle et s'étira. À cet instant, ses os raides craquèrent.

« Houhou ! » Les petits léopards se battirent entre eux, et l'Aîné l'emporta.

Bai Qingqing lui fit signe. « Viens ici. Tiens-toi là et bouge pas. »

« Miaou— » L'Aîné répondit docilement et s'approcha de sa maman, se tenant à ses côtés. Il était aussi docile que lorsqu'il venait de naître.

La réaction de l'Aîné fit naître un léger remords chez Bai Qingqing, mais son côté joueux l'emporta. Elle lui enfilait les vêtements facétieux.

L'Aîné n'avait toujours aucune idée de à quel point sa maman était facétieuse. Il leva la patte comme on le lui disait, coopérant pour enfiler les habits de tigre.

Il se tourna ensuite et regarda ses frères avec fierté, s'étirant pour exhiber ses vêtements.

À part sa tête, tout le corps de l'Aîné était couvert de rayures de tigre, queue comprise. Il faisait une taille de plus mais n'avait pas l'air fort. On aurait dit du gras.

On aurait dit un ourson en fourrure de tigre.

Sa tête, seule partie découverte, semblait mal nourrie.

L'expression du Second et du Troisième était un peu bête et ils n'osaient même pas reconnaître leur camarade. Ils entouraient l'Aîné et firent un tour complet.

« Miaou ? » La voix du Troisième sonnait dubitative, et il alla renifler l'Aîné. Il semblait douter que ce soit son frère à l'intérieur.

« Pouf ! » Bai Qingqing essaya d'étouffer son rire mais ne put s'empêcher de laisser échapper un son. Elle se couvrit vite la bouche de la main, l'épaule tremblante.

L'Aîné se trouvait très bien. Son air confiant contaminait le Troisième et le Second. Ils se mirent alors à se sentir béats bêtement et coururent vite vers Bai Qingqing pour en réclamer un.

« Hem hem ! » Bai Qingqing se racla la gorge et adopta une mine solennelle. Elle dit : « Second, Troisième, soyez pas pressés. Maman va faire les vôtres maintenant. »

« Houhou— »

Les deux petits hochèrent la tête docilement.

Après en avoir fait un, Bai Qingqing finit vite les deux autres habits de tigre et les leur mit.

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