Les trois lionceaux léopards étaient enchevêtrés dans un désordre indescriptible alors qu'ils se battaient.
Parker souleva le corps raide du renard à queue bleue et dit : « L'odeur d'un renard à queue bleue peut rester sur un autre animal pendant longtemps, mais elle ne sert à rien pour la fourrure. Heureusement, Troisième n'a pas détruit la proie avec sa morsure, et le sang n'a pas taché la peau. Je t'en ferai des vêtements avec ça. »
Cette peau de bête provenant de la proie capturée par son enfant, Bai Qingqing l'apprécia naturellement beaucoup. Elle hocha la tête vivement.
Pendant que Parker dépecait l'animal, Winston s'enfonça dans la forêt et cueillit quelques feuilles d'arbre pourries. Voyant que le soir tombait, il attrapa une proie sur le chemin.
Une fois que les adultes eurent fini de tanner la peau de bête et de préparer le dîner, les trois lionceaux léopards se transformèrent en armes nucléaires mobiles.
Avant que leurs petits corps dodus ne viennent en courant vers eux, les trois adultes tournèrent la tête d'un même mouvement.
« Rooar ~ » L'heure de manger de la viande !
Les lionceaux léopards rugirent d'excitation.
Parker lança la proie qu'ils avaient attrapée vers eux et hurla. « Vous trois, interdiction d'aller au deuxième étage ! Tous, montez tout de suite au dernier étage ! »
« Hou ! »
Avec la certitude d'avoir à manger, rien ne pouvait plus blesser les lionceaux. Dévorant chacun la proie qu'ils avaient attrapée, ils se sentirent immensément satisfaits.
Une fois qu'ils eurent mangé à satiété, le ciel s'était considérablement assombri.
Bai Qingqing saisit l'occasion pour prendre une douche rapide avant que la nuit ne tombe complètement. Sans se soucier de savoir s'il faisait chaud ou non, elle s'enveloppa fermement dans une peau de bête.
« C'est mon tour aujourd'hui. » Après s'être lavé les pattes et une certaine partie de son corps au point d'eau, Parker prononça cette phrase dès qu'il entra dans le trou d'arbre.
Curtis s'allongea consciemment au troisième étage.
Bai Qingqing ne montra que sa tête depuis l'intérieur. « Pas question ! Je veux me reposer. »
Tout le village avait entendu ses gémissements. Clairement, ce trou d'arbre avait une isolation phonique déplorable.
Pas question. Si cela continuait, elle en viendrait presque à souhaiter que ses règles arrivent plus vite.
D'ailleurs, pourquoi ses règles n'étaient-elles pas encore là ?
Après s'être accouplée avec Curtis, elle avait commencé à compter le nombre de jours en gravant des traits sur un bloc de bois.
En comptant les gravures sur le bloc de bois, dix-huit jours s'étaient écoulés depuis. (Bien sûr, ayant fait l'amour continuellement ces derniers jours, Bai Qingqing ne pouvait plus vraiment le supporter.)
En un clin d'œil, près de deux mois s'étaient écoulés depuis qu'elle avait cessé d'allaiter. Il était grand temps qu'elle ait ses règles !
Est-ce que son corps avait été affecté négativement par la mise bas des lionceaux ? Elle n'en avait pas l'impression.
En entendant cela, le visage de Parker s'assombrit. Néanmoins, il demanda avec inquiétude : « Tu es très fatiguée ? Va te reposer, alors. »
Bai Qingqing poussa un soupir de soulagement et desserra la peau de bête autour d'elle. Elle dit : « Tu sais que je me fatigue, toi ? Les autres ne sont pas comme ça. Vous seuls me harcelez même quand ce n'est pas pour mettre au monde vos petits. »
Parker répondit sans avoir à réfléchir : « C'est parce que je t'aime. Chaque fois qu'on s'accouple, je me sens le plus proche de toi. »
Bai Qingqing sentit soudain quelque chose remuer dans son cœur. Bien qu'elle ait toujours su que les sentiments de Parker envers elle étaient sincères, elle éprouva tout de même un grand bonheur à entendre de tels mots sortir de sa bouche.
« Bon, dépêche-toi de dormir. » En parlant, Bai Qingqing se leva et marcha vers l'entrée. « Winston est-il déjà monté ? »
Winston avait préparé un nouveau nid d'herbe sous l'arbre et s'apprêtait à dormir. Entendant Bai Qingqing prononcer son nom, il leva la tête vers le trou d'arbre.
Leurs regards se croisèrent par hasard.
« Monte vite », dit Bai Qingqing en lui faisant signe de la main.
Winston jeta un coup d'œil à Parker, qui se tenait à côté d'elle. S'en rendant compte, Bai Qingqing se tourna aussi vers Parker.
« C'est arrivé il y a si longtemps. Laisse-le monter », dit Bai Qingqing en tirant la main de Parker.
Sous le regard nerveux de Winston, Parker fit demi-tour et quitta l'entrée du trou d'arbre.
« Je n'ai pas d'avis. Demande à Curtis. »
Bai Qingqing leva vite les yeux et dit : « Curtis, je laisse entrer Winston, d'accord ! »
Curtis ne répondit pas.
Bai Qingqing s'accroupit alors à l'entrée et fit signe à Winston. Avec un sourire, elle l'appela doucement. « Monte vite. »
Winston roula son matelas d'herbe et l'emporta, avant de grimper à l'arbre.