Traducteur : Atlas Studios Éditeur : Atlas Studios
« Aaah ! » Jean hurla et fit un pas en arrière, tombant au sol.
L'eau de mer s'engouffra, trempant les beaux vêtements de la femelle.
« Peux-tu m'emmener dehors ? » Jean ne semblait pas nerveuse.
La réaction de la femelle fit hausser les sourcils à Curtis. Il était tombé sur ce groupe de tritons par hasard et s'était approché pour regarder parce qu'il s'ennuyait. Il n'avait pas prévu que la femelle de la tribu des tritons soit si belle et il ne put s'empêcher de vouloir l'emporter.
Cependant, il n'avait pas prévu que non seulement la femelle des tritons n'avait pas peur de lui, mais qu'elle prit même l'initiative de lui parler.
Cela devait être parce que les mâles des tritons ne lui avaient pas dit à quel point les hommes-bêtes serpents étaient terrifiants.
« Bien sûr, » parla Curtis, crachant une chaîne de bulles. Sa voix sonnait très étouffée en entrant dans l'eau.
Les serpents ne pouvaient pas respirer sous l'eau, mais après avoir obtenu quatre rayures animales, ils seraient capables de stocker une quantité considérable d'oxygène dans la poche d'air de leur corps. Ce ne serait pas un problème pour lui de rester dans l'eau sans respirer pendant dix jours à une demi-lune.
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Cependant, l'air dans sa poitrine était limité, et une fois qu'il le laissait sortir, il était parti. Il ne pouvait pas trop parler.
Après avoir dit cela, Curtis n'avait pas l'intention de dire quoi que ce soit de plus. Il souleva la femelle hors de l'eau.
Jean était aux anges en se dirigeant vers Curtis. Quand elle entra en contact avec une température corporelle froide comme celle des tritons, la joie sur son visage s'estompa un peu.
Il ne semblait pas y avoir de différence avec les tritons. Était-ce aussi une race qui vivait dans l'eau ? Cela n'avait pas d'importance. Elle prendrait une décision plus loin une fois sur la terre ferme.
En chemin, Jean fut grandement surprise par la puissance de l'homme-bête serpent. Même s'il y avait tant de gardes tritons, aucun n'avait réussi à détecter leur trace.
Curtis se déplaça le long des courants et nagea hors de l'encerclement.
Sa vitesse était également très grande. Juste au moment où Jean ne pouvait plus retenir sa respiration, ils atteignirent la surface de l'eau.
Les rayons de lumière du monde extérieur étaient bien plus éclatants que ceux du fond de la mer. Jean plissa les yeux dès qu'elle émergea à la surface. Cependant, cela n'affecta pas son excitation.
« Je l'ai respiré ! L'air est chaud ! »
Jean ferma les yeux, parlant avec une pointe d'autoritarisme dans la voix : « Emmène-moi vite au rivage ! Je veux voir la terre ! »
Curtis l'évalua un moment avant de nager vers le rivage sans dire un mot.
Les yeux de Jean s'habituèrent progressivement aux rayons de lumière, et elle put maintenant à peine les entrouvrir un peu, sa main bloquant la lumière au-dessus de ses yeux.
Quand ils approchèrent du rivage, elle sentit que l'eau de mer était devenue chaude. Cela la surprit beaucoup. « C'est si chaud… »
Cela continua jusqu'à ce que ses pieds posent sur le sable brûlant et rugueux.
« Aaah ! » Jean poussa un cri et hurla furieusement. « Qu'est-ce qui te prend ? Il fait si chaud, mais tu m'as fait marcher dessus. »
Curtis ne répondit pas, se contentant de jeter un regard tranquille à la femelle triton. Il regarda ensuite vers la mer bleue vaste et sans fin, disant d'une voix douce : « Je te raccompagnerai. »
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Cette voix sonnait encore plus claire que dans la mer. Cependant, elle permit aussi à Jean de ressentir très clairement la glace et l'absence de cœur dans sa voix.
La raison de Jean lui revint rapidement tandis qu'elle regardait le monde verdoyant et luxuriant de la terre. Elle s'agrippa doucement au bras de l'homme-bête serpent, parlant d'une voix sanglotante.
« Vas-tu m'abandonner ? Je n'ai pas fait exprès. Le sable était trop brûlant et je t'ai agressée parce que j'ai eu peur. Je ne le referai plus à l'avenir. »
Curtis tourna la tête pour la regarder, ses yeux ressemblant à des pierres d'ambre émettant une lueur dubitative.
Il aimait l'apparence de la femelle triton. Sinon, il ne l'aurait pas fait sortir. Cependant, il ne pouvait pas vraiment accepter son caractère, surtout quand elle avait été trop bruyante tout à l'heure.
Il n'était pas disposé à vivre au milieu d'un tumulte à l'avenir.
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Le Curtis actuel n'aurait pas imaginé que dix ans plus tard, il vivrait dans un endroit bien plus bruyant que cette femelle et qu'il ne pourrait même pas sortir librement.
Cependant, c'était là que se trouvait son cœur. Tant qu'il pouvait veiller sur sa bien-aimée et rester à ses côtés, peu importait à quel point l'environnement était horrible.
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Jean se blottit doucement contre lui, devenant très silencieuse. Curtis hésita également.