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Beauty and the Beasts

Chapitre 1470

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Chapitre 1470

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Si elle continuait à faire la résignée, elle finirait vraiment par ne plus pouvoir riposter.

garda les yeux rivés sur les deux hommes qui s’approchaient, reculant pas à pas tout en calculant mentalement le terrain.

Non loin de la maisonnette se trouvait un petit étang large de dix mètres pour une soixantaine de longueur. L’eau cédait la place à une pente abrupte. Avec un peu de vitesse, elle pourrait se faufiler au bas de celle-ci et mettre un boulet entre elle et les balles.

Mais franchir cette distance exigeait qu’elle active brièvement les facultés de . Et il était certain qu’ils contourneraient l’étang pour la coincer. Elle gagnerait un délai de récupération avant qu’ils ne la rattrapent. Seulement ainsi saurait-elle s’en sortir.

« C’est quoi ces lenteurs ? Dépêchez-vous de la ligoter ! » grommela Frère Léopard en s’engageant le premier dans la maison.

Les deux hommes passèrent aussitôt à l’action, leurs mains puissantes claquant vers le visage de .

Elle pivota sur ses talons et prit ses jambes à son cou. En arrivant à hauteur de l’étang, elle lança son corps en l’air.

Croyant qu’elle cherchait à se noyer, ils se précipitèrent pour la saisir quand, par pur miracle, la jeune femme bondit avec une agilité féline jusqu’à l’autre rive, à plus de dix mètres.

jeta un coup d’œil en arrière, mesura leur stupéfaction, puis dégringola vers la pente sans perdre une seconde.

Au final…

« Aïe ! » hurla-t-elle brutalement. Puis sa voix vacilla, rétrécit et s’éloigna dans la végétation.

Son organisme ne tenait pas le choc des mâles. Solliciter cette force brute l’avait menée à épuisement. Un vertige brutal, provoqué par ce relèvement trop hâtif, la déséquilibre et la fit rouler ventre à terre.

La déclivité était forte, parsemée de brindilles mortes et de feuilles mortes. Elle effectua une roulade de plusieurs centaines de mètres avant de rencontrer l’obstacle d’un buisson et de stopper net.

À l’ouïe du brouhaha, Frère Léopard déboula hors de la maison. Ne repérant aucune trace de et constatant que ses deux hommes restaient figés sur la rive, sous le choc, il tonna : « Où est-elle ? Pourquoi vous traînez pas à sa poursuite ?! »

« Oh… Oui, Frère Léopard ! »

Les deux hommes firent le tour de l’étang en courant, tandis que Frère Léopard hélait ses compagnons pour l’encercler.

Restée vautrée sur le sol, elle mit quelques secondes à reprendre ses esprits. Ses yeux se focalisèrent enfin sur le groupe d’hommes filant vers elle.

Étouffant ses douleurs, elle se redressa tant bien que mal et reprit sa descente.

« Arrête-toi ! On verra plus tard comment je m’en charge ! » Les rugissements furieux de Frère Léopard éclatèrent à nouveau derrière elle.

dut retenir un rire nerveux. Plus il parlait comme ça, plus elle osait pas s’arrêter, même si elle avait prévu de se rendre !

Frère Léopard ne s’inquiétait guère non plus. Comment des adultes sérieux pouvaient-ils louper une simple demoiselle ?

Hélas, ce fut le revers de la médaille dès le début. Malgré son apparence frêle, la fille s’avéra aussi agile qu’un animal sauvage, dressée à évoluer dans les bois.

L’un de ceux qui l’avaient vue franchir l’eau ne put s’empêcher de lancer : « Frère Léopard, y’a un truc bizarre chez cette fille. »

Pour parvenir à bondir si loin, elle venait peut-être d’un démon ou d’une bête pareille.

Sous l’effort intense, une plaie ouverte à son bras laissait suinter le sang. La douleur charnelle venait nourrir sa colère, et il dégaina son revolver pour braquer sur .

Kraou ! Kraou ! Kraou ! Trois détonations fendirent la forêt, faisant s’envoler un vol entier d’oiseaux.

Par chance, les projectiles furent interceptés par les arbres.

Mais refusa de jouer avec sa survie. Sa vie ne lui appartenait plus uniquement : elle était désormais liée à celle de ses compagnons. Ses parents et ses amis souffriraient terriblement si elle rendait l’âme.

Des détonations vibrèrent près de son oreille, telles des moustiques qui frôlaient sa peau. Incapable de prendre le risque, se figea auprès d’un chêne imposant.

« Assez ! J’arrête de courir ! » cria-t-elle à tue-tête.

Frère Léopard et ses hommes freinèrent brusquement. Sur le point de vibrer de satisfaction d’avoir réussi à terrifier la fille et à la forcer à céder, ils furent totalement dépaysés en la voyant lever le menton vers la voûte foliacée. D’un coup sec, elle s’enroula autour du tronc et grimpa en vitesse d’une agilité simiesque.

Frère Léopard : « … » En la voyant grimper, il saisit enfin ce que signifiait la remarque de son subordonné sur le caractère étrange de la fille.

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