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Beauty and the Beasts

Chapitre 1422

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Chapitre 1422

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Brady voyait clairement l’affection dans le regard de Curtis et adressa donc un clin d’œil équivoque à Bonnie. Puis il se tourna vers Curtis. « Je ne te retiens pas si tu ne le souhaites pas. Tu connais le chemin, n’est-ce pas ? C’est Petit Li qui va te raccompagner. Le reste du groupe prendra simplement le camion. »

« D’accord. » Curtis jeta un coup d’œil aux plantes environnantes avec une pointe de nostalgie dans les yeux. Puis il demanda : « Tu connais bien ce terrain ? Sais-tu si quelqu’un en est propriétaire ? »

Brady interrogea : « Qu’est-ce que tu comptes en faire ? C’est une zone protégée, tu n’as pas le droit d’abattre les arbres. À quoi d’autre peux-tu bien l’utiliser ici ? »

Curtis répondit simplement : « Créer un zoo. »

Brady éclata de rire. « Un zoo ici ? Ils iront déjà voir les animaux directement dans la forêt. Es-tu vraiment sûr que quelqu’un viendra visiter ton zoo ? Les habitants de la région sont tous très pauvres, je doute qu’ils soient très généreux. »

« Cela m’est égal », dit Curtis.

Brady réfléchit un instant avant de répondre : « La circulation est trop faible ici. Si tu tiens vraiment à installer un zoo, je te conseille plutôt cette terre vague juste à côté de la forêt. Je me souviens qu’on y organise souvent des appels d’offres pour récupérer ces terrains. L’endroit est plus excentré, le coût sera forcément plus bas. De plus, il devrait y avoir des subventions de l’État. Même si les sols sont rocailleux et peu propices à l’agriculture, cela n’aura aucune incidence sur un zoo. »

Après avoir parlé, Brady se contenta d’un haussement d’épaules. « J’avais aussi songé à ouvrir une maison de montagne pour les touristes. Ça m’aurait permis de venir m’y détendre souvent. Mais soyons clairs : je suis un étranger. Déjà obtenir un bail sur un tel terrain serait considéré comme une chance énorme. Oublie les aides ou les incitations. Vu que c’est une affaire déficitaire, j’ai laissé tomber. À toi de jouer. »

« Je vais vérifier ça. » Curtis hocha la tête en le remerciant, puis se retourna pour partir.

« Hum ? Où est-ce qu’il va ? » Bonnie vit Curtis s’éloigner et demanda à Brady sur un ton inquiet.

Brady répondit : « Abandonne. Il a déjà une petite-amie. »

« Et alors ? » riposta Bonnie après une courte pause, visiblement contrariée.

« On voit bien à quel point il tient à sa petite-amie. Si tu prévois d’abandonner tes études pour te lancer à ses trousses, vas-y, » dit Brady.

Bonnie répliqua sur un ton abattu : « Une fois mes études terminées, s’il venait à rompre avec elle, je reviendrai le chercher. »

« Quelle intelligente jeune fille. » Brady lui fit signe de la main et reprit : « Viens, on va pêcher à la rivière. Les poissons de montagne sont bien plus frais et savoureux. »

Pendant qu’ils parlaient, Curtis avait déjà regagné la route à toute allure.

Le terrain stérile mentionné par Brady se trouvait juste au bord de la route. Comme Curtis en avait parlé, le chauffeur dirigea la voiture vers cet endroit en cours de route.

Ce lopin de terre était plat, offrant une vue dégagée, parsemé de quelques mauvaises herbes clairsemées. Sa proximité immédiate de la route garantissait un accès facile.

Des cultures maraîchères s’étendaient au loin. La présence de rochers en surface rendait ce terrain impropre à l’agriculture, ce qui expliquait qu’on l’ait abandonné pendant tant d’années.

Curtis descendit de voiture pour examiner les lieux. Plus il observait, plus il était satisfait.

Surtout qu’au bout du terrain stérile, derrière la montagne, il apercevait une forêt primitive luxuriante. Elle insufflait une note de fraîcheur supplémentaire à ce paysage aride. Même séparés par une vallée, il distinguait encore les cris des bêtes venus de la forêt.

Ce canyon constituait une zone dangereuse pour les humains, mais ne poserait que peu de mal aux hommes-bêtes. Le franchir ne serait guère difficile.

L’endroit serait idéal s’il s’agissait d’y transplanter des arbres.

S’il fallait trouver un défaut, c’était son isolement relatif : la clientèle potentielle resterait un vrai casse-tête. Même avec un bon accès routier, résoudre ce problème serait compliqué.

Pourtant, Curtis s’en moquait totalement. L’important était qu’il ait un prétexte valable pour survivre.

Satisfait du résultat, Curtis remonta dans la voiture, de bonne humeur, et pria le chauffeur de rentrer au logis à toute allure.

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