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Beauty and the Beasts

Chapitre 1421

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Chapitre 1421

Chapitre 1421

Chapitre 1421/143699%~4 min de lecture688 mots

La jeune femme retint son souffle et ses yeux bleus s’écarquilèrent de surprise. L’appareil photo ne manqua aucun de ses changements. C’était une réaction impossible à feindre.

Curtis observa brièvement la comédienne sur demande de Brady, laissant la caméra tourner autour de lui. Apercevant dans sa vision périphérique le signal manuel de Brady, il se lança dans quelques bonds successifs avant de disparaître sans laisser transparaître la moindre émotion. Son comportement reflétait parfaitement son caractère : digne, glacé et distant, refusant impérieusement toute intrusion.

Pourtant, un imprévu survint. Curtis survola la tête de la vedette féminine en plein élan. La composition du plan en fut quelque peu troublée.

Surpris par son départ, Bonnie détourna la tête et continua de chercher des yeux la silhouette de l’« elfe ». Cette incursion rendait la transition quelque peu abrupte.

Mais une fois ces deux éléments surpris intégrés au montage, le résultat serait tout aussi saisissant. On y gagnerait même plus de vivacité et de naturel.

La jeune femme tomba enfin sur ce qu’elle guettait depuis le début et l’objectif s’y immobilisa.

Brady posa son appareil et, avant même d’avoir vérifié les rushes, lâcha un soupir comme s’il venait d’être délivré d’un lourd fardeau. « Coupe ! »

Seule alors Bonnie reprit ses esprits et souffla. Qui est donc cet homme ?

Je ne sais pas. Tu peux toujours aller lui demander toi-même, répondit Brady distraitement. Il rejoignit ensuite ses techniciens sur le côté et leur demanda : « Comment ça tourne de votre côté ? Montrez-moi. »

Les assistants lui présentèrent immédiatement les rushes. Brady hocha la tête. « Parfait. Trop parfait. Une fois cette publicité passée, cela va certainement sidérer un public habitué aux mêmes vieilles lunes. »

Curtis entendit leurs voix et s’avança depuis l’écart. Dès qu’elle l’aperçut, Bonnie fonça vers lui.

Jusque-là, la glacière qui émanait de lui l’avait tenue à distance. Ce n’est qu’à cet instant qu’elle mesura à quel point il était… renversant.

« Tu es tellement belle ! » s’exclama Bonnie, très émue.

Curtis eut un air profondément perplexe. Bonnie hésita un instant, puis marmonma en mandarin approximatif : « Toi… tu es vraiment très beau. »

Curtis acquiesça en signe d’acceptation face à cette louange, puis s’éloigna visiblement de meilleure humeur.

Bonnie resta interloquée. Il correspondait exactement à l’aura froide qu’il dégageait.

Brady souhaitait filmer davantage pour capturer les détails, mais il réalisa que cette série de plans suffisait à monter une vidéo parfaite et impeccable pour les deux modèles.

De surcroît, le brouillard s’était considérablement aminci. S’ils insistaient, ils perdraient cette ambiance féérique qui régnait jusque-là. Le tournage prit donc fin prématurément.

« Il n’est pas encore l’heure. Nous venons rarement en montagne, profitons-en comme d’une escapade et restons ici une demi-journée pour nous détendre », proposa Brady.

« Ça me plaît. J’ai vu une petite rivière sur le côté. On pourrait faire un barbecue là-bas », lança avec enthousiasme la maquilleuse.

Les hommes de l’équipe firent écho à cet enthousiasme et validèrent l’idée avec entrain. Si Bonnie ne comprenait pas leurs langues et s’était sentie marginale dès le début, elle jeta quand même un regard vers Curtis. Pour une fois, elle approuva également.

« Curtis, la minorité cède devant le groupe. Que tu le veuilles ou non, tu resteras nous accompagner. » Brady constata qu’il n’avait aucune envie de les suivre et sourit.

Curtis demanda : « Quelle heure est-il ? »

« Près de neuf heures. Pourquoi ? » répondit Brady.

Curtis noua ses cheveux en une queue-de-cheval et annonça : « Je dois porter de la nourriture à Neige. Je vous laisse filer. »

« Neige ? C’est ta copine ? » Brady afficha un air de commère, mais ajouta malgré tout : « Passe-lui juste un coup de fil pour la prévenir. Ce n’est qu’un repas. Elle ne va quand même pas se laisser mourir de faim, si ? »

« Elle ne mourra pas de faim, mais elle mangera des ordures. » En imaginant la mine de lorsqu’elle triait parmi les feuilles de légumes pourries, une pointe de chaleur apparut enfin sur son visage, jusqu’ici glacial.

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