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Beauty and the Beasts

Chapitre 1420

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Chapitre 1420

Chapitre 1420

Chapitre 1420/143699%~4 min de lecture692 mots

Les rameaux étaient très serrés, et le tronc principal était épais et robuste, capable de soutenir son corps sous sa forme animale.

En le fixant, Curtis ressentit une envie incontrôlable de s’y percher pour voir ce que cela donnait.

Il tira doucement sur une liane brune, puis bondit aisément sur une branche horizontale haute de deux mètres. Une fois parvenu à cette branche, il sauta encore, gagnant rapidement une grande altitude grâce à quelques bonds successifs, avant de se fondre dans la canopée.

Les hommes-bêtes serpents n’étaient pas réputés pour leurs prouesses en fait de sauts, mais cette petite hauteur restait largement à leur portée.

Brady resta bouche bée. Il le suivit des yeux un instant avant de lever la tête et d’interroger : « Kurt ? Où es-tu ? »

« Gla-gla gla Gla-gla gla ». Ce qui répondit à Brady fut le gazouillement de quelques petits oiseaux accrochés aux branches.

Cette scène ajoutait une touche de mystère et de suspense à l’atmosphère sous la canopée. C’est exactement ce qu’attendait Brady. Malgré quelques réticences, il se laissa inconsciemment envahir par l’ambiance, levant son appareil photo pour traquer Curtis du regard.

À l’entente de sa voix, Curtis redescendit aussitôt de l’arbre. S’accrochant d’une seule main à une liane, son corps glissa vers le bas tel un serpent rampant.

Ses longs cheveux d’un rouge éclatant flottaient au vent, déployés comme un lambeau de soie fastueuse. Ses yeux pourpres dénués de toute émotion affichaient un froid végétal. On aurait juré un vrai elfe.

Stupéfait, Brady baissa machinalement son appareil, leva les yeux et resta un instant hébété.

Curtis s’apprêtait à atterrir avec une série de mouvements parfaits. Pourtant, une branche se trouvant juste en contrebas, il négligea la fluidité esthétique pour s’y poser sans cérémonie, avant de rebondir jusqu’au sol.

Mais ce rebondissement apporta une nouvelle surprise. L’elfe des bois abandonna aussitôt son allure efféminée pour révéler toute sa force et sa puissance.

Brady pensait déjà pouvoir sortir de la mise en scène une fois Curtis au sol, mais ce renversement de situation le replongea dans une seconde stupeur.

« Brady ? » appela Curtis.

Brady sursauta, sortit brusquement de sa rêverie et dit : « Kurt, tu me plais de plus en plus en ce moment. »

Curtis lui lança un regard étrange, chargé de mépris. Il ne s’imaginait pas un seul instant qu’un mâle puisse l’apprécier.

Brady resta muet un instant, puis éclata de rire. « J’ai trouvé un véritable elfe pour incarner un elfe. Très bien, on filme avec ces mouvements. Tout le monde se prépare. Bonnie, viens ! »

Bonnie portait une robe blanche comme neige, d’une telle pâleur qu’elle rivalisait avec la pureté du tissu qui la vêtait. Ses cheveux dorés retombaient sur ses épaules. Elle incarnait le rôle d’une belle jeune fille ayant accidentellement pénétré dans la forêt.

Comme si elle avait perçu quelque chose, ses longs cils bouclés en forme de pinceaux se relevèrent, dévoilant une paire d’yeux bleu ciel semblable au firmament. Lorsque l’objectif se rapprocha pour réaliser un gros plan, la douceur, la beauté et la fraîcheur de la jeune femme se révélèrent pleinement.

Avec une telle héroïne, le héros masculin passerait assurément au second plan.

Elle courut pieds nus. La caméra la suivit, laissant planer la curiosité quant à ce qu’elle pouvait bien chercher. Un objet susceptible de provoquer une telle course chez une demoiselle aussi ravissante devait être merveilleux.

Dès qu’elle cessa sa course et leva les yeux autour d’elle, le thème central censé guider l’image finit par émerger.

Quelques bruits légers jaillirent des branches. La jeune femme leva le regard et ne vit qu’une ombre rouge lui frôler les yeux. L’image se figea alors qu’un beau jeune homme aux cheveux rouges faisait son apparition.

Son visage possédait une beauté ambivalente. Un peu plus de féminité l’aurait rendu délicat, un peu plus de masculinité l’aurait rendu brutal. Ses yeux d’un rouge sanguin retenaient l’attention encore plus fermement que les yeux bleu ciel de la jeune femme, interdisant tout détournement du regard.

Son regard était parfaitement pur, aussi clair que celui d’une bête sauvage, mais empreint d’un tel froid qu’il en glaçait le cœur.

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