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AUTOMATE MAID

Chapitre 32

AUTOMATE MAIDAUTOMATE MAID
Chapitre 32

Chapitre 32

Chapitre 32/23214%~9 min de lecture1 717 mots

« Décontracté, non ? C'est donc la tenue parfaite pour quand on n'est pas au travail ! »

Me voilà maintenant en robe blanche bourrée de volants et de rubans. Un chapeau de la même couleur repose sur ma tête. Elle a raison, une soubrette ne porterait jamais de robes de princesse comme ça pendant ses heures de travail. Et je peux concevoir qu'une fille qui porte ce genre de fringues les considère comme décontractées.

« Ohh, tu es si jolie ! Et mignonne ! » « Euh, j'ai l'impression que ce sera vraiment gênant de porter ça dès que j'aurai du temps libre. »

C'est pas du tout ce que je veux.

« Je préférerais quelque chose qui me laisse bouger plus facilement. » « Je vois, je vois ! Attends un instant, s'il te plaît ! »

Les yeux de l'employée brillent de mille feux avant qu'elle ne s'enfuit. Je me demande ce qui l'excite autant. Rien d'y penser me donne des frissons dans le dos.

« Mir, tu pourrais m'aider à trouver quelque chose, toi aussi ? J'ai pas trop confiance en cette employée. » « Tu mettras tout ce que je choisirai ?! »

Attends…

« D'accord ! Je ne suis pas digne de ce rôle, mais je jure que je te trouverai des vêtements mignons ! » « Attends- »

Elle n'écoute même pas ma réponse et s'enfuit comme l'employée. Est-ce que je viens de faire une terrible erreur ?

« Désolée pour l'attente ! »

L'employée revient avec l'énergie d'une tempête, et me pousse, moi et les vêtements, dans la cabine d'essayage.

« Ces vêtements sont un peu- » « Ils te vont à merveille ! Et on dirait que tu as l'habitude, à ne monter la fermeture qu'à mi-hauteur et à ne pas porter de soutien-gorge ! »

Ma poitrine n'est pas comprimée, et ça épouse bien mon corps, ce qui facilite les mouvements. C'est entièrement noir, avec des lignes rouges qui soulignent mes épaules et mes jambes.

« Ça remplit ce que je veux, mais quand même, une combinaison de moto… Je n'ai même pas de monture, pour commencer. » « Hum, je vois. Je vais chercher autre chose alors. » « Natalia, j'ai trouvé quelque chose ! » « Ah, d'accord. »

Dès que l'employée part, Mir entre à sa place. Je tire le rideau de la cabine et enfile les vêtements que Mir vient de me fourrer dans les mains.

« C'est bon ? » « Oui, enfin… »

Je réponds en écartant le rideau.

« Ohh, tu as fière allure ! »

Et je peux bien bouger. C'est un bikini en cuir et des chaussettes montantes, le tout couvert par un paréo et une étole d'un bleu indigo profond. Ça a un look aventureux, sauvage et charmant. J'aime bien, mais ce n'est pas exactement ce que je cherche aujourd'hui.

« Mir, je préférerais quelque chose de plus courant. » « Ah bon ? D'accord, je vais chercher. » « Désolée pour l'attente. »

Je commence à soupçonner que ces deux filles échangent des signaux secrets. Leur timing est trop parfait.

« Je… je ne sais pas trop comment réagir à ça. »

La tenue suivante était un petit débardeur qui couvrait à peine ma poitrine, et un short moulant qui laissait la majeure partie de mes fesses à l'air. Le tissu est doux et duveteux, je comprends que ce soit chaud, mais vu la surface couverte, j'en doute l'utilité. Ce n'est pas le problème principal, ceci dit.

« Mademoiselle, il faut ajouter "miaou" à la fin de vos phrases. » « Ça a l'air trop embarrassant. » « Mademoiselle. » « C-c'est embarrassant… miaou… »

Je portais aussi un serre-tête avec des oreilles de chat, et une queue fixée derrière moi.

« Ces oreilles de chat sont un vêtement qui encapsule parfaitement le charme d'une minette. Elles renforcent à la fois le côté mignon et le côté sexy, et rien ne peut les surpasser. » « Les oreilles de chat sont un vêtement ? Miaou. » « ?! »

Un serre-tête à oreilles de chat me semble plus relever de l'accessoire, mais l'employée a l'air vraiment choquée.

« C-c'est vrai. Ce sont de fausses oreilles de chat, juste une imitation de la vraie chose. »

Hein ?

« Merci infiniment ! Vous m'avez fait réaliser l'erreur de mes voies ! Les oreilles de chat ne doivent désigner que celles d'une vraie demi-humaine chatte ! C'était grossier et irrespectueux de ma part de parler de fausses oreilles de chat comme ça ! »

Elle me tient les mains en sanglotant.

« Non, c'est pas du tout ce que je voulais dire ! S'il vous plaît, vous allez bien trop loin ! » « Je suis de retour. Attendez, qu'est-ce qui s'est passé ? » « Rien, rien du tout ! Donnez-moi juste la prochaine tenue ! »

Je secoue les mains de l'employée, arrache les vêtements que Mir apportait de ses mains et me réfugie dans la cabine.

« Je vais chercher autre chose alors. » « Oui, faites ça. »

J'attends que l'employée parte, et j'ouvre le rideau.

« Mir, ces vêtements viennent de ce pays ? »

Cette robe n'a pas de manches, et une fente sur la jupe, ce qui facilite les mouvements. Il y a aussi une ouverture sur le haut de la poitrine, donc ça n'étouffe pas non plus.

« Oui, c'est une robe traditionnelle d'une région de ce pays. » « H-hein. »

Elles existent ici aussi… les qipaos.

« Je suis désolée, ce n'est pas exactement ça non plus. » « Vraiment ? Je vais en chercher une autre alors. » « J'ai trouvé autre chose. »

Je ne sais plus quoi penser. J'enfile les vêtements que l'employée vient de me donner.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? »

Le tissu noir brillant contraste fortement avec ma peau blanche. C'est très échancré, mais les parties importantes sont couvertes même si ça ne se voit pas. Ça a l'air d'attirer beaucoup l'attention sexuelle, mais le fouet dans ma main tiendrait les gens à distance.

« Qu'est-ce que tu en penses ? »

Penser ? Il n'y a rien à penser.

« Même si tu travailles comme soubrette le jour, tu peux libérer ta reine intérieure hors service ! Peut-être que si tu as un employeur maso, tu pourrais le divertir aussi ! Ou partir à la chasse dehors ! »

Aucune de ces perspectives ne m'enchante.

« Je n'ai aucun intérêt pour ce genre de choses. » « Pas de souci. En portant ça, tu peux facilement inverser les rôles et- »

*Paf !*

« Ahi ! Merci, ma re… euh, ma chère cliente ! »

Je claque le fouet par frustration, et elle kiffe. J'en ai marre de cet endroit.

Finalement, je suis libérée de mon devoir de poupée à habiller, et Mir m'emmène dans un café en terrasse. Je m'affale sur une chaise, épuisée, et pose la tête sur la table en attendant le thé que j'ai commandé.

Ce n'est pas un comportement convenable pour une soubrette ? Et alors ? C'est mon temps libre, et je ne porte plus mon uniforme.

« Je l'ai déjà dit, mais cette robe te va vraiment bien. »

Mir est assise en face de moi. Oui, comme elle l'a dit, je porte une robe que je viens d'acheter. J'ai acheté d'autres trucs aussi, mais je les garde dans mon stockage magique comme d'habitude.

« Merci. Je ne m'attendais pas à ce que ça prenne autant de temps, ceci dit. » « Vraiment ? J'ai l'impression que d'habitude, ça prend beaucoup plus de temps pour décider ce genre de choses. »

Les paroles de Mir ne font que m'effrayer encore plus. Je savais que les femmes mettaient du temps à faire les courses, mais je n'aurais jamais cru que mon expérience serait considérée comme rapide.

« Au fait, comment avancent tes préparatifs pour aller chasser le Singe Chaman ? »

Je ne veux plus penser aux courses, alors je change de sujet, pleinement consciente que c'est un peu forcé. Notre plan est d'y aller demain soir, parce que c'est la pleine lune. Les Singes Chamanes sont d'habitude des monstres solitaires, mais pendant les nuits comme celle-là, ils se rassemblent pour accomplir une sorte de rituel, donc Maîtresse a dit que c'est le meilleur moment pour les attaquer.

« À peu près prêt, mon épée et mon armure sont bonnes à partir. Et toi ? » « Ma Maîtresse m'a enseigné un peu d'alchimie, alors j'ai préparé des potions de soin. » « Tes compétences omnipotentes n'ont vraiment pas de limites, hein. »

Je ne vois pas en quoi ça impliquerait que mes compétences sont omnipotentes, mais je sais qu'elle niera tout ce que je pourrais répondre, alors je ferais mieux de me taire. Dans tous les cas, notre stratégie pour chasser le Singe Chaman passe en priorité.

Si on ne planifie pas comment gérer leur nécromancie, on finira par se battre contre une armée de monstres qui se relèvent indéfiniment. Maîtresse me l'a dit après ma première rencontre avec eux. Si les cadavres subissent un certain montant de dégâts, ils ne peuvent plus être ressuscités. Les décapiter suffit généralement.

Avec l'épée de Mir, et mes balles incendiaires et ma lame magique, je pense qu'on a les moyens assurés. Mais il faut quand même rester prudents. Si un gros monstre comme un Sanglier Pince se relève, ça pourrait devenir compliqué. Trancher un cou aussi massif n'est pas si facile.

Maîtresse ne s'impliquera pas trop dans le combat non plus, donc on ne peut pas compter sur elle au départ, et il faudra tout gérer nous-mêmes. Bien qu'on ne doive pas oublier ce que Maîtresse vient de nous dire sur le fait de trouver des moyens de fuir aussi. Les aventuriers, c'est amusant seulement quand on revient vivant.

Je relève la tête et bois une gorgée de thé. Il est là depuis un moment, donc il est juste tiède maintenant.

« Je retrouverai Ma Maîtresse à la guilde plus tard, tu as des plans ? » « Ah, peut-être que j'irai la saluer avec toi alors. »

Mir décide de m'accompagner à la guilde, donc après avoir fini mon thé, on quitte le café.

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