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Apocalypse Survival: Starting with Potato Cultivation!

Qu'elle revienne !

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Chapitre 9

Qu'elle revienne !

Chapitre 9/5317%~9 min de lecture1 700 mots

En entendant le vieux Monsieur Qiao parler ainsi, la vieille Madame Qiao sembla retrouver de l'aplomb : « Oui, oui, ce n'est qu'une gamine ignorante. Même si elle voulait tout revendre, elle ne saurait pas s'y prendre, et elle se ferait arnaquer dès qu'elle sortirait. »

La vieille Madame Qiao sortit son téléphone : « Je vais l'appeler et lui dire de rentrer. »

Elle passa l'appel.

Dans l'abri souterrain, le téléphone de Qiao Xuejun sonna.

Qiao Xuejun resta impassible, tandis que sur les images de vidéosurveillance, les vieux Qiao s'agitaient de plus en plus.

Le vieux Monsieur Qiao : « Elle ne décroche pas ? »

La vieille Madame Qiao activa le haut-parleur. Une tonalité d'occupation rythmée s'échappa du combiné ; l'appel n'aboutissait pas.

Le vieux Monsieur Qiao : « Envoie-lui un message ! Dis-lui que si elle ne répond pas au téléphone, elle n'a plus qu'à cesser de porter le nom des Qiao, et que notre famille ne la considérera plus comme une parente ! »

La vieille Madame Qiao ouvrit alors WeChat et envoya à Qiao Xuejun un message vocal, comme le vieux Monsieur Qiao le lui avait dicté.

Qiao Xuejun trouva cela cocasse et n'en tint absolument aucun compte.

Dans la vieille maison, les deux vieillards ruisselaient de sueur mais refusaient de partir : « Si elle ne décroche pas, tant pis. On verra combien de temps elle peut se cacher. Il faudra bien qu'elle finisse par rentrer, non ?! »

La vieille Madame Qiao s'assit sur le canapé, la résolution chevillée au corps : « Elle est attachée à cette maison. Elle n'a même pas voulu s'en séparer quand on lui a demandé de la vendre, alors elle reviendra forcément. On attend ici. À la seconde où elle passe la porte, on lui met la main dessus ! Petite garce, se cacher de nous, ne pas répondre au téléphone. Où veux-tu aller à part ici ?! »

Tous deux avaient l'air prêts à attendre le lièvre au pied de l'arbre jusqu'à leur mort.

Qiao Xuejun, elle, découpait tranquillement ses plants de pomme de terre.

Elle pouvait attendre sans se presser. Elle avait de quoi manger et boire ici, et il y faisait frais. Pourquoi serait-elle sortie souffrir ?

Le Système : « Hôte, tu n'appelles pas la police ? Ils s'introduisent de force dans le domicile d'autrui, c'est un délit. »

Qiao Xuejun : « Les policiers du bourg savent que je suis leur petite-fille. S'ils viennent, ils ne les traiteront pas en suspects. Au mieux ce sera une médiation, au pire c'est moi qui me ferai sermonner. Mais aujourd'hui, c'est différent. La température va bientôt atteindre 30 degrés, puis 40, et il n'y a pas de climatisation dans la maison. S'ils veulent attendre, grand bien leur fasse : qu'ils goûtent à la chaleur. »

Le Système se remit à la flatter : « Hôte, tu as parfaitement raison ! »

Qiao Xuejun travaillait vite, utilisant une lame stérilisée pour ouvrir les pommes de terre germées, puis les jetant dans une bassine remplie de carbendazime.

En peu de temps, une bassine fut pleine. Au bout de 10 minutes, elle les sortit et les déposa sur la table pour les faire sécher avant stockage.

Elle découpa deux heures durant, parvenant à traiter cent jin, les mains engourdies. Pourtant, pour planter un mu entier, il lui en fallait encore deux cents.

Qiao Xuejun posa son couteau et se massa les poignets et les doigts douloureux.

Il était maintenant 10 heures du matin. Sur les images de surveillance, les vieux Qiao étaient toujours assis dans le salon de la vieille maison. La température n'avait plus rien à voir avec celle du petit matin ; elle grimpait sans cesse. Avant midi, elle atteignait déjà 30 degrés.

Le Système : « Ils ne sont toujours pas partis. »

Mais ils semblaient sur le point d'abandonner. Leurs visages étaient écarlates de chaleur. La vieille Madame Qiao s'éventait avec un prospectus déniché on ne sait où, ce qui ne servait manifestement à rien.

La vieille Madame Qiao s'essuya le visage et finit par lâcher : « Et si on rentrait attendre à la maison ? »

Le vieux Monsieur Qiao endurait lui aussi avec peine, mais il la réprimanda tout de même : « Tu ne tiens pas en place après si peu de temps ? Tout est de ta faute. Si tu n'avais pas fait revenir cette marchandise à perte à l'époque, on n'en serait pas là ! »

La vieille Madame Qiao rentra la tête dans les épaules sous les reproches : « Mais je l'ai fait pour notre Yaozu. Ça aurait fendu le cœur de laisser la marchandise pourrir dans l'entrepôt. Et puis, tu étais d'accord, toi aussi. »

Elle avait effectivement rappelé Qiao Xuejun dans l'idée de lui faire nettoyer leurs dégâts, mais elle ne s'attendait pas à ce que cela tourne ainsi. Si elle avait su, elle ne l'aurait jamais fait revenir !

Qiao Xuejun se moquait bien de leur dispute. Regarder les deux vieillards s'obstiner dans la chaleur, mal à l'aise de partout, la mettait au contraire fort à l'aise.

Qiao Xuejun se reposa un moment, puis découpa cent jin de plus. Les morceaux de pomme de terre s'étalaient sur la table et tout autour.

Il y en avait déjà deux cents jin, il en fallait encore cent. Les deux vieillards étaient toujours dans le salon, mais visiblement de plus en plus agités, le teint virant au vert.

Les mains de Qiao Xuejun étaient presque déformées à force de couper ; elle s'arrêta de nouveau pour se reposer et les masser.

« Ding dong. »

« Ding dong. »

« … »

Depuis le début, son téléphone vibrait sans arrêt sous les nouveaux messages. Pendant sa pause, elle le prit et ouvrit les notifications de la plateforme sociale.

Après l'incident du direct de Qiao Yaozu, beaucoup de gens étaient venus prendre de ses nouvelles, la mettant en garde contre les arnaques. Mais depuis qu'elle avait publié une mise à jour, peu de monde lui écrivait.

Jusqu'à aujourd'hui : les messages s'étaient remis à affluer.

【 Ah, merci, ô prophétesse ! J'avais moi aussi fait des stocks de riz et de céréales à l'époque. Je ne m'attendais pas à ce que les prix s'envolent aussi violemment. 】

【 La hausse des prix est terrifiante. C'est comme un petit couteau qui vous entaille le derrière : ça m'a vraiment ouvert les yeux. 】

【 Je veux envoyer de l'argent à la prophétesse ! Personne ne m'en empêchera ! J'ai suivi ses conseils et je me suis précipitée pour faire des réserves. Je n'ai pas acheté grand-chose, mais j'ai eu beaucoup de chance. Notre supermarché a été vidé aujourd'hui ; même avec de l'argent, il n'y avait plus rien à acheter. 】

【 J'ai fait des stocks de nouilles instantanées, et ma mère de farine. On a de quoi manger et boire, alors on n'est pas inquiets du tout. 】

【 Ahhh, je m'en veux. Pourquoi je n'ai pas écouté ? Je n'ai rien stocké du tout. Le temps que je comprenne, tout avait disparu. En plus, notre pont s'est fissuré à cause de la chaleur, et plus aucune marchandise ne passe. 】

【 Moi, Qin Shi Huang : quiconque m'envoie un carton de nouilles instantanées, j'en fais un grand général. 】

【 À l'époque, je trouvais que tu avais fait beaucoup de stocks. Ce n'était pas beaucoup, vraiment pas beaucoup… Tu peux m'en vendre ? Le prix est négociable. 】

Des messages de ce genre, il y en avait beaucoup : la plupart remerciaient Qiao Xuejun, et certains venaient de gens qui l'avaient d'abord jugée excessive et trouvaient maintenant ses réserves fort utiles, au point de vouloir lui acheter des pommes de terre.

Si Qiao Xuejun trouvait cela amusant, elle ne pouvait s'empêcher d'être nerveuse. La catastrophe des températures extrêmes était bel et bien arrivée.

Et à en juger par les commentaires des internautes, il n'y avait pas que la chaleur : même les transports étaient touchés, les routes se déformaient, les ponts se fissuraient… Mais cela ne s'arrêterait sûrement pas aux transports ; effondrement des réseaux électriques, incendies de forêt… tout cela pouvait découler de la canicule.

« Je n'en peux plus ! »

Qiao Xuejun entendit un cri de désespoir et leva les yeux : c'était la vieille Madame Qiao.

Il était 12 h 30, l'heure la plus chaude de la journée, et le thermomètre atteignait 40 degrés.

La sueur ruisselait sur le visage de la vieille femme comme de la pluie, et sur celui du vieil homme aussi.

Tous deux avaient passé toute leur vie à Gongzhou. Il y faisait toujours frais, avec une température estivale moyenne d'environ 25 degrés, parfois 30, ce que tout le monde jugeait déjà insupportable. Alors maintenant qu'on en était à 40…

La vieille Madame Qiao se leva : « Je rentre à la maison, je vais mettre la climatisation. »

Le vieux Monsieur Qiao ne dit rien et se leva avec elle, prêt à rentrer, mais encore réticent : « Et si cette marchandise à perte revenait pendant qu'on n'est pas là… »

La vieille Madame Qiao essuya sa sueur, incapable de rester une seconde de plus : « On n'aura qu'à la surveiller depuis la fenêtre. Allons-y, je brûle de l'intérieur. »

Le vieil homme emboîta le pas à la vieille femme, et tous deux ouvrirent la porte et partirent ensemble.

Le Système exulta : « Hôte, ils sont enfin partis ! »

Qiao Xuejun haussa un sourcil.

Ils partaient, comme ça ?

Elle prit son téléphone et ouvrit la conversation avec la vieille Madame Qiao. Le message vocal envoyé le matin même était toujours marqué comme non lu.

Qiao Xuejun répondit par un vocal : « Vous vouliez quelque chose ? Je rentre bientôt. Dans 20 minutes. »

Le Système ne comprenait pas — puis il vit sur les images de surveillance les vieux Qiao, pourtant déjà partis, faire irruption de nouveau dans la maison.

La vieille Madame Qiao se rassit : « Je ne bouge pas. Je peux bien attendre 20 minutes ! Je reste ici jusqu'à ce que cette petite garce rentre ! »

Traduit par Éclipse Scans — soutenez leur travail en les suivant.

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