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Alchemist Startover

Chapitre 51

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Chapitre 51

Chapitre 51

Chapitre 51/13139%~4 min de lecture770 mots

L'entrepôt, souillé par la fumée de matière noire, fut nettoyé en trempant de l'argile de Kaitaba dans une solution alchimique, sur la suggestion de Mère, et en l'utilisant pour essuyer la contamination. Alfe, qui s'était changée en vêtements adaptés, participa à la tâche, et ensemble nous jetâmes l'argile, chargée de saleté, dans des sacs poubelle, la regroupant comme déchets non combustibles en un seul lieu.

« C'est bon, Arkecius est propre maintenant. »

Alors que nous finissions le nettoyage, la voix d'Alfe vint d'Arkecius, que j'avais placé dehors pour le nettoyage. Alfe avait regagné sa place habituelle sans que je m'en aperçoive.

« Le ciel s'assombrit. »

De sombres nuages s'amassèrent dans le ciel, et le vent, qui soufflait depuis le matin, se renforça. Des feuilles de l'Arbre du Dragon dansèrent haut dans les airs sur des tourbillons.

« On dirait qu'une tempête arrive. On devrait ramener Arkecius bientôt ? » « Ouais… Oh ! »

Alfe, perchée au sommet d'Arkecius, acquiesça à ma suggestion, puis se dressa soudain, scrutant l'horizon.

« Tu vois quelque chose ? » « Je crois qu'un gros navire approche. »

Bien que le regard d'Alfe fût tourné vers le lac, rien n'était visible depuis là où nous nous tenions. Peut-être Alfe pouvait-elle percevoir le flux d'éther liquide, le carburant, pensai-je.

Tandis que je réfléchissais à cela, un éclair zébra le ciel, suivi d'un grondement de tonnerre bas et inquiétant.

« Alfe, rentrons. »

Pressant Alfe, je ramenai Arkecius à l'entrepôt.

Avant le soir, Ville-Torche était enveloppée de nuages noir d'encre, et une tempête féroce faisait rage dehors.

« Je me demande quand on a eu une tempête pareille pour la dernière fois. »

Le bruit de la pluie martelant la vitre et un tonnerre sinistre résonnaient. Un peu plus tôt, mon père nous avait contactées, nous informant qu'un navire de passagers en route vers Ville-Torche avait fait naufrage par ce mauvais temps, et qu'il avait été dépêché dans l'équipe de secours. C'était probablement le navire qu'Alfe avait vu.

« J'espère que Père va bien. » « Il ne rentrera peut-être pas ce soir, alors essaie de te coucher tôt. »

Pressée par Mère, je gagnai ma chambre de bonne heure. Pourtant, je ne pus guère dormir, rongée par une angoisse qui me serrait la poitrine.

Même le matin, la tempête ne montrait aucun signe de faiblissement, et Père n'était pas rentré. Nous reçûmes un appel de quelqu'un se disant subordonné de Père tôt le matin, mais Mère garda le silence après cela.

Je comprenais que ce n'étaient pas de bonnes nouvelles, mais n'ayant jamais connu pareille situation, je ne savais comment réagir. Au final, je décidai d'attendre que Mère parle.

Après avoir fini le petit-déjeuner et rangé, Mère prit enfin la parole, le cœur lourd.

« … Leafa, il y a quelque chose d'important que je dois te dire. » « Oui… »

Mère n'avait pas dû dormir de la nuit. Les cernes sous ses yeux étaient douloureux à voir.

« Grâce aux efforts de ton père, l'équipage et les passagers du navire ont été sains et saufs. » « C'est… un soulagement. … Alors, Père va revenir bientôt, n'est-ce pas ? »

J'essayai de faire l'innocente comme une enfant, mais ma voix tremblait. Mon angoisse semblait se transmettre directement à Mère, et des larmes montèrent à ses yeux.

« Mais… le problème, c'est que ton père n'est pas rentré à cause d'une panne mécanique. La dernière communication qu'on a reçue était un appel de détresse signalant que l'unité s'était échouée… Les opérations de recherche ont été suspendues à cause de cette tempête… »

Bien qu'elle tentât de garder son calme, elle devait se préparer au pire. Comme si un fil lâchait, Mère se couvrit le visage et se mit à pleurer.

« Mère… Père, Père va bien, j'en suis sûre. »

Dans des moments comme ça, que pouvais-je dire pour la rassurer ? Objectivement, en tant qu'enfant, je me sentais impuissante à convaincre ma mère.

« Il n'y a pas moyen que Père abandonne Mère et parte… c'est juste impossible… »

Ces paroles d'encouragement que j'essayais de lui offrir pesaient lourd sur mon propre cœur. Je ne pouvais m'empêcher de souhaiter que ce soit vrai, parce que Père et Mère avaient soutenu ma vie en tant que Leafa pendant les neuf dernières années d'un amour inconditionnel.

Si personne d'autre n'y va, alors c'est à moi d'y aller.

Un membre irremplaçable de ma famille avait besoin que je le sauve. D'une résolution tranquille, je réconfortai Mère et lui donnai une boisson mélangée à un philtre de sommeil, puis m'envolai dans la tempête sur Arkecius.

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