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Alchemist Startover

Chapitre 264

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Chapitre 264

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Chapitre 264/27895%~8 min de lecture1 451 mots

« La classe F a marqué vingt touches, et la classe A dix-huit ! Avec cela, vous avez tous appris la procédure de tir correcte. »

Après l'exercice de tir réel, le nombre de touches réussies sur les cibles fut annoncé. Les résultats semblèrent éveiller considérablement l'intérêt de Marie, car elle déclara immédiatement la phase suivante de l'entraînement.

« Ensuite, nous passerons à un exercice de balles factices contre la classe A. »

Nous venions à peine de découvrir le tir réel, et déjà nous basculions dans des exercices de combat. Je comprenais, du moins intellectuellement, que l'Empire d'Arcadia était un État militaire — il n'y aurait pas de place pour un rythme tranquille en cas d'urgence. Il me faudrait pourtant du temps pour vraiment accepter cette cadence.

« D'accord ! Qu'ils viennent ! » « Nyaha ! Se jeter direct dans le combat, c'est excitant ! »

Vannabelle et Farah débordaient déjà d'enthousiasme, brandissant les bras avec impatience. Toutes deux avaient cleanement transpercé les points vitaux de leurs cibles — la tête et le cœur — aussi leur assurance était-elle compréhensible. Rizel, de la classe A, soutint leurs regards avec un sourire calme, sans montrer la moindre intimidation.

« C'est notre occasion de nous venger de l'épreuve écrite. »

Il répondit à l'esprit de compétition de Vannabelle et Farah du tac au tac. Il semblait que Rizel était, lui aussi, un très mauvais perdant.

« Un tel moral — comme c'est gratifiant. Très bien, passons au combat sans attendre. Toutefois, un simple exercice serait plutôt ennuyeux — »

Alors que Marie murmurait cela en levant les yeux vers le ciel, Madame Matilda apparut comme de nulle part et déploya un sort de manipulation météorologique. En un instant, une forte neige se mit à tomber dru.

« Wah ! Vous plaisantez ? Il gèle ! »

En quelques instants, le terrain d'entraînement se transforma en champ de neige enseveli sous plus de trente centimètres d'accumulation. Même moi, je me surpris à être prise de court par ce revirement soudain.

« Lili-Lulu, ça va ? »

Bien que ce fût l'hiver, le soleil avait été assez chaud pour qu'on s'en tire avec des vêtements relativement légers — jusqu'à présent. Alfe, inquiète pour Lili-Lulu, prit la parole, ses propres lèvres virant déjà au bleu pâle sous l'effet du froid.

« « Il n'y a pas de quoi s'inquiéter, ô Alfe. …Atchoum ! » »

Lili-Lulu insistèrent pour dire qu'elles allaient bien, mais vu leur tenue déjà légère — inchangée même en hiver —, de quoi faire frissonner rien qu'à les regarder.

« …Lieutenant, que signifie exactement tout ceci… ? »

Même monsieur Tanutanu, face à ce déploiement grandiose impliquant Madame Matilda, ne put s'empêcher d'intervenir avec hésitation.

« Je n'ai fait qu'ajouter une touche de valeur ludique. Mais pas d'inquiétude — vous allez tous enfiler ceci. » « Ceci… ? »

Avant que quiconque n'ait achevé d'exprimer sa perplexité, un véhicule à vapeur déboula vers le terrain d'entraînement au loin, nous forçant au silence.

« Heu… c'est quoi, ça… ? »

Des voix éberluées s'élevèrent des deux classes. Le massif véhicule à vapeur, doté d'une grande caisse rectangulaire, labourla la neige et s'immobilisa devant nous. Ses portes arrière s'ouvrirent avec fracas.

« Allez, allons ! Pas le temps de glander sous prétexte qu'il neige un peu. Enfilez ça tout de suite ! »

Marie désigna la caisse, où un grand nombre de tenues d'hiver avaient été étalées.

« Ce sont des uniformes grand froid de grade militaire. Le blanc facilite le camouflage, ne trouvez-vous pas ? » « Wah ! C'est totalement too much, Senior Marie ! »

Avant même que Vannabelle n'ait fini son exclamation, plusieurs ouvriers jaillirent depuis sous les uniformes blancs drapés sur la caisse. Ils commencèrent à installer des obstacles sur le terrain enneigé, plantant des paires de drapeaux rouges et blancs comme sur un champ de bataille stratégique.

« Ceci… ? »

Rizel, qui avait fini de se changer la première, cligna des yeux, stupéfaite, face à la mise en place. Les drapeaux et les obstacles ressemblaient à un jeu de capture-du-drapeau grandeur nature.

« Comme vous le voyez, c'est un exercice de capture du drapeau. Les drapeaux marquent la base de chaque équipe. La victoire va à celle qui capture le drapeau adverse la première ou qui élimine l'autre équipe à coups de balles factices. »

Tout en expliquant, Marie tira au canon magique sur l'un des uniformes restants. À l'impact, une gerbe de peinture jaune éclaboussa le tissu blanc.

« Nous utiliserons des balles de peinture comme munitions factices. Une touche laisse une épaisse couche d'encre, ce qui signifie que l'élève touché doit se retirer du combat. Les parties lame de vos pistolets-lames ont été équipées de lames d'entraînement同样 encrées, donc être tranché compte aussi comme une élimination. »

Ah, voilà pourquoi les uniformes blancs.

Même en installation improvisée, le champ de bataille avait une allure impressionnamment vivante. Vannabelle se posta immédiatement devant le drapeau rouge, ce qui signifiait que notre classe F prendrait le rouge, et la classe A le blanc.

Une fois les deux équipes positionnées à leur base respective, Marie lâcha un rire triomphant et donna le top départ.

« Très bien, que le match commence — loyalement !! »

***

Bien que ce fût notre premier exercice de capture du drapeau, la coordination de la classe F était impressionnante.

Les membres des Sciences Militaires étaient équilibrés entre premières et secondes lignes. Isaac et Romeo, qui avaient excellé aux exercices de tir, utilisaient les obstacles centraux comme couverture, abattant les élèves de la classe A qui tentaient d'avancer vers notre base.

Pour les appuyer, le costaud Gide et les agiles Farah et Vannabelle. D'autres membres poussaient aussi depuis le centre, échangeant des tirs avec la classe A à armes égales — voire mieux.

« Nyaha ! Ça roule pas mal. Bon, ben, c'est mon tour — »

Farah, qui avançait régulièrement la ligne de front en éliminant des élèves de la classe A, croisa le regard de Vannabelle et s'élança la première.

« Ils arrivent ! Feu, feu ! »

La classe A concentra ses tirs sur Farah, mais c'était exactement le plan.

« Vannabelle ! » « Idiot, c'est évidemment un piège ! On y va, Nume ! » « Ouiii ~ ! »

Pendant que Farah utilisait ses Yeux Magiques de Retard pour perturber et distraire la classe A, Vannabelle et Numelin surgissaient du côté opposé, balayant les élèves restants.

« … Tout le monde est incroyable. On n'aura peut-être même pas à intervenir… »

Alfe, Hom et moi avions été assignées à la garde du drapeau, ce qui nous permettait d'observer le combat le plus calmement.

Grâce à la perturbation de Farah et aux efforts combinés de Vannabelle, Numelin et Gide, la classe A fut réduite en dix minutes aux seuls Rizel et au garçon Gutenberg.

« Oui ! La victoire est en vue — » « Hein ! C'est complètement à sens unique et d'un ennui mortel~~ !! »

Le cri de Marie coupa la déclaration de victoire prématurée de Vannabelle.

« L'équilibre des forces et la structure de commandement sont tout faux ! Je rejoins la classe A pour rééquilibrer les chances. »

Vannabelle et Farah échangèrent un regard stupéfait, la bouche béante.

« Hein ? Attendez — » « Pas le temps pour les questions ! C'est parti~ ! »

Ignorant toute objection, Marie chargea sur le territoire de la classe F, maniant deux pistolets-lames — un dans chaque bras — prête à faire basculer l'équilibre elle-même.

« Préparez-vous ! » « Euh… ? »

Les premières cibles furent Isaac et Romeo, qui abattaient tranquillement les ennemis depuis derrière les barrières.

« Pas possible, lâchez-moi ! » « Hé — ! » « Gyaaah ! »

Les camarades qui formaient une ligne défensive autour d'Isaac et Romeo furent pris dans la cohue, éliminés les uns après les autres.

« O-hohoho-ho ! Si ce n'est pas comme ça, un vrai combat n'a aucun sens~ !! »

Marie fonça sans pitié dans le territoire de la classe F, forçant Rizel et le gamin Gutenberg à la suivre en hâte.

« Avec Senior Marie on a l'équivalent de cent personnes en plus ! Allons-y, Lyle ! »

Soudain, Rizel et Gutenberg avaient retrouvé leur combativité, en contraste saisissant avec leur calme précédent.

« Ça… c'est permis — ? » « Pas possible ! »

Vannabelle et Numelin, qui étaient à deux doigts de l'emporter, durent maintenant battre en retraite pour mettre de la distance face à l'assaut approchant de Marie.

Bien vite, la classe F ne fut plus réduite qu'à nous six : Alfe, Hom, Farah, Vannabelle, Numelin et moi.

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