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After Being Bent by Reader

Chapitre 37

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Chapitre 37

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Chapitre 37/16922%~11 min de lecture2 121 mots

Tout en aspirant ses nouilles au bœuf et au chou mariné, Xu Chuanchuan parcourut son groupe de lectrices sur son téléphone.

Passante Shi : « Bonsoir tout le monde. »

Lectrice 1 : « Hein ? C'est pas Chérie Shi ? Tu réapparaïs enfin après avoir disparu si longtemps ! Muah [Baiser] »

Lectrice 2 : « Bonsoir, Chérie Shi~ »

Lectrice 3 : « Nabab Shi, Maître dit que tu as une petite amie. C'est vrai ? »

C'était pas étonnant que le groupe soit si animé. Il s'avérait qu'une certaine personne venait d'apparaître dans la discussion. Quand Xu Chuanchuan vit le mot « petite amie », elle ne put s'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment.

L'instant d'après, Passante Shi répondit : « On a rompu. »

Lectrice 4 : « Hein ? Vous avez rompu ? Je suis désolée. Laisse-moi te faire un gros câlin. »

Lectrice 5 : « Une de partie, une autre arrive. Ne pleure pas, Chérie Shi. »

Lectrice 6 : « Moi aussi je me suis fait larguer… »

Lectrice 7 : « Chérie Shi, s'il te manque une petite amie, tu peux me considérer ! [Pirouette] »

Xu Chuanchuan se demanda pourquoi Passante Shi encaissait une rupture avec autant de détachement. On aurait dit que ce n'était pas un chagrin d'amour pour elle.

Passante Shi : « Parce que je n'ai jamais eu de petite amie. »

Xu Chuanchuan n'arrivait pas à suivre le défilé des messages. Après un moment de réflexion, elle envoya un message privé à Passante Shi.

J'aime le Hotpot : « Tu peux discuter avec les filles du groupe si t'es pas contente. Regarde comme elles sont enthousiastes. »

Passante Shi : « Je n'ai jamais dit que j'étais pas contente. »

J'aime le Hotpot : « … »

Elle se demanda si elle faisait semblant ou si elle s'en fichait vraiment.

Juste au moment où Xu Chuanchuan se creusait la tête pour savoir quoi taper, son écran changea et son téléphone sonna — Xu Xiangxiang lui lançait un appel vidéo.

Xu Chuanchuan accepta vite fait.

« Je savais que tu serais encore réveillée. »

« Vas-y, qu'est-ce que tu veux ? »

Reniflant, Xu Xiangxiang dit : « Je peux pas t'appeler juste pour papoter ? Pourquoi tu manges des nouilles instantanées si tard ? »

Sur un ton détaché, Xu Chuanchuan répondit : « Y a rien d'autre à manger à la maison. »

« C'est pas bon de manger des nouilles instantanées tout le temps. Ma colocataire est allée au Guangxi récemment et a ramené des spécialités locales. Je t'en apporterai demain. »

Surprise, Xu Chuanchuan demanda : « Tu viens demain ? »

« Oui. On dirait que ça t'ennuie. »

Xu Chuanchuan n'était pas franchement opposée à ce que sa petite sœur reste dormir. Le seul problème, c'est qu'elle devait écrire son roman sur son téléphone pendant la présence de Xu Xiangxiang, et ça lui faisait mal aux doigts.

Après réflexion, Xu Chuanchuan demanda : « Fais comme tu veux. Tu arrives à quelle heure ? »

« Vers midi. »

Xu Xiangxiang ne vint pas les mains vides cette fois-ci. Tendant un sac rempli de spécialités du Guangxi à Xu Chuanchuan, elle dit : « Des nouilles aux escargots (luosifen). Paraît que c'est bon, mais j'ai nulle part pour les cuisiner. »

Haussant les épaules, Xu Chuanchuan dit : « Moi non plus j'ai nulle part pour cuisiner. »

« Ah, j'avais oublié que t'as même pas de casserole. On va en acheter une maintenant ? »

Tapotant la tête de sa petite sœur, Xu Chuanchuan dit : « Acheter une casserole juste pour un paquet de nouilles ? T'es quelle genre de gaspilleuse ? »

Au lieu de s'énerver, Xu Xiangxiang sourit et dit : « Il a plu ce matin, donc il fait frais dehors. On va au supermarché acheter deux-trois trucs ? »

Arborant un faux sourire, Xu Chuanchuan demanda : « Donc, c'est ça ton vrai but ? »

Xu Xiangxiang baissa la tête et fit la timide : « Ça fait un bail que j'ai pas fait les magasins. »

Au final, Xu Chuanchuan céda aux supplications de sa sœur. Après s'être changée, elle emmena Xu Xiangxiang déjeuner d'abord, puis direction le supermarché.

Xu Chuanchuan n'avait aucun intérêt pour le shopping, elle se contenta de porter le sac à main de Xu Xiangxiang et resta en retrait. « Prends ton temps. »

Xu Xiangxiang ne s'occupa pas de sa grande sœur cette fois. Elle entra dans une bijouterie et choisit quelques accessoires pour cheveux, boucles d'oreilles et colliers.

Au moment de payer, ce fut naturellement Xu Chuanchuan qui régla la note. Tout en regardant la vendeuse fourrer une pelletée d'articles dans le sac, elle se tourna vers sa sœur, perplexe : « Xu Xiangxiang, tu fais du gros ou quoi ? À quoi te sert tout ça ? »

« C'est joli. Et c'est pas cher. Grande Sœur, arrête d'être radine. »

Xu Chuanchuan roula des yeux vers sa petite sœur.

Après la bijouterie, Xu Xiangxiang sauta dans un magasin de chapeaux. Après avoir essayé des chapeaux pendant un long moment, elle finit par jeter son dévolu sur un chapeau de paille rouge, une casquette de marine factice et une coiffe d'infirmière. Elle négocia ensuite le prix avec le vendeur.

Voyant ça, Xu Chuanchuan s'approcha, tapota l'épaule de sa sœur et demanda : « Tu vas pas me dire que tu veux les acheter tous les trois ? »

Xu Xiangxiang cligna des yeux : « Tu trouve pas que ces trois chapeaux ont un style unique ? En plus, ils sont moins chers qu'en ligne. Le patron a même accepté 20 % de remise. »

Fronçant les sourcils, Xu Chuanchuan demanda : « Qu'est-ce que tu fabriques à acheter tous ces trucs bizarres ? »

Avant que Xu Xiangxiang n'ait le temps de répondre, le vendeur intervint : « C'est pas pour un costume ? »

« Un costume ? » Xu Chuanchuan leva un sourcil vers Xu Xiangxiang.

Plusieurs émotions traversèrent brièvement le visage de Xu Xiangxiang avant qu'elle ne bredouille : « Oui, c'est pour un costume. Notre département organise une soirée costumée, et je me suis inscrite. »

Xu Chuanchuan plissa les yeux face à la réponse de sa sœur. Elle dit : « Je peux comprendre si t'en achètes qu'un, mais tu crois que je vais gober l'histoire si tu en achètes plusieurs d'un coup ? Si tu es pas honnête, je te les achète pas. »

« Si tu me les achètes pas, je me les achète moi-même, » dit Xu Xiangxiang en sortant son portefeuille pour payer.

La regardant avec scepticisme, Xu Chuanchuan demanda : « Qu'est-ce que tu trames ? »

Écarquillant les yeux d'un air innocent, Xu Xiangxiang dit : « Je trame rien du tout. Je t'ai déjà dit que j'allais à une soirée, mais tu me crois toujours pas. »

« Tu vas porter trois chapeaux pour une seule soirée ? »

« La soirée dure trois jours. J'en porterai un par jour, » dit Xu Xiangxiang. Elle se pencha alors vers l'oreille gauche de Xu Chuanchuan et murmura : « Pour te dire la vérité, c'est une soirée organisée par des étudiants. J'ai entendu qu'il y aurait plein de beaux mecs, alors je compte me choper un gars. »

Xu Chuanchuan resta bouche bée en fixant sa petite sœur.

L'instant d'après, Xu Xiangxiang posa un chapeau de paille sur la tête de Xu Chuanchuan et rit : « Grande Sœur, ce chapeau te va à la perfection ! T'as l'air tellement bête avec ! Hein, monsieur le vendeur ? »

Le vendeur avait le compliment facile : « Une belle personne est belle dans n'importe quoi. Mais ce genre de chapeau, c'est surtout les personnes âgées qui l'aiment. »

Xu Chuanchuan retira vivement le chapeau de paille et lança un regard noir à Xu Xiangxiang.

En réponse, Xu Xiangxiang gloussa et se mit à l'aider à remettre ses cheveux en place.

Après que Xu Chuanchuan eut rendu le chapeau de paille au vendeur, une main surgit soudain et l'attrapa. Cette personne se mit à parler dans un charabia qu'elle ne comprenait pas.

« Madame, vous voulez l'acheter ? Quinze yuans pièce. » L'attention du vendeur se porta immédiatement sur la personne derrière Xu Chuanchuan.

Le chapeau de paille passa dans la main de la nouvelle venue en un clin d'œil. Celle-ci parla un mandarin à l'accent épais : « Quinze ? C'est trop cher. Chez moi, ces trucs se vendent cinq yuans pièce. »

Le vendeur secoua la tête : « Cinq, c'est impossible. Je rentre même pas dans mes frais. »

Se rendant compte qu'elles gênaient, Xu Chuanchuan entraîna Xu Xiangxiang sur le côté. En se retournant, elle vit le visage de la personne derrière elle et ne put s'empêcher d'être stupéfaite. « Tante ? »

« Oh, la jolie demoiselle ! C'est toi ! »

Xu Chuanchuan n'imaginait pas croiser Tante Lian ici. « Tante, tu peux m'appeler Petite Xu. Tu es là pour acheter un chapeau ? »

Brandissant le chapeau de paille, Tante Lian sourit : « Oui. Ce genre de chapeau est très courant à la campagne. Je m'attendais pas à en trouver ici aussi. C'est juste qu'ici, c'est un peu plus cher. »

Le vendeur se hâta de corriger : « Quinze, c'est pas cher. »

« Je te donne dix, c'est dit ? »

« Je peux pas le vendre à dix. »

Repoussant le chapeau vers le vendeur, Tante Lian dit : « Tant pis, j'irai ailleurs. »

Le vendeur paniqua : « Bon, bon, bon. Je te le laisse à treize. »

« Dix. Pas un centime de plus. »

« Bon, bon, bon. Prends-le, prends-le. »

Tante Lian afficha un air triomphant et sortit un paquet de billets pliés de sa poche. Après avoir tendu un billet de dix yuans au vendeur, elle coiffa le chapeau de paille : « Comme ça, c'est plus pratique. J'aurai pas à tenir de parapluie quand je ferai les courses plus tard. »

Xu Chuanchuan ne put s'empêcher d'être sidérée par la négociation de Tante Lian. Elle sourit et demanda : « Tu es sortie faire les courses toute seule ? »

Après avoir fourré son argent dans sa poche, Tante Lian expliqua : « Je suis pas venue seule. Petite Shi m'a déposée, mais elle est à la banque en train de régler des affaires. J'allais au marché, et je suis tombée sur vous par hasard. Vous avez acheté pas mal de trucs, hein. »

Désignant Xu Xiangxiang, Xu Chuanchuan dit : « Tout est à elle. »

D'un ton satisfait, Xu Xiangxiang dit : « Bon, bon, j'achète plus rien. Grande Sœur, on rentre. »

Se tournant vers Tante Lian, Xu Chuanchuan dit : « On y va, alors. »

« D'accord. Moi j'par par là. »

Voyant la direction que montrait Tante Lian, Xu Chuanchuan dit : « On a l'air de partir dans des directions opposées, alors je suppose que c'est au revoir, Tante. Au fait, votre cuisine est délicieuse. »

« Elle est délicieuse ? Alors, la prochaine fois, je... »

« Non, non, non ! Pas la peine ! Y a plein de commères dans l'entreprise. Je suis déjà comblée d'avoir pu goûter. Merci, Tante. »

« C'est moi qui devrais te remercier. Bon, j'arrête de parler. Au revoir. »

Pendant que les deux sœurs se dirigeaient vers la sortie, Xu Xiangxiang demanda soudain : « C'est elle la vieille dame qui t'a demandé de lui prêter ton téléphone l'autre fois ? »

« Mhm. » Xu Chuanchuan répondit distraitement. Elle se dit en elle-même que Murong Shi était venue à la banque. Y avait-il une banque par ici ?

À peine eut-elle cette pensée qu'elle tomba sur une enseigne bien visible portant l'inscription « Banque de Chine ».

Entre-temps, Xu Xiangxiang entraîna Xu Chuanchuan vers la banque en désignant un endroit : « Il fait tellement chaud. On prend un thé au lait ? »

En passant devant l'entrée de la banque, Xu Chuanchuan ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil à travers la porte vitrée. Comme c'était le week-end, il y avait beaucoup de monde, et elle ne repéra pas la silhouette de Murong Shi malgré son examen de la foule.

Bizarre. Pourquoi est-ce que je la cherche ?

Xu Chuanchuan détourna le regard et refoula l'étrange sensation dans sa poitrine. Soudain, Xu Xiangxiang lui secoua violemment l'épaule : « Grande Sœur, regarde ! Cette voiture, elle ressemble pas à celle de la fille de ton patron ? »

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