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After Being Bent by Reader

Chapitre 157

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Chapitre 157

Chapitre 157

Chapitre 157/16993%~10 min de lecture1 972 mots

Xu Chuanchuan parcourut rapidement le classement des dons des romans d'Ange. Pourtant, même après avoir épluché les premières places, elle ne trouva aucun identifiant susceptible d'appartenir à Fang Qin. Quant aux places inférieures, Xu Chuanchuan n'avait pas le temps de toutes les examiner. Elle n'en voyait d'ailleurs pas la nécessité. Après tout, Ange était une autrice célèbre qui recevait une tonne de dons chaque jour. À moins que Fang Qin ne fasse un don conséquent, il n'y avait aucun moyen qu'elle attire l'attention d'Ange.

C'est pour cela que Xu Chuanchuan avait déjà dit que l'idée de Murong Shi était affreuse.

Cependant, Xu Chuanchuan ne put s'empêcher de s'inquiéter que Fang Qin ne fasse une bêtise. Elle prit son téléphone et lui envoya un message pour lui demander si elle avait déjà créé un compte lectrice et fait des dons à Ange.

Fang Qin : « Non. Elle ne semble pas manquer d'argent, de toute façon. Du coup, j'ai écrit quelques longues chroniques. Elle m'a envoyé quelques paquets rouges ensuite, mais je ne sais pas à quoi ils correspondent. »

Xu Chuanchuan trouva difficile d'expliquer les règles de jjwxc par WeChat, alors elle renonça à le faire. Elle se contenta de mettre Fang Qin en garde : « Tu ne dois surtout pas prendre exemple sur Murong. Ange a un caractère de cochon. Si elle découvre que tu l'as roulée, elle t'ignorera probablement pour le restant de ses jours. »

Fang Qin : « Je sais. Merci. »

Après avoir clos sa conversation avec Fang Qin, Xu Chuanchuan envoya un message à Ange : « Fang Qin arrive à Shanghai demain. »

Ange : « Ah bon. Et ça me concerne comment ? »

Hein ? N'est-ce pas un peu froid ? Se sentant d'humeur taquine, Xu Chuanchuan répondit : « Elle pourrait venir te voir. »

Ange : « Pour quoi faire ? »

Xu Chuanchuan : « Aucune idée. Je vais me mettre à écrire. Tu m'accompagnes ? »

Ange : « Commence sans moi. Je vais prendre une douche. »

Xu Chuanchuan : « D'accord. »

Après avoir fermé la fenêtre de discussion, Xu Chuanchuan entendit des pas derrière elle. Elle se retourna et vit Murong Shi entrer dans la pièce. « J'ai parlé de Fang Qin à Ange. Sa réaction est plutôt fade. J'arrive vraiment pas à cerner ce qu'elle pense. »

Tout en aidant Xu Chuanchuan à remettre droit son oreiller de dos, Murong Shi dit : « Tu es la définition même de "l'empereur ne s'inquiète pas, mais ses eunuques meurent d'inquiétude". »

Xu Chuanchuan trouva que Murong Shi avait raison. Elle pinca les lèvres et se tut.

En réalité, « l'empereur » n'était pas aussi calme qu'elle le laissait paraître.

Le cœur d'Ange avait fait un bond quand elle apprit que Fang Qin venait à Shanghai. Simultanément, elle songea : Pourquoi revient-elle encore ici ?

Puis, quand Ange vit Xu Chuanchuan mentionner que Fang Qin pourrait lui rendre visite, elle ne put plus tenir en place.

Quelques jours plus tôt, Ange avait demandé par curiosité à Fang Qin ses anciennes relations. Fang Qin avait répondu franchement. Quand Ange la vit mentionner qu'elle était restée trois ans avec son ex-petite amie, elle avait bien dit en surface que Fang Qin était fidèle, mais son esprit, à cet instant, cogitait sur un tout autre sujet.

Pour être précis, l'incident de cette nuit absurde lui était revenu en mémoire.

C'était Fang Qin qui avait initié le baiser, cette nuit-là. Le baiser avait été trop soudain. Hormis les battements tonitruants de son cœur, Ange n'avait rien perçu d'autre, tous ses sens concentrés sur sa bouche scellée. Puis, dans son hébétude, elle sentit une langue douce envahir frénétiquement sa bouche et lui voler son souffle.

Avec le recul, Ange constata que ce baiser n'avait rien de tendre. Il portait au contraire une pointe d'ivresse et d'impatience.

C'était son premier baiser, après tout. Ange ne sut pas comment réagir sur le moment. La seule chose qu'elle sut faire fut d'enlacer la personne face à elle.

Malgré son impatience, Fang Qin ne lui fit pas mal. Qu'il s'agisse de lécher, de sondes ou de sucer, Fang Qin se montra habile en tout. Il n'en fallut pas longtemps pour qu'Ange sente un feu s'allumer en elle.

Puis, avant qu'elle ne s'en rende compte, Ange se retrouva plaquée sur le lit.

Quand l'haleine chaude de Fang Qin, mêlée à l'odeur d'alcool, effleura son cou sensible, Ange sentit tout son corps se liquéfier. Elle entendit alors un murmure ivre à son oreille : « Tu sens bon. »

C'était une remarque bien légère, pourtant Ange ne s'en offusqua pas le moins du monde. Elle eut l'impression d'être en plein rêve, un rêve incroyablement irréel. Toutefois, si ce rêve n'était pas beau, elle se découvrit réticente à en sortir.

Finalement, quand Ange sentit les mains brûlantes de Fang Qin s'insinuer avec aisance sous ses vêtements, ses yeux s'ouvrirent grand. À la vue de l'inconnue devant elle, elle eut la sensation de sortir d'un rêve...

Plus d'un mois s'était déjà écoulé depuis cet événement. Ange avait tenté maintes fois de l'oublier, pourtant, chaque fois que Fang Qin lui envoyait un message, son esprit réactivait involontairement ce moment.

Tout cela provenait de ses désirs. Telle fut la conclusion à laquelle Ange parvint après y avoir longuement réfléchi.

Ange ne croyait pas au coup de foudre. La raison pour laquelle elle ne pouvait oublier cette nuit, c'est que le feu allumé en elle n'était pas encore tout à fait éteint. Or, Fang Qin en était la source.

Une fois le désir d'une personne éveillé, elle ne peut s'empêcher d'en vouloir davantage. Alors Ange rassembla son courage pour s'enquérir de l'historique sentimental de Fang Qin et apprit que l'autre avait déjà fréquenté une femme pendant trois ans.

Cela expliquait aussi pourquoi les gestes de Fang Qin lui avaient paru si experts, cette nuit-là.

Pourtant, après avoir réalisé ce fait, Ange perdit soudain tout intérêt à converser avec Fang Qin. Elle coupa court à leur échange et posa son téléphone. Elle ignora même les messages que l'autre lui envoya pendant les jours suivants.

Que faire si elle vient me trouver demain ?

Ange sortit une cigarette et la porta à ses lèvres, par agacement.

Son bureau était en désordre ; elle ne retrouva pas son briquet malgré de longues recherches. Au moment où elle allait retirer la cigarette de sa bouche, son téléphone sonna soudain, la faisant tressaillir.

Ange décrocha et vit que l'appel provenait de S City. Son adrénaline monta en flèche, son corps chauffa brutalement.

C'est elle ? Pourquoi m'appelle-t-elle à cette heure ? Qu'a-t-elle l'intention de me dire ?

Ange s'imagina une infinité de questions en quelques secondes. Bien que son téléphone continue de sonner sans relâche, elle hésita à répondre.

Ne pas répondre. On n'a rien à se dire, de toute façon. Ce ne sera que gênant si on n'a pas de sujet.

Ange maintint sa main au-dessus de l'écran. Elle avait d'abord songé à refuser l'appel, mais au moment où son doigt allait toucher « Refuser », il glissa vers « Accepter ».

« ... »

« Tang Xin, c'est toi ? » Une voix étouffée par les sanglots traversa le fil.

Pourquoi pleure-t-elle ? Dis-moi qu'elle ne s'est pas saoulée comme l'autre nuit ?

Le cœur d'Ange se serra. Elle chassa ses pensées et colla vivement le téléphone à son oreille. « Allô ? »

Accompagnée d'un bruit d'étouffement, la voix de l'autre bout dit avec désespoir : « Tu me manques. Tu me manques terriblement... »

Qu'est-ce qui se passe ? On a à peine échangé quelques mots, et elle me fait déjà une déclaration ?

Ange était perdue. Son cœur bascula aussi en entendant les pleurs de l'autre. Elle humecta ses lèvres sèches et demanda : « T'as trop bu encore ? Ou... t'as composé le mauvais numéro ? »

« Tang Xin, je t'aime. »

« ... » La bouche d'Ange s'ouvrit grand, la cigarette lui tomba des lèvres.

« Donne-moi une autre chance, s'il te plaît ? » supplia l'autre.

Ange resta interdite. Cependant, elle se rappela vite qu'elle ne devait pas agir sur un coup de tête.

Elle se mordit la lèvre, inspira profondément et entrouvrit la bouche. Mais avant qu'elle ne dise quoi que ce soit, l'autre continua : « C'était ma faute, avant ; j'ai été trop capricieuse. Mais c'était parce que je t'aimais ! Je ne voulais pas te perdre ! Je déteste cette femme ! J'étais ta petite amie, alors pourquoi lui parlais-tu plus qu'à moi tous les jours ?! »

Attends, quelle femme ?

Plus Ange écoutait, plus elle sentait que quelque chose clochait. Non seulement la voix différait, mais le contenu des propos était étrange. Se rendant compte de cela, elle écarta le téléphone de son oreille et regarda l'écran — seulement alors remarqua-t-elle qu'il s'agissait d'un numéro inconnu.

Ce n'est pas possible. Si c'était Fang Qin qui appelait, son nom s'afficherait.

Alors qui est cette personne ?

Les sanglots déchirants au bout du fil ramenèrent l'esprit d'Ange à la réalité. Après s'être calmée, elle remit le téléphone à son oreille et coupa court aux divagations incohérentes de la femme : « Excusez-moi, mais qui suis-je au téléphone ? »

« Tu ne te souviens pas de moi ? C'est moi, Citrus. »

« ... »

Ange n'avait pas identifié Fragrant Citrus d'emblée à cause de sa voix rauque. Pourtant, si elle avait prêté attention aux mots de l'autre, il aurait été facile de la reconnaître. Seulement, Ange n'imaginait pas qu'après une rupture si longue et maintes mises sur liste noire, l'autre ait encore le culot de la rappeler.

Qu'est-ce qui m'arrive ? Même si Fang Qin s'était saoulée, elle n'aurais jamais fait de déclaration. Ange s'engueula mentalement. Puis, d'une voix agacée, elle demanda : « Pourquoi tu pleures ? »

En réponse, Fragrant Citrus renifla et répéta : « Je t'aime. Je n'arrive vraiment pas à t'oublier. Tang Xin, on recommence à zéro, d'accord ? »

« ... » Ange raccrocha sans hésiter et mit le nouveau numéro de Fragrant Citrus sur liste noire, comme d'habitude.

La colère l'envahit après ce harcèlement téléphonique. Elle jeta son téléphone de côté et alla prendre une douche.

Quand Ange en sortit et vit le voyant de son téléphone clignoter, elle crut que Fragrant Citrus la rappelait depuis un autre numéro. Mais en déverrouillant l'écran, elle constata qu'il s'agissait d'un message WeChat, pas d'un appel manqué.

En ouvrant la notification et en reconnaissant cet avatar familier, la flamme en elle qu'elle avait eu tant de mal à éteindre se ralluma.

Pourtant, ce n'était pas par colère cette fois.

Fang Qin : « Je prends l'avion pour Shanghai demain. Chuanchuan m'a demandé de t'apporter un truc. Je sais pas où tu habites, donc je le dépose à ta boutique. Passe le chercher quand t'as le temps. »

Passer le chercher quand j'ai le temps ? Elle vient pas pour me voir, du coup ?

Ange ressentit une déception inexplicable en lisant le message de Fang Qin. Ses gestes devinrent lents tandis qu'elle tapait sa réponse : « Reçu. »

Après avoir attendu plusieurs minutes sans nouveaux messages de l'autre, Ange posa son téléphone, enfila un pyjama confortable, s'assit devant son ordinateur, chassa ses pensées et se remit à travailler sur son roman.

Le lendemain, Ange se réveilla à 8 heures au son de son alarme. Mais elle n'avait pas assez dormi, ses yeux étaient si lourds qu'elle n'arrivait pas à les ouvrir. Elle coupa l'alarme et s'apprêtait à se rendormir.

Puis, brusquement, Ange se redressa, attrapa son téléphone et vérifia l'heure. Après s'être assurée qu'elle n'avait pas trop dormi, elle bondit du lit pour se laver.

Une heure plus tard, Ange conduisait sa Jeep vers sa pâtisserie.

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