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Adorable Food Goddess

Chapitre 5

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Chapitre 5

Chapitre 5

Chapitre 5/1314%~12 min de lecture2 218 mots

Avec un doux sourire et un geste de la main, la foule de bandits torturés à moitié à mort fut revitalisée. Chacun d'eux se redressa et stabilisa sa position de cheval. Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre la face devant une belle femme, n'est-ce pas ?

Voyant les bandits regarder Ye Jiayao comme des loups affamés, Xia Chunyu commença à s'agacer.

« Qu'est-ce que vous regardez ? Un regard de plus et vous n'aurez pas le droit de dîner », grogna Xia Chunyu.

La bande maudit en silence. Le troisième chef était vraiment mesquin. Qu'est-ce qu'un regard pouvait faire ? Ce n'était pas comme s'ils la touchaient – il n'allait pas perdre un morceau de viande.

Ye Jiayao les laissa à leur entraînement puisqu'elle les avait déjà salués. Elle ne souhaitait pas les déranger davantage. Elle se retourna et aperçut des taches de fraises des bois poussant dans l'herbe au bord du chemin. Elle sourit gaiement et bondit vers elles. Elle avait entendu de son père qu'elles couvraient toutes les montagnes autrefois. À l'époque moderne, l'endroit s'était tant urbanisé qu'il était devenu très difficile d'en trouver, alors elle était heureuse d'en voir autant.

Ye Jiayao retroussa ses manches et releva sa jupe alors qu'elle commençait à cueillir les fraises.

Les bandits ne purent contrôler leurs yeux. Il n'était pas courant qu'une si belle femme apparaisse dans le repaire et ils ne purent résister à l'envie de la dévisager. Même s'ils ne pouvaient pas la toucher, quelques regards suffiraient.

Jolie dame, jolie dame, regarde par ici, jolie dame, jolie dame, regarde par ici…

Les bandits se réjouissaient en leur for intérieur.

Domage que Ye Jiayao n'ait pas de télépathie avec eux. Toute son attention était accaparée par les fraises des bois rouges.

Voyant leur inattention, Xia Chunyu tourna la tête pour voir ce qui les préoccupait. Il entra dans une rage quand il vit cette fille penchée en avant, cueillant on ne sait quoi, avec cet arrière-train tentant tendu vers le ciel.

Merde ! Peu importe à quel point il la détestait, c'était encore sa femme. Il ne pouvait pas laisser ces bandits lubriques continuer à la mater. Leur bave faillait presque couler sur leurs chemises, bon sang !

Rassis de l'entraînement, Xia Chunyu appela Peng Wu. « Reste ici pour surveiller. Utilise la canne sur celui qui faiblit. » Il lança un dernier regard noir aux bandits avant de marcher vers Ye Jiayao.

Les bandits furent submergés de joie. Peng Wu n'était rien comparé au troisième chef. Ils regardèrent la nouvelle belle-sœur pratiquement comme la déesse bodhisattva qui les sauvait de la souffrance. Grâce à la nouvelle belle-sœur, le troisième chef les laissait enfin tranquilles. Tout le monde avait déjà oublié comment ils l'avaient maudite avant cela, la rendant responsable de ce qu'ils devaient endurer.

« Qu'est-ce que tu fiches ? » tonna Xia Chunyu.

Ye Jiayao le regarda, confuse, ne comprenant pas sa colère. « Tu ne vois pas ? Je cueille des fraises des bois. C'est délicieux. »

« Je crois que tu es là pour t'humilier toi-même. » Xia Chunyu attrapa sa main, la traînant vers leur maison.

Ce tir soudain fit tomber toutes les fraises des bois que Ye Jiayao avait cueillies avec tant de peine. Elle le dévisagea, sa colère évidente, mais elle n'osa pas parler, ne le maudissant que dans sa tête. C'est toi qui t'humilies ! En quoi cueillir des fraises des bois est humiliant ? Je ne sais vraiment pas ce qui se passe dans ta grosse tête !

De retour dans la cour, Xia Chunyu repoussa sa main, la voix serrée alors qu'il la sermonnait : « Dorénavant, il t'est interdit de courir partout. On dirait que tu viens d'une famille riche ! Connais-tu seulement le mot pudeur ? Tu te prends pour une courtisane d'un lupanar ? Pas un centimètre de toi n'est digne. Si tu veux t'humilier, vas-y, mais ne m'embarque pas là-dedans. S'il y a une prochaine fois, j'exaucerai ton vœu et te laisserai te vendre autant que tu veux. »

Était-il vraiment en colère parce qu'elle avait salué les bandits ? Était-il vraiment agacé simplement parce qu'elle avait agité la main ?

Elle le poursuivit dans la chambre, ricannant : « Je suis déjà la femme d'un bandit. Pourquoi devrais-je me comporter comme une dame respectable ? Cela s'appelle : à Rome, fais comme les Romains ! Si tu aimes les dames respectables, pourquoi es-tu venu dans la montagne devenir bandit ? Le pot doit aller avec le couvercle. Le jour où tu prendras ta retraite pour faire le bien sera le jour où je deviendrai une vertueuse dame respectable, quoi ! »

Xia Chunyu s'arrêta, se retourna pour la dévisager, le coin de la bouche tressaillant. Quelle logique est-ce que c'est ?

« Aussi, qu'est-ce que tu as avec ce visage perpétuellement renfrogné ? Les frères du repaire sont sûrs de te détester parce que tu es toujours d'une humeur massacrante. Si je suis plus facile à vivre, je peux t'aider à en gagner quelques-uns. Je n'essayais que d'aider et te voilà à me gronder pour ma bonne action », bouda Ye Jiayao. En fait, pour être parfaitement honnête, elle avait plus de peine pour ses fraises des bois ruinées.

Xia Chunyu ricana : « Pourquoi te prends-tu pour la femme du chef du gang Hei Feng ? Avons-nous comparé nos huit caractères ? Envoyé les cadeaux de fiançailles ? Prié le ciel et la terre ou bu le vin nuptial ? Au mieux, tu n'es qu'un jouet. Si je suis de bonne humeur, je te laisserai rester dans cette chambre et si je ne le suis pas, je pourrai toujours t'offrir à quelqu'un d'autre. Tu n'as pas à être si pressée de te montrer aux autres, il y aura beaucoup d'occasions à l'avenir. »

Ye Jiayao était si en colère qu'elle ne put que rire. « Ah bon ? Je ne savais pas que vous les bandits aviez tant de règlements pour prendre une femme. Au cas où tu l'aurais oublié, tu ne viens pas d'une famille décente. Peu m'importe ce que tu vois en moi. Les frères du repaire m'appellent belle-sœur quand ils me voient. Aux yeux de tous, je suis ta femme. »

cet homme infâme ne cessait d'utiliser la menace de la donner à d'autres pour la tenir en laisse. Si elle ne ripostait pas, elle serait toujours menée par le bout du nez.

Xia Chunyu plissa les yeux, ses lèvres se relevant en une courbe perfide. Il se pencha lentement tandis que Ye Jiayao se reculait. Quand il ne buvait pas, il avait une odeur propre et fraîche, comme le vent dans cette montagne. Cependant, elle savait que les vents dans les montagnes étaient les plus difficiles à saisir avec leurs contre-courants turbulents qui peuvent engloutir n'importe qui à tout moment.

Ses lèvres étaient presque au bout de son nez et Ye Jiayao le fixa avec angoisse, presque louche. Pourquoi doit-il venir si près quand il parle ?

« Peut-être que je ne peux pas t'offrir à mes frères mais je peux te vendre. J'ai entendu dire que vendre hors des frontières rapporte un bon prix et alors tu pourras oublier de revenir pour le restant de tes jours », dit-il, son ton doux comme s'il chuchotait des mots d'amour.

Ye Jiayao ne put garder l'équilibre avec lui penché si près et son corps tomba en arrière. Juste au moment où elle pensait s'écraser au sol, son bras ceintura sa taille et la remit debout. Le nez de Ye Jiayao heurta sa poitrine ferme alors qu'elle prenait une grande inspiration.

« N'essaie pas de me provoquer. Ici, ce que je dis va », dit fermement Xia Chunyu.

Il est vraiment impitoyable ! Ye Jiayao ferma la bouche malgré toutes les insultes qu'elle voulait lui lancer.

Xia Chunyu rit froidement en lui-même en la voyant baisser les bras. S'opposer à lui n'avait jamais rien donné de bon à ses adversaires.

« Ne porte plus ça, c'est une insulte pour les yeux », exigea Xia Chunyu, examinant l'habit de noce avec dégoût.

« Qu'est-ce que je porterais ? Pourquoi n'aides-tu pas à demander au second chef s'il a aussi pris des affaires quand il m'a enlevée ? Tous mes vêtements sont dans ma corbeille de mariage. »

Xia Chunyu savait qu'il n'avait pas de vêtements pour elle ici, et les vêtements que portent les tante au repaire ne lui convenaient pas non plus. Il devait vraiment demander au second frère s'il voulait habiller sa mariée avec quelque chose de moins voyant.

« Ne sors pas d'ici, m'entends-tu ? » l'avertit-il, la pointant du doigt.

Les grands yeux de Ye Jiayao clignotèrent et elle acquiesça docilement.

Une fois Xia Chunyu parti, Ye Jiayao se mit à frapper son oreiller avec ses poings.

« Merdre d'être ton jouet ! C'est toi le jouet ! Homme infâme ! Quelle chance la mienne de tomber sur un bandit ! Attends un peu, je vais te jouer jusqu'à la mort », pestait-elle.

Après avoir évacué sa colère, Ye Jiayao s'allongea sur le lit, épuisée. Elle savait que la route devant elle était obscure, un long chemin avec un fardeau lourd et qu'elle devait trouver un plan. Elle avait renoncé à conquérir son cœur. Elle avait pensé à l'origine qu'il était plutôt beau mais maintenant, elle avait décidé que cet homme infâme n'avait aucun mérite à part sa belle apparence. Il n'avait aucun respect pour les femmes. En plus, il était arrogant, distant, froid et inconstant. Sous quelque angle qu'elle regarde, il lui était impossible d'aimer quelqu'un comme ça. S'ils étaient à l'époque moderne, elle l'aurait déjà foutrement giflé.

Cependant, elle devait encore jouer le jeu. Ce n'est qu'en gagnant sa confiance et celle des frères du repaire qu'elle aurait une chance de s'échapper.

Elle devrait commencer par la nourriture. Elle commencerait par chouchouter son estomac et le transformer en un mangeur si difficile qu'il n'aimerait la cuisine de personne d'autre que la sienne. Elle cultiverait une habitude dans son corps pour l'amener à développer une dépendance psychologique envers elle.

Oui, c'était ça, conclut Ye Jiayao, son esprit combatif ravivé. Sa conquête commencerait par les délices.

Au bout d'un moment, Xia Chunyu revint, les mains toujours vides. « Song Qi dit qu'ils n'ont rien volé d'autre. Fais avec ça pour quelques jours et si tu ne sors pas, ce n'est pas grave si tu ne portes rien. »

Bête lubrique, maudit Ye Jiayao en elle-même.

« C'est bizarre. Quand vous descendez de la montagne, vous ne volez pas des trucs ? J'ai une corbeille de mariage assez généreuse », se plaignit Ye Jiayao. Sa demi-sœur en profiterait si vraiment ils ne l'avaient pas prise.

Cela semblait vraiment un peu étrange de laisser une si généreuse corbeille derrière eux et de ne prendre que la fille. Cela ne ressemblait pas au style du second chef. Chaque fois que le second chef descendait de la montagne, c'était le chaos total. Il brûlait tout ce qui était inutile et prenait tout ce qu'il jugeait avoir de la valeur.

« Pourquoi es-tu hors d'haleine ? Apporte-moi une tasse de thé. » Xia Chunyu fronça les sourcils en la regardant.

Ye Jiayao lui versa une tasse de thé froid docilement. « Il n'y a plus d'eau chaude, ça ira ? »

Xia Chunyu la dévisagea, le visage plein de mécontentement. « S'il n'y a pas d'eau chaude, va à la cuisine en chercher. »

Ye Jiayao bouda : « N'as-tu pas interdit que je sorte ? »

« C'est ne pas te permettre de traîner dans des endroits où tu n'as rien à faire. Tu ne réalises pas que tu es dans un repaire de bandits ? N'as-tu pas peur que quelqu'un t'écorche et te mange les os ? » aboya-t-il.

Alors cela voudrait dire que tu es inutile en tant que troisième chef. Quel bandit oserait convoiter ta femme ? pensa Ye Jiayao.

« Si j'y vais, je doute vraiment qu'ils me donnent de l'eau. Juste cet après-midi, je n'ai même pas eu de déjeuner ! Je leur ai demandé de la nourriture et ils ont dit qu'il n'y en avait pas. J'ai proposé d'en faire moi-même et une tante est allée jusqu'à éteindre le feu du fourneau devant moi. Je suis juste sortie en arrachant un concombre parce que j'avais trop faim. Si je n'avais pas été rapide, cette tante m'aurait probablement rattrapée et repris le concombre », marmonna Ye Jiayao.

Xia Chunyu recracha l'eau qu'il buvait.

Il regarda Ye Jiayao, incapable de la comprendre. Elle vole même la nourriture ? Quoi, elle est devenue folle de faim ?

« Pourquoi tu me regardes comme ça ? Je dis la vérité », dit Ye Jiayao.

« Tu es bête ou quoi ? Tu ne peux pas juste dire que tu es ma femme ? »

Ye Jiayao répondit innocemment : « À moins qu'ils soient daltoniens ou idiots, ils auraient dû savoir qui je suis dès qu'ils m'ont vue dans cet habit ! Pourquoi aurais-je besoin de l'annoncer ? Je suis en fait perplexe aussi. Je suis juste arrivée ici hier soir donc je sais que je ne les ai pas offensés. Est-ce simplement parce que tu n'as pas conquis le cœur des gens, troisième chef ? »

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