Le capitaine du FBI saisit et avait initialement l'intention de traverser la rue pour joindre une cabine téléphonique et demander des renforts.
Mais qui aurait pu prévoir qu'un long camion foncerait droit sur eux pour se caler au milieu de la chaussée.
Un signe clair leur ordonnant de ne pas franchir la route.
Le capitaine braqua aussitôt son arme sur : « N'opposez aucune résistance. Nous ne sommes pas dans un territoire contrôlé par des Mexicains ! »
« Je ne sais pas de quoi vous parlez. Mais si vous continuez à me braquer votre arme dessus, je vous poursuivrai en justice pour le préjudice moral que vous me faites subir. Essayez de comprendre ma position : vous n'avez aucun indice prouvant que j'ai commis un délit. Depuis mon arrivée dans la nation M, je n'ai même pas mis les pieds dans un casino. Je suis un homme très raisonnable. Si vous voulez raisonner, moi aussi. Sinon, désolé, je ne suis pas une victime facile avec qui vous pouvez jouer. »
soutint le regard du capitaine sans un centimètre de recul.
Comme il venait de le dire, le FBI était littéralement bredouille. Poussés dans leurs derniers retranchements, ils comptaient recourir aux gros moyens pour extorquer un aveu à , ce qui relevait d'une pratique bien rodée. Dès lors qu'une personne accompagnait les agents au commissariat, elle était toujours susceptible de finir sous les verrous, innocente ou non.
Les quatre gangs mexicains étaient donc plus que disposés à laisser filer , quitte à abattre les policiers sur place.
Tel est tout le pouvoir de l'argent !
Même la loi, dans un lieu pareil, plie toujours devant le capital.
Loin de craindre que les quatre gangs restent impassibles, s'était rendu dès le début. Il cherchait aussi à évaluer le degré de protection qu'ils pourraient lui offrir.
À voir comment les choses se déroulaient, collaborer avec eux s'était avéré être la bonne décision.
Au final, il n'aurait rien eu à dire ni à faire. Il suffirait d'un avocat ici, muni d'un bouc émissaire, pour le sortir de là.
Le capitaine plongea à nouveau son regard dans celui de , résolu : « Et moi, je ne me laisse pas intimider non plus. Sachez-le, aujourd'hui, vous rentrez au bureau, que vous le vouliez ou non. »
Mains ligotées dans le dos, conservait un sang-froid exemplaire.
Six agents du FBI l'escortaient et forcèrent l'arrêt d'une voiture particulière.
Une fois poussé dans la fourgonnette, le véhicule n'avait pas fait deux cents mètres que ses pneus explosaient sous les balles d'un fusil de précision !
Le véhicule tangua et racla deux autres voitures garées sur le bas-côté. Du fait de l'arrêt brutal, une troisième voiture, trop loin pour freiner à temps, s'écrasa directement contre leur queue de poisson.
Le conducteur descendit de son auto, fonça vers la fourgonnette et frappa violemment la vitre en criant : « Descendez d'ici ! »
Le capitaine sortit aussitôt sa plaque d'identité : « FBI ! Ne gênez pas notre travail. »
« FBI ? J'en ai assez de vos petites bestioles immorales ! Vous abusez d'un faux prétexte de justice pour brimer les citoyens honnêtes ! Tenez-moi le langage : si vous ne me fournissez pas mes informations d'assurance, vous ne partirez pas d'ici ! »
Puis il hurla à ses acolytes restés assis dans la voiture. Trois hommes en descendirent. Ils se moquaient éperdument que le FBI brandisse des armes : dans cette contrée, les citoyens osaient déjà insulter le président en pleine figure. Qui se soucierait de quelques flics en uniforme ? Les agents n'oseraient jamais tirer. D'abord, parce qu'ils avaient tort d'avoir provoqué un tel bordel public. Ensuite, parce que même le président ne pourrait couvrir un agent ayant abattu des civils sans motif valable.
Le capitaine du FBI en devint furieux.