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Ace of the Dragon Division

Chapitre 704

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Chapitre 704

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Chapitre 704/71199%~4 min de lecture761 mots

« Nous jouons simplement aux cartes ici. Ça vous dérange, monsieur ? »

« Oh non, mais nous avons interpellé quelqu'un, alors on est juste venus demander s'il faisait partie des vôtres », dit Withers tandis que ses hommes traînaient vers eux le jeune coursier.

Saïr murmura : « Quel crime a-t-il commis ? »

Withers parcourait la suite du regard, cherchant des indices tels que des dispositifs de surveillance dissimulés dans le casino, tout en déclarant : « On surveillait un groupe de types qu’on soupçonne d’être mêlés à un incident récent dans les casinos de cette ville. On est formels sur leur tricherie, mais dès qu’on a mis la main dessus, on ne sait pas ce que ce petit gars leur a balancé, ils se sont enfuis tous ensemble. Vous n’allez tout de même pas nier connaître ce jeune homme, si ? »

« Je le connais. » répondit franchement Saïr. « C’est l’un des miens. Puisqu’il n’a commis aucun crime, je vous prie de le relâcher. »

« Nous devons l’emmener pour qu’il coopère à l’enquête », rétorqua Withers.

Saïr marcha droit sur Withers, le fixa intensément, dévoila ses prothèses dorées et l’affronta : « Tu ne comprends pas l’anglais ? J’ai répété : laissez-le partir. »

« D’accord. » Withers laissa immédiatement partir le jeune homme. Les mains ouvertes, il poursuivit : « Soyons francs entre quatre yeux : comment diable arrivez-vous à jouer sans jamais perdre une seule fois ? Je sais bien que vous y touchez, les types que nous suivions ont tous des antécédents traçables jusqu’à vous ; en tant que FBI, ça nous a pris deux secondes à vérifier. On est tous malins ici, j’imagine que vous avez de gros appuis en Nation M, mais Las Vegas est l’une des villes symboles de la Nation M, et les casinos y sont évidemment protégés. Si vous venez juste jouer comme tout le monde, soyez les bienvenus. Mais si vous comptez utiliser des procédés déloyaux pour tricher, ça ne va pas être un peu limite, non ? Je suis conscient de ne pas avoir le niveau pour affronter quatre parrains comme vous, mais je peux vous signifier un avertissement officiel au nom du FBI. Si vous continuez comme ça, vous aurez à faire face à une guerre avec nous ! »

Saïr sortit violemment un revolver des mains de l’un de ses hommes et le fourra dans celle de Withers en le sommant : « Vas-y. Même si j’avoue que c’est bien moi, tu oseras appuyer sur la détente pour me tirer dessus ? »

Withers était incapable de tirer.

Saïr eut un large sourire. « Aucune preuve, hein ? Dans ce cas, garde ta langue dans ton cul et sois prudent sur ce que tu en fais sortir. On n’a commis aucun crime en Nation M, on est tous des citoyens honnêtes, tu peux pas nous traiter avec le mépris réservé à notre profil, compris ? Le droit t’interdit même de pratiquer la discrimination raciale. Je sais que vous êtes complètement incompétents et incapables de foutre la main sur quoi que ce soit, alors arrêtez de penser que vos menaces feront mouche. Vous êtes les flics, c’est nous les mauvais rôles dans votre film. Si vous comptez nous écraser par des procédures légales, soit, c’est normal. Mais trouvez-vous vraiment le courage d’être plus véreux que nous ? »

« Très bien. » Withers ne put les arrêter sur place.

Sans preuves solides, ils n’auraient aucune chance de gagner devant un tribunal. L’argent avait été emporté sous couvert de gains légitimes, il était donc irrécupérable.

« Mais je garde un œil sur vous quotidiennement ! Je veux voir comment vous parvenez à gagner à chaque coup. »

Un geste de la main : « On file ! » lança Withers.

Une fois partis, Saïr et les trois autres patrons éclatèrent d’un rire moqueur.

À côté des étrangers, les citoyens de la Nation M haïssaient eux aussi le FBI. Ces derniers avaient la passion de l’abus de pouvoir, préférant transformer une brise en tempête quitte à se retrouver bredouilles au final. Leur modus operandi rappelait les gardes impériaux des dynasties de la Huaxia : investis d’une poignée d’autorités, ils n’hésitaient pas à piétiner au passage les droits et les biens des citoyens lambda, alimentant le mécontentement populaire.

Saïr expira longuement une bouffée de son cigare avant de lâcher : « En vrai, j'en ai strictement rien à foutre de comment ce type s'y prend, tu crois que je vais te le souffler, espèce d'abruti ! »

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